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Le Responsable du Service communication de la CAF de Meurthe-et-Moselle partage sa vision du métier avec les étudiants de la LP CP&ON

Le vendredi 20 novembre, Angel Del Rio, responsable du service Communication de la Caisse d’Allocation Familiale (CAF) de Meurthe-et-Moselle a échangé avec les étudiants de la LP CP&ON. Invité en visio-conférence sur Microsoft Teams, dans le cadre du cours Projet Personnel et Professionnel, contexte sanitaire oblige, il avait pour objectif de partager avec eux son parcours et son expérience professionnelle dans le métier de la communication publique. Malgré la situation compliquée, les étudiants étaient au rendez-vous. Pour certains, ce rendez-vous représente l’occasion de lever certaines zones d’ombre liées à l’exercice du métier et particulièrement sur leur choix d’exercer dans la communication publique.    

Angel Del Rio, Responsable du Service Communication de la CAF de Meurthe-et-Moselle.

Cette intervention du responsable de la CAF n’est pas anodine, elle a été rendue possible dans le cadre du cours Projet Personnel et Professionnel dont l’objectif est de permettre aux étudiants d’avoir un aperçu de métier de la communication et aussi de construire leur projet professionnel. Comme chaque année, Tatiana Del Rio, professeur du cours Projet Personnel et Professionnel, n’a ménagé aucun effort pour inviter un professionnel de la communication à s’entretenir avec les étudiants. Cette année, l’invité de cette activité pédagogique est le Responsable du service communication de la CAF, Angel Del Rio.

Angel Del Rio, recruté en 2009 au poste de chargé de communication et nommé responsable du Service Communication de la CAF de Meurthe-et-Moselle depuis 2017, est un ancien étudiant de l’IUT Nancy-Charlemagne où il a fait deux ans de formation en communication de 1989 à 1991. Responsable d’une équipe composée de quatre personnes dont une assistante communication, une documentaliste et deux infographistes, Angel Del Rio a exposé ses missions de communication à la CAF aux étudiants en mettant en exergue l’importance de la communication interne et externe : « nous communiquons à l’endroit des allocataires et des partenaires. L’un de nos objectifs de communication à destination des allocataires, c’est l’autonomisation : nous voulons que les gens gèrent leur aide en ligne depuis les outils numériques tels que l’application mobile et le site caf.fr. Mais en amont, on s’occupe de la communication interne qui est très importante en aidant à la circulation de l’information et communiquer autour du projet et la culture d’entreprise, les valeurs, la cohésion… ». Il a également abordé les outils de communication digitaux utilisés par la CAF dans le cadre de son service public. Parmi ces outils digitaux utilisés on peut citer, le site web, www.caf.fr qui est le pilier de la communication numérique de la CAF, suivi de l’application mobile, le compte Twitter, les campagnes e-mailing, le SMS… En rappel, dans la formation des étudiants de la Licence Professionnelle, l’apprentissage et la conception de ces outils numériques sont aux premières loges.

Caisse d’Allocations familiales de Meurthe et Moselle

Le professionnel de la communication habitué aux rouages du métier n’a pas hésité à formuler des conseils à l’intention des jeunes communicants en formation. Ces conseils s’articulent autour des points tels que la qualité, les talents et les compétences pour exercer et réussir dans le métier : « si j’ai un conseil à donner aux étudiants ou aux futurs communicants, c’est d’être le plus polyvalent et le plus autonome possible ». Pour lui, le chargé de communication doit être en capacité de pouvoir tout faire. Il ne faut pas s’arrêter à une seule discipline de la communication. Il faut poursuivre dans la mesure du possible sa formation tout au long de sa carrière aux nouveaux outils et développer ses compétences sur toutes les activités de la communication.  

Angel Del Rio n’a pas peur d’afficher sa frustration quant à la vision des gens par rapport au métier de communicant « Une des choses qu’on constate quand on bosse dans la communication, c’est que tout monde pense être en capacité d’exercer le métier de communicant. Ce n’est pas parce que je sais faire de jolies photos de mes enfants que je peux faire une photo pour insérer dans un journal interne ou un site web ou encore ce n’est pas parce que je sais animer ma page Facebook personnelle que je peux être Community Manager. Non, le métier de la communication que l’on soit chargé de communication, attaché de presse ou assistant communication, c’est un job et ça s’apprend ! »

Pour les étudiants, ces échanges ont été un moment riche en matière de développement professionnel. Un moment clef qui a permis aux étudiants de réaffirmer leur engouement de l’activité et également leur détermination dans la réussite de leur formation. « Je voulais vous remercier Monsieur, pour ce partage d’expérience professionnelle qui nous permis sans doute d’avoir une idée sur le fonctionnement et la communication de la CAF » exprime un étudiant.  

Pour accompagner les étudiants de la LP CP&ON dans leur formation, les interventions de professionnels de la communication sont inclues dans le programme pédagogique de l’IUT Nancy-Charlemagne. Des professionnels de la communication publique interviennent régulièrement afin de partager avec les étudiants leur expérience. Cela leur permet d’avoir un aperçu de leur quotidien futur et contribue à l’amélioration de la qualité de la formation.

L’intérêt de la Com Publique: Une lecture sous l’angle de la LP CP&ON

Promotion 2020-2021

La communication constitue un moyen d’échange qui peut se faire entre individus, entre communautés et même entre organisations. En effet, elle peut prendre différentes formes en fonction du contexte dans lequel elle s’exerce. Que l’on soit dans un cadre privé ou public, le besoin d’émettre et/ou de recevoir de l’information reste indéniablement une réalité sociale quotidienne. On peut ainsi affirmer que la communication représente un élément clé et indispensable tant à la vie des hommes qu’à celle des organisations. Cependant, si cette dernière s’illustre comme une pratique ordinaire, il n’en demeure pas moins qu’elle reste soumise à certaines exigences, et surtout lorsqu’elle doit être utilisée dans un contexte professionnel en lien avec le service public : on parle alors de communication publique.

