5 conseils pour améliorer le référencement de son site web

Le SEO Camp Day est revenu à Metz ce vendredi 6 décembre pour une cinquième édition. Comme chaque année, cet évènement donne l’opportunité d’assister à plusieurs conférences animées par des intervenants de renom dans le domaine du référencement et du digital marketing. L’occasion ici de revenir sur 5 bonnes pratiques pour référencer son site en 2019. 

Qu’est-ce que le SEO ?

Le SEO (Search Engine Optimization) est l’acronyme qui signifie « Optimisation pour les moteurs de recherche » en français. C’est un ensemble de techniques permettant de faire apparaître un site web sur les moteurs de recherche dans le but de le rendre visible auprès du public. L’objectif du SEO est d’améliorer la visibilité d’un site et de le propulser dans les premières pages de résultats de recherches (SERP) pour répondre aux besoins des utilisateurs. Le SEO est également appelé « référencement naturel », en opposition au SEA (Search Engine Advertising) qui tire ses résultats d’un référencement payant. 

Selon une étude, Google est le moteur de recherche le plus utilisé par les utilisateurs français puisqu’il représente à lui seul 94,2% des parts de marchés en France. Ainsi, utiliser Google pour orienter sa stratégie SEO semble être un choix pertinent. 

Part de marché des moteurs en France (infographie WebRankInfo)

Les bons réflexes à adopter pour optimiser au mieux son SEO sur Google

Proposer des contenus de qualité 

Optimiser le contenu d’un site web passe en premier lieu par la qualité du contenu qui sera proposé. Un contenu de qualité c’est un article bien écrit, clair et structuré. Il est important de penser à mettre à jour les articles ou de supprimer ceux qui sont obsolètes. C’est aussi des informations vérifiées et en lien avec le sujet. Concernant la longueur des articles, plus l’article est long et plus Google le jugera de qualité. Une longueur d’article de 1500 mots environ semble être une moyenne correcte pour être considéré comme un bon article par le moteur de recherche. 

Le titre joue lui aussi un rôle majeur dans la qualité du contenu puisqu’il incite les internautes à cliquer sur l’article lorsque celui-ci apparaît dans la barre de recherche. Il faut alors veiller à ce que le titre soit attractif et en cohérence avec le sujet. 

Avoir un contenu de qualité permettra de gagner en réputation, second critère à ne pas négliger dans l’optimisation du SEO.  

Backlinks et PageRank 

Les backlinks ou « liens entrants » en français, désignent les liens hypertextes à l’intérieur d’un contenu pointant vers un autre site. Ils renvoient, contrairement aux liens internes, exclusivement à un contenu disponible sur un même site. 

 Il est pertinent de placer les backlinks à l’intérieur d’un paragraphe de texte afin que ceux-ci soient visibles par les internautes. Les backlinks permettent d’indiquer à l’internaute l’emplacement externe d’une information et de transmettre la popularité du site web. 

L’algorithme PageRank, ou « Indice de popularité », est un algorithme du moteur de recherche Google. Le PageRank ne prend pas uniquement les liens entrants mais étudie également la qualité des sites qui parlent d’un autre site et qui utilisent des liens sortants. Ainsi, plus les gens parlent d’un site, plus le PageRank est élevé.

Comportement des internautes et mots clés stratégiques 

Les mots-clés en SEO ont un impact très important dans l’optimisation d’un site web. Ce sont les idées et les mots qui définissent le contenu d’une page web et font le lien entre les recherches des internautes et le contenu du site web. 

La définition des mots clés doit répondre à une question principale : « Qu’est-ce que souhaite savoir la cible, l’audience sur le site web ? » Il est donc important de bien déterminer sa cible en amont afin de viser du mieux possible les attentes des internautes. 

Il existe plusieurs critères permettant de trouver les mots clés qui référenceront au mieux un site web : 

  • Obtenir un maximum de requêtes mensuelles,
  • Être le moins concurrentiel possible,
  • Définir au mieux le thème du site,
  • Être déclencheur d’une intention de la part de l’internaute (prise de contacts, inscription à une newsletter…). 

Le chargement de la page et le taux de rebond

Le chargement de la page est lui aussi un critère à ne pas négliger dans l’optimisation du SEO. Selon Google, 70% des pages nécessitent 7 secondes pour que la partie haute du contenu soit chargée et 10 secondes pour qu’elle soit chargée totalement. Plus l’internaute attend le chargement de la page, plus il aura tendance à la quitter si celle-ci prend trop de temps à charger. 

Le taux de rebond est un indicateur pertinent pour comprendre le comportement des internautes qui visitent un site web.  Il représente le taux de visiteurs quittant le site sans avoir parcouru d’autres pages. Ainsi, un taux de rebond élevé n’est pas un élément positif puisqu’il correspond au nombre de visiteurs venant sur un site en ressortant aussitôt, sans cliquer sur un lien ni ouvrir une autre page.  

L’analyse du SEO

Les recherches organiques (recherches effectuées via les moteurs de recherche) génèrent plus de la moitié du trafic web. C’est 95% des liens cliqués qui sont issus de la première page de résultats. Les 5% restants correspondent donc au nombre de clics pour tous les autres résultats.

Une perte de trafic s’observe lorsque le site n’atteint pas les premières positions dans les pages de résultats. Analyser régulièrement son site web permet de mettre en exergue les points négatifs qui empêchent cette baisse de trafic et le bon positionnement dans les pages de résultats des moteurs de recherche. 

Il existe plusieurs outils d’analyse SEO qui permettent de mettre en lumière les points à améliorer mais l’outil incontournable aujourd’hui reste Google Analytics. Outil gratuit d’analyse SEO proposé par Google, il permet l’analyse de l’audience d’un site web et permet de réunir diverses informations sur les utilisateurs et leur comportement. Il permet aussi de déterminer la qualité des mots clés utilisés et analyse les performances de vitesse du site web. 

Optimiser son référencement naturel, c’est donc apporter une meilleure visibilité au site web sur Google, mais aussi sur les autres moteurs de recherche. Sur le long terme, le SEO permet de multiplier son nombre de visiteurs.

