Une marque territoriale pour la métropole Nancéienne

La métropole Nancéienne a à son tour décidé de lancer sa marque territoriale, après Nancy, Épinal et même la région Lorraine.

Un pari très osé pour la métropole, en effet, de plus en plus de territoires décident de créer leur marque territoriale. Le lancement de cette marque est la première étape de la démarche d’attractivité et de marketing territorial de la Métropole. Le 15 octobre, la campagne média « Nancy. Votre Place est ici » a été dévoilée lors du festival Nancy Jazz Pulsations. Depuis le 22 octobre, cette campagne est visible en version papier, mais aussi en version digitale sur les murs du métro de Paris. « Nancy, Votre Place est ici », un slogan qui fait à la fois référence à la place du citoyen dans la société, mais aussi à la place Stanislas de Nancy, lieu emblématique et dynamique de la ville.

Une communication publique qui a un but : renforcer la notoriété

Cette démarche de marketing territorial a un but précis, renforcer la notoriété de la destination « Nancy » afin de convaincre les familles, étudiant(e)s, dirigeant(e)s d’entreprises, touristes, de venir trouver leur place dans la Métropole, mais aussi inviter les Grands Nancéien(ne)s à devenir les ambassadeur(drice)s de leur propre territoire. Un véritable défi pour l’avenir. Un portail « Place à Nancy » a d’ailleurs été créé pour l’occasion et une stratégie de communication publique mise en place afin d’informer le citoyen sur la ville de façon dynamique, de présenter la métropole et la place que chacun pourrait y trouver. À travers cette démarche, c’est tout le territoire Nancéien qui s’est mis en mouvement.

Depuis plus d’un an, de nombreux acteurs des différents milieux économiques, culturels et associatifs réfléchissent ensemble à la meilleure façon de faire rayonner le Grand Nancy, chacun dans son domaine. Ce travail a abouti à la création d’un positionnement et d’une nouvelle signature commune.

 

Une stratégie en plusieurs axes

Le plan d’action, qui s’inscrit dans la durée, s’articule autour de six axes majeurs. Dans un 1er temps, la notoriété et l’image du territoire se sont renforcées via des campagnes média multi-supports récurrentes et impactantes. La première a débuté à Paris avec une campagne d’affichage sur les quais du métro et en digital dans les gares d’Ile-de-France, accompagnée d’une présence en replay géolocalisé à partir du 23 octobre, puis dans le Grand Nancy le 24 octobre en presse locale et en affichage sur le réseau métropolitain. De nombreux outils et contenus digitaux ont également été développés, tels que le portail d’attractivité. La Métropole sera également présente sur les salons incontournables à la conquête des porteurs de projets et en renforçant sa présence aux côtés des partenaires. En local, l’objectif est de mettre le citoyen au cœur du Grand Nancy, en lui réservant un accueil VIP, lors des événements liés aux domaines d’excellence du territoire. Un travail en étroite collaboration est mené avec la presse nationale, économique et touristique. On peut dès à présent observer dans les rues de Nancy des affiches avec le slogan « Nancy. Votre Place est ici ». Enfin, une campagne vidéo a été diffusée sur les réseaux sociaux, que l’on peut retrouver sur YouTube. Cette vidéo présente Nancy, ses monuments comme l’hôtel de ville, le taureau rouge de Gé Pellini devant le centre des congrès, les fêtes comme la Saint-Nicolas, les festivals de musique, les lieux d’étude avec la Faculté des Sciences et Technologie, les produits déposés avec le bonbon à la bergamote.
C’est aussi une occasion de découvrir et valoriser le patrimoine nancéien à travers cette vidéo qui présente les différents lieux emblématiques de Nancy, la place Stanislas, les lieux de culture et d’événements tels que le centre de congrès, Artem ou le jardin éphémère sur la place Stanislas.

Cette stratégie de communication constitue un bel exemple des enjeux du renouveau de communication publique territoriale. Un aspect de que la licence professionnelle essaie de faire découvrir à ses étudiants, en leur donnant l’envie de s’inspirer ou encore de développer leur créativité autour de ce modèle alliant à la fois communication publique et nouvelles technologies.

http://place-a-nancy.fr

https://www.youtube.com/watch?v=XAMKbNIlwyA

Les fêtes de Saint Nicolas en route pour le classement au patrimoine de l’UNESCO.

