Google Arts & Culture : la culture accessible à tous

Sorti en 2016, Google Arts & Culture, anciennement Google Art Project, rend accessible gratuitement des millions d’œuvres et de lieux touristiques aux internautes. Disponible sur internet, via une application mobile ou grâce à une extension sur Google Chrome, ce service met la technologie et la puissance du géant américain au service du patrimoine mondial, de l’éducation et de l’accessibilité.

Une collection gigantesque :

Avec plus de 32 000 œuvres et 128 mouvements artistiques à sa sortie ce service propose la plus grande collection d’art en accès libre. Un large choix de critères de recherche vous permettront de trouver l’information que vous souhaitez le plus rapidement possible.

Si ce que vous recherchez sont des informations sur l’aquarelle, sur un évènement historique ou tout simplement de voir les œuvres de façon chronologique dans l’histoire la base de données pourra sans aucun doute répondre à vos interrogations. Vous pouvez aussi trouver toutes les œuvres répondant à un mot clés, naviguer par couleur et créez vos propres favoris.

Pour faire vivre cette collection Google met en avant chaque jour des œuvres, expositions, collections, monuments ou thématiques permettant aux utilisateurs de les découvrir ou les redécouvrir.

La technologie au service de la culture :

Plus qu’un musée sur internet, Google Arts & Culture constitue une archive du patrimoine mondial. Grâce à la technologie Street View de Google des centaines de lieux culturels comme le château de Versailles, Stonehenge ou le Taj Mahal sont visitables via son ordinateur ou un casque de réalité virtuelle.

Les tableaux ont été numérisés via un appareil photo robotisé. Ce système permet une très haute définition donnant la possibilité aux utilisateurs de zoomer pour admirer les moindres détails de l’œuvre.

Google Arts & Culture vous permet de trouver les musées les plus proches de vous ainsi que leurs horaires, leurs tarifs et leurs sites internet.

Vidéo de présentation de l’appareil photo robotisé.

L’application mobile dispose d’une reconnaissance d’œuvre d’art permettant aux utilisateurs de scanner une œuvre dans un musée pour en apprendre davantage sur celle-ci. Pour un aspect plus ludique l’application vous proposera, grâce à la reconnaissance faciale, de trouver votre « sosie » dans sa base de données et vous donnera un pourcentage de ressemblance ainsi que des informations sur l’œuvre en question.

La dernière technologie utilisée par Google sont les vidéos 360°. Vous pourrez, grâce à celle-ci, faire la rencontre d’un géant du jurassique, admirer la nébuleuse d’Orion ou bien découvrir l’intérieur de l’Opéra national de Paris. Accessibles via une simple vidéo Youtube, ces expériences nécessitent néanmoins un casque de réalité virtuelle pour en profiter au maximum.

Nous pouvons donc constater que grâce à ce service Google compte bien démocratiser et rendre accessible au plus grand nombre la culture. Mais le but est aussi de rassembler sur un même site un maximum d’œuvres pour permettre aux utilisateurs de trouver l’information qu’à un seul endroit. L’exemple le plus parlant date de 2018 lorsque la collection « Face of Frida » est mise en ligne, c’est la plus grande exposition entièrement consacrée à Frida Kahlo et compte pas moins de 800 œuvres.

Néanmoins le projet aura connu depuis son lancement des polémiques autour du droit d’auteur. En effet ces œuvres sont soumis au droit de reproduction et au droit de diffusion, deux droits appartenant au créateur de l’œuvre. Même si à son lancement Google mis en ligne seulement des œuvres tombées dans le domaine public, aujourd’hui nous pouvons retrouver des œuvres de Pablo Picasso dont les droits s’arrêteront en 2044, soit 70 ans après la mort de l’artiste.

Ces polémiques reviennent régulièrement dans les médias mais aucune condamnation n’a été, à ce jour, prononcé contre Google.

UNE JOURNÉE À STRASBOURG

Lundi 13 janvier 2020, la Licence Professionnelle Communication Publique et Outils Numériques s’est rendue à Strasbourg afin de visiter le Parlement européen, où siègent actuellement 751 députés afin de représenter les 28 pays membres . Rappelons que leur rôle est d’adopter et de modifier les propositions législatives et d’arrêter le budget de l’Union Européenne. Nous vous proposons de suivre le programme de cette journée.


7h50

Rendez-vous devant l’IUT afin de monter dans le bus direction Strasbourg. Les étudiants de la licence professionnelle Management International – Gestion Import Export nous accompagnent pour visiter la capitale européenne.

10h00

À peine sortis du bus, nous nous dirigeons vers l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg où Madame Granier la responsable communication, marketing et développement des publics ainsi que Madame Augé, chargée de communication numérique et des relations médias, nous reçoivent. Elles nous expliquent les divers aspects de leur métier dont la création de différents supports et moyens de communication. Elles nous ont parlé des marchés financiers, nous ont expliqué quels aspects de la communication il était important de ne pas négliger, mais surtout elles nous ont présenter leur stratégie de communication. Ceci était vraiment intéressant puisque cela nous a permis d’avoir un exemple très concret d’une vraie stratégie de communication. En bonus, nous avons eu la chance de pouvoir visiter la salle de répétition de l’orchestre, c’était très impressionnant !

12h00

Notre rendez-vous s’achève et nous quittons Madame Granier et sa collègue pour nous diriger vers le centre-ville de Strasbourg afin de manger des plats typiquement alsaciens et de visiter la vieille-ville, notamment pour pouvoir observer de plus près la majestueuse cathédrale ainsi que les places emblématiques de la ville.

15h30

Nous arrivons devant le Parlement européen. Quel bâtiment imposant, illuminé par les derniers rayons de soleils de l’hiver. Dans un premier temps, nous apprenons plus en détails comment est né le parlement européen et son fonctionnement. Le responsable des séminaires et des visites pour la direction de la communication nous explique en effet, qu’au parlement aujourd’hui, c’est 24 langues différentes qui sont traduites en direct pendant les assemblées ! Par la suite, nous avons la chance d’assister à une partie de la séance plénière qui se déroule dans l’hémicycle. Nous sommes impressionnés et par l’envergure du bâtiment et par la rapidité des interprètes ! Nous avons également été surpris de voir que le nombre d’abstention lors des votes était assez élevé, de plus lors des séances plénières, nous pourrions nous attendre à ce que l’hémicycle soit plein. Or ce n’est pas le cas, au début de la séance, il est rempli à plus de la moitié mais il se vide très rapidement et c’est étrange de voir que peu de personnes restent pour parler de sujets pourtant très importants comme les feux de forêts en Australie.

20h00

Nous terminons la journée en reprenant le bus direction Nancy.