Un site correctement optimisé sera qualifié de « SEO friendly » par Google, ce qui l’amènera à voir son positionnement augmenter dans les pages de résultats. Il est important de noter que 91% des clics sur Google sont réalisés sur la première page, et entre 70% – 77% des clics sont réalisés sur les cinq premiers résultats. D’où l’importance de bien optimiser son SEO pour avoir un maximum de visibilité sur les moteurs de recherche.  

Le château de Lunéville redéfinit sa stratégie de développement dans le respect du patrimoine et de son histoire

Le château de Lunéville est un monument historique ayant accueilli les ducs de Lorraine et des grandes figures du XVIIIe siècle comme Voltaire ou Montesquieu. Aujourd’hui propriété du Département de Meurthe-et-Moselle, le château fait l’objet d’une mise en valeur patrimoniale, d’un projet de développement et accueille une programmation culturelle intense. Nous en avons discuté avec Michaël Blasquiet, responsable administratif du château.

Entrée du château avec une statue équestre
Cour du château de Lunéville

N.P : Quel est le rôle, l’intérêt de communiquer au sens large pour un monument comme le château de Lunéville ?
Michaël Blasquiet : Le château est un site culturel et touristique. Notre première vocation est donc de partager avec les publics l’histoire de Lunéville, du duché de Lorraine et proposer notre programmation culturelle. Le château a une histoire forte. Communiquer, c’est avant tout valoriser ce patrimoine et nos activités culturelles. Et pour pouvoir se développer, il faut forcément faire venir des visiteurs, il faut donc aller le chercher et lui permettre de connaître notre monument et notre programmation.


N.P : Privilégiez-vous des pistes particulières de développement ?
M.B : Nous réalisons actuellement une étude de préfiguration. Elle a pour but de définir un nouveau projet de développement du château avec le souhait de repositionner et de conforter nos activités autour de l’histoire du site, du territoire et de la thématique des métiers d’art. Ce travail est réalisé en partenariat avec la Région Grand Est, la ville de Lunéville, la Communauté de communes du Territoire de Lunéville à Baccarat, l’État et la Banque des Territoires. Nos pistes d’évolution sont donc décidées et validées par l’ensemble de ces institutions. Nous écrivons aujourd’hui notre stratégie de développement sur le moyen et le long terme. L’idée, est de se développer dans le respect du patrimoine. Nous en sommes garants.

N.P : Les associations peuvent-elles échanger et proposer des idées ?
M.B : Nous avons eu un temps d’échange sous forme de tables rondes avec les associations mais aussi avec les acteurs économiques locaux durant la phase d’état des lieux de l’étude. Un site Internet a également été créé afin que toute personne intéressée puisse donner ses idées. L’ensemble des commentaires a fait l’objet d’une analyse et a permis d’alimenter le projet de développement qui doit être prochainement validé par les institutions partenaires et le Département. Mais ce n’est pas parce que nous sommes à une étape de définition d’un projet d’avenir pour le château que nous devons arrêter de le faire vivre au quotidien. Nous avons chaque année environ 100 000 visiteurs par an qui participent à toutes les activités proposées. C’est-à-dire à la programmation culturelle mise en œuvre par le Département avec des concerts, des expositions et des grands événements, mais aussi les manifestations des associations et structures « résidentes » ou partenaires. Les associations viennent ainsi alimenter la programmation événementielle et culturelle du château. Lorsque les événements des partenaires prennent leur sens avec le projet de développement, il est important de les accompagner et les soutenir.


N.P : Avec quels autres partenaires travaillez-vous et comment ?
M.B : Nous travaillons avec de nombreux partenaires. Par exemple, la mission métiers d’art de la Région Grand Est pour les Journées Européennes des Métiers d’Art ou encore “La Lorraine est formidable” (N.D.L.R : événement touristique grand public sur la Lorraine). Pour ce dernier, nous nous sommes dit qu’il serait intéressant pour eux et pour le projet de développement du château que cet événement s’y déroule. Nous les avons donc accueillis en 2019 et 35 000 visiteurs sont venus découvrir les richesses de la Lorraine durant tout un week-end à Lunéville. Il en sera de même en 2020. Il est évident que ce type de partenariat vient alimenter la dynamique touristique du château. Nous avons aussi des partenaires
institutionnels qui nous apportent un soutien financier pour l’entretien et la gestion du site : la ville de Lunéville, la région Grand Est, ou encore la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC).

Logo du château de Lunéville

N.P : Comment se distinguer face à la communication de tous les autres monuments ?
M.B : C’est une bonne question ! C’est au cœur de l’étude de préfiguration lancée en 2018. Il faut avant tout conforter l’identité et l’histoire du château. Nous avons déjà créé une nouvelle identité visuelle avec le logo. Mais attention, une communication sans contenu n’est pas pertinente. Il faut donc principalement se distinguer au niveau des choix culturels et événementiels. Prenons par exemple le son et lumière organisé l’été dernier au château. Nous avons souhaité nous différencier avec un spectacle plutôt pédagogique racontant l’histoire de Stanislas à Lunéville. Ceci permet également de compléter l’offre de son et lumière sur le territoire meurthe-et mosellan. Une dynamique touristique “Week end son et lumière en Lorraine” pourrait ainsi être créée pour des publics de régions voisines ou des parisiens.


