Conférence Cap’Com’ : « Diffuser la culture numérique dans son organisation »

Par lpcpon

 

Les étudiants de la LP C&ON à la conférence Cap'Com

Les étudiants de la LP C&ON à la conférence Cap’Com

L’atelier Cap’Com « Comment diffuser la culture numérique dans son organisation ? » a été, pour de nombreux professionnels, l’occasion d’échanger sur leurs situations respectives. Retour sur deux tables rondes auxquelles ont participé les étudiants de la LP CP&ON.

Composer avec ses élus, geeks ou pas geeks.

Animée par Christophe Disic, responsable de la communication interne du Ministère de la Santé et des Affaires sociales

L’objectif de cette première discussion était de faire ressortir les différents comportements des élus vis-à-vis de la communication sur les réseaux sociaux : Facebook et Twitter.

Nous avons alors pu distinguer trois catégories :

  • Le réfractaire : la VRAIE communication doit se faire dans la rue ;
  • Le (plus ou moins) sensibilisé ;
  • L’accro : qualifié « d’électron libre » par le reste des élus.

Il a été présenté comme « devoir » du chargé de communication de s’adapter à ces différents comportements et de contrebalancer les attitudes parfois extrêmes des politiques. Si un élu est trop addict aux « tweets », il prendra le risque de se mettre à dos la presse (et parfois même ses collègues), à l’inverse,  l’élu « allergique » augmentera le fossé avec les plus jeunes électeurs. Pour Christophe Disic, tout est question de barrière culturelle.

D’autres problématiques se sont posées ce jour-là : le compte personnel d’un élu est-il un support que nous pouvons inclure à la communication de l’organisme ? Est-il complémentaire ou concurrent des informations diffusées par le chargé de com’ ?

Tout ce débat tourne autour de la maîtrise des réseaux sociaux, or ici : élus et responsables de communication essaient encore de canaliser des outils crées pour s’exprimer librement.

Christophe Disic ressort finalement trois démarches qui pourront aider à améliorer la relation entre le chargé de com’ et l’élu en matière de réseaux sociaux :

  • Inscrire Facebook et Twitter dans la stratégie de communication de la collectivité ;
  • Convaincre l’élu de la praticité, du participatif et de la complémentarité de ses sites ;
  • Tenir une évaluation de la maturité numérique de ses actions : via des retombées presse et des statistiques.

 

reseaux-sociaux

 

Faire comprendre l’esprit 2.

Benjamin Teitgen, responsable de la communication numérique de la ville de Besançon.

L’esprit 2.0 est une bascule technologique permettant de prendre en compte les demandes de l’habitant. C’est la création d’un état d’esprit chez les internautes et les citoyens qui ne se contentent plus d’informations descendantes mais qui viennent chercher celles qui les intéressent sur les réseaux sociaux des collectivités. La démarche se veut plus participative.

Les internautes veulent des contenus adaptés à leurs demandes, des démarches plus rapides,  et être traités comme des VIP. L’administration ne peut plus rester sous ses formes hiérarchiques. Certaine institution, comme la Communauté Urbaine de Bordeaux ont dès lors pris le parti de publier un guide expliquant aux citoyens que faire si la réponse donnée à leurs questions est négative.

Pour être performant dans le 2.0 il faut casser les codes. La question est aussi : à propos de quels sujets communiquons-nous sur ces réseaux sociaux? Il faut avoir la confiance et l’appui de sa  hiérarchie.

Le danger est présent dès lors que les opinions politiques de chacun interviennent dans les discussions : Twitter est parfois l’arène n’affrontement entre la majorité et l’opposition des conseils.

A ce bilan, s’ajoute néanmoins des questions encore sans réponses :

  • est-ce dérangeant que l’élu tienne ou non une page Facebook ?
  • faut-il absolument choisir les données à diffuser via l’open data ?

A méditer donc.