Qu’est-ce que la communication publique?

La communication publique désigne toutes les activités liées à la communication interne et externe d’une institution, d’une collectivité territoriale ou d’un organisme à caractère public. En effet, loin d’être une simple interaction entre un(e) locuteur(trice) et un(e) interlocuteur(trice), mieux entre une institution et un public, la communication publique se développe pour devenir un moyen stratégique qui permet à une organisation publique d’améliorer sa façon de concevoir, de diffuser et de recevoir des informations utiles à son fonctionnement et à son action.

Quel est l’intérêt de la communication publique aujourd’hui?

D’abord il paraît essentiel de relever trois objectifs majeurs de la communication publique:

  • L’information
  • L’incitation (Conseil /Recommandation)
  • L’accompagnement (l’explication et la médiation)

Ces trois objectifs de communication publique permettent l’interaction entre les organismes publics (institutions, collectivités territoriales, services déconcentrés de l’Etat, associations etc.) et les usagers (les citoyens). La communication publique s’inscrit donc dans le cadre du service public.

Source: France 3

Dans le contexte de crise sanitaire mondiale aux répercussions socio-économiques et politiques préoccupantes, l’intérêt de la communication publique se confirme chaque jour. Il suffit d’être un peu attentif à l’actualité pour s’en rendre compte. On peut ajouter que cette situation de crise a progressivement suscité chez les citoyens un besoin de s’informer quasi-permanent. En effet, chez certains, cela peut se traduire par la consultation de supports papiers (journaux ou magazines), et chez d’autres par l’usage de supports électroniques notamment à travers la radio, la télévision, un ordinateur, une tablette ou plus communément un smartphone. La communication publique, pour délivrer ses messages d’intérêt citoyen s’adapte désormais à tout type de format de consultation pour toucher le plus grand nombre.  La communication publique, pour délivrer ses messages d’intérêt citoyen s’adapte désormais à tout type de format de consultation pour toucher le plus grand nombre. Elle est le fruit d’un travail fourni par des professionnels de la communication publique: il s’agit des “communicants”  

Quelle formation suivre pour devenir un communicant dans le secteur public?

Quoi de mieux que de se former lorsqu’on est particulièrement intéressé par le service public et que l’on aspire à devenir un professionnel de la communication?

La Licence professionnelle en Communication Publique & Outils Numérique. (LP CP&ON) est l’une des spécialités offerte par au département information-communication de l’IUT (Institut Universitaire de Technologie) Nancy Charlemagne. Accessible aussi bien en initial qu’en alternance, elle forme des professionnels de la communication capables de répondre aux besoins des organisations publiques, parapubliques et associatives. Elle est la seule en France à proposer une formation en Com publique et digitale pour équiper les aspirants professionnels de la communication publique. Ainsi, tout titulaire d’un niveau bac+2 (DUT, DEUST, BTS, L2) ou possédant des compétences basiques en information-communication et ayant une familiarité avec les outils numériques en Web et en PAO est autorisé à candidater. Par ailleurs, cette formation permet à l’étudiant d’acquérir un socle de connaissances fondamentales sur les institutions internationales et nationales, les organismes à caractère public, leurs stratégies de communication et leurs pratiques numériques.

La Com publique: plus qu’une spécialité

La communication publique représente un métier dont l’intérêt ne cesse de grandir et ce, au regard des événements et enjeux sociétaux que le monde traverse et plus particulièrement depuis la fin de l’année 2019. Aujourd’hui, les nombreuses sensibilisations liées à la pandémie de la Covid 19 menées par le gouvernement français traduisent ainsi l’importance de la communication publique. Ainsi, en plus d’être un domaine de spécialité, la communication publique s’illustre de plus en plus comme une véritable mission civique qui mérite d’être encadrée dans un contexte pédagogique et professionnel.

Attaques contre la liberté d’expression : parler ou se taire ?

L’attentat du 16 octobre dernier à Conflans-Sainte-Honorine contre un professeur d’histoire-géographie a créé une vague d’émotion et de colère au sein de la population et de la classe sociopolitique française. Face à cette énième atteinte à la liberté d’expression, l’on attend une réaction de nos gouvernants afin de rassurer et calmer les inquiétudes du peuple. Faut-il parler ? c’est-à-dire dénoncer, communiquer ? si oui, pourquoi, comment et par quels moyens ? Ou faut-il simplement se taire ?

« La liberté d’expression est le droit pour toute personne de penser comme elle le souhaite et de pouvoir exprimer ses opinions par tous les moyens qu’elle juge opportuns, dans les domaines de la politique, de la philosophie, de la religion, de la morale…». Ce droit fondamental dont dispose tout être humain est inscrit dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de l’Onu et repris par la Convention Européenne des Droits de l’Homme . Réaffirmant ainsi le droit qu’a tout citoyen européen d’exprimer librement ses opinions sans courir le risque d’être inquiété ou de faire l’objet d’une arrestation. Cette liberté d’expression a donné naissance à des libertés parallèles. Notamment la liberté d’association, la liberté de réunion, la liberté de manifestation, la liberté de culte ainsi que la liberté de presse.              
Les auteurs de ces attaques contre nos différentes libertés ne le font pas simplement dans le but de tuer. Ils le font au nom d’une certaine idéologie (la plupart du temps religieuse) dans le but de semer la peur parmi la population afin d’obtenir un changement politique ou de faire passer un message. Pour cela, ils préfèrent s’attaquer aux valeurs fortes de la République telles que la liberté d’expression, la laïcité, l’éducation. Dans ce contexte, quelle approche communicationnelle le gouvernement doit-il alors adopter comme réponse afin de limiter l’action des terroristes ?