Les fêtes de Saint Nicolas viennent d’être classées à l’inventaire du patrimoine culturel français. Un premier pas vers l’inscription au patrimoine mondial de l’humanité ? Retour sur cet événement incontournable dans la vie des Nancéiens.

compte Instagram @fetes_de_saint_nicolas

Vendredi 30 novembre, la ville de Nancy a annoncé l’inscription des fêtes de la Saint Nicolas au patrimoine culturel et immatériel français. Une première étape obligatoire pour espérer,  comme le souhaite la ville, figurer au patrimoine culturel et immatériel de l’UNESCO.

Qu’entend-on par patrimoine culturel « immatériel » ?

Le patrimoine culturel, ce n’est pas une simple collection d’objets ou de monuments. Cela peut être un ensemble de traditions, de pratiques orales, de savoir-faire artisanaux et même de manifestations festives anciennes ou contemporaines. Selon un rapport de l’UNESCO, « sauvegarder le patrimoine culturel des différents pays du monde est “un facteur important du maintien de la diversité culturelle face à la mondialisation croissante”. Une convention ratifiée par 175 pays entre 2003 et 2017 pose les bases de cette sauvegarde du Patrimoine Culturel et Immatériel. La France l’a signée en 2006. C’est le département du Pilotage de la recherche et de la Politique scientifique (DPRPS) de la direction générale des Patrimoines (Ministère de la Culture) qui suit les dossiers de candidatures pour la France et les transmet à l’UNESCO. La ville a largement communiqué sur le sujet en indiquant sur les programmes des fêtes de Saint Nicolas « Objectif Unesco », ainsi que sur le site dédié aux festivités.

La candidature de la ville de Nancy s’inscrit dans une démarche de positionnement touristique.  La ville a d’ailleurs déposé la marque « Saint Nicolas » et ses variantes à l’INPI dès 2009, ce qui annonçait son intention de devenir la capitale de cette fête. C’est l’opportunité  d’accroître sa notoriété et de lier son identité à la fête de Saint Nicolas dans l’esprit du public. Le marché de Noël a par exemple été rebaptisé « Village de Saint Nicolas », une façon de se démarquer par rapport à la quantité de marchés de Noël réputés du Grand Est, à Metz et surtout en Alsace.

Une édition 2018 haute en couleurs

Le programme des fêtes de Saint Nicolas s’étend du 23 novembre au 6 janvier 2019, soit 45 jours de festivités ancrées dans le patrimoine lorrain. Le point d’orgue étant bien entendu le défilé du samedi 1er décembre. Ce défilé rassemblait comme chaque année les chars des communes du Grand Nancy ainsi que les enfants des MJC . Les animations les plus spectaculaires du défilé étant les immenses animaux et personnages mécaniques.

Au menu cette année, signalons notamment :

  • le Village Gourmand place Vaudémont
  • la patinoire place Simone Veil
  • la grande roue place Carrière
  • un spectacle son et lumière “Rendez vous de Saint-Nicolas” projeté en semaine et les weeks-ends
  • différentes manifestations dans la continuité du 45e anniversaire du jumelage avec la ville japonaise de Kanazawa, en présence de son maire.

Une communication locale et nationale

La volonté de faire les choses en grand se manifeste également par une stratégie de communication ambitieuse. Cette année, le budget général de l’événement est passé de 900 000 euros à 1,2 millions d’euros.

affiches-teasing

La ville a utilisé différents moyens de communication pour promouvoir l’événement : une campagne d’affichage dans toute la Lorraine, à Lyon, ainsi qu’en Belgique et en Allemagne. Elle se compose d’un teasing affiché dans les rues avec le début du slogan “A Nancy, on a de grandes”, puis le slogan en entier. Il est décliné trois fois : “À Nancy, on a de larges sourires, de longs chapeaux, de grandes oreilles.” Les visuels de la campagne ont été, comme depuis plusieurs années, créés par le collectif nancéien Schlep. Ce collectif a notamment réalisé les visuels d’autres structures et événements de la région comme l’Autre Canal ou le Festival JDM (Jardin du Michel).

 Pour la première fois, un spot tv a été diffusé sur les chaînes nationales France 2, France 3 et France 5. Il reprend les visuels de la campagne d’affichage avec une musique signée par le rappeur nancéien Kikesa.

La stratégie digitale a été renforcée avec la création d’une page Facebook et de comptes Twitter et Instagram aux couleurs des fêtes de Saint Nicolas avec le hashtag #fsn2018. L’événement est aussi relayé sur les réseaux sociaux de la ville de Nancy, qui a proposé un live pour l’illumination du sapin et l’inauguration des animations vendredi 23 novembre.

passe-tête

Toute la ville affiche les couleurs de Saint Nicolas.  Par exemple, dès l’arrivée en gare, les touristes peuvent se photographier dans des panneaux passe-tête à l’effigie à l’effigie de Saint Nicolas. Et comme chaque année, l’office du tourisme propose des goodies à l’effigie du patron des Lorrains : mugs, porte-clés, carte postales, tote bag, etc.