Grâce à cette sortie, nous aurons appris l’histoire du Parlement Européen ainsi que le fonctionnement d’une séance plénière. De plus, la rencontre avec le service communication de l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg nous a permis de découvrir plus en détails les différentes facettes du métier que nous serons amenés à rencontrer au cours de notre carrière.

Pour conclure cet article, voici une petite vidéo résumant notre journée réalisée par Agathe Boeuf : https://www.youtube.com/watch?v=Wnd3vRQDopM

Interview « Trou Story » avec Maxime Pisano

Par Agathe Boeuf
Interview « Trou Story » avec Maxime Pisano
Interview "Trou Story" avec Maxime Pisano

Les outils numériques prennent une part importante dans notre programme d’étude. C’est ainsi que nous avons choisi de vous présenter un de nos professeurs, Monsieur Maxime Pisano, coach à l’Atelier Numérique de Google à Nancy et professeur sur les réseaux sociaux.

Les espaces de coworking, nouveaux porteurs d’activités dans les territoires

Les espaces de coworking, nouveaux porteurs d’activités dans les territoires

Entre développement de l’attractivité d’un territoire et réduction de la fracture numérique, les espaces de travail collaboratif s’imposent de plus en plus comme un outil essentiel dans les politiques urbaines.

Un rapide état des lieux

Débutons par une définition du coworking, un terme apparu dans les années 2000 aux Etats-Unis que l’on traduit littéralement par le cotravail. Cette notion renvoie à des espaces de travail partagés également appelés télécentres ou tiers lieux qui sont à mi-chemin entre l’entreprise et le travail. Ils constituent une alternative au travail à domicile qui comportent un certain nombre de contraintes tels que le manque d’équipements techniques ou de contact avec des collègues.

©Fondation Travailler Autrement

Parmi les 1 800 tiers-lieux recensés en France en 2018 par le document « Mission coworking – Faire ensemble pour mieux vivre ensemble », un rapport présenté par la Fondation Travailler Autrement, un grand nombre d’espaces se concentrent encore en région parisienne bien que leur développement soit soutenu par une pluralité d’acteurs : des entreprises, des associations, des collectivités territoriales et des particuliers.

Chaque espace possède son propre mode de fonctionnement mais tous poursuivent les mêmes objectifs : permettre l’accès à des services, partager des connaissances, développer un réseau et aider au démarrage d’une activité.

« Nouveaux lieux, nouveaux liens »

Suite au diagnostic de la Mission Coworking, le Gouvernement a reconnu publiquement l’importance des tiers-lieux et donc du coworking dans la transformation et l’attractivité des territoires le 17 juin dernier, en lançant le programme interministériel « Nouveaux lieux, nouveaux liens ». L’Etat fixe ainsi quatre grands axes :

  • Favoriser une répartition égalitaire des Tiers-lieux
  • Développer des services adaptés aux besoins des territoires
  • Donner les moyens d’agir et de se professionnaliser aux espaces partagés
  • Impliquer l’ensemble des acteurs dans les projets

 Définis comme des lieux en adéquation avec les évolutions de notre société avec un fort potentiel économique, l’objectif de l’Etat est de développer aux côtés des porteurs de projet des espaces de travail partagés dans des espaces notamment ruraux ou éloignés des bassins économiques des grandes villes. Donner accès à de nouveaux lieux de travail pour les habitants et développer des services en fonction des besoins des sites permettent aux territoires de gagner en dynamisme (attractivité économique, mixité professionnelle, développement de commerces de proximité, incitation à la création d’entreprise, etc.).

« L’État s’intéresse aux tiers-lieux car c’est un mouvement spontané et réparti sur tout le territoire. Il correspond à des besoins locaux d’animation sociale, de développement du télétravail, etc. Les tiers-lieux sont utiles à la cohésion de nos territoires et à la cohésion sociale. Nous souhaitons les accompagner, tout en respectant la liberté de ce mouvement. »

Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales

Ce programme s’inscrit également dans le cadre de la stratégie nationale pour un numérique inclusif du gouvernement qui souhaite réduire la fracture du numérique en France. L’Etat propose une aide supplémentaire de 100 000 euros par projet pour le développement de 30 Fabriques numériques des territoires. Ces dernières devront proposer un accès à des services informatiques et un accompagnement spécifique aux personnes qui rencontrent des difficultés à utiliser des appareils numériques.

Un programme méthodique avec un accompagnement « sur mesure »

Pour développer un nouveau maillage de tiers-lieux, le programme a débuté par un appel à manifestation d’intérêt « Fabrique de territoire » afin de recenser les acteurs intéressés par la création de 300 espaces financés par l’Etat a hauteur de 45 millions d’euros. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 31 décembre 2019, les lauréats seront révélés progressivement de 2020 à 2022 après l’étude de chaque dossier.

Au-delà de la création de Tiers-Lieux, le gouvernement s’engage à accompagner les projets existants grâce à un financement de 50 millions d’euros, 30 millions en subventions et 20 millions en prêts, par Action Logement, une entreprise d’utilité publique spécialisée dans la problématique du lien emploi-logement. Les porteurs de projet publics ou privés qui souhaitent faire des travaux d’aménagement peuvent se faire connaitre depuis septembre 2019 auprès de l’organisation afin que leur dossier soit analysé.  « Le projet doit s’inscrire dans les territoires où l’éloignement entre le bassin d’emploi et les logements est un frein pour les entreprises et leurs salariés », précise le groupe.  

L’instauration d’un Conseil national des Tiers-lieux

Le Conseil national des Tiers-lieux institué le 17 juin 2019 est une assemblée composée de 60 représentants des espaces de travail collaboratif dans toute leur diversité. Cette organisation contribue à la structuration de ces nouveaux sites de façon à professionnaliser le secteur et garantir sa pérennité. Instance de représentation et de dialogue avec le pouvoir publics, le conseil est animé par Patrick Lévy-Waitz, président de la Fondation Travailler Autrement.

Interview de Marie-Laure Cuvelier, directrice du développement de La Coopérative des tiers-lieux en Nouvelle Aquitaine, réalisée par le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET): https://youtu.be/OQ-6t6vGCGs

Interview de Marie-Laure Cuvelier, directrice du développement de La Coopérative des tiers-lieux en Nouvelle Aquitaine

Envie de changer de mode de travail ?

Encore au stade de projet, le développement de ces nouveaux espaces de travail a déjà trouvé écho dans la politique urbaine de la ville de Nancy qui propose déjà différents espaces de coworking. Une rubrique dans les services en ligne proposée sur le site de la mairie y est d’ailleurs dédiée et recense les sites existants.