source : podcastjournal.net

La communication gouvernementale

Face aux évènements de ces dernières semaines et de ceux des mois et années antérieures, toute la classe dirigeante est unanime. Il faut rapidement communiquer afin de rassurer, clarifier et apaiser. La méthode de communication employée est dans la quasi-totalité des cas la même. Dénonciation et condamnation dans les médias et sur les réseaux sociaux, mise en place d’une cellule de crise, renforcement et communication autour de la bonne marche de la politique sécuritaire du gouvernement, appels à l’unité et à la cohésion nationale, sécurisation des lieux et bâtiments publics, recherche et interpellation du coupable, recueil d’information ou traçage du parcours afin de comprendre les motivations de l’assaillant, recherche de complicités internes ou externes, animation de conférences de presse afin d’informer l’opinion sur les avancées de l’enquête.

Le régulation des réseaux sociaux

Au vu de ces prises de paroles, nous pouvons clairement affirmer que face aux multiples attaques des valeurs de la république, nos autorités refusent de se taire, et ont bien à cœur de communiquer le plus rapidement possible en utilisant tous les moyens existants afin d’apporter une réponse efficace et concrète aux actes terroristes. Cela passe par la mise en place d’une communication de crise suffisamment claire. Le niveau de tolérance aux erreurs est généralement très faible. La gestion des séquelles ou des traumatismes psychologiques du terrorisme, le renforcement de l’unité nationale, l’importance des valeurs fondamentales au sein d’une société, doivent être mis au cœur de cette stratégie. L’objectif majeur est de renforcer la confiance de la population envers les gouvernants chargés de leur protection et de leur sécurité. Se taire ou faire preuve de silence, ne pas divulguer toutes les informations nécessaires à la compréhension de la situation présente, ou afficher un éparpillement des communications, rendrait la population anxieuse et dénoterait une non-maitrise de la crise. La communication doit affirmer la maitrise de la situation par la mise à contribution des grands médias. Les réseaux sociaux ne doivent pas être mis de côté. Leur apport est plus que vital. Toutefois, la question de l’usage des réseaux sociaux suscite un vif débat.  Ils sont également le lieu de diffusion de contenus parfois illégaux pouvant entrainer des formes de violences. L’assassinat de Samuel Paty nous en apporte la preuve. Le gouvernement dans sa démarche doit donc mettre en place ou renforcer de façon pertinente le dispositif de régulation des systèmes de modération de contenus sur les réseaux sociaux. Les réseaux représentent en effet la première source d’information vers laquelle se dirige la grande majorité de la population en quête d’informations en temps réel.

Une communication publique efficace

Mais est-ce suffisant ? Ne faut-il pas aller encore plus loin dans la façon de communiquer après un attentat ? Autant de questions qui méritent de pousser la réflexion. Pour notre part, la mise en place d’une bonne stratégie de communication de crise est plus que nécessaire afin de repenser notre mode de communication publique à la suite d’un attentat. Cette action de communication à l’endroit des familles de victimes, des élèves et étudiants, des travailleurs du système socioéducatif, des entreprises et des citoyens doit être transparente, précise et cohérente. Diffusion de communiqués de presse d’informations factuelles et fréquentes dans la presse écrite et audiovisuelle. Intervention sur les plateaux télés et les stations de radios ainsi que les réseaux sociaux. Mise en place d’une task force d’experts qui aura pour mission d’expliquer les valeurs de la République et le modèle de vie français aux personnes issues des mêmes communautés que la plupart des terroristes. La France est un pays laïque dans lequel chaque citoyen est libre d’exprimer ses opinions dans le strict respect des règles édictées par loi. Tel doit être l’essence du message à communiquer. Le gouvernement doit afficher sa maîtrise de la situation. La communication officielle doit mettre l’accent sur les améliorations apportées au dispositif sécuritaire, la mise en œuvre de nouvelles mesures et sur les moyens de prévenir de telles catastrophes.  Ce qui permettra de mobiliser la population et de rassurer les citoyens. Et vous, dans le contexte actuel, qu’attendez-vous de la communication gouvernementale ?

Le Crazy Charly Day édition 2020

Lancement du Crazy Charly Day H-14

Ce jeudi 13 février 2020 à l’IUT Charlemagne, neuvième édition du Crazy Charly Day. Début des hostilités à 8h30, rendez-vous dans les deux amphithéâtres pour découvrir quel sera le sujet à traiter cette année. Les élèves sont en place, aux aguets. Les enseignants se préparent et trépignent à l’idée de dévoiler le sujet à près de 400 étudiants regroupés en 60 groupes différents. La tension se fait ressentir voilà la diapositive qui se lance ; le sujet est là. Cette année, le commanditaire est la Grande Épicerie Générale de Nancy une coopérative locale située dans la métropole du Grand Nancy.

À ce jour, cette coopérative compte 100 adhérents et se trouve au 61 rue Saint-Nicolas à Nancy. Afin de doubler sa surface de vente, la coopérative souhaite déménager dans des locaux plus spacieux. Le statut de supermarché coopératif permet aux adhérents d’acquérir une part de celui-ci pour la somme de 100€/an, ils deviennent donc en partie propriétaires du supermarché et sont sollicités pour toute prise de décision. Il leur est demandé de travailler dans le supermarché chaque mois en moyenne 3 heures. La grande épicerie générale de Nancy propose un point de vente aux producteurs locaux avec un mode de rémunération à prix juste et favorise le partenariat avec des associations solidaires et écologiques.

