La reconnaissance faciale dans les services publics, opportunité ou danger ?

La reconnaissance faciale dans les services publics, opportunité ou danger ?

De plus en plus, les services publics s’intéressent à la reconnaissance faciale. Cette technique permettrait aussi bien d’authentifier une personne dans le cadre d’un contrôle d’accès par exemple que d’identifier une personne dans une foule. Pour fonctionner, la reconnaissance faciale détecte un visage, le redécoupe, l’analyse, puis compare avec les visages qu’elle possède dans une base de données.

Dans le cadre privé, les usagers utilisent la reconnaissance faciale pour déverrouiller leur téléphone par exemple. Mais il a été démontré que le système n’était pas sûr : en effet, cette donnée biométrique peut être détournée. Selon phonandroid.com, plusieurs tests ont prouvé qu’on pouvait déverrouiller la plupart des smartphones dotés de cette technologie à l’aide d’une photo, pour la technologie 2D et à l’aide d’un modelage de visage pour la technologie 3D.

Le RGPD, règlement européen, a déjà prévu de placer un cadre à la reconnaissance faciale : elle oblige toutes les organisations publiques, ainsi que privées à demander le consentement de l’utilisateur pour reconnaître son visage. De plus, l’organisation n’est pas censé conserver ce genre de données.

Avec l’évolution de la technologie, les gouvernements du monde entier ont pour projet d’intégrer la reconnaissance faciale dans la vie publique, notamment la Chine avec l’implantation de 450 millions de caméras dans les rues ou encore la France avec le projet Alisem pour s’authentifier sur les applications mobiles de service public.

La reconnaissance faciale dans le monde 

En Chine, leader de la reconnaissance faciale, un citoyen doit depuis deux mois obligatoirement scanner son visage s’il est l’acquéreur d’un téléphone portable pour pousser la technologie de la reconnaissance faciale. Avec 200 millions de caméras dans les rues en Chine et 450 millions fin 2020 dotées de 500 mégapixels (en comparaison, l’œil humain est quatre fois moins puissant)., le but est de mettre fin à l’anonymat dans le pays. Selon France Inter, lié à la reconnaissance faciale, le “crédit social” est en projet pour 2020 pour attribuer un score à chaque citoyen en fonction des données que le gouvernement dispose de lui comme l’endettement ou encore une peine de prison.

En Inde, Automated Facial Recognition System a été mis en place en mars 2020 suite au nombre accru d’enfant portés disparus, le gouvernement avait décidé de mettre en place un système de reconnaissance faciale. Le système est désormais aussi utilisé pour surveiller les manifestants. .

Aux États-Unis, plusieurs villes de l’État de la Californie ont d’ores et déjà interdit la reconnaissance faciale pour les services publics.

La reconnaissance faciale en France

Les collectivités locales et la reconnaissance faciale

Lors du Carnaval de février 2019, la ville de Nice a mise en place un dispositif de reconnaissance faciale à l’un des accès. Dans le cadre de l’expérience, les personnes devaient être volontaires pour y participer. 5000 personnes ont donné une photographie pour participer à l’expérience. Les visages avaient pour but d’être reconnues dans le cadre une recherche d’enfant par exemple.

L’expérience a renforcé l’idée de mettre en place un cadre juridique à la reconnaissance faciale de grande échelle, tel celle de Nice.

L’État et la reconnaissance faciale

Alicem, le projet d’identification par reconnaissance faciale de l’Etat français, est attendu dans les mois à venir. La France est le premier pays européen à mettre en œuvre un projet de reconnaissance faciale. La première fonctionnalité annoncée sera de permettre aux citoyens de se connecter aux services publics labellisés France Connect à l’aide de leurs visages.

La reconnaissance faciale présente donc beaucoup d’opportunités pour la vie publique. Cependant, elle présente des risques d’atteinte à la protection de la vie privée et des libertés publiques selon la CNIL qui relance le débat public à ce propos (voir sur le site de la CNIL).

Réseaux sociaux : quelle stratégie adopter pour la communication publique ?

Avec l’avènement des réseaux sociaux, les collectivités sont de plus en plus nombreuses à partir à la conquête de ces plateformes. Alors comment et pour quelles raisons se lancer ? Et quelle stratégie à adopter ? Cet article vous permettra de faire le point sur ces interrogations. 

Pourquoi les réseaux sociaux ? 

Les réseaux sociaux prennent de plus en plus d’importance dans la vie des citoyens. La présence des collectivités sur ces plateformes relève donc d’une réponse aux besoins des usagers. Les réseaux sociaux favorisent l’échange, visent à l’amélioration des services et des relations entre la collectivité et le citoyen. De plus, ils offrent de la visibilité et permettent de travailler une certaine image de marque. Ils créent de l’attractivité et de l’interaction avec les usagers, contribuent à l’information et à la valorisation des atouts d’une collectivité. 

Les réseaux sociaux oui, mais avec quelle stratégie ? 

Élaborer une stratégie web est nécessaire pour mener à bien votre campagne de communication. Il faut penser « stratégie » et non « outils ». Dans un premier temps, votre stratégie doit porter sur des objectifs et indicateurs SMART. La méthode SMART est constituée de 5 indicateurs : 

  • Spécifiques : les objectifs doivent être clairs, précis et compréhensible par tous 
  • Mesurables : les objectifs doivent pouvoir faire l’objet de mesure qualitatives et quantitatives
  • Atteignables : les objectifs doivent être ambitieux, motivant et partagés par tous
  • Réalistes : les objectifs doivent être pertinents et cohérents, doivent avoir du sens 
  • Temporellement définis : ils doivent être définis dans le temps pour pouvoir être mesurés 

Ce sont ces objectifs qui influenceront directement vos plans d’action à mettre en place. 

Dans un second temps, définissez les cibles à atteindre. L’utilisation d’un persona, c’est à dire un profil type, peut vous aider à dresser précisément le profil de vos cibles. Renseignez sa tranche d’âge, son cadre de vie, ses besoins, ses motivations, quels réseaux utilise-t-il et à quel moment etc. Notez aussi que vos cibles sont inévitablement multiples. Il faut prendre en compte les cibles secondaires ainsi que les cibles relais. Elles concernent, d’une manière ou d’une autre, ceux que vous identifierez comme pouvant avoir une influence sur votre cible finale. Les plus connues sont les blogueurs, les influences ou encore les journalistes. 

À chaque réseau sa cible 

Pour communiquer efficacement, il est indispensable d’établir ses cibles mais aussi de choisir méthodiquement quels réseaux sociaux vont être utilisés. Il est important d’identifier l’utilisateur, le choix des réseaux et quel usage en fait-il. Une veille peut être effectuée pour répondre à ces questions. 