Pour aller au bout de la démarche, l’Etat a dédié un site web dédié au télétravail comprenant notamment les démarches à suivre pour exercer hors de l’organisation en tant que salariés mais également pour promouvoir cette méthode auprès des employeurs. En effet, de plus en plus de conventions acceptent que les employés exercent dans un tiers-lieux et  certaines directions participent même à la prise en charge du coût de l’espace de coworking.

Cette impulsion donnée aux espaces de coworking ne se limite pas aux frontières de la France. En accord avec les besoins d’une entreprise et impulsé par les grands acteurs internationaux, le coworking connait un développement généralisé à l’échelle européenne. Londres, Varsovie et Paris seraient d’ailleurs les villes avec le marché le plus dense d’après une étude publiée cette année par BNP Paribas Real Estate.

LES OUTILS NUMÉRIQUES COLLABORATIFS

Des travaux de classe en groupe aux projets collaboratifs avec des collègues, tout le monde utilise des outils numériques collaboratifs.  Ils sont en effet devenus de plus en plus présents dans nos vies avec l’ascension du numérique depuis quelques années. Cet article a pour but de vous en présenter quelques-uns.

La suite Google

La G Suite a été créée en août 2006 par Google et lui appartient. Par conséquent, elle appartient à Alphabet, la maison-mère de Google. Grâce à leur adresse Gmail, les utilisateurs peuvent avoir accès à plusieurs outils et peuvent collaborer avec d’autres personnes. La G Suite étant gratuite, elle est par conséquent accessible à tous et permet de fidéliser les utilisateurs.

La G suite se compose de 19 outils différents répartis en 4 catégories (Communiquer, créer, accéder, contrôler). Les outils phares de Google restent sa boite mail (Gmail), les outils de traitement de texte (Google Doc, Google Slide, Google Forms et Google Sheets) ainsi que l’agenda Google.

Les avantages de la G suite :

  • Facilité d’utilisation
  • Compatibilité avec les appareils mobiles
  • Pas d’arrêt pour la réalisation de maintenance
  • La collaboration en temps réelle
  • Possibilité de faire des modifications en mode hors ligne
  • Possibilité d’accéder aux documents en mode hors-ligne
  • Les mises-à-jours se font automatiquement pour que l’utilisateur travaille toujours sur la dernière version

Les contraintes de la Gsuite :

  • Googles Docs, Slide et Sheets sont moins développés que leurs concurrents chez Microsoft
  •  Il faut payer pour accéder à un espace de stockage illimité
  • Efficacité limité lorsque le document est trop long
  • Efficacité limité lorsqu’il y a trop d’utilisateurs connectés sur le même document

Présentation des divers composants de la suite Google (Google sheets, doc, slide, contact, drive, gmail, agenda)

La suite Microsoft

La Suite Microsoft date des années 1990. Elle appartient à l’entreprise du même nom qui fut créée une quinzaine d’années auparavant par Bill Gates et Paul Allen. Le but de la suite est de permettre à tous les utilisateurs qui font tourner le programme Microsoft d’avoir accès à des logiciels de traitement de texte, présentation et feuilles de calculs adaptés. À cette époque cependant, ce n’est pas encore collaboratif. Il le deviendra seulement beaucoup plus tard avec l’arrivée de Microsoft Teams en 2017 qui permet aux utilisateurs ayant un compte Microsoft de travailler ensemble sur des documents, de se partager des documents et de pouvoir chater sur la même interface de travaille.

La suite Microsoft ou Microsoft Office se compose de 7 logiciels : Word, Excel, PowerPoint, OneNote, Outlook, Access, Publisher et depuis peu de Microsoft Teams.

Les avantages sont :

  • Facilité d’utilisation
  • Existe une version pour les appareils mobiles
  • Les logiciels sont très développés et proposent beaucoup de fonctionnalités
  • Mises-à-jours gratuites
  • Les étudiants y ont accès gratuitement

Les contraintes sont :

  • Il faut payer pour y avoir accès
Présentation des divers composants de la suite Microsoft Office (Word, Excel, PowerPoint, Outlook, Access, ...)

Des outils utiles dans les métiers de la communication

Une personne travaillant dans le domaine de la communication a besoin d’être organisée afin de tenir les deadlines et être efficace. Ainsi, il est conseillé de connaître quelques outils de gestion de projet. Il existe par exemple Trello qui permet à chacun de pouvoir émettre des propositions sur le sujet dont il est question au moyen de « cartes ». Il est également possible d’ajouter des dates limites, rappels et d’indiquer quelle personne doit réaliser quelle tâche. Discord, Messenger, WhatsApp et toutes autres applications permettant les discussions de groupes peuvent être considérés comme des outils de gestions de projets puisqu’elles permettent aux différents membres d’une équipe de communiquer ensemble et d’échanger des documents au besoin. Cependant Messenger a une fonctionnalité en plus que les autres applications de discussions : il permet de créer des événements, sondages et des rappels.

Dans le milieu de la com’, et en particulier du community management, il est essentiel de maîtriser le rythme de publication des différents posts sur tous les réseaux sociaux de la société. Pour cela, il est recommandé de se rendre sur l’outil Facebook Creator Studio, qui est gratuit et permet de synchroniser les comptes Facebook et Instagram ensemble tout en préparant les futures publications. Il est également possible d’utiliser des outils de programmation efficace et peu chers tels que Hootsuite et Buffer (qui deviennent collaboratifs uniquement à partir du moment où l’on prend le forfait payant). Très simples d’utilisations et assez intuitifs, ils permettront à tout à chacun de s’y retrouver dans le planning des publications.

Le graphisme, bête noire de certains et terrain d’amusement et d’expression pour d’autres. En effet, il est possible de collaborer avec d’autres personnes et gratuitement sur Canva. Un outil très simple d’utilisation qui permet de produire des designs assez facilement. C’est l’outil magique pour tous ceux qui ne maîtrisent pas Indesign. Il existe d’autres outils, semblables à Canva tels que Desygner et Crello, qui ont pour avantage de permettre le redimensionnement gratuit. Ces outils sont semblables du point de vue de l’interface et des possibilités de création. Ils sont le moyen le plus simple de créer des visuels pour toutes les occasions.

Nous pouvons donc conclure que les outils numériques collaboratifs sont devenus indispensables dans le travail des communicants. De plus, il est possible d’en trouver des gratuits, ce qui permet aux étudiants ou aux jeunes entrepreneurs de pouvoir travailler en équipe sans pour autant devoir dépenser des sommes astronomiques pour obtenir des logiciels payants.