Pour cet événement, chaque département de l’IUT possède un projet spécifique en fonction de leurs compétences. Pour le département Information et Communication, leur mission est de créer un événement qui attirera de nouveaux producteurs pour élargir leur gamme de produits en magasin. Cet événement devait être accompagné d’une campagne de communication print suivant une stratégie de communication préparée avec soin par chaque groupe. Pour annoncer cet événement, les étudiants devaient créer un site vitrine et justifier son utilisation. Avec ce site, il était imposé de proposer une carte interactive regroupant l’ensemble des producteurs partenaires de la Grand Épicerie. Tout ce travail à fournir en seulement 14h, pas de temps à perdre le Crazy Charly Day est lancé !

Un projet et quatorze heures de bonne humeur

Jeudi matin, 10h00, les groupes ont découvert le sujet. Les idées fusent, les cerveaux chauffent, les brainstormings sont de sortie et les équipes partent le vent en poupe. Plusieurs ambiances dans les salles réservées à cet effet, des groupes créent des Mind maps sur les tableaux des salles de cours, d’autres étudiants analysent l’existant et étudient les documents donnés pour le projet. Le matin est principalement dédié à la réflexion, au menu création d’une stratégie de communication, analyse de la charte graphique, positionnement et sans oublier la classique matrice SWOT. Finalité de cette matinée, une idée d’événement solide répondant au besoin de la coopérative et distribution des tâches pour l’après-midi qui s’annonce chargée et intense.

12h00, les étudiants font une pause pour déjeuner et faire fleurir de potentiels idées sur la réflexion de la matinée. Après tout, un bon repas n’a jamais fait de mal à personne.

13h00, les groupes sont reformés, les estomacs sont remplis et les batteries à bloc ! Et ça tombe bien, car il va en falloir de l’énergie pour le travail de création de ce jeudi après-midi. Des représentants de la Grande Épicerie Générale passent dans les différents groupes pour répondre aux différentes questions et aiguiller certaines âmes en perdition. Les différents professeurs responsables des départements sont aussi là pour aider et motiver les équipes dans ce défi.

16h00, nous sommes à la moitié de ce Crazy Charly Day édition 2020, les sites internet prennent forme, les affiches commencent à faire leur apparition et des groupes se voient déjà en retard et commencent à stresser. D’autres équipes prônent une ambiance plus détendue et se congratulent déjà du travail fournit et de l’avancée de leur travail.

19h00, les esprits fatiguent, les estomacs sont vides et les pizzas payées par l’IUT arrivent à point nommé. Au choix, Flammekueche, 4 fromages ou Reine, une pizza au choix pour tous les goûts. Boissons à volontées dans des éco-cups de l’IUT et fruits frais pour les vitamines et donner un coup de fouet d’énergie pour le sprint final vers le rendu de 23h00.

Pause pizza pour les étudiants H-4

21h00, plus que 2h de travail avant le rendu final ! Place à la rédaction des documents et aux réglages de dernières minutes. Le temps semble s’accélérer et l’IUT est une vraie fourmilière « Tous nos supports print et web sont finalisés ! On est très content de notre travail et le dossier est en cours de rédaction. L’entente dans notre groupe a réellement été un point fort et nous a permis de respecter les deadlines. Une expérience au top ! » Nous confie Louis un étudiant en Création Publicitaire.

23h00, la plateforme de rendu des travaux réceptionne toutes les créations des équipes. Les groupes se félicitent alors du travail fourni en applaudissant et en chantant dans les couloirs ! Beaucoup d’étudiants restent pour échanger sur leurs travaux respectifs et ainsi découvrir les idées de leurs rivaux. En majorité, les étudiants semblent ravis de cette expérience et sont déjà impatients de revenir demain pour connaître les résultats.

Un debriefing bien mérité

Vendredi matin 12h30, rendez-vous dans les amphithéâtres de l’IUT pour la remise des prix. Les groupes ayant tous préparés une courte présentation de leurs travaux, les voilà tous réunis. La tension monte, le directeur de l’IUT Monsieur Cruz-Lara remercie les partenaires de cet évènement ainsi que tous les étudiants ayant participé à cette journée. Mais seul quelques-uns auront le privilège de présenter leurs travaux devant les autres. Les nominés sont affichés, l’ambiance monte, les étudiants font entendre leur voix, ils tapent des pieds et des mains. Pour chaque départements entre deux et quatre groupes sortent vainqueurs de cette journée de travail intense.

Pour le département Information et Communication, la victoire est revenue à deux groupes qui n’ont pas réussi à être départagé. Le premier vainqueur est le groupe Com’unik avec leur événement GRAAL, une auberge espagnole pour producteurs locaux. Le second groupe vainqueur se nomme Les Five avec leur événement la Récré Locale, un après-midi ludique accompagné d’un repas conviviale.

Groupe Com’unik vainqueur du défi Infocom

Un grand bravo à toutes les équipes qui ont participé à cette édition du Crazy Charly Day. Un grand merci aussi à tous les organisateurs et partenaires de cet événement et tout particulièrement à la Grande Épicerie Générale de Nancy !

Gaultier JEANNE

La reconnaissance faciale dans les services publics, opportunité ou danger ?

La reconnaissance faciale dans les services publics, opportunité ou danger ?