Ces données répertoriées et illustrées par StatusBrew, une suite complète d’outils pour gérer les réseaux sociaux, montrent que : 

Facebook, plateforme n°1 à travers le monde, compte 500 millions d’utilisateurs actifs. Ils y consacrent en moyenne 35 minutes par jour. Néanmoins la cible jeune public quitte de plus en plus la plateforme pour se diriger vers d’autres réseaux comme Instagram. 

Au 1er trimestre 2019, Twitter comptait 330 millions d’utilisateurs actifs par mois. 74% l’utilise pour consulter les actualités. La plateforme compte peu de nouveaux utilisateurs mais elle reste tout de même très utilisée par les professionnels. Les 16-24 ans sont majoritaires et représentent 33% des utilisateurs. 

Linkedin avec 590 millions de membres à travers plus de 200 pays, dont 18 millions d’utilisateurs en France, le réseau est n°1 pour les relations professionnelles.

Pinterest, c’est 265 millions d’utilisateurs actifs par mois sur le site. 98% des utilisateurs expérimentent des idées trouvées sur le réseau. Les utilisateurs sont majoritairement des femmes (environ 80%). Il n’y pas véritablement de tranche d’âge, mis à part les 15-25 ans qui y sont très peu nombreux. 

Instagram, le réseau dominant chez les moins de 35 ans. C’est un réseau incontournable pour gagner en visibilité. Il dispose d’un grand atout qui sont les stories, un contenu éphémère et personnalisable qui touche directement les utilisateurs. L’interactivité de ce format entraine du trafic vers votre site internet par le biais d’un lien intégré. Il vous permet également de proposer des vidéos en direct, offrant un contenu exclusif et unique aux utilisateurs. 

Snapchat compte plus de 300 millions d’utilisateurs actifs par mois, dont 190 millions par jour. 45% des utilisateurs ont entre 18 et 24 ans. Grand concurrent d’Instagram, ce réseau est très apprécié du jeune public. 

Analysez vos résultats 

Souvent oubliée des communicants par manque de temps, l’analyse des résultats reste néanmoins une étape très importante. En effet, elle permet de savoir où vous allez, si vos objectifs sont atteints ou même de changer de stratégie au cours d’une campagne. Pour analyser les retombées de vos actions, vous pouvez définir des indicateurs : 

Mesurer l’audience : c’est à dire le nombre de personnes touchées par votre média 

  • Nombre d’impressions (apparition sur l’écran des internautes) 
  • Nombre de visites du site web en provenance de vos réseaux sociaux 
  • Moyenne d’âge des personnes qui vous suivent 
  • Répartition par sexe des personnes qui aiment votre page 

Mesurer l’engagement : c’est à dire le nombre d’interactions que génère votre média 

  • Nombre de mentions j’aime sur vos publications 
  • Nombre de partages 
  • Nombre de clics sur vos liens 
  • Nombre de commentaires

Mesurer la notoriété : le fait d’être connu et reconnu 

  • Nombre d’abonnés sur votre page 
  • Nombre de fois où votre organisation est mentionnée dans d’autres publications

En conclusion, il est nécessaire de bâtir une stratégie pour atteindre efficacement vos objectifs. Jouez la carte de l’interactivité pour marquer votre présence, encouragez le dialogue. Montrez-vous à l’écoute et répondez toujours aux sollicitations qui vous sont adressées.

14ème édition de la Journée européenne de la protection des données

Le mardi 28 janvier 2020, s’est tenu comme chaque année depuis 2006, la Journée européenne de la protection des données à caractère personnel, également appelée “Privacy Day”. Initié par le Conseil de l’Europe et relayée par la Commission européenne, cette journée a pour vocation de sensibiliser les citoyens européens aux bonnes pratiques en matière de protection des données et du respect de leurs libertés et droits fondamentaux, en particulier de leur vie privée. La date symbolique choisie à cette occasion fait référence à l’ouverture à la signature de la convention sur la protection des données, plus communément appelé STCE n°108.

Dans la vie quotidienne, nombreuses sont les informations personnelles qui sont enregistrées dans des fichiers, traitées, communiquées, utilisées… Un effet qui est multiplié par l’apparition de technologies nouvelles et nomades. Que ce soit des particuliers, des entreprises ou des organismes publics, ceux-ci sont tous, indépendamment de leurs tailles, confrontés au risque d’être les victimes d’incidents pouvant conduire à une perte, une fuite ou un piratage de leurs données. C’est pourquoi, à l’ère du numérique, la distinction entre vie privée et identité virtuelle est de plus en plus compliquée et amène à se questionner sur la diffusion des informations personnelles et leur protection. Un questionnement fondamental au coeur de notre monde contemporain où les technologies sont omniprésentes au quotidien.


Cette journée européenne est donc l’occasion pour de nombreux acteurs tels que les gouvernements, les parlements, les organismes nationaux de protection des données de mener des actions de sensibilisation destinées au grand public les droits à la protection des données. En effet, de nombreuses campagnes, des projets éducatifs pour les étudiants et les enseignants et des conférences sont organisés à l’occasion de cette initiative citoyenne ainsi que des opérations de portes ouvertes dans les agences de protection des données comme la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés)

A cette occasion on vous donne quelques conseils pour veiller à votre cybersécurité !

  • Choisir un bon mot de passe

TeamsID, la solution qui œuvre pour la protection des clefs d’accès, référence chaque année les plus mauvais mots de passe des utilisateurs.  Bien trop souvent, les mots de passe sont trop faibles et prévisibles (dates d’anniversaires, prénoms des membres de la famille). D’après la CNIL, un « bon » mot de passe doit contenir au minimum 12 caractères avec des minuscules, des majuscules, des chiffres et des caractères spéciaux.

  • Sauvegarder les données

Afin de se prémunir contre les pertes, casses ou vols d’équipements, il est primordial d’effectuer des sauvegardes pour préserver les informations importantes sous un autre support, tel qu’une mémoire externe. On peut envisager l’utilisation d’un Cloud comme Google Drive, ICloud, OneDrive mais avec prudence car ils restent sujet à d’éventuelles fuites.

  • Sécuriser le réseau sans fil et ne pas utiliser les réseaux publics

Il est recommandé de masquer son réseau wifi en configurant le point d’accès sans fil. L’explosion des réseaux wifi gratuits et publics représente une véritable aubaine pour les professionnels. Étant donné que ces points d’accès sont disponibles dans les restaurants, les hôtels, les aéroports, les librairies voire auprès de certains détaillants, vous avez la possibilité d’accéder rapidement, sans grand détour, à votre réseau.

  • Bloquer les cookies

Les cookies, ces petits fichiers installés à l’insu de l’internaute lorsqu’on navigue sur le Web détectent et enregistrent les achats, les sites consultés afin de proposer de la publicité ciblée plus communément appelé retargeting. Il est possible de les déjouer, en les refusant à l’entrée des sites, en les bloquant, en configurant les paramètres ou en activant la navigation privée.