N.P : Comment se déroule le choix d’événements culturels au sein du château ?
M.B : Comme on a pu le voir nous nous reposons beaucoup sur l’histoire du château et nous prenons évidemment en compte nos capacités d’accueil ou d’organisation. Par exemple, la chapelle, lieu de spectacle, ne se prête pas bien à une représentation théâtrale car cela demande des coûts humains et financiers importants. Nous avons donc laissé la thématique théâtrale de côté, tout au sachant que nous sommes voisins de la Méridienne, scène conventionnée à Lunéville. Nous nous sommes donc plus orientés sur une offre de concerts classique et contemporain. Des concerts classiques pouvant être en lien avec l’histoire des ducs de lorraine, et des concerts contemporains (musiques du monde, jazz…) afin d’offrir une pluralité et permettre à nos publics de découvrir des styles différents. Et pour faire le lien avec votre précédente question nous choisissons aussi des événements distinguants. L’événementiel d’envergure permet de mieux faire connaître le site. « La nuit des jardins de lumière » qui permet de redécouvrir le site en nocturne avec des installations artistiques atypiques en est le bon exemple. L’événement se prête bien au parc des Bosquets (N.D.L.R : il s’agit des jardins du parc du château d’une superficie de plus de 20 hectares), et la période de février est adéquate car l’offre événementielle sur le territoire est réduite. Résultat, plus de 10 000 visiteurs en une soirée en 2019. Et pour les expositions, nous nous appuyons principalement sur le savoir-faire des équipes du musée présentes sur le site. Le château de Lunéville est en effet un château musée, labellisé Musée de France.

N.P : Est-ce que vous travaillez avec les hôtels, les restaurants, les commerces autour du château ?
M.B : Actuellement, les activités du château bénéficient à la dynamique économique du lunévillois. Nous sollicitons les hôtels et les restaurants pour loger les artistes et les intervenants qui participent à la programmation culturelle. Le projet de développement intègre une dimension plus touristique afin de donner des moyens permettant de mieux travailler avec les hôteliers, les restaurateurs, les commerces et la Maison du Tourisme. Il permettra de mettre en œuvre des offres commerciales de type « week-end ou semaine château à Lunéville » intégrant des nuitées dans les hôtels, des déjeuners-dîners gastronomiques, des entrées pour les expositions, les événements ou les spectacles. Et il ne faudra pas se limiter au territoire du lunévillois car les touristes ne s’arrêtent pas à ce type de frontière. Il faut également développer les offres avec les opérateurs économiques de toute la région.

Propos recueillis par Nathanaël Pierret

2019 : l’État toujours en faveur des logiciels libres ?

Maîtrise des coûts, recherche d’efficacité, développement des nouvelles technologies, l’État français fait-il toujours preuve d’un grand enthousiasme vis-à-vis de l’utilisation de logiciels libres ?

Qu’est-ce qu’un logiciel libre ?

Un logiciel libre est un logiciel qui est soumis aux droits de son auteur, ce dernier définit les droits donnés à l’utilisateur. Aujourd’hui, on distingue trois types de licences libres qui sont réparties par famille selon le degré de liberté qui leur est accordé en terme de redistribution. Le degré le plus faible est celui du domaine public, dans ce cas, le logiciel appartient à tout le monde, donc les droits d’auteurs ont expiré. Ils existent d’autres types de licences : licences libres strictes, licences semi-libres. 

En résumé, un logiciel est considéré comme libre seulement s’il garantit quatre libertés fondamentales :

  • La liberté d’utiliser le logiciel ;
  • La liberté de copier le logiciel ;
  • La liberté d’étudier le logiciel ;
  • La liberté de modifier le logiciel et de redistribuer les versions modifiés.

Voici donc quelques exemples de logiciels libres : 

  • Lecteur média : VLC ;
  • Traitement de l’image : Gimp, Inkscape ;
  • Bureautique : OpenOffice.org ;
  • Traitement du son : Audacity ;
  • Éditeur de texte : Notepad ++ ;

Naissance 

Jusque dans les années 70, les logiciels offraient aux utilisateurs la possibilité de modifier les réglages permettant d’utiliser le matériel informatique puisque l’accès au code source était considéré comme normal. À cette époque, la notion de droit d’auteur s’appliquant aux logiciels n’était pas réellement définie. Cependant, dès le début des années 80, des licences d’utilisations apparaissent et les éditeurs de logiciels commencent à être reconnus. De cette façon, la vente de logiciels devient importante et l’accès, l’étude ou encore l’amélioration des codes sources est impossible, et même interdite. Richard Stallman qui est alors chercheur dans un institut de technologie au Massachusetts a l’idée de créer au cours des années 80 un projet nommé GNU ainsi qu’une fondation, la Free Software Foundation. Cette dernière définira avec précision le principe du logiciel libre ce qui donnera lieu à un cadre juridique précis concernant le développement du libre en toute légalité. 

L’État recommande la solution libre

Logo du SILL
Logo du SILL

Pendant de nombreuses années, les administrations françaises utilisaient de façon majoritaire des outils issus d’éditeurs de licence notamment la suite Microsoft. Toutefois, une dimension économique et un questionnement sur leur efficacité ont poussé l’État à inciter l’utilisation des logiciels libres au sein des administrations ou encore des collectivités. C’est ainsi que le 31 août 2011, François Fillon alors Premier ministre demande aux ministres de veiller à la généralisation de l’usage de format libre et ouvert par les administrations. En revanche, la plus grande implication de l’État dans ce domaine reste la publication le 9 septembre 2012 de la circulaire de Jean Marc Ayrault, Premier ministre qui par ce document définit les orientations pour l’usage du logiciel libre dans l’administration. 

 Les administrations qui ont opté pour le logiciel libre.
Les administrations qui ont opté pour le logiciel libre.

Aujourd’hui, on constate que les administrations et les collectivités ont encore pour une majorité d’entre elles des partenariats avec les géants américains. Pourtant, en 2018 près d’un tiers des collectivités se serait équipée de cette solution suite à des restrictions budgétaires. De plus, Pascal Kuczynski, délégué général de l’Association des développeurs et des utilisateurs de logiciels libres pour les administrations et les collectivités territoriales (Adullact), assure qu’il y aurait plus d’une dizaine de milliers de collectivités territoriales qui auraient opté pour le libre. Le logiciel libre est donc en constante progression, cela grâce à l’influence de l’État sur l’utilisation du libre par les collectivités et les administrations. Cette influence passe notamment par la diffusion chaque année du SILL (Socle Interministériel des logiciels libres) qui est une liste de logiciels libres recommandés par l’État. Instauré pour la première fois en mai 2013, le SILL 2019 a lui été communiqué en mai dernier, l’intérêt de l’État pour les logiciels libres est donc toujours d’actualité. 