De plus en plus, les services publics s’intéressent à la reconnaissance faciale. Cette technique permettrait aussi bien d’authentifier une personne dans le cadre d’un contrôle d’accès par exemple que d’identifier une personne dans une foule. Pour fonctionner, la reconnaissance faciale détecte un visage, le redécoupe, l’analyse, puis compare avec les visages qu’elle possède dans une base de données.

Dans le cadre privé, les usagers utilisent la reconnaissance faciale pour déverrouiller leur téléphone par exemple. Mais il a été démontré que le système n’était pas sûr : en effet, cette donnée biométrique peut être détournée. Selon phonandroid.com, plusieurs tests ont prouvé qu’on pouvait déverrouiller la plupart des smartphones dotés de cette technologie à l’aide d’une photo, pour la technologie 2D et à l’aide d’un modelage de visage pour la technologie 3D.

Le RGPD, règlement européen, a déjà prévu de placer un cadre à la reconnaissance faciale : elle oblige toutes les organisations publiques, ainsi que privées à demander le consentement de l’utilisateur pour reconnaître son visage. De plus, l’organisation n’est pas censé conserver ce genre de données.

Avec l’évolution de la technologie, les gouvernements du monde entier ont pour projet d’intégrer la reconnaissance faciale dans la vie publique, notamment la Chine avec l’implantation de 450 millions de caméras dans les rues ou encore la France avec le projet Alisem pour s’authentifier sur les applications mobiles de service public.

La reconnaissance faciale dans le monde 

En Chine, leader de la reconnaissance faciale, un citoyen doit depuis deux mois obligatoirement scanner son visage s’il est l’acquéreur d’un téléphone portable pour pousser la technologie de la reconnaissance faciale. Avec 200 millions de caméras dans les rues en Chine et 450 millions fin 2020 dotées de 500 mégapixels (en comparaison, l’œil humain est quatre fois moins puissant)., le but est de mettre fin à l’anonymat dans le pays. Selon France Inter, lié à la reconnaissance faciale, le “crédit social” est en projet pour 2020 pour attribuer un score à chaque citoyen en fonction des données que le gouvernement dispose de lui comme l’endettement ou encore une peine de prison.

En Inde, Automated Facial Recognition System a été mis en place en mars 2020 suite au nombre accru d’enfant portés disparus, le gouvernement avait décidé de mettre en place un système de reconnaissance faciale. Le système est désormais aussi utilisé pour surveiller les manifestants. .

Aux États-Unis, plusieurs villes de l’État de la Californie ont d’ores et déjà interdit la reconnaissance faciale pour les services publics.

La reconnaissance faciale en France

Les collectivités locales et la reconnaissance faciale

Lors du Carnaval de février 2019, la ville de Nice a mise en place un dispositif de reconnaissance faciale à l’un des accès. Dans le cadre de l’expérience, les personnes devaient être volontaires pour y participer. 5000 personnes ont donné une photographie pour participer à l’expérience. Les visages avaient pour but d’être reconnues dans le cadre une recherche d’enfant par exemple.

L’expérience a renforcé l’idée de mettre en place un cadre juridique à la reconnaissance faciale de grande échelle, tel celle de Nice.

L’État et la reconnaissance faciale

Alicem, le projet d’identification par reconnaissance faciale de l’Etat français, est attendu dans les mois à venir. La France est le premier pays européen à mettre en œuvre un projet de reconnaissance faciale. La première fonctionnalité annoncée sera de permettre aux citoyens de se connecter aux services publics labellisés France Connect à l’aide de leurs visages.

La reconnaissance faciale présente donc beaucoup d’opportunités pour la vie publique. Cependant, elle présente des risques d’atteinte à la protection de la vie privée et des libertés publiques selon la CNIL qui relance le débat public à ce propos (voir sur le site de la CNIL).

Témoignages de deux étudiants de la promo 2019-2020

Afin de mettre l’accent sur cette fin d’année, la LP CP&ON vous propose de découvrir deux témoignages d’étudiants de la promotion actuelle. Grâce à ces témoignages écrits, vous découvrirez deux profils d’étudiants différents aspirants à des futurs distincts mais qui ont, pourtant, choisi d’intégrer cette licence professionnelle. 

La première étudiante interrogée se nomme Noémie Cordier, effectuant la licence en formation initiale. Puis, le second étudiant se nomme David Garcia, effectuant la licence en alternance. 

Quels ont été vos parcours scolaire avant cette licence ? 

Noémie Cordier

Noémie : “Avant cette licence, j’ai réalisé un DUT Information-Communication option information numérique à l’IUT Nancy-Charlemagne. Et avant cela, j’ai obtenu mon baccalauréat économique et social à Neufchâteau dans les Vosges (88).”

David Garcia 

David : “J’ai passé un baccalauréat scientifique. Par la suite, j’ai effectué un DUT Information-communication option information numérique dans les organisations à l’IUT Robert Schuman d’Illkirch-Graffenstaden à Strasbourg (67).

Par quel(s) moyen(s) avez-vous pris connaissance de cette licence ? 

Noémie : “J’ai pris connaissance de l’existence de cette licence grâce aux actions de communication menées par la promotion 2018-2019 au sein de l’IUT. C’est d’abord le panneau d’affichage présent à l’étage info-com qui a attiré mon attention.”

David : “J’ai pris connaissance de cette licence à travers mes recherches sur internet. Je suis alors tombé sur le blog de la licence”. 

Pour quelle(s) raison(s) avez-vous choisi d’intégrer cette licence ?

Noémie : “J’ai choisi d’intégrer cette licence car je suis attirée par l’aspect communication et Outils Numériques. Durant mon DUT, nous avons eu quelques cours de communication et cela m’a tout de suite plu. J’ai ainsi souhaité poursuivre dans cette voie afin de renforcer mes acquis et en apprendre d’avantage.”