  • Utilisation de pare-feu

Il est essentiel de mettre en place des dispositifs qui seront en mesure de détecter les programmes malveillants. Le pare-feu permet de définir quels sont les types de communications autorisés sur le réseau informatique. Il surveille et contrôle les applications et les flux de données.

  • Check-up Confidentialité Google

Enfin, à l’occasion de cette journée particulière, Google a mis en place sur la page d’accueil, une fonctionnalité permettant aux utilisateurs de faire un « Check-up Confidentialité » permettant de vérifier les paramètres clés et les données utilisées par le moteur de recherche pour personnaliser leur expérience.

En somme, on comprend qu’il est aujourd’hui nécessaire de prendre conscience de nos responsabilités, de nos droits et devoirs en tant que citoyen dans le cyberespace et veiller à la protection de nos identités individuelles et virtuelles.

Google Arts & Culture : la culture accessible à tous

Sorti en 2016, Google Arts & Culture, anciennement Google Art Project, rend accessible gratuitement des millions d’œuvres et de lieux touristiques aux internautes. Disponible sur internet, via une application mobile ou grâce à une extension sur Google Chrome, ce service met la technologie et la puissance du géant américain au service du patrimoine mondial, de l’éducation et de l’accessibilité.

Une collection gigantesque :

Avec plus de 32 000 œuvres et 128 mouvements artistiques à sa sortie ce service propose la plus grande collection d’art en accès libre. Un large choix de critères de recherche vous permettront de trouver l’information que vous souhaitez le plus rapidement possible.

Si ce que vous recherchez sont des informations sur l’aquarelle, sur un évènement historique ou tout simplement de voir les œuvres de façon chronologique dans l’histoire la base de données pourra sans aucun doute répondre à vos interrogations. Vous pouvez aussi trouver toutes les œuvres répondant à un mot clés, naviguer par couleur et créez vos propres favoris.

Pour faire vivre cette collection Google met en avant chaque jour des œuvres, expositions, collections, monuments ou thématiques permettant aux utilisateurs de les découvrir ou les redécouvrir.

La technologie au service de la culture :

Plus qu’un musée sur internet, Google Arts & Culture constitue une archive du patrimoine mondial. Grâce à la technologie Street View de Google des centaines de lieux culturels comme le château de Versailles, Stonehenge ou le Taj Mahal sont visitables via son ordinateur ou un casque de réalité virtuelle.

Les tableaux ont été numérisés via un appareil photo robotisé. Ce système permet une très haute définition donnant la possibilité aux utilisateurs de zoomer pour admirer les moindres détails de l’œuvre.

Google Arts & Culture vous permet de trouver les musées les plus proches de vous ainsi que leurs horaires, leurs tarifs et leurs sites internet.

Vidéo de présentation de l’appareil photo robotisé.

L’application mobile dispose d’une reconnaissance d’œuvre d’art permettant aux utilisateurs de scanner une œuvre dans un musée pour en apprendre davantage sur celle-ci. Pour un aspect plus ludique l’application vous proposera, grâce à la reconnaissance faciale, de trouver votre « sosie » dans sa base de données et vous donnera un pourcentage de ressemblance ainsi que des informations sur l’œuvre en question.

La dernière technologie utilisée par Google sont les vidéos 360°. Vous pourrez, grâce à celle-ci, faire la rencontre d’un géant du jurassique, admirer la nébuleuse d’Orion ou bien découvrir l’intérieur de l’Opéra national de Paris. Accessibles via une simple vidéo Youtube, ces expériences nécessitent néanmoins un casque de réalité virtuelle pour en profiter au maximum.

Nous pouvons donc constater que grâce à ce service Google compte bien démocratiser et rendre accessible au plus grand nombre la culture. Mais le but est aussi de rassembler sur un même site un maximum d’œuvres pour permettre aux utilisateurs de trouver l’information qu’à un seul endroit. L’exemple le plus parlant date de 2018 lorsque la collection « Face of Frida » est mise en ligne, c’est la plus grande exposition entièrement consacrée à Frida Kahlo et compte pas moins de 800 œuvres.

Néanmoins le projet aura connu depuis son lancement des polémiques autour du droit d’auteur. En effet ces œuvres sont soumis au droit de reproduction et au droit de diffusion, deux droits appartenant au créateur de l’œuvre. Même si à son lancement Google mis en ligne seulement des œuvres tombées dans le domaine public, aujourd’hui nous pouvons retrouver des œuvres de Pablo Picasso dont les droits s’arrêteront en 2044, soit 70 ans après la mort de l’artiste.

Ces polémiques reviennent régulièrement dans les médias mais aucune condamnation n’a été, à ce jour, prononcé contre Google.

LES OUTILS NUMÉRIQUES COLLABORATIFS

Des travaux de classe en groupe aux projets collaboratifs avec des collègues, tout le monde utilise des outils numériques collaboratifs.  Ils sont en effet devenus de plus en plus présents dans nos vies avec l’ascension du numérique depuis quelques années. Cet article a pour but de vous en présenter quelques-uns.

La suite Google

La G Suite a été créée en août 2006 par Google et lui appartient. Par conséquent, elle appartient à Alphabet, la maison-mère de Google. Grâce à leur adresse Gmail, les utilisateurs peuvent avoir accès à plusieurs outils et peuvent collaborer avec d’autres personnes. La G Suite étant gratuite, elle est par conséquent accessible à tous et permet de fidéliser les utilisateurs.

La G suite se compose de 19 outils différents répartis en 4 catégories (Communiquer, créer, accéder, contrôler). Les outils phares de Google restent sa boite mail (Gmail), les outils de traitement de texte (Google Doc, Google Slide, Google Forms et Google Sheets) ainsi que l’agenda Google.

Les avantages de la G suite :

  • Facilité d’utilisation
  • Compatibilité avec les appareils mobiles
  • Pas d’arrêt pour la réalisation de maintenance
  • La collaboration en temps réelle
  • Possibilité de faire des modifications en mode hors ligne
  • Possibilité d’accéder aux documents en mode hors-ligne
  • Les mises-à-jours se font automatiquement pour que l’utilisateur travaille toujours sur la dernière version

Les contraintes de la Gsuite :

  • Googles Docs, Slide et Sheets sont moins développés que leurs concurrents chez Microsoft
  •  Il faut payer pour accéder à un espace de stockage illimité
  • Efficacité limité lorsque le document est trop long
  • Efficacité limité lorsqu’il y a trop d’utilisateurs connectés sur le même document

Présentation des divers composants de la suite Google (Google sheets, doc, slide, contact, drive, gmail, agenda)

La suite Microsoft

La Suite Microsoft date des années 1990. Elle appartient à l’entreprise du même nom qui fut créée une quinzaine d’années auparavant par Bill Gates et Paul Allen. Le but de la suite est de permettre à tous les utilisateurs qui font tourner le programme Microsoft d’avoir accès à des logiciels de traitement de texte, présentation et feuilles de calculs adaptés. À cette époque cependant, ce n’est pas encore collaboratif. Il le deviendra seulement beaucoup plus tard avec l’arrivée de Microsoft Teams en 2017 qui permet aux utilisateurs ayant un compte Microsoft de travailler ensemble sur des documents, de se partager des documents et de pouvoir chater sur la même interface de travaille.