Les enjeux du libre au sein de l’État

Les logiciels libres deviennent de véritables enjeux pour l’État, car en premier lieu, on observe que ce dernier consomme les logiciels libres, d’un côté en les utilisant dans les Directions des Systèmes d’Information mais également par les agents publics dans leur quotidien. Ensuite, on se rend compte que certaines administrations développent et publient elles-mêmes des logiciels libres. Cela devient un véritable enjeu car ça permet de créer des solutions qui sont conçues pour répondre aux mieux aux besoins des utilisateurs mais en plus, lorsqu’ils sont partagés, ces logiciels contribuent aux biens communs numériques. Les logiciels libres offrent également à tous ceux qui les utilisent une sécurité supérieure à celle des autres logiciels grâce à notamment la rapidité du maintien du niveau de sécurité. Un des enjeux majeurs du passage au libre est également la dimension économique. En effet, le passage au libre n’est pas totalement gratuit, il engendre tout de même des coûts liés aux services car le logiciel doit correspondre aux besoins de l’entité qui l’utilise. Toutefois, les dépenses restent moindres par rapport à une dépense liée à l’acquisition d’une licence. 

Le Libre sur la place à Nancy : retours d’expériences et innovations publiques.

Les manifestations concernant le logiciel libre se multipliant, le mardi 26 novembre 2019 s’est déroulée la quatrième édition du Libre sur la place à l’hôtel de ville de Nancy. Cette journée à l’initiative de la Direction Nancy Ville Numérique s’adresse à tous les acteurs des collectivités territoriales, mais également à d’autres organismes publics ou citoyens lambda qui portent un intérêt à l’innovation publique. 

Nancy Ville Numérique est une association indépendante créée en 2009. Elle mobilise plusieurs entreprises de différentes tailles issues de divers secteurs d’activités réunies par l’exercice d’une activité sur le territoire métropolitain de Nancy. Ces entreprises se regroupent autour d’une vision commune : donner un élan d’initiatives pour permettre le rassemblement du meilleur de l’Homme et du Digital afin de contribuer à la construction de la société de demain. 

Affiche de la 4e édition du Libre sur la place
Affiche de la 4e édition du Libre sur la place.

Depuis maintenant quatre années, la ville de Nancy en partenariat avec la direction de Nancy Numérique, organise cet événement pour partager et échanger autour des logiciels libres. Cette année encore, des témoignages des administrations qui ont fait le pari du logiciel libre viennent agrémenter le programme de la journée. En effet, un des principaux objectifs du libre sur la place est de partager les expériences positives des administrations vis-à-vis de l’utilisation du libre. Au-delà de ça, la présentation de ces ressentis permet de créer un réseau, et même une communauté autour de l’utilisation des logiciels libres. 

Accessible à tous, le logiciel libre est sans conteste devenu une véritable alternative, appréciée pour la liberté de modification, de partage et d’utilisation qu’elle offre.

Pollution et sobriété numérique

Du 16 au 24 novembre se déroulera la Semaine Européenne de la Réduction des déchets. Nous sommes de plus en plus sensibilisés à la question de la protection de l’environnement, néanmoins une notion dont on a peu conscience reste singulière : celle de la pollution numérique. En effet, les déchets ne sont pas seulement matériels, le numérique aussi constitue une grande source de pollution. Cependant, il est plus que jamais présent dans notre société et son impact environnemental ne fait que se multiplier au fil des années.

Qu’est-ce que la pollution numérique ?

La pollution numérique correspond à la pollution générée par les nouvelles technologies soit par leur fabrication soit par leur utilisation, c’est une pollution invisible. Il est donc difficile de concevoir son empreinte environnementale.

À la base de la chaîne on retrouve les outils numériques tels que les ordinateurs, les smartphones, les tablettes, qui en plus d’être extrêmement énergivores nécessitent à la fabrication des matériaux rares (cobalt, gallium, lanthane, tantale …). Les processus d’extraction de ces matières non renouvelables sont très polluants et responsables de l’épuisement des ressources abiotiques (minerais, énergies fossiles…) et d’écosystèmes. Viennent ensuite les services associés à ces outils rendus possibles notamment grâce aux serveurs, aux réseaux d’accès au web qui sont eux aussi très gourmands en énergie. En réalité, ces derniers nécessitent des systèmes de refroidissement et d’alimentation électrique actifs 7 jours sur 7, 24H sur 24. Par ailleurs, le cloud[1] entraine une multitude d’échanges réseaux donc une multiplication des équipements. Stocker des données en abondance dans ce « nuage » est donc loin d’être un choix écoresponsable. De plus, l’empreinte carbone des nouvelles technologies ne cesse de croître en raison de la multiplication considérable du nombre d’objets connectés, et des nombreuses innovations, parfois minimes qui gagnent les marchés.

Données clés

Selon une étude de GreenPeace réalisée le 10 janvier 2019, si Internet était un pays, il serait l’un des cinq plus grands pollueurs puisqu’il représente à lui tout seul 7% de la consommation électrique mondiale.

L’étude « Empreinte environnementale du numérique mondiale » de Frédéric Bordage nous apprend que d’ici 2025 le numérique représentera près de 6% de l’empreinte de l’humanité (contre 2,5% en 2010). En effet, selon les estimations du fondateur de GreenIT, on pourrait compter 48 milliards d’objets connectés en 2025. Ci-dessous, on peut observer les trois émetteurs de gaz à effet de serre liés au numérique

À savoir que le simple fait d’envoyer un e-mail émet environ 10g de CO2 dans l’atmosphère et que quelques milliards sont envoyés et reçus en une heure dans le monde. En outre, toujours d’après ce même rapport de GreenIT, l’empreinte annuelle moyenne d’un internaute équivaut à 350kWh d’énergie, 200kg de gaz à effet de serre et 3000 litres d’eau. Ces chiffres alarmants nous mènent à repenser notre utilisation des outils numériques et à prendre des mesures.