L’édition 2018 de la Saint Nicolas repose sur un dispositif global et monte clairement en puissance par rapport aux éditions précédentes : augmentation du budget, diversification des canaux de diffusion. L’inscription au patrimoine culturel et immatériel français est un signe encourageant pour la communication de la ville de Nancy. Reste à savoir si ce succès se poursuivra avec la validation de sa candidature au patrimoine de l’UNESCO.

 

Les réseaux sociaux dédiés “Fêtes de Saint Nicolas” :

Page Facebook  https://www.facebook.com/pg/fetesdesaintnicolas

Compte Twitter https://twitter.com/fetes_stnicolas

Instagram : https://www.instagram.com/fetes_de_saint_nicolas/

Programme des fêtes de Saint Nicolas sur le site de la ville : https://saint-nicolas.nancy.fr/accueil-2250.html

L’article sur l’identité de la Saint-Nicolas par la promo 2017-2018

La réduction des déchets

 

Plus de 325 Millions de tonnes de déchets sont produits chaque année en France. Ce chiffre astronomique nous fait nous rendre compte d’un fait très simple : les français produisent beaucoup trop de déchets. À l’occasion de la fin de la SERD (= Semaine européenne de la réduction des déchets) les étudiants de la LP CPON s’engagent à sensibiliser le public à cette action citoyenne simple, mais qui pourrait avoir un véritable impact positif sur l’environnement.

La semaine européenne de la réduction des déchets est une initiative relativement récente car la première édition de cette semaine a eu lieu en 2009.  Elle s’inspire de la semaine Canadienne de réduction des déchets qui elle, a été mise en place dans les années 80. Cette semaine a pour but de sensibiliser les Européens à la question de la gestion des ordures ainsi que d’encourager les citoyens à agir concrètement pour réduire leurs productions de détritus. Au total, lors de cette semaine, ce n’est pas moins de 12 000 actions qui sont mise en place dans les 28 pays qui composent l’Union européenne.
Vous pouvez d’ailleurs retrouver toutes les informations concernant la SERD sur leur site officiel

« Réduire ses déchets, c’est bon pour l’environnement, la santé et l’économie. Il faut toujours avoir en tête que le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas »  – ADEME*

La production de déchets est en constante évolution chaque année en France. Les causes de cette évolution sont simples : l’évolution de notre mode de vie ainsi que l’évolution de notre mode de consommation. Un français produit en moyenne pas moins de 390 Kg de déchets par an, cela veut dire qu’en moyenne on produit plus d’un kilo de déchets par jour. Ce chiffre peut drastiquement diminuer si on adopte un comportement « Écocitoyen » par des actions simples effectuées quotidiennement. Il est alors vraiment possible de réduire sa production de déchets. Pour vous aider voici quelques conseils qui pourraient vous aider à démarrer.

Pour réduire votre production d’ordures ménagères, penser à faire du compost avec les restes de vos déchets alimentaires et vos déchets végétaux, la production de compost permettrait de réduire ses déchets de 40 kg par personne et par an.

Préférez les grands formats afin de réduire les emballages (prendre un pot de 1Kg plutôt que 8 de 125g), soyez malin lors de l’achat de vos produits, préférez un produit avec moins d’emballage (par exemple : prendre un simple tube de dentifrice plutôt que celui qui est dans un étui en carton). Pour réduire les emballages pensez également à utiliser des eco-recharges pour votre gel douche/shampoing et votre lessive.

De plus, de nombreux magasins proposent d’acheter des produits « en vrac », c’est-à-dire sans emballage comme du thé, du café, ou des céréales. Toutes ses actions contre le suremballage permettraient de réduire de 26 kilos les déchets de chacun chaque année.

Bannissez également les piles jetables, les sacs plastique ainsi que tous les produits à usages uniques (cotons-tiges, pailles, couverts-jetables). Enfin avant de jeter vos vieux vêtements, objets ou livres, ayez le réflexe de leur donner une nouvelle vie et de les redistribuer à ceux qui en ont besoin.

*’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie

Une prise de conscience collective est nécessaire pour réduire durablement notre production de déchets, les quelques conseils que nous vous avons dispensés ne sont pas les seules actions que vous pouvez effectuer. Il y a une infinité de possibilités pour agir contre la prolifération des déchets. Si chacun fait un effort pour diminuer sa production, les effets positifs sur notre environnement se feront rapidement sentir. Il faut que la pensée collective rejoigne celle du développement durable afin de répondre au mieux aux besoins des générations futures.