La suite Microsoft ou Microsoft Office se compose de 7 logiciels : Word, Excel, PowerPoint, OneNote, Outlook, Access, Publisher et depuis peu de Microsoft Teams.

Les avantages sont :

  • Facilité d’utilisation
  • Existe une version pour les appareils mobiles
  • Les logiciels sont très développés et proposent beaucoup de fonctionnalités
  • Mises-à-jours gratuites
  • Les étudiants y ont accès gratuitement

Les contraintes sont :

  • Il faut payer pour y avoir accès
Présentation des divers composants de la suite Microsoft Office (Word, Excel, PowerPoint, Outlook, Access, ...)

Des outils utiles dans les métiers de la communication

Une personne travaillant dans le domaine de la communication a besoin d’être organisée afin de tenir les deadlines et être efficace. Ainsi, il est conseillé de connaître quelques outils de gestion de projet. Il existe par exemple Trello qui permet à chacun de pouvoir émettre des propositions sur le sujet dont il est question au moyen de « cartes ». Il est également possible d’ajouter des dates limites, rappels et d’indiquer quelle personne doit réaliser quelle tâche. Discord, Messenger, WhatsApp et toutes autres applications permettant les discussions de groupes peuvent être considérés comme des outils de gestions de projets puisqu’elles permettent aux différents membres d’une équipe de communiquer ensemble et d’échanger des documents au besoin. Cependant Messenger a une fonctionnalité en plus que les autres applications de discussions : il permet de créer des événements, sondages et des rappels.

Dans le milieu de la com’, et en particulier du community management, il est essentiel de maîtriser le rythme de publication des différents posts sur tous les réseaux sociaux de la société. Pour cela, il est recommandé de se rendre sur l’outil Facebook Creator Studio, qui est gratuit et permet de synchroniser les comptes Facebook et Instagram ensemble tout en préparant les futures publications. Il est également possible d’utiliser des outils de programmation efficace et peu chers tels que Hootsuite et Buffer (qui deviennent collaboratifs uniquement à partir du moment où l’on prend le forfait payant). Très simples d’utilisations et assez intuitifs, ils permettront à tout à chacun de s’y retrouver dans le planning des publications.

Le graphisme, bête noire de certains et terrain d’amusement et d’expression pour d’autres. En effet, il est possible de collaborer avec d’autres personnes et gratuitement sur Canva. Un outil très simple d’utilisation qui permet de produire des designs assez facilement. C’est l’outil magique pour tous ceux qui ne maîtrisent pas Indesign. Il existe d’autres outils, semblables à Canva tels que Desygner et Crello, qui ont pour avantage de permettre le redimensionnement gratuit. Ces outils sont semblables du point de vue de l’interface et des possibilités de création. Ils sont le moyen le plus simple de créer des visuels pour toutes les occasions.

Nous pouvons donc conclure que les outils numériques collaboratifs sont devenus indispensables dans le travail des communicants. De plus, il est possible d’en trouver des gratuits, ce qui permet aux étudiants ou aux jeunes entrepreneurs de pouvoir travailler en équipe sans pour autant devoir dépenser des sommes astronomiques pour obtenir des logiciels payants.

Quand les fêtes de fin d’année prennent une part importante dans la communication digitale

Chaque année est faite d’événements récurrents, qui reviennent tous les ans, sur lesquels les communicants diffusent de l’information. C’est ce que nous appelons un marronnier. Un marronnier, dans le domaine du journalisme et de la communication, est un article ou une publication sur les réseaux sociaux présentant des informations dites de faible importance consacré à un événement récurrent et prévisible dans l’année. Il demande peu de travail en amont, mais il reste important d’y réfléchir car il ne faut pas passer à côté pour un communiquant.

Le terme de “marronnier” provient d’un marronnier rose qui, tous les ans aux premiers jours du printemps, fleurissait au-dessus de la tombe des Gardes Suisses, tués lors de l’invasion du Palais des Tuileries le 20 juin 1792 à Paris. Ainsi, chaque année, un article paraissait dans la presse.

Le mois de décembre concentre un des plus célèbres marronniers :  des plus riches ce qui inspire les entreprises et institutions publiques. Prêts pour un petit tour d’horizon des événements qui marquent chaque année le mois de décembre?

Le bonnet du Père Noël

Quoi de mieux pour être dans l’atmosphère des fêtes de fin d’année qu’une refonte du logo d’une organisation ! L’accessoiriser de son plus beau bonnet de Père Noël donne une image plus sympathique auprès de l’audience voire même une image humoristique comme le fait Netflix, qui a choisi l’autodérision.  

Le calendrier de l’Avent

Qui dit Noël, dit aussi calendrier de l’Avent ! Cette tradition, destinée à faire patienter les enfants jusqu’au 25 décembre, est réutilisée par les organisations dans le but de fidéliser leurs clients. Proposer chaque jour de remporter un lot de cadeaux de la marque ou en lien avec l’univers de l’organisme est un moyen stratégique pour créer de nouvelles interactions. Ci-contre, vous pouvez observer la façon très esthétique par laquelle la marque Printemps Paris de proposer un concours sur son compte Instagram. Chaque jour, le community manager produit un post avec le contenu du concours en jeu et le repartage via les stories en incitant les participants à mettre en avant leur action dans leurs stories personnelles. À défaut de ne pas proposer un concours, certaines organisations proposent des comptes à rebours afin de faire patienter leur audience jusqu’au jour J. 

La journée internationale du pull de Noël

Le lundi 16 décembre est célébré la journée internationale du pull de Noël. Une occasion qui permet de se rassembler autour d’un chocolat chaud avec son plus beau pull sur les épaules. Twitch, la plateforme de streaming de jeu vidéo, a utilisé cette journée pour faire rencontrer sa communauté, notamment à Portland où les personnes ont joué le jeu de porter leur magnifique pull de Noël.

Le Père-Noël

La communication durant les fêtes ne serait pas la même si on ne parlait pas du Père Noël ou de “Papa Noël” ! Les entreprises utilisent son image de façon humoristique : en effet, Orange a choisi de mener une chasse au Père Noël dans ses boutiques. Le hashtag #AttrapezNoël a été lancé dans le but d’engager l’audience autour de la recherche spectaculaire de cette chasse au Père Noël.