Quelques solutions

Bien qu’une industrie numérique entièrement écoresponsable soit peu probable, il existe des solutions pour réduire son impact environnemental. C’est ce qu’englobe le concept de « sobriété numérique ».

Voici quelques suggestions que chacun peut appliquer dans son quotidien : modérer sa consommation streaming qui très gourmand en énergie, réduire le nombres d’écrans plats, limiter l’ouverture d’onglets, l’envoi de mails et supprimer régulièrement ces derniers… Il est aussi recommandé d’optimiser ses impressions avec une typographie peu gourmande en encre comme Garamond, d’activer le mode « éco » de son imprimante, de privilégier le chemin le plus court lors d’une recherche internet. De plus, on préfèrera l’achat de produits d’occasion ou reconditionnés en boycottant les offres d’équipements numériques à prix cassés. Selon l’ADEME, passer la durée de vie de 2 à 4 ans d’un ordinateur ou d’une tablette améliore de 50% son bilan environnemental.

Du côté des grands groupes, certains ont mis en place des moyens comme la collecte des Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques (DEEE) à recycler, par exemple Ecologic, un service de gestion des DEEE financé par l’Etat. Par ailleurs, d’autres réutilisent la chaleur produite par les data centers, comme à Paris où une piscine est chauffée par un centre de données.

Des outils pour comprendre et réduire l’impact environnemental numérique

Des dispositifs sont à disposition de tous pour nous aider à être plus écoresponsables, comme Clickclean, mis en place par Greenpeace. Ce site indique la consommation d’énergie de plusieurs applications et les note de A à F selon leur utilisation d’énergies polluantes ou renouvelables. On y retrouve des géants du web tels que Facebook, Twitter, Spotify…

Source : Clickclean.org

De son côté, Cleanfox est un outil qui permet de se désabonner en un clic des newsletters qu’on ne lit pas en le connectant à sa boîte mail. Il se chargera d’identifier les messages concernés et de les supprimer.

Source : Cleanfox.io

EcoIndex est un site qui évalue à l’aide de plusieurs critères la performance, l’empreinte environnementale d’une page web. Il suffit de rentrer l’url de la page concernée dans l’espace dédié et l’analyse s’effectue en quelques secondes.

Source : GreenIT.fr

Certains moteurs de recherche s’inscrivent également dans une démarche écologique. Par exemple Lilo qui reverse une partie de ses revenus publicitaires à des projets écologiques, durables ou Ecosia qui fait don d’une part de ses bénéfices à des programmes de reforestation. D’autre part, on distingue les extensions de navigateur. Parmi eux, Carbonalyser, une extension de navigateur Firefox créé par The Shift Project. Il permet de calculer en temps réel sa consommation électrique et son émission de gaz à effet de serre selon notre propre navigation internet. Ce programme est aussi disponible sur smartphone sous le nom de « Mobile Carbonalyser ». On trouve aussi GreenIT-Analysis, disponible sur le Chrome web store. Cet outil permet aux développeurs d’évaluer l’empreinte, la performance environnementale et les bonnes pratiques d’une page web. Enfin, la société FairPhone a développé un smartphone durable issu du commerce équitable et fabriqué avec des matériaux responsables. Cet appareil Android se présence comme une alternative aux grandes marques de smartphones.

En attendant un Internet plus écologique, vous avez toutes les clés en main pour réduire votre impact carbone lié au numérique et ainsi faire un geste pour l’environnement ! Alors si même l’empreinte écologique de cet article est loin d’être neutre, il est temps de prendre conscience de la pollution digitale et d’agir.


[1] Espace de stockage de données à distance

Stratégie de communication en Terranga

Une multitude d’associations à but humanitaire foisonnent dans le monde, avec un but commun : récolter des dons afin de défendre leurs causes.

Au sein de l’IUT Charlemagne, le tableau d’affichage du bâtiment consacré aux métiers numériques en témoigne : cette semaine, une affiche y représente les ONG présentes à Nancy.

Ces associations comme « Médecin du monde » ou « La croix rouge » sont des associations qui rayonnent sur l’ensemble du territoire français, et qui disposent d’antennes locales. Ainsi, les travailleurs sociaux présents dans les communes de France profitent des campagnes de publicité nationales et ont également la capacité d’assurer une communication de proximité afin d’encourager l’adhésion de leur public cible.

Il n’en est pas de même pour toutes les associations, notamment pour de plus petites structures implantées dans des pays émergents, qui ont besoin de fonds mais ne peuvent compter uniquement sur l’aide des habitants de leur région, qui vivent souvent eux même dans une extrême précarité.

Il est alors impératif pour ces dernières de communiquer au-delà des frontières, avec la difficulté de gagner la confiance des futurs donateurs en l’absence de proximité géographique.

« L’empire des enfants », une association Dakaroise en quête de visibilité 

L’association « L’empire des enfants », fondée à Dakar par Anda Mbow en 2003, est confrontée plus qu’une autre à cette problématique, car elle défend une cause très locale peu connue en Europe.

Cette fondation, créée il y a 20 ans, a pour but de recueillir des enfants livrés à la rue qui sont en grande majorité des « talibés », des enfants envoyés par leurs familles démunies dans des écoles coraniques appelées « daaras » avec un professeur coranique qui s’avère mal intentionné en contraignant ces petits garçons à la mendicité. Les enfants sont le plus souvent trouvés dans la rue et pris en charge par une équipe d’éducateurs, soignés, nourris, logés et écoutés.

La première année est consacrée à une initiation à l’alphabétisation des enfants, à une remise en confiance en la relation avec l’adulte en vue d’une scolarisation l’année suivante et d’une réintégration dans leur famille dès que possible. Lorsque ce retour auprès de leurs proches n’est pas possible, ils continuent à vivre au centre d’accueil de l’association et sont scolarisés dans des écoles privées grâce à un système de parrainage.