Pour aller plus loin dans votre démarche :

Associations qui militent pour la réduction des déchets :

Plus d’astuces :

Les civic Tech, une nouvelle forme de participation citoyenne en ligne

Les Civic-Tech

Qui sont-elles?

Cet acronyme signifie en français technologie civile, comme son nom l’indique, il s’agit de l’ensemble des technologies et des moyens numériques mis en œuvre et créés dans le but de renforcer le lien entre les citoyens et le gouvernement dans le but d’améliorer le système politique. Par ailleurs, pour les définir simplement, le quotidien  « le monde » a défini ces Civic-Tech comme : « la démocratie en version Start-up »

Dans le cadre de notre cours « Démocratie et communication de proximité », notre professeur Mme Anne Piponnier nous a parlé des différentes formes de démocratie, et plus particulièrement de l’essoufflement progressif de la démocratie représentative qui cède place à la démocratie participative. Notre professeur nous a aussi parlé des différentes formes de participation et à quel point la participation et la proximité étaient liées.

En effet, à partir du moment où certaines prises de décisions politiques sont soumises à un vote, on rend le citoyen actif au sein de sa société en lui donnant du pouvoir, on appelle ça vivre en démocratie. A l’heure actuelle, pour aller plus loin, on parle donc de démocratie participative, c’est-à-dire le renforcement de la participation des citoyens à la vie politique. Ce renforcement est lié notamment à l’évolution des technologies et du numérique et à la transparence actuelle que les citoyens exigent au gouvernement. En effet, avec la démocratie participative on cherche à créer une citoyenneté active et informée. Cette démocratie participative s’est peu à peu développée à la fin des années 1960 pour casser le côté élitiste et expert/savant qu’on associait au pouvoir politique et à ses élus elle remplace donc petit à petit la démocratie représentative, des moyens ont donc été créés pour permettre aux citoyens de débattre et de peser dans les décisions politiques.

En 2018, on compte plusieurs formes de participation citoyenne, d’ailleurs depuis la loi de 2002, la création de conseils de quartiers est obligatoire pour les communes ayant plus de 80000 habitants, cette loi de 2002 permet entre autre l’approfondissement de la démocratie locale.

 

Parmi ces formes de participation citoyenne se trouvent :

  • Les conseils de quartier : d’ailleurs depuis la loi de 2002, d’ailleurs depuis la loi de 2002, pour les communes de plus de 80000 habitants il est obligatoire d’organiser des conseils de quartiers.
  • Le débat public
  • L’information, qui avertit le citoyen sur les projets à venir ou en cours au sein d’un territoire.
  • La consultation, la concertation, le référendum, la conférence de citoyen ou encore la conférence de consensus qui consiste à inviter des citoyens à débattre ou à échanger avec des experts.
  • Les cellules de planification citoyennes qui, pour sa part, permet de réunir un jury de citoyens concernés par un débat quelconque pour qu’ils puissent discuter.
  • Le sondage délibératif et l’enquête publique sont deux formes de participation citoyenne permettant de recueillir l’avis des citoyens pour étudier leurs réponses sur un sujet et pouvoir définir une opinion publique.
  • Plus récemment, plus innovant et en provenance du Danemark, l’atelier scénario a été créée pour que les citoyens et les experts forment des ateliers de travail autour de grands débats de société.

Grâce aux puissantes avancées technologiques de ces dernières années, ces formes de participations mises en œuvre pour les citoyens ont été adaptées sur internet, jusqu’à avoir leur propre nom : « Les Civic Tech ».

Ces Civic Tech ont donc plusieurs objectifs, la notion de transparence des données est importante au sein de ce processus, le citoyen a en effet le droit d’être informé sur les prises de décisions publiques et politiques qui ont lieu au sein de sa société et ce avec l’utilisation et l’exploitation des données publiques. Ces Civic Tech permettent donc la co-création des décisions/lois gouvernementales. Elles représentent 24% des dépenses institutionnelles dans les technologies de l’information et selon plusieurs sondages, elles ont permis à beaucoup de jeunes dépolitisés de renouer avec la politique et de se souvenir qu’être citoyen ce n’est pas seulement voter.

 

D’où viennent-elles ?

Mais donc pourquoi ce nom Civic-Tech ? Nous le rappelons, il s’agit de l’abréviation de Civic Technology, nom anglais signifiant « Technologies civiles » Ces formes de participation citoyenne numérique provenant des pays anglo-saxons et grâce à la prédominance de ce monde anglo-saxon, le monde entier a donc réutilisé leur acronyme anglais.