Quand les fêtes de fin d’année prennent une part importante dans la communication digitale

Chaque année est faite d’événements récurrents, qui reviennent tous les ans, sur lesquels les communicants diffusent de l’information. C’est ce que nous appelons un marronnier. Un marronnier, dans le domaine du journalisme et de la communication, est un article ou une publication sur les réseaux sociaux présentant des informations dites de faible importance consacré à un événement récurrent et prévisible dans l’année. Il demande peu de travail en amont, mais il reste important d’y réfléchir car il ne faut pas passer à côté pour un communiquant.

Le terme de “marronnier” provient d’un marronnier rose qui, tous les ans aux premiers jours du printemps, fleurissait au-dessus de la tombe des Gardes Suisses, tués lors de l’invasion du Palais des Tuileries le 20 juin 1792 à Paris. Ainsi, chaque année, un article paraissait dans la presse.

Le mois de décembre concentre un des plus célèbres marronniers :  des plus riches ce qui inspire les entreprises et institutions publiques. Prêts pour un petit tour d’horizon des événements qui marquent chaque année le mois de décembre?

Le bonnet du Père Noël

Quoi de mieux pour être dans l’atmosphère des fêtes de fin d’année qu’une refonte du logo d’une organisation ! L’accessoiriser de son plus beau bonnet de Père Noël donne une image plus sympathique auprès de l’audience voire même une image humoristique comme le fait Netflix, qui a choisi l’autodérision.  

Le calendrier de l’Avent

Qui dit Noël, dit aussi calendrier de l’Avent ! Cette tradition, destinée à faire patienter les enfants jusqu’au 25 décembre, est réutilisée par les organisations dans le but de fidéliser leurs clients. Proposer chaque jour de remporter un lot de cadeaux de la marque ou en lien avec l’univers de l’organisme est un moyen stratégique pour créer de nouvelles interactions. Ci-contre, vous pouvez observer la façon très esthétique par laquelle la marque Printemps Paris de proposer un concours sur son compte Instagram. Chaque jour, le community manager produit un post avec le contenu du concours en jeu et le repartage via les stories en incitant les participants à mettre en avant leur action dans leurs stories personnelles. À défaut de ne pas proposer un concours, certaines organisations proposent des comptes à rebours afin de faire patienter leur audience jusqu’au jour J. 

La journée internationale du pull de Noël

Le lundi 16 décembre est célébré la journée internationale du pull de Noël. Une occasion qui permet de se rassembler autour d’un chocolat chaud avec son plus beau pull sur les épaules. Twitch, la plateforme de streaming de jeu vidéo, a utilisé cette journée pour faire rencontrer sa communauté, notamment à Portland où les personnes ont joué le jeu de porter leur magnifique pull de Noël.

Le Père-Noël

La communication durant les fêtes ne serait pas la même si on ne parlait pas du Père Noël ou de “Papa Noël” ! Les entreprises utilisent son image de façon humoristique : en effet, Orange a choisi de mener une chasse au Père Noël dans ses boutiques. Le hashtag #AttrapezNoël a été lancé dans le but d’engager l’audience autour de la recherche spectaculaire de cette chasse au Père Noël.

Un autre hashtag et un concours ont été lancés, cette fois-ci, par Interflora. La marque propose un concours à destination de la “twittosphère” avec le #PetitsPapasCM. Le but : dans un hotte, tous les community managers d’une quelconque marque ou organisation publique proposent un lot à remporter dans la hotte du Père Noël. Ce hashtag est monté en Top Tendance des hashtags en France ces dernières semaines, ce qui met en avant l’engagement des différentes communautés dans un seul et même concours. 

Par conséquent, on remarque qu’un marronnier connaît une réelle force dans la communication des organisations ainsi que dans les lignes éditoriales des community managers et des journalistes. Un conseil : intégrez-les au plus vite de façon originale ! 

La promotion de 2019 – 2020 de la licence professionnelle communication publique et outils numériques vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année !

La Saint-Nicolas

Logo Saint-Nicolas
Nancy.fr

Saint Nicolas, patron protecteur des enfants et de la Lorraine, est fêté tous les 6 décembre, surtout dans l’Est de la France et dans le Nord ainsi que dans quelques pays d’Europe. À Nancy, les fêtes de Saint Nicolas durent 40 jours : villages de Saint Nicolas, animations, manèges et grandes roues, illuminations et féeries commencent à la fin du mois de novembre dans une bonne odeur de vin chaud et de pain d’épices, pour s’achever début Janvier. Un grand défilé dans les rues du centre-ville est programmé le week-end le plus proche du 6 décembre. C’est une fête traditionnelle et populaire.

Une légende racontée aux enfants depuis des générations :

La légende de Saint-Nicolas qui prévaut en Lorraine est celle de trois petits enfants « qui s’en allaient glaner aux champs ».

Image Saint-Nicolas
Saint-Nicolas

Perdus et effrayés, ils cherchent refuge chez un boucher qui les accueille pour mieux les tuer et les mettre au saloir. Sept ans plus tard, Saint-Nicolas sur son âne vient à passer. Il s’arrête chez le boucher et refusant les mets proposés, demande ce qui se trouve dans le saloir. Le boucher effrayé s’enfuit tandis que Saint-Nicolas, dans un geste de bénédiction, ressuscite les trois enfants. Le premier dit : « j’ai bien dormi », le second dit : « moi aussi », le troisième : « je me croyais au paradis».

Un atout pour faire connaître Nancy et sa région !

La Ville de Nancy, la métropole et la Région Lorraine, en ont fait leur fer de lance pour leur communication culturelle et touristique. L’imagination et les moyens ne manquent pas pour attirer un public toujours plus nombreux chaque année.

Une offre événementielle sans égal !

Photo du Char de Saint Nicolas
Char de Saint Nicolas

Avec plus de 160 événements programmés durant cette période festive, la Ville de Nancy souhaite satisfaire la curiosité et l’émerveillement de tous. Des concerts, du théâtre, des visites, des animations, des spectacles, des contes et des ateliers animeront le quotidien des visiteurs.

D’abord, le concept de Village de Saint-Nicolas, avec son artisanat, ses expositions d’Arts, son commerce de bouche, sa patinoire, ses artistes, donne un sentiment de magie aux habitants de la ville et aux touristes pendant près de 6 semaines.

Autre événement incontournable: le spectacle “Les Rendez-vous de Saint-Nicolas” projeté sur les façades de la place Stanislas. L’histoire de ce conte en son et lumière tous les soirs est gratuit.