Afin de défendre cette cause, il était manifestement indispensable de sensibiliser des donateurs au-delà du continent africain. Alors comment Madame Mbow a-t-elle réussi à faire connaître « l’empire des enfants » à l’échelle Internationale ? Comment est-elle parvenue à sensibiliser les citoyens du monde pour obtenir les dons nécessaires, et gagner leur confiance ?


Familiarisation avec les outils de communication modernes

Si l’association dispose d’un site internet clair et complet bien que perfectible, ce dernier ne jouit pas d’un référencement Google suffisant pour attirer les donateurs.

Dans la majorité des cas, ces derniers ne cherchent pas spontanément une association caritative via leur navigateur internet, mais leur geste est souvent guidé par une campagne d’information qui les aura convaincus en amont. Ceci est d’autant plus vrai pour les associations non européennes sachant que les dons qui leurs sont offerts ne sont pas déductibles des impôts sur le revenu français, contrairement aux autres …

En outre, les personnes désireuses d’aider les fondations humanitaires sont souvent frileuses de le faire dans des établissements éloignés ou moins connus que des institutions comme la Croix rouge, non confiante de la manière sont sera utilisé leur argent par un ONG plus confidentielle.

Ainsi, dans le but de promouvoir sa mission, l’Empire des enfants n’a pas manqué l’explosion des réseaux sociaux et la fondation est présente sur Facebook, Twitter et Instagram.

Elle a également profité de l’émergence des campagnes de dons sur ces réseaux et la démocratisation du crowdfunding.

Nous sommes allés à sa rencontre à Dakar le 29 octobre dernier et nous avons interrogé Alassane Winch Diagnesur, un collaborateur d’Anda qui est chargé, entre autres missions, de la communication de l’association. Ce dernier effectue un réel travail de « community manager » sans même en avoir conscience.

Grâce à Alassane, la page Facebook de l’Empire des enfants est désormais alimentée d’articles concernant l’association, sur son actualité, des évènements marquants dans la vie des enfants, ponctués de photos et vidéos de qualité. En mai dernier, une campagne de crowdfunding a permis l’acquisition de matériel audiovisuel. Cet équipement a également permis la production de vidéo visibles sur Youtube.


Une communication publique efficace au service du droit à la dignité des enfants sénégalais.

La force de communication de cette ONG qui la singularise des autres associations environnantes réside dans la personnalité même de sa fondatrice. Anda Mbow est devenue une personnalité médiatique et une ambassadrice de sa cause très médiatisée qui a su apprivoiser les journalistes de la presse écrite, et multiplie les interventions à la radio et à la télévision. Cette notoriété lui a permis de trouver des partenaires économiques et politiques puissants tels que LA POSTE, Air France ou l’Union Européenne. Mme MBOW a par ailleurs été élevé au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur Française le 13 juillet 2019.

Au gré de nos échanges sur place avec Anda et Allassane, ces derniers nous confirment que la stratégie de communication de l’organisation repose sur l´image de Mme Mbow, personnage charismatique, qui maîtrise l’art des « relations publiques ». Elle a également su convaincre de nombreux artistes de s’associer à son projet caritatif, qui constituent d’importants influenceurs, participant eux-mêmes à encourager différents acteurs économiques privés à investir des fonds dans sa cause humanitaire. L’association a également signé des conventions de partenariat avec des universités américaines et européennes afin d’accueillir des stagiaires de la profession sociale, ce qui contribue à développer le rayonnement de la fondation.

Mme Mbow nous a confié qu’elle ignorait les rouages de la communication médiatique sénégalaise lorsqu’elle a créé son association alors qu’elle était de retour dans son pays natal, après trente ans de vie en France : son discours de militante était incisif envers ses co-citoyens et le gouvernement qui niaient l’instrumentalisation des talibés par des marabouts peu scrupuleux. Il n’a pas été facile de dénoncer cette dérive dans un pays composé à 97 % de musulmans, qui cohabitent pourtant en toute sérénité avec une minorité chrétienne et qui ne semble pas souffrir du radicalisme islamiste présent dans beaucoup d’autres pays du continent.

Lors de l’inauguration des murs de l’association, le président de la RTF, première chaîne de télévision nationale, qui est un proche d’Anda, lui a fait la faveur de couvrir l’événement, puis lui a expliqué la nécessité d’une communication informative, éducative, prescriptive en évitant le piège de l’injonction.

Ainsi Mme Mbow, a continué à dénoncer ces abus, en ajustant le ton, en choisissant avec justesse ses médias, ses partenaires, ses ambassadeurs, et ses collaborateurs.

L’association peut aujourd’hui accueillir 60 enfants et projette d’ouvrir une unité pour les jeunes filles isolées. Un hôtel de « tourisme social » va bientôt ouvrir ses portes à Popengenine afin d’assurer une source de revenus stables à l’organisation. En effet, le littoral dakarois est une région du Sénégal très fréquentée, et Madame Mbow souhaite associé la « Terranga », qui signifie « terre d’accueil » au Sénégal à son projet humanitaire.

Octobre Rose : La communication de l’association Cancer du Sein, Parlons-en !

À l’occasion d’Octobre rose, mois de mobilisation contre le cancer du sein, l’association Le Cancer du Sein, Parlons-en ! créée en 1994 par le groupe Estée Lauder et le magazine Marie Claire, lance pour la 26ème année consécutive en France, une campagne destinée à sensibiliser l’opinion publique sur l’importance du dépistage précoce du cancer du sein et à réunir des fonds pour aider les chercheurs et le personnel soignant.

Si depuis 25 ans d’importants progrès ont été réalisés en faveur de la recherche médicale et l’amélioration de la qualité de vie des malades, il est essentiel de poursuivre ensemble le combat contre la maladie. En effet, selon l’Institut National Du Cancer, le cancer du sein reste le plus fréquent chez la femme avec près de 12 000 décès chaque année en France , mais il est également celui qui entraîne la plus grande mortalité. D’autre part, près de 59 000 nouveaux cas sont dépistés par an, ce qui fait du cancer du sein, un enjeu majeur de santé publique.