Un autre hashtag et un concours ont été lancés, cette fois-ci, par Interflora. La marque propose un concours à destination de la “twittosphère” avec le #PetitsPapasCM. Le but : dans un hotte, tous les community managers d’une quelconque marque ou organisation publique proposent un lot à remporter dans la hotte du Père Noël. Ce hashtag est monté en Top Tendance des hashtags en France ces dernières semaines, ce qui met en avant l’engagement des différentes communautés dans un seul et même concours. 

Par conséquent, on remarque qu’un marronnier connaît une réelle force dans la communication des organisations ainsi que dans les lignes éditoriales des community managers et des journalistes. Un conseil : intégrez-les au plus vite de façon originale ! 

La promotion de 2019 – 2020 de la licence professionnelle communication publique et outils numériques vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année !

5 conseils pour améliorer le référencement de son site web

Le SEO Camp Day est revenu à Metz ce vendredi 6 décembre pour une cinquième édition. Comme chaque année, cet évènement donne l’opportunité d’assister à plusieurs conférences animées par des intervenants de renom dans le domaine du référencement et du digital marketing. L’occasion ici de revenir sur 5 bonnes pratiques pour référencer son site en 2019. 

Qu’est-ce que le SEO ?

Le SEO (Search Engine Optimization) est l’acronyme qui signifie « Optimisation pour les moteurs de recherche » en français. C’est un ensemble de techniques permettant de faire apparaître un site web sur les moteurs de recherche dans le but de le rendre visible auprès du public. L’objectif du SEO est d’améliorer la visibilité d’un site et de le propulser dans les premières pages de résultats de recherches (SERP) pour répondre aux besoins des utilisateurs. Le SEO est également appelé « référencement naturel », en opposition au SEA (Search Engine Advertising) qui tire ses résultats d’un référencement payant. 

Selon une étude, Google est le moteur de recherche le plus utilisé par les utilisateurs français puisqu’il représente à lui seul 94,2% des parts de marchés en France. Ainsi, utiliser Google pour orienter sa stratégie SEO semble être un choix pertinent. 

Part de marché des moteurs en France (infographie WebRankInfo)

Les bons réflexes à adopter pour optimiser au mieux son SEO sur Google

Proposer des contenus de qualité 

Optimiser le contenu d’un site web passe en premier lieu par la qualité du contenu qui sera proposé. Un contenu de qualité c’est un article bien écrit, clair et structuré. Il est important de penser à mettre à jour les articles ou de supprimer ceux qui sont obsolètes. C’est aussi des informations vérifiées et en lien avec le sujet. Concernant la longueur des articles, plus l’article est long et plus Google le jugera de qualité. Une longueur d’article de 1500 mots environ semble être une moyenne correcte pour être considéré comme un bon article par le moteur de recherche. 

Le titre joue lui aussi un rôle majeur dans la qualité du contenu puisqu’il incite les internautes à cliquer sur l’article lorsque celui-ci apparaît dans la barre de recherche. Il faut alors veiller à ce que le titre soit attractif et en cohérence avec le sujet. 

Avoir un contenu de qualité permettra de gagner en réputation, second critère à ne pas négliger dans l’optimisation du SEO.  

Backlinks et PageRank 

Les backlinks ou « liens entrants » en français, désignent les liens hypertextes à l’intérieur d’un contenu pointant vers un autre site. Ils renvoient, contrairement aux liens internes, exclusivement à un contenu disponible sur un même site. 

 Il est pertinent de placer les backlinks à l’intérieur d’un paragraphe de texte afin que ceux-ci soient visibles par les internautes. Les backlinks permettent d’indiquer à l’internaute l’emplacement externe d’une information et de transmettre la popularité du site web. 

L’algorithme PageRank, ou « Indice de popularité », est un algorithme du moteur de recherche Google. Le PageRank ne prend pas uniquement les liens entrants mais étudie également la qualité des sites qui parlent d’un autre site et qui utilisent des liens sortants. Ainsi, plus les gens parlent d’un site, plus le PageRank est élevé.

Comportement des internautes et mots clés stratégiques 

Les mots-clés en SEO ont un impact très important dans l’optimisation d’un site web. Ce sont les idées et les mots qui définissent le contenu d’une page web et font le lien entre les recherches des internautes et le contenu du site web. 

La définition des mots clés doit répondre à une question principale : « Qu’est-ce que souhaite savoir la cible, l’audience sur le site web ? » Il est donc important de bien déterminer sa cible en amont afin de viser du mieux possible les attentes des internautes. 

Il existe plusieurs critères permettant de trouver les mots clés qui référenceront au mieux un site web : 

  • Obtenir un maximum de requêtes mensuelles,
  • Être le moins concurrentiel possible,
  • Définir au mieux le thème du site,
  • Être déclencheur d’une intention de la part de l’internaute (prise de contacts, inscription à une newsletter…). 

Le chargement de la page et le taux de rebond

Le chargement de la page est lui aussi un critère à ne pas négliger dans l’optimisation du SEO. Selon Google, 70% des pages nécessitent 7 secondes pour que la partie haute du contenu soit chargée et 10 secondes pour qu’elle soit chargée totalement. Plus l’internaute attend le chargement de la page, plus il aura tendance à la quitter si celle-ci prend trop de temps à charger. 

Le taux de rebond est un indicateur pertinent pour comprendre le comportement des internautes qui visitent un site web.  Il représente le taux de visiteurs quittant le site sans avoir parcouru d’autres pages. Ainsi, un taux de rebond élevé n’est pas un élément positif puisqu’il correspond au nombre de visiteurs venant sur un site en ressortant aussitôt, sans cliquer sur un lien ni ouvrir une autre page.  

L’analyse du SEO

Les recherches organiques (recherches effectuées via les moteurs de recherche) génèrent plus de la moitié du trafic web. C’est 95% des liens cliqués qui sont issus de la première page de résultats. Les 5% restants correspondent donc au nombre de clics pour tous les autres résultats.

Une perte de trafic s’observe lorsque le site n’atteint pas les premières positions dans les pages de résultats. Analyser régulièrement son site web permet de mettre en exergue les points négatifs qui empêchent cette baisse de trafic et le bon positionnement dans les pages de résultats des moteurs de recherche. 

Il existe plusieurs outils d’analyse SEO qui permettent de mettre en lumière les points à améliorer mais l’outil incontournable aujourd’hui reste Google Analytics. Outil gratuit d’analyse SEO proposé par Google, il permet l’analyse de l’audience d’un site web et permet de réunir diverses informations sur les utilisateurs et leur comportement. Il permet aussi de déterminer la qualité des mots clés utilisés et analyse les performances de vitesse du site web. 

Optimiser son référencement naturel, c’est donc apporter une meilleure visibilité au site web sur Google, mais aussi sur les autres moteurs de recherche. Sur le long terme, le SEO permet de multiplier son nombre de visiteurs.