Un ouvrage, paru le 4 septembre 2019, »Une année avec Saint-Nicolas, les coulisses des Fêtes de Saint-Nicolas » nous raconte l’envers du décor

Couverture du Livre Saint Nicolas
Une année avec Saint Nicolas (photo de la couverture du livre)

Résumé: “Les Fêtes de Saint-Nicolas à Nancy ce sont un mois et demi de festivités, 300 000 participants dont plus de 100 000 pour le seul défilé, 20 communes impliquées, plus de 600 artistes et des centaines de personnes : commerçants, membres d’associations, porteurs de projets culturels, bénévoles et employés des villes alentour mobilisés pratiquement toute l’année. Peu connus, voire anonymes, qui sont ces passionnés qui travaillent, mangent et dorment Saint-Nicolas ? Pour le savoir, nous sommes allés les rencontrer. Et nous allons vous les présenter en reprenant simplement leurs mots, en montrant leurs visages et leurs réalisations”.

Une de ses auteures, Mme Lylette Lacôte-Gabrysiak, travaillant également à l’Université de Lorraine nous accorde un entretien:

– Pouvez-vous vous présenter? Votre métier, votre cursus universitaire. Quel est votre  attachement à Nancy ou à la Lorraine?

Lylette Lacôte-Gabrysiak: Je suis maître de conférences en Information et Communication à l’Université de Lorraine. Je suis née et ai toujours vécu à Nancy.

– Vous venez de publier un livre: « Une année avec Saint-Nicolas, les coulisses des Fêtes de Saint-Nicolas ». Pouvez-vous nous le décrire ? Pourquoi l’avoir écrit ? Des motivations particulières ou personnelles?

L.L-G: Cet ouvrage s’inscrit dans un contrat de recherche entre la ville de Nancy et le laboratoire de recherche auquel j’appartiens: le CREM (Centre de Recherche sur les Médiations). Nous travaillons sur ce projet avec 2 collègues du même laboratoire depuis 2016. Nous avons souhaité, en plus d’un rapport de recherche, produire un ouvrage grand public qui permette à tous de découvrir qui sont les acteurs de la SN.

– Les Fêtes de Saint-Nicolas à Nancy constituent, un patrimoine culturel et immatériel reconnu en France depuis le 23 novembre 2018.  Comment se déroule un dépôt de candidature pour l’obtention d’un label auprès de l’Unesco? Quelles sont les modalités d’inscription?

Logo Patrimoine Culturel Immatériel en France
Logo Patrimoine Culturel Immatériel en France

L.L-G: Objectif UNESCO ! La Ville de Nancy souhaite inscrire les Fêtes de Saint-Nicolas de Nancy au Patrimoine Culturel et Immatériel de l’Unesco. Première étape de reconnaissance des fêtes franchie : l’inscription à l’inventaire français du Patrimoine Culturel Immatériel est validée depuis le 23 novembre 2018. Pour une telle reconnaissance, les critères pris en compte sont nombreux. L’importance du patrimoine dans l’identité et la culture locale est requise, mais les aspects de transmission et d’inclusion sont également essentiels. Il est attendu des pratiques qu’elles émanent des populations et se réinventent pour mieux perdurer. Toutefois, moins visibles médiatiquement mais essentielles pour les populations concernées, ces classements nationaux et internationaux s’accompagnent de mesures de protection de l’esprit des pratiques festives et de leurs conditions de réalisation. Il s’agit ainsi pour les fêtes de Saint-Nicolas à Nancy de préserver ce qui a su les distinguer : une pluralité de pratiques, connaissances, représentations et savoir-faire, portée par des communautés variées (les communes et comités des fêtes de la métropole, les bénévoles, les services de la Ville de Nancy, les commerçants, les acteurs culturels…) réunies autour de la figure de Saint-Nicolas, réinventée chaque année.

– Qu’est ce que cette labellisation à l’Unesco apporterait à la ville de Nancy ? Pourquoi est-ce important de valoriser le patrimoine culturel et immatériel ?

Logo Unesco
Logo Unesco

L.L-G: Une reconnaissance et un fort impact touristique. Le dossier de candidature va être déposé à l’Unesco par la France en 2021. Ce label protégerait les fêtes de Saint-Nicolas. Avec ce label, il est en effet impossible de changer fondamentalement les choses. Cela permettrait de conserver précieusement le ressort de la labellisation: le défilé, l’esprit de cette grande fête des enfants et des familles, l’implication de tous les acteurs, à commencer par ses habitants.La reconnaissance de l’Unesco, sera un levier précieux pour le tourisme extra-européen. Une partie des festivités se déroule sur la place Stanislas, déjà inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1983.À Nancy, après la reconnaissance par le Ministère de la culture, une perspective internationale se dessine avec le projet d’une candidature internationale des fêtes de Saint-Nicolas à l’Unesco. Espoirs et interrogations entourent ce projet car si les labellisations patrimoniales œuvrent à la préservation, elles offrent aussi une visibilité accrue pouvant s’accompagner de dérives. Il n’y a en effet pas une, mais des Saint-Nicolas qui, toutes ensemble, contribuent à faire des Fêtes de Saint-Nicolas ce qu’elles sont aujourd’hui. La Saint-Nicolas religieuse, minoritaire à présent, la Saint-Nicolas familiale, celle des écoliers, la Saint-Nicolas qui se développe autour des nouvelles manifestations mises en place et auxquelles adhèrent les populations séduites par cette offre culturelle qui se déploie dans la ville. Enfin, la Saint-Nicolas touristique qui donne l’image d’une spécificité remarquable, capable d’attirer des visiteurs venus d’ailleurs, objet de fierté pour ceux qui la font et la vivent depuis toujours à la condition bien sûr que ce développement et cette mise en lumière ne nuisent pas à cette tradition à la fois séculaire et vivace.

Je tiens à remercier Mme Lylette Lacôte-Gabrysiak pour sa contribution à cet article ainsi que pour son travail de mise en valeur des Fêtes de Saint-Nicolas.

Photo Saint Nicolas
Photo Saint Nicolas
Photo Saint Nicolas
Photo Saint Nicolas


5 conseils pour améliorer le référencement de son site web

Le SEO Camp Day est revenu à Metz ce vendredi 6 décembre pour une cinquième édition. Comme chaque année, cet évènement donne l’opportunité d’assister à plusieurs conférences animées par des intervenants de renom dans le domaine du référencement et du digital marketing. L’occasion ici de revenir sur 5 bonnes pratiques pour référencer son site en 2019. 

Qu’est-ce que le SEO ?

Le SEO (Search Engine Optimization) est l’acronyme qui signifie « Optimisation pour les moteurs de recherche » en français. C’est un ensemble de techniques permettant de faire apparaître un site web sur les moteurs de recherche dans le but de le rendre visible auprès du public. L’objectif du SEO est d’améliorer la visibilité d’un site et de le propulser dans les premières pages de résultats de recherches (SERP) pour répondre aux besoins des utilisateurs. Le SEO est également appelé « référencement naturel », en opposition au SEA (Search Engine Advertising) qui tire ses résultats d’un référencement payant. 