Toutefois, détecté précocement, le cancer du sein peut être guéri dans  9 cas sur 10, c’est pourquoi il est important de poursuivre le travail d’information sur le dépistage auprès de toutes les femmes et de faire prendre conscience qu’il existe des gestes simples et quotidiens qui permettent de diagnostiquer un cancer au plus tôt, notamment grâce à l’autopalpation mammaire

Un campagne de communication de grande ampleur

Portée par le slogan “Tous unis par une même couleur”, symbole de solidarité et de mobilisation globale, l’opération de sensibilisation nationale à l’initiative de l’association le Cancer du Sein, Parlons-en ! met un point d’honneur à mettre en lumière celles et ceux qui combattent cette maladie.

La campagne Octobre Rose, reconnaissable par son mythique ruban rose, déploie d’importants dispositifs de communication : événements de grande ampleur, campagnes d’affichage urbain, productions audiovisuelles, encarts presse, présence sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram Twitter et Youtube).

Le coup d’envoi du mois de sensibilisation a été lancé le 1er octobre avec un grand concert caritatif sur la place du Trocadéro, face à une Tour Eiffel illuminée en rose. Cette action s’est accompagnée cette année, de la mise en place de bornes de collectes mobiles, fournies par la société Heoh qui donneront la possibilité au public du concert d’effectuer des dons en live.

La Tour Eiffel illuminée de rose
Pour l’occasion, La Tour Eiffel s’illumine de rose

Au même moment, démarre l’exposition des photographes finalistes de la huitième édition du concours Estée Lauder Pink Ribbon Photo Award sur le pont d’Iéna autour du thème « HEROES » qui rend hommage à tous ceux qui luttent contre la maladie et ceux qui les accompagnent au quotidien. Créé en 2012, le concours est devenu un événement artistique et sociétal, qui s’inscrit dans la tradition de la photographie humaniste qui a pour objectif de mobiliser tous les photographes, amateurs et confirmés. À l’issue de chaque édition, un Jury composé de professionnels du monde de la photographie et de personnalités engagées dans la lutte contre le cancer du sein détermine les quarante finalistes du concours, dont les trois lauréats du Jury : le Grand Prix et les deux Prix Accessits. Dès l’annonce des finalistes, la chaîne TEVA met en place un module de votes en ligne sur un site dédié afin que spectateurs et internautes choisissent leur Prix du Public TEVA.


Affiche association Le Cancer du Sein, Parlons-en !

Cette année, l’affiche montre les mains de deux femmes, liées par le ruban rose symbolique très largement diffusée sur les réseaux sociaux, dans la presse et dans la rue. En accompagnement de ces affiches, deux clips de sensibilisation au dépistage sont partagés : la chorégraphie de Kaori Ito sur le titre « Battez-vous » du duo Brigitte, ainsi que la nouveauté de l’édition 2019, un clip avec les femmes humoristes de la chaîne TEVA diffusé sur son antenne. Afin d’accompagner ces différentes actions l’association met en place deux autres dispositifs sur son site internet ; un forum de discussion disponible à toutes les femmes et leur entourage tout au long de l’année ainsi qu’une rubrique « Écrivez à notre Médecin » qui permet aux internautes de poser des questions en privé à un spécialiste de la santé.

Clip Octobre rose 2019 & Brigitte
Déclinée au niveau régional…

Par ailleurs, un grand nombre d’actions sont également mises en œuvre sur l’ensemble du territoire français. Dans le Grand Est par exemple, l’atelier « Palpaction », mené dans les villes de Metz, Nancy, Saint-Avold ou Strasbourg aide les femmes à s’approprier les bons gestes de l’autopalpation sur Rosie, un buste de silicone dans lequel se dissimulent tumeurs et nodules révélatrices d’un cancer. Dans la ville de Charleville-Mézières, ce sont 1300 parapluies qui ont été déployés au-dessus de la rue du Moulin au centre-ville afin de sensibiliser les passants. À la fin du mois, ceux-ci seront mis en vente au profit des associations de lutte contre le cancer du sein.

Des dons toujours plus importants

Octobre Rose est également un moyen efficace pour l’appel aux dons. Depuis 2003, Les Prix Ruban Rose, financés grâce aux efforts des membres fondateurs de l’association, des partenaires qui rejoignent la campagne Octobre Rose chaque année mais aussi par les dons des particuliers via la plateforme officielle de crowdfunding en ligne ont permis de faire considérablement évoluer la recherche fondamentale et clinique, de faire des progrès en terme d’innovations, de techniques de dépistage et de chirurgie réparatrice. C’est ainsi qu’en 2019, l’association remettra 550 000 euros à travers ses Prix Ruban Rose, ainsi que 180 000 euros pour une nouvelle bourse de recherche.

En parallèle, de nombreuses marques solidaires comme Kusmi Tea, BirchBox ou encore Clinique proposent des éditions limitées aux packagings revisités dont une partie des bénéfices sont reversés à l’association.

Enfin, de nombreuses marches et courses sont organisées durant tout le mois d’octobre et dont les bénéfices seront adressés aux associations de Ligue contre le cancer.

En somme, l’association Le Cancer du Sein, Parlons-en ! déploie une très large palette de stratégies de communication, de la plus traditionnelle à la plus innovante, afin d’obtenir la plus grande exposition. Celles-ci sont toutefois complémentaires et favorisent la multiplication des interactions auprès des différents publics. Une présence en ligne via un site internet et les réseaux sociaux est un moyen pour les associations de mieux connaître leurs adhérents et d’en solliciter de nouveaux tout en créant une relation de proximité tout au long de l’année et plus simplement au moment de l’appel aux dons. Les actions dans l’espace public permettent quant à elles de fédérer autour d’une cause commune, d’asseoir l’image citoyenne auprès des cibles et marquer les esprits. Prospecter, fidéliser, entretenir le lien, rien n’est donc laissé au hasard par les associations pour sensibiliser à la cause et faire appel au fonds privés.

L’utilisation des réseaux sociaux dans la récolte de don, bonne ou mauvaise idée ?