Un site correctement optimisé sera qualifié de « SEO friendly » par Google, ce qui l’amènera à voir son positionnement augmenter dans les pages de résultats. Il est important de noter que 91% des clics sur Google sont réalisés sur la première page, et entre 70% – 77% des clics sont réalisés sur les cinq premiers résultats. D’où l’importance de bien optimiser son SEO pour avoir un maximum de visibilité sur les moteurs de recherche.  

2019 : l’État toujours en faveur des logiciels libres ?

Maîtrise des coûts, recherche d’efficacité, développement des nouvelles technologies, l’État français fait-il toujours preuve d’un grand enthousiasme vis-à-vis de l’utilisation de logiciels libres ?

Qu’est-ce qu’un logiciel libre ?

Un logiciel libre est un logiciel qui est soumis aux droits de son auteur, ce dernier définit les droits donnés à l’utilisateur. Aujourd’hui, on distingue trois types de licences libres qui sont réparties par famille selon le degré de liberté qui leur est accordé en terme de redistribution. Le degré le plus faible est celui du domaine public, dans ce cas, le logiciel appartient à tout le monde, donc les droits d’auteurs ont expiré. Ils existent d’autres types de licences : licences libres strictes, licences semi-libres. 

En résumé, un logiciel est considéré comme libre seulement s’il garantit quatre libertés fondamentales :

  • La liberté d’utiliser le logiciel ;
  • La liberté de copier le logiciel ;
  • La liberté d’étudier le logiciel ;
  • La liberté de modifier le logiciel et de redistribuer les versions modifiés.

Voici donc quelques exemples de logiciels libres : 

  • Lecteur média : VLC ;
  • Traitement de l’image : Gimp, Inkscape ;
  • Bureautique : OpenOffice.org ;
  • Traitement du son : Audacity ;
  • Éditeur de texte : Notepad ++ ;

Naissance 

Jusque dans les années 70, les logiciels offraient aux utilisateurs la possibilité de modifier les réglages permettant d’utiliser le matériel informatique puisque l’accès au code source était considéré comme normal. À cette époque, la notion de droit d’auteur s’appliquant aux logiciels n’était pas réellement définie. Cependant, dès le début des années 80, des licences d’utilisations apparaissent et les éditeurs de logiciels commencent à être reconnus. De cette façon, la vente de logiciels devient importante et l’accès, l’étude ou encore l’amélioration des codes sources est impossible, et même interdite. Richard Stallman qui est alors chercheur dans un institut de technologie au Massachusetts a l’idée de créer au cours des années 80 un projet nommé GNU ainsi qu’une fondation, la Free Software Foundation. Cette dernière définira avec précision le principe du logiciel libre ce qui donnera lieu à un cadre juridique précis concernant le développement du libre en toute légalité. 

L’État recommande la solution libre

Logo du SILL
Logo du SILL

Pendant de nombreuses années, les administrations françaises utilisaient de façon majoritaire des outils issus d’éditeurs de licence notamment la suite Microsoft. Toutefois, une dimension économique et un questionnement sur leur efficacité ont poussé l’État à inciter l’utilisation des logiciels libres au sein des administrations ou encore des collectivités. C’est ainsi que le 31 août 2011, François Fillon alors Premier ministre demande aux ministres de veiller à la généralisation de l’usage de format libre et ouvert par les administrations. En revanche, la plus grande implication de l’État dans ce domaine reste la publication le 9 septembre 2012 de la circulaire de Jean Marc Ayrault, Premier ministre qui par ce document définit les orientations pour l’usage du logiciel libre dans l’administration. 

 Les administrations qui ont opté pour le logiciel libre.
Les administrations qui ont opté pour le logiciel libre.

Aujourd’hui, on constate que les administrations et les collectivités ont encore pour une majorité d’entre elles des partenariats avec les géants américains. Pourtant, en 2018 près d’un tiers des collectivités se serait équipée de cette solution suite à des restrictions budgétaires. De plus, Pascal Kuczynski, délégué général de l’Association des développeurs et des utilisateurs de logiciels libres pour les administrations et les collectivités territoriales (Adullact), assure qu’il y aurait plus d’une dizaine de milliers de collectivités territoriales qui auraient opté pour le libre. Le logiciel libre est donc en constante progression, cela grâce à l’influence de l’État sur l’utilisation du libre par les collectivités et les administrations. Cette influence passe notamment par la diffusion chaque année du SILL (Socle Interministériel des logiciels libres) qui est une liste de logiciels libres recommandés par l’État. Instauré pour la première fois en mai 2013, le SILL 2019 a lui été communiqué en mai dernier, l’intérêt de l’État pour les logiciels libres est donc toujours d’actualité. 

Les enjeux du libre au sein de l’État

Les logiciels libres deviennent de véritables enjeux pour l’État, car en premier lieu, on observe que ce dernier consomme les logiciels libres, d’un côté en les utilisant dans les Directions des Systèmes d’Information mais également par les agents publics dans leur quotidien. Ensuite, on se rend compte que certaines administrations développent et publient elles-mêmes des logiciels libres. Cela devient un véritable enjeu car ça permet de créer des solutions qui sont conçues pour répondre aux mieux aux besoins des utilisateurs mais en plus, lorsqu’ils sont partagés, ces logiciels contribuent aux biens communs numériques. Les logiciels libres offrent également à tous ceux qui les utilisent une sécurité supérieure à celle des autres logiciels grâce à notamment la rapidité du maintien du niveau de sécurité. Un des enjeux majeurs du passage au libre est également la dimension économique. En effet, le passage au libre n’est pas totalement gratuit, il engendre tout de même des coûts liés aux services car le logiciel doit correspondre aux besoins de l’entité qui l’utilise. Toutefois, les dépenses restent moindres par rapport à une dépense liée à l’acquisition d’une licence. 

Le Libre sur la place à Nancy : retours d’expériences et innovations publiques.

Les manifestations concernant le logiciel libre se multipliant, le mardi 26 novembre 2019 s’est déroulée la quatrième édition du Libre sur la place à l’hôtel de ville de Nancy. Cette journée à l’initiative de la Direction Nancy Ville Numérique s’adresse à tous les acteurs des collectivités territoriales, mais également à d’autres organismes publics ou citoyens lambda qui portent un intérêt à l’innovation publique. 

Nancy Ville Numérique est une association indépendante créée en 2009. Elle mobilise plusieurs entreprises de différentes tailles issues de divers secteurs d’activités réunies par l’exercice d’une activité sur le territoire métropolitain de Nancy. Ces entreprises se regroupent autour d’une vision commune : donner un élan d’initiatives pour permettre le rassemblement du meilleur de l’Homme et du Digital afin de contribuer à la construction de la société de demain. 