Selon une étude, Google est le moteur de recherche le plus utilisé par les utilisateurs français puisqu’il représente à lui seul 94,2% des parts de marchés en France. Ainsi, utiliser Google pour orienter sa stratégie SEO semble être un choix pertinent. 

Part de marché des moteurs en France (infographie WebRankInfo)

Les bons réflexes à adopter pour optimiser au mieux son SEO sur Google

Proposer des contenus de qualité 

Optimiser le contenu d’un site web passe en premier lieu par la qualité du contenu qui sera proposé. Un contenu de qualité c’est un article bien écrit, clair et structuré. Il est important de penser à mettre à jour les articles ou de supprimer ceux qui sont obsolètes. C’est aussi des informations vérifiées et en lien avec le sujet. Concernant la longueur des articles, plus l’article est long et plus Google le jugera de qualité. Une longueur d’article de 1500 mots environ semble être une moyenne correcte pour être considéré comme un bon article par le moteur de recherche. 

Le titre joue lui aussi un rôle majeur dans la qualité du contenu puisqu’il incite les internautes à cliquer sur l’article lorsque celui-ci apparaît dans la barre de recherche. Il faut alors veiller à ce que le titre soit attractif et en cohérence avec le sujet. 

Avoir un contenu de qualité permettra de gagner en réputation, second critère à ne pas négliger dans l’optimisation du SEO.  

Backlinks et PageRank 

Les backlinks ou « liens entrants » en français, désignent les liens hypertextes à l’intérieur d’un contenu pointant vers un autre site. Ils renvoient, contrairement aux liens internes, exclusivement à un contenu disponible sur un même site. 

 Il est pertinent de placer les backlinks à l’intérieur d’un paragraphe de texte afin que ceux-ci soient visibles par les internautes. Les backlinks permettent d’indiquer à l’internaute l’emplacement externe d’une information et de transmettre la popularité du site web. 

L’algorithme PageRank, ou « Indice de popularité », est un algorithme du moteur de recherche Google. Le PageRank ne prend pas uniquement les liens entrants mais étudie également la qualité des sites qui parlent d’un autre site et qui utilisent des liens sortants. Ainsi, plus les gens parlent d’un site, plus le PageRank est élevé.

Comportement des internautes et mots clés stratégiques 

Les mots-clés en SEO ont un impact très important dans l’optimisation d’un site web. Ce sont les idées et les mots qui définissent le contenu d’une page web et font le lien entre les recherches des internautes et le contenu du site web. 

La définition des mots clés doit répondre à une question principale : « Qu’est-ce que souhaite savoir la cible, l’audience sur le site web ? » Il est donc important de bien déterminer sa cible en amont afin de viser du mieux possible les attentes des internautes. 

Il existe plusieurs critères permettant de trouver les mots clés qui référenceront au mieux un site web : 

  • Obtenir un maximum de requêtes mensuelles,
  • Être le moins concurrentiel possible,
  • Définir au mieux le thème du site,
  • Être déclencheur d’une intention de la part de l’internaute (prise de contacts, inscription à une newsletter…). 

Le chargement de la page et le taux de rebond

Le chargement de la page est lui aussi un critère à ne pas négliger dans l’optimisation du SEO. Selon Google, 70% des pages nécessitent 7 secondes pour que la partie haute du contenu soit chargée et 10 secondes pour qu’elle soit chargée totalement. Plus l’internaute attend le chargement de la page, plus il aura tendance à la quitter si celle-ci prend trop de temps à charger. 

Le taux de rebond est un indicateur pertinent pour comprendre le comportement des internautes qui visitent un site web.  Il représente le taux de visiteurs quittant le site sans avoir parcouru d’autres pages. Ainsi, un taux de rebond élevé n’est pas un élément positif puisqu’il correspond au nombre de visiteurs venant sur un site en ressortant aussitôt, sans cliquer sur un lien ni ouvrir une autre page.  

L’analyse du SEO

Les recherches organiques (recherches effectuées via les moteurs de recherche) génèrent plus de la moitié du trafic web. C’est 95% des liens cliqués qui sont issus de la première page de résultats. Les 5% restants correspondent donc au nombre de clics pour tous les autres résultats.

Une perte de trafic s’observe lorsque le site n’atteint pas les premières positions dans les pages de résultats. Analyser régulièrement son site web permet de mettre en exergue les points négatifs qui empêchent cette baisse de trafic et le bon positionnement dans les pages de résultats des moteurs de recherche. 

Il existe plusieurs outils d’analyse SEO qui permettent de mettre en lumière les points à améliorer mais l’outil incontournable aujourd’hui reste Google Analytics. Outil gratuit d’analyse SEO proposé par Google, il permet l’analyse de l’audience d’un site web et permet de réunir diverses informations sur les utilisateurs et leur comportement. Il permet aussi de déterminer la qualité des mots clés utilisés et analyse les performances de vitesse du site web. 

Optimiser son référencement naturel, c’est donc apporter une meilleure visibilité au site web sur Google, mais aussi sur les autres moteurs de recherche. Sur le long terme, le SEO permet de multiplier son nombre de visiteurs.

Un site correctement optimisé sera qualifié de « SEO friendly » par Google, ce qui l’amènera à voir son positionnement augmenter dans les pages de résultats. Il est important de noter que 91% des clics sur Google sont réalisés sur la première page, et entre 70% – 77% des clics sont réalisés sur les cinq premiers résultats. D’où l’importance de bien optimiser son SEO pour avoir un maximum de visibilité sur les moteurs de recherche.  

Le château de Lunéville redéfinit sa stratégie de développement dans le respect du patrimoine et de son histoire

Le château de Lunéville est un monument historique ayant accueilli les ducs de Lorraine et des grandes figures du XVIIIe siècle comme Voltaire ou Montesquieu. Aujourd’hui propriété du Département de Meurthe-et-Moselle, le château fait l’objet d’une mise en valeur patrimoniale, d’un projet de développement et accueille une programmation culturelle intense. Nous en avons discuté avec Michaël Blasquiet, responsable administratif du château.

Entrée du château avec une statue équestre
Cour du château de Lunéville

N.P : Quel est le rôle, l’intérêt de communiquer au sens large pour un monument comme le château de Lunéville ?
Michaël Blasquiet : Le château est un site culturel et touristique. Notre première vocation est donc de partager avec les publics l’histoire de Lunéville, du duché de Lorraine et proposer notre programmation culturelle. Le château a une histoire forte. Communiquer, c’est avant tout valoriser ce patrimoine et nos activités culturelles. Et pour pouvoir se développer, il faut forcément faire venir des visiteurs, il faut donc aller le chercher et lui permettre de connaître notre monument et notre programmation.