Du 20 au 23 septembre dernier, 54 streamers1 étaient rassemblés à Montpellier afin de récolter des dons pour l’Institut Pasteur lors du Z Event. Comment ? Chaque streamer a présenté un live sur la plateforme Twitch pendant plus de 50H00 en jouant à différents jeux tels que League Of Legends, World Of Warcraft, Fortnite etc. Résultat ? 3,5 millions d’euros de dons ont été recueillis. Une question se pose : pourquoi un tel succès ?

Les campagnes publicitaires classiques à l’usage des plateformes digitales

Source : Les Restos du Coeur, données de la campagne 2017-2018.

On connaît tous ces grandes associations françaises : Les Restos du Coeur, le Téléthon, la Fondation Abbé Pierre etc.  Ces dernières organisent chaque année des campagnes de donations sur des périodes données. Leur communication passe par l’achat d’espaces publicitaires avec les moyens médias, dits “traditionnels” : l’affichage, la télévision, la radio ou encore la presse écrite. De plus, des numéros de téléphone ou des agences physiques sont instaurés afin de récolter des dons. Les Restos du Coeur récoltent des dons alimentaires, pécuniers, de jouets, de vêtements etc. dans des agences présentes dans toutes la France.

Depuis quelques années, la communication et les moyens de récolte des dons se démocratisent par le biais des réseaux sociaux. L’emplois des campagnes de  crowdfunding2 ou des dons sur Facebook sont d‘excellents exemples d’outils participant aux campagnes de dons. 

Une histoire de cible

En 2018, l’influenceur français Jérôme Jarre créé la Love Army, accompagnée d’une campagne de crowdfunding, en vue de récolter des fonds pour les Rohingyas, chassés de Birmanie. 2 milliards de dons ont été récoltés en quelques jours. Tout comme le Z Event, ces mouvements mettent en avant des influenceurs connus de tous. Les grandes associations françaises comme les Restos du Coeur mettent elles aussi en avant des personnalités publiques notamment lors du concert des Enfoirés, rendez-vous annuels pour le public français. 

Cependant, la cible n’est pas la même. Il est donc normal qu’il y ait des différences de dons ou même des records dépassés. En effet, pour le Z Event, la cible correspondait aux personnes passionnées par le monde du gaming. L’effet de groupe des donneurs durant le live

Des moyens de financement controversés ?

Ces outils de récoltes de dons posent problème. Par exemple, Facebook propose des rassembler des dons pour des anniversaires depuis 2017. Lorsque que la date approche, Facebook nous propose de faire un don pour une association à but non lucratif répertoriée dans leur liste. Tout est fait pour que nous soyons rassuré : Facebook assure, dans les pages d’aide, le transfert pécunier est direct avec l’association. Cependant un doute lié à la confiance avec les utilisateurs subsiste quant à ce transfert.

Par ailleurs, cette plateforme pose aussi problème dans le choix des associations. Facebook assure que le choix des associations est étudié au cas par cas dans le but de ne pas avoir à faire face à des problèmes tels que Paypal a pu connaître. En effet, en 2017, un groupuscule d’extrême droite a lancé une campagne de don qui avait pour but de contrarier le travail des ONG en méditerranée.

Promouvoir une cause et inciter aux dons est le but des associations caritatives. Cette démarche altruiste est une démarche parfaite pour les réseaux sociaux, qui propulsent les campagnes de donations. Mais on peut émettre des doutes sur la confiance que l’on doit avoir en eux. Finalement l’utilisation caritative de ces plateformes nous poussent à nous poser une autre question : à qui cela profite-t-il le plus ?

Qwant est un moteur de recherche français, il a été créé en 2013.
Il se différencie de Google en proposant une interface avec une barre de recherche latérale incluant les options de tri d’une recherche (web, photos, vidéos, etc). Les résultats sont présentés sur 3 colonnes : web, actualités et social.
Pour proposer ses résultats, Qwant croise les résultats de plusieurs moteurs et réseaux sociaux.
Ce moteur de recherche insiste sur le respect de la vie privée de ses utilisateurs, en ne traçant pas leurs recherches internet.

De plus, le moteur de recherche dispose de plusieurs soutiens : la Banque européenne d’investissement, mais aussi de la fondation Mozilla qui annonce que le moteur sera intégré par défaut à la prochaine version du navigateur Firefox.
Afin de poursuivre son engagement éthique, Qwant a annoncé une collaboration avec AkuoCoop, premier producteur indépendant français d’énergie renouvelable.
À savoir qu’il existe également une déclinaison du moteur de recherche, nommée Qwant Junior, à destination des plus jeunes.

Lilo a été créé en 2015, grâce à un financement participatif. C’est également un méta-moteur de recherche, il se base notamment sur Bing pour récupérer ses informations.
Ce moteur permet à ses utilisateurs de cumuler des « gouttes d’eau » pour chaque recherche qu’ils réalisent. Ces « gouttes » sont une monnaie virtuelle. L’usager choisit le projet auquel il souhaite contribuer et plus de 50 % des revenus générés par la publicité lui reviennent. Cette cagnotte donne la possibilité à l’internaute de soutenir un projet social ou environnemental.
Ce moteur de recherche connaît un certain succès, car l’utilisateur peut choisir lui-même l’organisme auquel il donne, lui donnant ainsi un réel sentiment d’implication.

De plus, Lilo affirme ne pas tracer ses utilisateurs et ne pas récolter d’informations sur leurs recherches.


Alors quel moteur de recherche choisir ?

Chaque moteur de recherche possède des particularités différentes. Alors que certains se concentrent sur le respect de la vie privée pour contrebalancer le géant de l’industrie Google, d’autres privilégient de centrer leurs efforts sur des notions d’environnement. Au final, chacun y trouvera son compte en fonction de ses attentes.

Lexique :
*Adresse IP : Une adresse IP est un numéro unique permettant à un ordinateur de communiquer dans un réseau.
*Méta-moteur de recherche : Un méta-moteur est un logiciel qui puise ses informations à travers plusieurs moteurs de recherche.