David : “À la fin du DUT, je souhaitais intégrer cette licence professionnelle pour enrichir mes connaissances en communication. Le côté “outils numériques” m’a d’autant plus attiré car il nous permet de gagner en polyvalence dans nos projets.”

Noémie, pourquoi as-tu choisi de poursuivre ta formation en initiale ?

Noémie : “Malgré les avantages que présente l’alternance notamment en terme de gain d’expérience, j’ai choisi la formation initiale car je ne me sentais pas prête à gérer le rythme de l’alternance. Maintenant que cette année est presque terminée, je peux affirmer que je suis prête à intégrer le monde professionnel grâce à cette licence”

David, pourquoi as-tu choisi de poursuivre ta formation en alternance ?

David : “J’ai choisi de poursuivre cette formation en alternance car j’étais déjà en contrat d’apprentissage lors de ma deuxième année de DUT Info-Com. Le fait d’allier enseignement et entreprise m’a beaucoup plu et je suis convaincu que c’est la meilleure façon d’entrer dans le monde du travail. Étant donné que j’avais l’opportunité de faire ma LP en alternance et que mon entreprise m’avait proposé d’effectuer une année de plus chez eux, je n’ai pas hésité une seule seconde.”

Comment se sont déroulées tes recherches ? 

David : “Comme dit lors de la question précédente, j’ai effectué mon alternance dans la même entreprise que l’année dernière, lors de mon DUT. Je n’ai donc pas vraiment eu de recherche étant donné que je les ai faite il y a un an. Je me rappelle avoir envoyé beaucoup de CV et avoir eu trois réponses. Mais je peux dire que le plus important lors d’une recherche d’alternance, de stage ou d’emploi, est la motivation que nous laissons transparaître lors de nos candidatures et surtout qu’il faut savoir anticiper car cela peut prendre un certain temps”

Qu’avez-vous préférés au cours de l’année ? 

Noémie : “J’ai beaucoup aimé le projet tutoré court. Ce projet consistait à prendre en charge la communication de la LP durant environ 2 semaines. Nous nous sommes donc vu attribués dès le début d’année des groupes de projet tutoré avec qui nous allions travailler sur les 2 projets durant le reste de l’année. J’ai trouvé gratifiant que les étudiants s’occupent eux-mêmes de la communication de la licence car cela nous a permis de mettre en pratique, dès le début de notre formation, les notions théoriques que nous voyions en cours.”

David : “J’ai beaucoup aimé le cours de Relations Presses. En effet, il était très poussé et je pense que c’est le cours qui m’a le plus apporté, car je n’avais jamais traité de ce domaine.”


Noémie, où vas-tu effectuer ton stage de fin d’année ? 

Je vais effectuer mon stage à l’université de Lorraine dans le service communication. 


En quoi vont consister tes missions ? 

Mes principales missions seront liées au Community management : rédaction et création de contenus (vidéos et animations), suivi du compte Snapchat, rédaction d’articles sur Factuel, couverture d’événements pour les réseaux sociaux. 

Quel est votre projet après la licence ? 

Noémie : “Après la licence, je souhaite m’orienter vers le domaine de l’environnement. Mon projet à long terme est de devenir chargée de communication dans ce domaine.”

David : “Après la licence, je souhaiterais effectuer un master en alternance. La licence professionnelle est déjà très professionnalisante et nous permet une insertion directe dans le monde professionnel, cependant, grâce à l’alternance, je pourrais continuer mon intégration dans le monde du travail tout en continuant d’aller en cours pendant deux ans.”

Si vous pouviez-vous adresser aux futurs étudiants, que leur diriez-vous ? 

Noémie : “Si vous souhaitez vous orienter vers une formation professionnalisante dans le domaine de la communication publique, la LP CP&ON est la licence vers laquelle se tourner.”

David : “Si vous êtes intéressé par le service public et souhaitez gagner en polyvalence grâce à une grande diversité d’enseignements, cette formation est faite pour vous !”

La LP CP&ON est accessible aux étudiants titulaires d’un niveau Bac + 2 (DEUG ou L2, DUT, BTS, DEUST…) possédant des compétences de base en Information-Communication et ayant une pratique des outils numériques liés au Web et à la PAO. Par la suite, elle permet aux étudiants d’intégrer directement le monde du travail. Cette licence est aussi accessible à des personnes souhaitant se réorienter ou effectuer une reconversion professionnelle. 

Nous remercions Noémie et David pour leurs témoignages, et espérons que ces différents éléments auront su vous convaincre d’intégrer la LP CP&ON.

Propos recueillis par Elia KAMBALA 

Journée Portes Ouvertes 2020 : Retour sur une journée riche en échanges

Les Journées Portes Ouvertes constituent une étape primordiale dans un parcours d’orientation et peuvent être décisives dans le choix d’une formation. Contenu d’une formation, débouchés professionnels, modalités d’admission… autant d’éléments sur lesquels informer clairement les étudiants. C’est dans cette optique que nous avons reçu les personnes venues à notre rencontre ce samedi 8 février 2020 de 9h à 17h à l’IUT Nancy-Charlemagne. L’occasion pour les membres de la LP CP&ON de faire découvrir la licence professionnelle tout en partageant leur expérience et ressenti sur cette formation. Retour sur une journée riche en échanges.