Affiche de la 4e édition du Libre sur la place
Affiche de la 4e édition du Libre sur la place.

Depuis maintenant quatre années, la ville de Nancy en partenariat avec la direction de Nancy Numérique, organise cet événement pour partager et échanger autour des logiciels libres. Cette année encore, des témoignages des administrations qui ont fait le pari du logiciel libre viennent agrémenter le programme de la journée. En effet, un des principaux objectifs du libre sur la place est de partager les expériences positives des administrations vis-à-vis de l’utilisation du libre. Au-delà de ça, la présentation de ces ressentis permet de créer un réseau, et même une communauté autour de l’utilisation des logiciels libres. 

Accessible à tous, le logiciel libre est sans conteste devenu une véritable alternative, appréciée pour la liberté de modification, de partage et d’utilisation qu’elle offre.

Pollution et sobriété numérique

Du 16 au 24 novembre se déroulera la Semaine Européenne de la Réduction des déchets. Nous sommes de plus en plus sensibilisés à la question de la protection de l’environnement, néanmoins une notion dont on a peu conscience reste singulière : celle de la pollution numérique. En effet, les déchets ne sont pas seulement matériels, le numérique aussi constitue une grande source de pollution. Cependant, il est plus que jamais présent dans notre société et son impact environnemental ne fait que se multiplier au fil des années.

Qu’est-ce que la pollution numérique ?

La pollution numérique correspond à la pollution générée par les nouvelles technologies soit par leur fabrication soit par leur utilisation, c’est une pollution invisible. Il est donc difficile de concevoir son empreinte environnementale.

À la base de la chaîne on retrouve les outils numériques tels que les ordinateurs, les smartphones, les tablettes, qui en plus d’être extrêmement énergivores nécessitent à la fabrication des matériaux rares (cobalt, gallium, lanthane, tantale …). Les processus d’extraction de ces matières non renouvelables sont très polluants et responsables de l’épuisement des ressources abiotiques (minerais, énergies fossiles…) et d’écosystèmes. Viennent ensuite les services associés à ces outils rendus possibles notamment grâce aux serveurs, aux réseaux d’accès au web qui sont eux aussi très gourmands en énergie. En réalité, ces derniers nécessitent des systèmes de refroidissement et d’alimentation électrique actifs 7 jours sur 7, 24H sur 24. Par ailleurs, le cloud[1] entraine une multitude d’échanges réseaux donc une multiplication des équipements. Stocker des données en abondance dans ce « nuage » est donc loin d’être un choix écoresponsable. De plus, l’empreinte carbone des nouvelles technologies ne cesse de croître en raison de la multiplication considérable du nombre d’objets connectés, et des nombreuses innovations, parfois minimes qui gagnent les marchés.

Données clés

Selon une étude de GreenPeace réalisée le 10 janvier 2019, si Internet était un pays, il serait l’un des cinq plus grands pollueurs puisqu’il représente à lui tout seul 7% de la consommation électrique mondiale.

L’étude « Empreinte environnementale du numérique mondiale » de Frédéric Bordage nous apprend que d’ici 2025 le numérique représentera près de 6% de l’empreinte de l’humanité (contre 2,5% en 2010). En effet, selon les estimations du fondateur de GreenIT, on pourrait compter 48 milliards d’objets connectés en 2025. Ci-dessous, on peut observer les trois émetteurs de gaz à effet de serre liés au numérique

À savoir que le simple fait d’envoyer un e-mail émet environ 10g de CO2 dans l’atmosphère et que quelques milliards sont envoyés et reçus en une heure dans le monde. En outre, toujours d’après ce même rapport de GreenIT, l’empreinte annuelle moyenne d’un internaute équivaut à 350kWh d’énergie, 200kg de gaz à effet de serre et 3000 litres d’eau. Ces chiffres alarmants nous mènent à repenser notre utilisation des outils numériques et à prendre des mesures.

Quelques solutions

Bien qu’une industrie numérique entièrement écoresponsable soit peu probable, il existe des solutions pour réduire son impact environnemental. C’est ce qu’englobe le concept de « sobriété numérique ».

Voici quelques suggestions que chacun peut appliquer dans son quotidien : modérer sa consommation streaming qui très gourmand en énergie, réduire le nombres d’écrans plats, limiter l’ouverture d’onglets, l’envoi de mails et supprimer régulièrement ces derniers… Il est aussi recommandé d’optimiser ses impressions avec une typographie peu gourmande en encre comme Garamond, d’activer le mode « éco » de son imprimante, de privilégier le chemin le plus court lors d’une recherche internet. De plus, on préfèrera l’achat de produits d’occasion ou reconditionnés en boycottant les offres d’équipements numériques à prix cassés. Selon l’ADEME, passer la durée de vie de 2 à 4 ans d’un ordinateur ou d’une tablette améliore de 50% son bilan environnemental.

Du côté des grands groupes, certains ont mis en place des moyens comme la collecte des Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques (DEEE) à recycler, par exemple Ecologic, un service de gestion des DEEE financé par l’Etat. Par ailleurs, d’autres réutilisent la chaleur produite par les data centers, comme à Paris où une piscine est chauffée par un centre de données.

Des outils pour comprendre et réduire l’impact environnemental numérique

Des dispositifs sont à disposition de tous pour nous aider à être plus écoresponsables, comme Clickclean, mis en place par Greenpeace. Ce site indique la consommation d’énergie de plusieurs applications et les note de A à F selon leur utilisation d’énergies polluantes ou renouvelables. On y retrouve des géants du web tels que Facebook, Twitter, Spotify…

Source : Clickclean.org

De son côté, Cleanfox est un outil qui permet de se désabonner en un clic des newsletters qu’on ne lit pas en le connectant à sa boîte mail. Il se chargera d’identifier les messages concernés et de les supprimer.

Source : Cleanfox.io

EcoIndex est un site qui évalue à l’aide de plusieurs critères la performance, l’empreinte environnementale d’une page web. Il suffit de rentrer l’url de la page concernée dans l’espace dédié et l’analyse s’effectue en quelques secondes.

Source : GreenIT.fr

Certains moteurs de recherche s’inscrivent également dans une démarche écologique. Par exemple Lilo qui reverse une partie de ses revenus publicitaires à des projets écologiques, durables ou Ecosia qui fait don d’une part de ses bénéfices à des programmes de reforestation. D’autre part, on distingue les extensions de navigateur. Parmi eux, Carbonalyser, une extension de navigateur Firefox créé par The Shift Project. Il permet de calculer en temps réel sa consommation électrique et son émission de gaz à effet de serre selon notre propre navigation internet. Ce programme est aussi disponible sur smartphone sous le nom de « Mobile Carbonalyser ». On trouve aussi GreenIT-Analysis, disponible sur le Chrome web store. Cet outil permet aux développeurs d’évaluer l’empreinte, la performance environnementale et les bonnes pratiques d’une page web. Enfin, la société FairPhone a développé un smartphone durable issu du commerce équitable et fabriqué avec des matériaux responsables. Cet appareil Android se présence comme une alternative aux grandes marques de smartphones.