N.P : Privilégiez-vous des pistes particulières de développement ?
M.B : Nous réalisons actuellement une étude de préfiguration. Elle a pour but de définir un nouveau projet de développement du château avec le souhait de repositionner et de conforter nos activités autour de l’histoire du site, du territoire et de la thématique des métiers d’art. Ce travail est réalisé en partenariat avec la Région Grand Est, la ville de Lunéville, la Communauté de communes du Territoire de Lunéville à Baccarat, l’État et la Banque des Territoires. Nos pistes d’évolution sont donc décidées et validées par l’ensemble de ces institutions. Nous écrivons aujourd’hui notre stratégie de développement sur le moyen et le long terme. L’idée, est de se développer dans le respect du patrimoine. Nous en sommes garants.

N.P : Les associations peuvent-elles échanger et proposer des idées ?
M.B : Nous avons eu un temps d’échange sous forme de tables rondes avec les associations mais aussi avec les acteurs économiques locaux durant la phase d’état des lieux de l’étude. Un site Internet a également été créé afin que toute personne intéressée puisse donner ses idées. L’ensemble des commentaires a fait l’objet d’une analyse et a permis d’alimenter le projet de développement qui doit être prochainement validé par les institutions partenaires et le Département. Mais ce n’est pas parce que nous sommes à une étape de définition d’un projet d’avenir pour le château que nous devons arrêter de le faire vivre au quotidien. Nous avons chaque année environ 100 000 visiteurs par an qui participent à toutes les activités proposées. C’est-à-dire à la programmation culturelle mise en œuvre par le Département avec des concerts, des expositions et des grands événements, mais aussi les manifestations des associations et structures « résidentes » ou partenaires. Les associations viennent ainsi alimenter la programmation événementielle et culturelle du château. Lorsque les événements des partenaires prennent leur sens avec le projet de développement, il est important de les accompagner et les soutenir.


N.P : Avec quels autres partenaires travaillez-vous et comment ?
M.B : Nous travaillons avec de nombreux partenaires. Par exemple, la mission métiers d’art de la Région Grand Est pour les Journées Européennes des Métiers d’Art ou encore “La Lorraine est formidable” (N.D.L.R : événement touristique grand public sur la Lorraine). Pour ce dernier, nous nous sommes dit qu’il serait intéressant pour eux et pour le projet de développement du château que cet événement s’y déroule. Nous les avons donc accueillis en 2019 et 35 000 visiteurs sont venus découvrir les richesses de la Lorraine durant tout un week-end à Lunéville. Il en sera de même en 2020. Il est évident que ce type de partenariat vient alimenter la dynamique touristique du château. Nous avons aussi des partenaires
institutionnels qui nous apportent un soutien financier pour l’entretien et la gestion du site : la ville de Lunéville, la région Grand Est, ou encore la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC).

Logo du château de Lunéville

N.P : Comment se distinguer face à la communication de tous les autres monuments ?
M.B : C’est une bonne question ! C’est au cœur de l’étude de préfiguration lancée en 2018. Il faut avant tout conforter l’identité et l’histoire du château. Nous avons déjà créé une nouvelle identité visuelle avec le logo. Mais attention, une communication sans contenu n’est pas pertinente. Il faut donc principalement se distinguer au niveau des choix culturels et événementiels. Prenons par exemple le son et lumière organisé l’été dernier au château. Nous avons souhaité nous différencier avec un spectacle plutôt pédagogique racontant l’histoire de Stanislas à Lunéville. Ceci permet également de compléter l’offre de son et lumière sur le territoire meurthe-et mosellan. Une dynamique touristique “Week end son et lumière en Lorraine” pourrait ainsi être créée pour des publics de régions voisines ou des parisiens.


N.P : Comment se déroule le choix d’événements culturels au sein du château ?
M.B : Comme on a pu le voir nous nous reposons beaucoup sur l’histoire du château et nous prenons évidemment en compte nos capacités d’accueil ou d’organisation. Par exemple, la chapelle, lieu de spectacle, ne se prête pas bien à une représentation théâtrale car cela demande des coûts humains et financiers importants. Nous avons donc laissé la thématique théâtrale de côté, tout au sachant que nous sommes voisins de la Méridienne, scène conventionnée à Lunéville. Nous nous sommes donc plus orientés sur une offre de concerts classique et contemporain. Des concerts classiques pouvant être en lien avec l’histoire des ducs de lorraine, et des concerts contemporains (musiques du monde, jazz…) afin d’offrir une pluralité et permettre à nos publics de découvrir des styles différents. Et pour faire le lien avec votre précédente question nous choisissons aussi des événements distinguants. L’événementiel d’envergure permet de mieux faire connaître le site. « La nuit des jardins de lumière » qui permet de redécouvrir le site en nocturne avec des installations artistiques atypiques en est le bon exemple. L’événement se prête bien au parc des Bosquets (N.D.L.R : il s’agit des jardins du parc du château d’une superficie de plus de 20 hectares), et la période de février est adéquate car l’offre événementielle sur le territoire est réduite. Résultat, plus de 10 000 visiteurs en une soirée en 2019. Et pour les expositions, nous nous appuyons principalement sur le savoir-faire des équipes du musée présentes sur le site. Le château de Lunéville est en effet un château musée, labellisé Musée de France.

N.P : Est-ce que vous travaillez avec les hôtels, les restaurants, les commerces autour du château ?
M.B : Actuellement, les activités du château bénéficient à la dynamique économique du lunévillois. Nous sollicitons les hôtels et les restaurants pour loger les artistes et les intervenants qui participent à la programmation culturelle. Le projet de développement intègre une dimension plus touristique afin de donner des moyens permettant de mieux travailler avec les hôteliers, les restaurateurs, les commerces et la Maison du Tourisme. Il permettra de mettre en œuvre des offres commerciales de type « week-end ou semaine château à Lunéville » intégrant des nuitées dans les hôtels, des déjeuners-dîners gastronomiques, des entrées pour les expositions, les événements ou les spectacles. Et il ne faudra pas se limiter au territoire du lunévillois car les touristes ne s’arrêtent pas à ce type de frontière. Il faut également développer les offres avec les opérateurs économiques de toute la région.

Propos recueillis par Nathanaël Pierret

2019 : l’État toujours en faveur des logiciels libres ?

Maîtrise des coûts, recherche d’efficacité, développement des nouvelles technologies, l’État français fait-il toujours preuve d’un grand enthousiasme vis-à-vis de l’utilisation de logiciels libres ?

Qu’est-ce qu’un logiciel libre ?