 

Les atouts de ce concept ?

Plutôt que de se déplacer et de devoir organiser son temps en fonction des disponibilités d’autres personnes comme lors des conseils de quartiers par exemple, les Civic-Tech proposent de participer ou de s’intéresser aux décisions/débats de sa ville, de son département, de sa région ou même de son pays sans avoir à se déplacer, ce qui présente une certaine forme de confort comme bon nombres d’autres services ou démarches qui ont été dématérialisés (La caisse d’allocations familiales, les assurances, les mutuelles, les impôts sur le gouvernement…). D’autre part, il n’est également plus utile d’affronter d’autres personnes, puisque parfois les débats en face à face peuvent rebuter. Prendre la parole publiquement peut-être angoissant aussi, tandis que discuter virtuellement peut s’avérer être plus rassurant, l’interlocuteur n’est pas physiquement présent et nos réponses peuvent être formulées plus posément en prenant le temps de les écrire, de les formuler ou même de les modifier.

 

Les inconvénients de ce concept :

Si la dématérialisation satisfait bon nombre de personnes, elle provoque également l’effet inverse en créant des fractures sociales auprès de ceux qui n’ont pas la possibilité d’avoir accès à l’informatique. Si ces Civic Tech devaient substituer aux formes de participations classiques citées plus haut dans l’article, certaines personnes ne pourraient pas bénéficier de leurs usages et cela pourrait pousser à l’isolement d’une catégorie de citoyens.

 

Comment s’appellent-elles ?

Une recherche aiguisée de ces plateformes spécifiques s’imposait donc. Les critères pour les filtrer dans le cadre de cet article étaient simplement : Les plus pertinentes, populaires et surtout françaises.

En 2018 on en compte une trentaine en France mais nous nous sommes concentrés sur une dizaine d’entre elles revenant dans les résultats de recherches comme les plus populaires, pour cela nous avons lu plusieurs articles scientifiques sur les Civic-Tech et relevé les noms de celles citées le plus régulièrement. Enfin nous les avons divisées en plusieurs catégories car elles remplissaient différentes fonctions :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour résumer, ces sites internet associatifs existent sous plusieurs formes comme énoncé précédemment : réseau social, Chatbot, lobby… et tous ont pour souhait de révolutionner la démocratie en la modernisant et en la rendant plus accessible aux citoyens, et ce, avec l’aide du numérique. Ce concept existe aussi à l’étranger, par exemple aux Etats Unis nous avons le site internet Change.org, aux Royaume-Uni le site MySociety ou encore CitizenLab aux Pays-Bas qui propose les même services adaptés bien évidemment à la politique du pays correspondant.

Dans une société oscillant entre le progrès numérique constant et la dépolitisation de plus en plus forte, ces sites internet ont trouvé le moyen d’illustrer la démocratie participative en proposant plusieurs services en ligne. Il est vrai que faire entendre sa voix est une chance que tous les citoyens du monde n’ont pas et les Civic-Tech n’obligent pas le citoyen à s’exprimer forcément, elles proposent juste parfois de l’informer.  Mais pour le moment ces plateformes sont encore mal connues du grand public français et ne se sont pas encore totalement adaptées au gouvernement et à la politique française. L’avenir aidera t’il ces technologies civiles à substituer définitivement aux formes de participations citoyennes actuelles ? Vas t’on vers une dématérialisation totale de la société, y compris de la démocratie ?

 

La transformation numérique, un défi pour les collectivités

La transformation numérique, un défi pour les collectivités

Depuis le milieu du XXe siècle, les villes ont connu des mutations dans leur gouvernance et leur planification urbaine liées à des problèmes environnementaux croissants. Ces mutations incitent les urbanistes à redoubler sans cesse d’effort pour promouvoir une ville plus respectueuse de l’environnement. Ainsi, les politiques publiques cherchent à mettre en place un écosystème dynamique et innovant au sein de leurs collectivités. Pour assurer son émergence, la transformation numérique, intégrée au quotidien des français pour leurs communications, leurs achats, leurs activités professionnelles, est centrale.

Impactant aujourd’hui la société dans son ensemble, et concernant de fait, les territoires, il apparaît nécessaire de placer cette transformation au cœur des politiques publiques, afin de développer leur durabilité, leur adaptation aux besoins de chaque territoire et surtout leur efficacité.