Des profils variés

Durant cette journée rythmée par des visites et des temps d’échange, nous avons orienté des personnes aux profils divers et variés. Suite à la diffusion d’un questionnaire, nous avons pu observer la diversité des formations dont sont issus nos visiteurs. Parmi les sondés, les filières suivies sont : 

  • DUT : Information-Communication, Techniques de Commercialisation, Métiers du Multimédias et de l’Internet, Packaging ; 
  • BTS : Communication, Assistant Manager, Design Graphique, Etudes de Réalisation d’un Projet de Communication, Négociation et Digitalisation de la Relation Client, Commerce International, Management Commercial Opérationnel ; 
  • L2 Communication ; 
  • L2 Administration économique et sociale ; 
  • Master : arts de l’exposition et de la scénographie, Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation ; 
  • Reconversion professionnelle ;
  • Terminale.

Des profils mais aussi des provenances géographiques variées. En effet, nos visiteurs ont fait le déplacement depuis les quatre coins de la région Grand Est. De Nancy et ses alentours en passant par Metz, Reims, Strasbourg, Saint-Dié des Vosges et Chaumont, les étudiants se sont déplacés de loin pour obtenir des réponses à leurs questions.

Des temps d’échange décisifs

Les temps d’échange ont permis à des étudiants de peaufiner leur projet d’orientation. Les réponses apportées quant au contenu de la formation et son déroulement ont renforcé leur attrait : 45% des sondés envisagent d’intégrer la licence l’an prochain. 

“La licence semble être dans la continuité de ma formation actuelle.”

Parmi les 45%, nombreux sont ceux qui expriment le souhait de réaliser la formation en alternance, souhait réalisable puisque la licence sera ouverte dès l’an prochain en apprentissage ou en parcours classique.

Pour d’autres, les réponses apportées ont permis d’éclaircir des aspects de la licence. Avant sa visite, une étudiante intéressée par le graphisme pensait que cette formation était celle qui convenait le mieux à son projet. La PAO n’étant pas dominante en CP&ON, nous l’avons donc orientée vers la LP Création Publicitaire, licence également proposée par l’IUT Nancy-Charlemagne. 

Retour en images

Afin de clôturer cet article, nous vous proposons un retour en images sur cette journée.


Ponctuée de nombreux échanges, cette Journée Portes Ouvertes aura permis – nous l’espérons – d’aiguiller les étudiants dans leur projet professionnel.

Anaïs Cleuvenot

Ancienne étudiante de la promotion 2016-2017, Anaïs Cleuvenot est désormais chargée de communication.
Promotion 2016-2017
Chargée de communication à la mairie de Xertigny

C’est en 2017, qu’Anaïs Cleuvenot obtient son diplôme en Licence Communication Publique et Outils Numériques. Elle poursuit ses études en master Communication et Édition Numérique à la FSESJ de l’Université de Haute Alsace. Après un M2 en alternance au Parc Expo de Mulhouse, elle obtient son diplôme. 

Sitôt diplômée, elle est recrutée par la mairie de Xertigny située les Vosges, en tant que chargée de communication. Elle est en charge de la Gazette, un journal municipal bimensuel, ainsi que du site internet et de la page Facebook. Elle a également pour mission la conception graphique de nombreux supports de communication pour diverses associations xertinoises. 

Originaire d’un DUT Communication des Organisations, la Licence Professionnelle Communication Publique et Outils Numériques lui a permis de découvrir de nombreux aspects du secteur public et d’en comprendre le fonctionnement. De plus, cette formation lui a permis d’approfondir ses notions en outils numériques. 

Nous remercions Anaïs de nous avoir livré son témoignage !

Propos recueillis par Margo Herbin

Réseaux sociaux : quelle stratégie adopter pour la communication publique ?

Avec l’avènement des réseaux sociaux, les collectivités sont de plus en plus nombreuses à partir à la conquête de ces plateformes. Alors comment et pour quelles raisons se lancer ? Et quelle stratégie à adopter ? Cet article vous permettra de faire le point sur ces interrogations. 

Pourquoi les réseaux sociaux ? 

Les réseaux sociaux prennent de plus en plus d’importance dans la vie des citoyens. La présence des collectivités sur ces plateformes relève donc d’une réponse aux besoins des usagers. Les réseaux sociaux favorisent l’échange, visent à l’amélioration des services et des relations entre la collectivité et le citoyen. De plus, ils offrent de la visibilité et permettent de travailler une certaine image de marque. Ils créent de l’attractivité et de l’interaction avec les usagers, contribuent à l’information et à la valorisation des atouts d’une collectivité. 

Les réseaux sociaux oui, mais avec quelle stratégie ? 

Élaborer une stratégie web est nécessaire pour mener à bien votre campagne de communication. Il faut penser « stratégie » et non « outils ». Dans un premier temps, votre stratégie doit porter sur des objectifs et indicateurs SMART. La méthode SMART est constituée de 5 indicateurs : 

  • Spécifiques : les objectifs doivent être clairs, précis et compréhensible par tous 
  • Mesurables : les objectifs doivent pouvoir faire l’objet de mesure qualitatives et quantitatives
  • Atteignables : les objectifs doivent être ambitieux, motivant et partagés par tous
  • Réalistes : les objectifs doivent être pertinents et cohérents, doivent avoir du sens 
  • Temporellement définis : ils doivent être définis dans le temps pour pouvoir être mesurés 

Ce sont ces objectifs qui influenceront directement vos plans d’action à mettre en place. 

Dans un second temps, définissez les cibles à atteindre. L’utilisation d’un persona, c’est à dire un profil type, peut vous aider à dresser précisément le profil de vos cibles. Renseignez sa tranche d’âge, son cadre de vie, ses besoins, ses motivations, quels réseaux utilise-t-il et à quel moment etc. Notez aussi que vos cibles sont inévitablement multiples. Il faut prendre en compte les cibles secondaires ainsi que les cibles relais. Elles concernent, d’une manière ou d’une autre, ceux que vous identifierez comme pouvant avoir une influence sur votre cible finale. Les plus connues sont les blogueurs, les influences ou encore les journalistes. 