Un logiciel libre est un logiciel qui est soumis aux droits de son auteur, ce dernier définit les droits donnés à l’utilisateur. Aujourd’hui, on distingue trois types de licences libres qui sont réparties par famille selon le degré de liberté qui leur est accordé en terme de redistribution. Le degré le plus faible est celui du domaine public, dans ce cas, le logiciel appartient à tout le monde, donc les droits d’auteurs ont expiré. Ils existent d’autres types de licences : licences libres strictes, licences semi-libres. 

En résumé, un logiciel est considéré comme libre seulement s’il garantit quatre libertés fondamentales :

  • La liberté d’utiliser le logiciel ;
  • La liberté de copier le logiciel ;
  • La liberté d’étudier le logiciel ;
  • La liberté de modifier le logiciel et de redistribuer les versions modifiés.

Voici donc quelques exemples de logiciels libres : 

  • Lecteur média : VLC ;
  • Traitement de l’image : Gimp, Inkscape ;
  • Bureautique : OpenOffice.org ;
  • Traitement du son : Audacity ;
  • Éditeur de texte : Notepad ++ ;

Naissance 

Jusque dans les années 70, les logiciels offraient aux utilisateurs la possibilité de modifier les réglages permettant d’utiliser le matériel informatique puisque l’accès au code source était considéré comme normal. À cette époque, la notion de droit d’auteur s’appliquant aux logiciels n’était pas réellement définie. Cependant, dès le début des années 80, des licences d’utilisations apparaissent et les éditeurs de logiciels commencent à être reconnus. De cette façon, la vente de logiciels devient importante et l’accès, l’étude ou encore l’amélioration des codes sources est impossible, et même interdite. Richard Stallman qui est alors chercheur dans un institut de technologie au Massachusetts a l’idée de créer au cours des années 80 un projet nommé GNU ainsi qu’une fondation, la Free Software Foundation. Cette dernière définira avec précision le principe du logiciel libre ce qui donnera lieu à un cadre juridique précis concernant le développement du libre en toute légalité. 

L’État recommande la solution libre

Logo du SILL
Logo du SILL

Pendant de nombreuses années, les administrations françaises utilisaient de façon majoritaire des outils issus d’éditeurs de licence notamment la suite Microsoft. Toutefois, une dimension économique et un questionnement sur leur efficacité ont poussé l’État à inciter l’utilisation des logiciels libres au sein des administrations ou encore des collectivités. C’est ainsi que le 31 août 2011, François Fillon alors Premier ministre demande aux ministres de veiller à la généralisation de l’usage de format libre et ouvert par les administrations. En revanche, la plus grande implication de l’État dans ce domaine reste la publication le 9 septembre 2012 de la circulaire de Jean Marc Ayrault, Premier ministre qui par ce document définit les orientations pour l’usage du logiciel libre dans l’administration. 

 Les administrations qui ont opté pour le logiciel libre.
Les administrations qui ont opté pour le logiciel libre.

Aujourd’hui, on constate que les administrations et les collectivités ont encore pour une majorité d’entre elles des partenariats avec les géants américains. Pourtant, en 2018 près d’un tiers des collectivités se serait équipée de cette solution suite à des restrictions budgétaires. De plus, Pascal Kuczynski, délégué général de l’Association des développeurs et des utilisateurs de logiciels libres pour les administrations et les collectivités territoriales (Adullact), assure qu’il y aurait plus d’une dizaine de milliers de collectivités territoriales qui auraient opté pour le libre. Le logiciel libre est donc en constante progression, cela grâce à l’influence de l’État sur l’utilisation du libre par les collectivités et les administrations. Cette influence passe notamment par la diffusion chaque année du SILL (Socle Interministériel des logiciels libres) qui est une liste de logiciels libres recommandés par l’État. Instauré pour la première fois en mai 2013, le SILL 2019 a lui été communiqué en mai dernier, l’intérêt de l’État pour les logiciels libres est donc toujours d’actualité. 

Les enjeux du libre au sein de l’État

Les logiciels libres deviennent de véritables enjeux pour l’État, car en premier lieu, on observe que ce dernier consomme les logiciels libres, d’un côté en les utilisant dans les Directions des Systèmes d’Information mais également par les agents publics dans leur quotidien. Ensuite, on se rend compte que certaines administrations développent et publient elles-mêmes des logiciels libres. Cela devient un véritable enjeu car ça permet de créer des solutions qui sont conçues pour répondre aux mieux aux besoins des utilisateurs mais en plus, lorsqu’ils sont partagés, ces logiciels contribuent aux biens communs numériques. Les logiciels libres offrent également à tous ceux qui les utilisent une sécurité supérieure à celle des autres logiciels grâce à notamment la rapidité du maintien du niveau de sécurité. Un des enjeux majeurs du passage au libre est également la dimension économique. En effet, le passage au libre n’est pas totalement gratuit, il engendre tout de même des coûts liés aux services car le logiciel doit correspondre aux besoins de l’entité qui l’utilise. Toutefois, les dépenses restent moindres par rapport à une dépense liée à l’acquisition d’une licence. 

Le Libre sur la place à Nancy : retours d’expériences et innovations publiques.

Les manifestations concernant le logiciel libre se multipliant, le mardi 26 novembre 2019 s’est déroulée la quatrième édition du Libre sur la place à l’hôtel de ville de Nancy. Cette journée à l’initiative de la Direction Nancy Ville Numérique s’adresse à tous les acteurs des collectivités territoriales, mais également à d’autres organismes publics ou citoyens lambda qui portent un intérêt à l’innovation publique. 

Nancy Ville Numérique est une association indépendante créée en 2009. Elle mobilise plusieurs entreprises de différentes tailles issues de divers secteurs d’activités réunies par l’exercice d’une activité sur le territoire métropolitain de Nancy. Ces entreprises se regroupent autour d’une vision commune : donner un élan d’initiatives pour permettre le rassemblement du meilleur de l’Homme et du Digital afin de contribuer à la construction de la société de demain. 

Affiche de la 4e édition du Libre sur la place
Affiche de la 4e édition du Libre sur la place.

Depuis maintenant quatre années, la ville de Nancy en partenariat avec la direction de Nancy Numérique, organise cet événement pour partager et échanger autour des logiciels libres. Cette année encore, des témoignages des administrations qui ont fait le pari du logiciel libre viennent agrémenter le programme de la journée. En effet, un des principaux objectifs du libre sur la place est de partager les expériences positives des administrations vis-à-vis de l’utilisation du libre. Au-delà de ça, la présentation de ces ressentis permet de créer un réseau, et même une communauté autour de l’utilisation des logiciels libres. 

Accessible à tous, le logiciel libre est sans conteste devenu une véritable alternative, appréciée pour la liberté de modification, de partage et d’utilisation qu’elle offre.