L’écoquartier : initiative face aux problèmes environnementaux

Dès 2009, l’État français lance les premiers appels à projets répondant aux enjeux du développement durable : les écoquartiers, qui seront nationalement reconnus dès 2012 par l’instauration du label EcoQuartier. Ce type d’urbanisme moderne est fondé sur un objectif de maîtrise, sur une zone urbaine donnée, des ressources nécessaires à la population et aux activités de production économiques ainsi que des déchets qu’ils produisent. Il prévoit une fourniture locale de l’énergie, une absorption des déchets sur leur aire de production, le tout compte tenu des techniques et des circuits courts de recyclage et de distribution connus.

En proposant des services simples, instantanés, optimisés et dont les habitants peuvent s’emparer largement grâce aux outils à leur disposition (smartphones, compétences numériques), un tel quartier vise à favoriser le confort des citoyens, et, a fortiori, la lutte contre la fracture territoriale et les difficultés pour certains français de saisir les opportunités du numérique.

A noter que la manière dont les nouveaux produits et services portés par le numérique sont conçus par les innovateurs, utilisés par les citoyens et régulés par les pouvoirs publics, est décisive pour faire de la transition numérique un facilitateur et non frein à la transition écologique.

L’IssyGrid : un projet abouti

Piloté par Bouygues Immobilier, le projet multidisciplinaire de l’IssyGrid, destiné à optimiser la gestion et les consommations d’énergie à l’échelle d’un quartier, constitue un des exemples les plus aboutis d’écoquartier. Dirigé par la ville d’Issy-les-Moulineaux en collaboration avec de grandes entreprises telles qu’EDF, Microsoft, Total, Alstom, les infrastructures publiques du quartier sont connectées les unes aux autres via un programme technologique qui les réglemente virtuellement, permettant la mesure de l’ensemble des consommations, et la mise en place d’une unité de production d’énergies renouvelables et de stockage.

Pour Godefroy de Bentzmann, président de Syntec Numérique, premier syndicat professionnel de l’écosystème numérique français, le développement d’entreprises du numérique est essentiel à l’amplification vers la transition numérique menée au sein des collectivités. Capables de s’affirmer sur la scène internationale, ces dernières sont selon lui « créatrices de valeurs et d’emplois ».

La Smart City

De façon générale, les villes, désireuses de performances toujours plus élevées et en quête de nouveauté, s’accaparent ainsi l’innovation pour développer, grâce au digital, de nombreux modèles urbains. Toujours selon Godefroy de Bentzmann: « la transformation numérique des territoires peut permettre à la France d’être à la pointe d’un nouveau modèle de qualité de vie, intégrant des technologies numériques à la fois intelligent, durable ou « smart ». » Pour le co-fondateur de Devoteam, entreprise de services du numérique française, il est essentiel de faire des territoires « des exemples de service public aux usagers » en encourageant les élus à s’emparer du numérique.

Alliant numérique et durabilité, le concept de Smart City, dans lequel s’inscrit l’écoquartier, permet aux collectivités locales de transformer leurs opérations urbaines et leurs prestations de services. Sa mise en place vise à créer des infrastructures (eau, électricité, gaz, transports, services d’urgence, services publics, bâtiments, etc.) communicantes et durables, permettant de renforcer le lien avec les citoyens, être plus efficaces, tout en se développant dans le respect de l’environnement.

Les limites de la transition numérique

La transition numérique, matérialisée par la Smart City, impose aux collectivités de passer de l’ère informatique, celle des silos, de l’efficience dans chacun des secteurs, à une politique de transversalité. En effet, la Smart City correspond à la capacité à croiser d’une manière bien plus englobante, les expériences, les intelligences, les données. Or, la compréhension du monde numérique, l’acculturation à ce monde et la conscientisation de ces difficultés, reste une contrainte majeure. Il ne suffit pas d’avoir entendu parler d’Open Data pour les comprendre. De part leur formation initiale, les élus et cadres territoriaux assimilent de fait assez peu le monde dans lequel nous vivons.

Pour être le territoire intelligent qu’il prétend, un projet de Smart City doit s’inclure dans une compréhension globale, au lieu d’être confié à une cellule informatique ou un opérateur quelconque. Les acteurs privés ont en outre toujours collaborés  avec les pouvoirs publics. Or ces derniers rendent complexe la maîtrise totale des données, et posent un problème de gouvernance. Enfin, si elle est censée s’articuler autour du citoyen, la Smart City ne semble pas tenir compte des 16% de français éprouvant des difficultés à lire et écrire.

Le cas des écoquartiers, est perçu quant à lui, chez certains chercheurs tels que Jacques Theys, comme ne servant que de « vitrines écologiques » dans le cadre de stratégies plus générales de « marketing urbain ». Il y a selon lui incompatibilité entre « le désir de haut standard écologique et d’une quasi autosuffisance énergétique avec l’appel aux technologies environnementales sophistiquées que cela nécessite ». Cette incompatibilité entraînerait un surcoût de construction estimé à près de 20%.