À chaque réseau sa cible 

Pour communiquer efficacement, il est indispensable d’établir ses cibles mais aussi de choisir méthodiquement quels réseaux sociaux vont être utilisés. Il est important d’identifier l’utilisateur, le choix des réseaux et quel usage en fait-il. Une veille peut être effectuée pour répondre à ces questions. 

Ces données répertoriées et illustrées par StatusBrew, une suite complète d’outils pour gérer les réseaux sociaux, montrent que : 

Facebook, plateforme n°1 à travers le monde, compte 500 millions d’utilisateurs actifs. Ils y consacrent en moyenne 35 minutes par jour. Néanmoins la cible jeune public quitte de plus en plus la plateforme pour se diriger vers d’autres réseaux comme Instagram. 

Au 1er trimestre 2019, Twitter comptait 330 millions d’utilisateurs actifs par mois. 74% l’utilise pour consulter les actualités. La plateforme compte peu de nouveaux utilisateurs mais elle reste tout de même très utilisée par les professionnels. Les 16-24 ans sont majoritaires et représentent 33% des utilisateurs. 

Linkedin avec 590 millions de membres à travers plus de 200 pays, dont 18 millions d’utilisateurs en France, le réseau est n°1 pour les relations professionnelles.

Pinterest, c’est 265 millions d’utilisateurs actifs par mois sur le site. 98% des utilisateurs expérimentent des idées trouvées sur le réseau. Les utilisateurs sont majoritairement des femmes (environ 80%). Il n’y pas véritablement de tranche d’âge, mis à part les 15-25 ans qui y sont très peu nombreux. 

Instagram, le réseau dominant chez les moins de 35 ans. C’est un réseau incontournable pour gagner en visibilité. Il dispose d’un grand atout qui sont les stories, un contenu éphémère et personnalisable qui touche directement les utilisateurs. L’interactivité de ce format entraine du trafic vers votre site internet par le biais d’un lien intégré. Il vous permet également de proposer des vidéos en direct, offrant un contenu exclusif et unique aux utilisateurs. 

Snapchat compte plus de 300 millions d’utilisateurs actifs par mois, dont 190 millions par jour. 45% des utilisateurs ont entre 18 et 24 ans. Grand concurrent d’Instagram, ce réseau est très apprécié du jeune public. 

Analysez vos résultats 

Souvent oubliée des communicants par manque de temps, l’analyse des résultats reste néanmoins une étape très importante. En effet, elle permet de savoir où vous allez, si vos objectifs sont atteints ou même de changer de stratégie au cours d’une campagne. Pour analyser les retombées de vos actions, vous pouvez définir des indicateurs : 

Mesurer l’audience : c’est à dire le nombre de personnes touchées par votre média 

  • Nombre d’impressions (apparition sur l’écran des internautes) 
  • Nombre de visites du site web en provenance de vos réseaux sociaux 
  • Moyenne d’âge des personnes qui vous suivent 
  • Répartition par sexe des personnes qui aiment votre page 

Mesurer l’engagement : c’est à dire le nombre d’interactions que génère votre média 

  • Nombre de mentions j’aime sur vos publications 
  • Nombre de partages 
  • Nombre de clics sur vos liens 
  • Nombre de commentaires

Mesurer la notoriété : le fait d’être connu et reconnu 

  • Nombre d’abonnés sur votre page 
  • Nombre de fois où votre organisation est mentionnée dans d’autres publications

En conclusion, il est nécessaire de bâtir une stratégie pour atteindre efficacement vos objectifs. Jouez la carte de l’interactivité pour marquer votre présence, encouragez le dialogue. Montrez-vous à l’écoute et répondez toujours aux sollicitations qui vous sont adressées.

Marion KWIATKOWSKI

Photo de Marion Kwiatkowski de la promotion 2016-2017, aujourd'hui chargée de mission communication
Promotion 2016-2017
Chargé de mission communication

Marion Kwiatkowski est une ancienne étudiante de la LPCPON de la promotion 2016-2017. Elle nous a fait part de sa nouvelle vie professionnelle.

À l’issue de la licence, Marion est rapidement entrée dans le monde professionnel. En effet, elle a d’abord été embauchée en CDD par son maître de stage puis a trouvé son emploi actuel.

Marion est aujourd’hui chargée de mission communication  à la communauté de communes de Saint Amarin. Employée en tant que contractuelle, diverses tâches lui sont confiées. Elle met oeuvre des actions de communication en France, en Allemagne et en Suisse pour promouvoir le territoire et ses activités touristiques. Marion maintient également à jour la base de données régionale touristique. Elle créé des supports de communication et de mettre en place des objets promotionnels. Son poste nécessite de la polyvalence. En effet, elle anime en plus de ses principales missions les réseaux sociaux afin de valoriser la destination et la marque Hautes Vosges d’Alsace.

Grâce à la LPCPON, Marion a développé de très bonnes connaissances des rouages administratifs du service public et de la contrainte politique. Elle considère cela comme des atouts dans la constitution de marchés publics. La licence lui a également permis de connaître certains usages graphiques en PAO, en ergonomie et en numérique. Les enseignements de gestion de projet et ceux en travail en équipe lui sont aujourd’hui très utiles dans son quotidien professionnel. Ce sont à ce jour pour elle, des compétences majeures.

Nous remercions Marion pour nous avoir parlé de son expérience.

Propos recueillis par Marlène Demauljean