Malgré cela : des constats encourageants

Même si les technologies ne sont pas encore stabilisées, une tendance est néanmoins observée auprès des collectivités. Les premières expériences tendent en effet à montrer des retours sur investissements, avec des investissements de départ compensés par des économies de fluides (eau, électricité, chauffage, etc.) et une baisse des coûts de maintenance.

A titre d’exemple, le retour sur investissement de l’installation d’un éclairage par LED associé à des détecteurs de présence à Rilleux-la-Pape, est estimé à 11 ans.  De plus, 75 % des collectivités disent actuellement investir dans l’éclairage public intelligent ou avoir l’intention de le faire. Bien entendu, ces chiffres dépendent de l’état initial des réseaux, qui peut se révéler très vétuste.

Quelles conditions de réussite ?

Une réhabilitation apparaît donc comme un préalable avant d’envisager de s’équiper de technologies « smart ».  La réussite de ce concept semble tenir à la capacité de la ville à devenir intelligente. Cette intelligence se traduit par la mise en place de nouvelles formes de gouvernance, en favorisant l’appropriation pour les usagers de ces nouveaux dispositifs, en identifiant des modèles économiques viables qui en soutiendront le développement et en étant agréable à vivre. Dans ce cadre, le dialogue entre les maires, leurs équipes et les spécialistes de la high tech est d’une nécessité inédite. Mais le dernier mot doit revenir à ceux qui ont la légitimité démocratique et sont les détenteurs de l’intérêt général.

 

 

Sources :

https://syntec-numerique.fr/sites/default/files/Documents/2017_03_Cahier_Villes_-_Syntec_Numerique.pdf

https://syntec-numerique.fr/sites/default/files/Documents/2017_10_18_Smartcity_DEF.pdf

https://rfcp.fr/un-ecoquartier-numerique-a-la-hauteur-de-la-cop21/

https://www.usine-digitale.fr/editorial/mairies-4-0-issy-les-moulineaux-montre-l-exemple-avec-son-ecoquartier-numerique.N359564

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89coquartier

http://jeandumonteil.blog.lemonde.fr/2013/04/23/villes-intelligentes-les-conditions-de-la-reussite/

https://www.lagazettedescommunes.com/581439/transition-numerique-ou-en-sont-les-collectivites-territoriales/

La Semaine du goût, une campagne de communication publique ?

La Semaine du goût, une campagne de communication publique ?

Du 8 au 14 octobre 2018 se déroule la 29ème édition de la Semaine du Goût® en France. Rendez-vous incontournable de l’automne, de nombreuses animations sont proposées aussi bien par des organisations publiques que des entreprises privées. Nous nous sommes penchés sur ce rendez-vous afin de comprendre le rôle joué dans l’espace public.

Petit point historique

La première Journée du Goût ® a eu lieu à Paris en 1990 grâce aux industriels français du secteur du sucre qui souhaitaient redorer l’image du sucre. Cette époque voit alors émerger les produits « light » et les édulcorants.

Au fil des années, la « journée » devient « semaine ». Après 1994, la Semaine du Goût® s’étend à  toute la France et couvre de multiples secteurs d’activité : hôtellerie, restauration commerciale, collective et universitaire, lycées hôteliers, artisans des métiers de bouche, grande consommation… la Semaine du Goût® s’invite partout.

En 2003, cet évènement est placé sous le haut patronage du Ministère de l’agriculture de l’époque. Le ministère de l’Éducation nationale devient partenaire de l’événement.

Des objectifs d’intérêt général

Initialement, l’objectif était d’initier les consommateurs et surtout les enfants aux goûts des aliments.

Aujourd’hui, cette campagne affiche des objectifs plus proches de l’intérêt général tels que l’éducation au goût et la promotion de la diversité des goûts et des saveurs en mettant en avant les produits locaux et les terroirs… La « Semaine du Goût® » vise également à promouvoir un mode de vie équilibré et durable grâce à des comportements plus raisonnables en matière d’alimentation. Elle vise également à informer les consommateurs pour plus de transparence sur ce qui se trouve dans leurs assiettes.

Rendez-vous de référence, la « Semaine du Goût® » œuvre pour préserver la culture des patrimoines culinaires et le « bien manger ».

Mais un événement qui fait l’objet d’une marque déposée privée

La marque « Semaine du Goût® » est déposée à INPI en 2002 par HOPSCOTCH GROUPE. Il s’agit d’un groupe de conseil en communication français, spécialisé dans les relations publiques, l’événementiel, le numérique et le Web social. La protection couvre de nombreux produits et services : produits de l’imprimerie, produits agricoles et alimentaires, services de restauration, service d’agriculture, d’horticulture et de sylviculture.

Associé à La Semaine du Goût®, un label « Approuvé par les enfants » est lancé en 2013. Celui-ci est apposé sur des produits agro-alimentaires de marques telles que Sodebo, Picard, Andros… Cette mention amène à s’interroger sur la dimension commerciale et marketing que peut représenter la Semaine du Goût®.

Cette interrogation est d’autant plus légitime quand on sait que parmi les partenaires de la Semaine du Goût figurent des interprofessions et des entreprises de l’agro-alimentaire ou de la grande distribution, parmi lesquels le CNIEL, Interfel, Auchan, Président Professionnel, Nestlé Waters, Nespresso…

Des intentions différentes ?

On peut donc se demander si malgré les intentions affichées, l’intérêt général prime réellement dans les rendez-vous organisés dans le cadre de la « Semaine du Goût® ». Festifs et ludiques, ceux-ci ont su séduire les Français. Il ne s’agit pas de remettre en cause la volonté des collectivités publiques s’impliquant dans la Semaine du Goût® à œuvrer dans l’intérêt de tous. Mais qu’en est-il des industries alimentaires ? Quelles sont leurs véritables intentions ? La question reste ouverte.

 

Sources :
http://www.legout.com
http://www.hopscotch.fr/
https://bases-marques.inpi.fr/
https://www.consoglobe.com/semaine-du-gout-marketing-cg/1
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Le bilan mi-mandat de la ville de Nancy, lauréat du Grand Prix Cap’Com

Le bilan mi-mandat de la ville de Nancy,  lauréat du Grand Prix Cap’Com

C’est au cours de la 29ème édition du Grand Prix de la communication publique qui s’est tenue les 5, 6, et 7 décembre derniers au Havre que la ville de Nancy s’est vu décerner le Cap’Com d’argent dans la catégorie « communication institutionnelle ».

C’est grâce à son bilan mi-mandat « Aimons Nancy » sur les engagements pris par l’équipe municipale que la collectivité nancéienne a su se distinguer. Fruit d’une grande consultation citoyenne de six mois et plus de 8000 rencontres, ce bilan est un point d’étape des mesures phares de la ville, publié sous forme d’un hors-série et décliné sur le web.

Facebook : ce qui va changer pour les professionnels

Facebook : ce qui va changer pour les professionnels

Depuis l’année dernière, beaucoup de rumeurs et de bruits courent autour du premier réseau social du monde. Aujourd’hui, plusieurs sources émanant de la direction de Facebook et de son créateur lui-même confirment l’émergence d’une nouvelle orientation stratégique de celui-ci. Notamment à travers la mise en place de nouvelles méthodes de consultation et d’affichage des publications Facebook. Cela inquiète beaucoup les professionnels qui craignent de voire leur visibilité se réduire sur ce réseau social incontournable.

Une journée au coeur du Crazy Charly Day

Une journée au coeur du Crazy Charly Day
© IUT Nancy Charlemagne.

Crazy Charly Day. Jeudi 08 Février, 08h30 du matin. Près de 400 étudiants issus de quatre départements différents, entrent doucement et prennent place dans les deux amphithéâtres.
Les salles se remplissent petit à petit et une seule question au bout de chaque lèvre: quel sera le sujet?
Progressivement, les enseignants prennent place sur le devant de chaque salle, bientôt suivis du commanditaire Guillaume Ruiz de l’association Le Garage Solidaire de Lorraine, responsable du site web et qui coordonne les salariés, les fournisseurs et les clients au sein de l’entreprise.

PowToon : un outil de présentation dynamique !

PowToon : un outil de présentation dynamique !

Aujourd’hui, nous vous proposons de partir à la découverte PowToon, un outil de présentation, sous forme de vidéos d’animation qui n’a rien à envier à ses concurrents ! Lorsque l’on vous dit présentation : à quoi pensez-vous ? Powerpoint, évidemment ! Ce logiciel développé par Microsoft a vu le jour à la fin des années 80 et est resté, pendant longtemps, la seule référence sur le marché des solutions de présentations professionnelles. On comprend alors sa popularité auprès des utilisateurs. Cependant, avec le développement de l’open-source, Powerpoint a du souci à se faire. Depuis une dizaine d’années, l’univers de la présentation s’est diversifié pour proposer des solutions moins statiques, plus dynamiques, parfois gratuites… Et toujours plus originales ! Et ça, PowToon l’a bien compris !