En attendant un Internet plus écologique, vous avez toutes les clés en main pour réduire votre impact carbone lié au numérique et ainsi faire un geste pour l’environnement ! Alors si même l’empreinte écologique de cet article est loin d’être neutre, il est temps de prendre conscience de la pollution digitale et d’agir.


[1] Espace de stockage de données à distance

Stratégie de communication en Terranga

Une multitude d’associations à but humanitaire foisonnent dans le monde, avec un but commun : récolter des dons afin de défendre leurs causes.

Au sein de l’IUT Charlemagne, le tableau d’affichage du bâtiment consacré aux métiers numériques en témoigne : cette semaine, une affiche y représente les ONG présentes à Nancy.

Ces associations comme « Médecin du monde » ou « La croix rouge » sont des associations qui rayonnent sur l’ensemble du territoire français, et qui disposent d’antennes locales. Ainsi, les travailleurs sociaux présents dans les communes de France profitent des campagnes de publicité nationales et ont également la capacité d’assurer une communication de proximité afin d’encourager l’adhésion de leur public cible.

Il n’en est pas de même pour toutes les associations, notamment pour de plus petites structures implantées dans des pays émergents, qui ont besoin de fonds mais ne peuvent compter uniquement sur l’aide des habitants de leur région, qui vivent souvent eux même dans une extrême précarité.

Il est alors impératif pour ces dernières de communiquer au-delà des frontières, avec la difficulté de gagner la confiance des futurs donateurs en l’absence de proximité géographique.

« L’empire des enfants », une association Dakaroise en quête de visibilité 

L’association « L’empire des enfants », fondée à Dakar par Anda Mbow en 2003, est confrontée plus qu’une autre à cette problématique, car elle défend une cause très locale peu connue en Europe.

Cette fondation, créée il y a 20 ans, a pour but de recueillir des enfants livrés à la rue qui sont en grande majorité des « talibés », des enfants envoyés par leurs familles démunies dans des écoles coraniques appelées « daaras » avec un professeur coranique qui s’avère mal intentionné en contraignant ces petits garçons à la mendicité. Les enfants sont le plus souvent trouvés dans la rue et pris en charge par une équipe d’éducateurs, soignés, nourris, logés et écoutés.

La première année est consacrée à une initiation à l’alphabétisation des enfants, à une remise en confiance en la relation avec l’adulte en vue d’une scolarisation l’année suivante et d’une réintégration dans leur famille dès que possible. Lorsque ce retour auprès de leurs proches n’est pas possible, ils continuent à vivre au centre d’accueil de l’association et sont scolarisés dans des écoles privées grâce à un système de parrainage.

Afin de défendre cette cause, il était manifestement indispensable de sensibiliser des donateurs au-delà du continent africain. Alors comment Madame Mbow a-t-elle réussi à faire connaître « l’empire des enfants » à l’échelle Internationale ? Comment est-elle parvenue à sensibiliser les citoyens du monde pour obtenir les dons nécessaires, et gagner leur confiance ?


Familiarisation avec les outils de communication modernes

Si l’association dispose d’un site internet clair et complet bien que perfectible, ce dernier ne jouit pas d’un référencement Google suffisant pour attirer les donateurs.

Dans la majorité des cas, ces derniers ne cherchent pas spontanément une association caritative via leur navigateur internet, mais leur geste est souvent guidé par une campagne d’information qui les aura convaincus en amont. Ceci est d’autant plus vrai pour les associations non européennes sachant que les dons qui leurs sont offerts ne sont pas déductibles des impôts sur le revenu français, contrairement aux autres …

En outre, les personnes désireuses d’aider les fondations humanitaires sont souvent frileuses de le faire dans des établissements éloignés ou moins connus que des institutions comme la Croix rouge, non confiante de la manière sont sera utilisé leur argent par un ONG plus confidentielle.

Ainsi, dans le but de promouvoir sa mission, l’Empire des enfants n’a pas manqué l’explosion des réseaux sociaux et la fondation est présente sur Facebook, Twitter et Instagram.

Elle a également profité de l’émergence des campagnes de dons sur ces réseaux et la démocratisation du crowdfunding.

Nous sommes allés à sa rencontre à Dakar le 29 octobre dernier et nous avons interrogé Alassane Winch Diagnesur, un collaborateur d’Anda qui est chargé, entre autres missions, de la communication de l’association. Ce dernier effectue un réel travail de « community manager » sans même en avoir conscience.

Grâce à Alassane, la page Facebook de l’Empire des enfants est désormais alimentée d’articles concernant l’association, sur son actualité, des évènements marquants dans la vie des enfants, ponctués de photos et vidéos de qualité. En mai dernier, une campagne de crowdfunding a permis l’acquisition de matériel audiovisuel. Cet équipement a également permis la production de vidéo visibles sur Youtube.


Une communication publique efficace au service du droit à la dignité des enfants sénégalais.

La force de communication de cette ONG qui la singularise des autres associations environnantes réside dans la personnalité même de sa fondatrice. Anda Mbow est devenue une personnalité médiatique et une ambassadrice de sa cause très médiatisée qui a su apprivoiser les journalistes de la presse écrite, et multiplie les interventions à la radio et à la télévision. Cette notoriété lui a permis de trouver des partenaires économiques et politiques puissants tels que LA POSTE, Air France ou l’Union Européenne. Mme MBOW a par ailleurs été élevé au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur Française le 13 juillet 2019.

Au gré de nos échanges sur place avec Anda et Allassane, ces derniers nous confirment que la stratégie de communication de l’organisation repose sur l´image de Mme Mbow, personnage charismatique, qui maîtrise l’art des « relations publiques ». Elle a également su convaincre de nombreux artistes de s’associer à son projet caritatif, qui constituent d’importants influenceurs, participant eux-mêmes à encourager différents acteurs économiques privés à investir des fonds dans sa cause humanitaire. L’association a également signé des conventions de partenariat avec des universités américaines et européennes afin d’accueillir des stagiaires de la profession sociale, ce qui contribue à développer le rayonnement de la fondation.

Mme Mbow nous a confié qu’elle ignorait les rouages de la communication médiatique sénégalaise lorsqu’elle a créé son association alors qu’elle était de retour dans son pays natal, après trente ans de vie en France : son discours de militante était incisif envers ses co-citoyens et le gouvernement qui niaient l’instrumentalisation des talibés par des marabouts peu scrupuleux. Il n’a pas été facile de dénoncer cette dérive dans un pays composé à 97 % de musulmans, qui cohabitent pourtant en toute sérénité avec une minorité chrétienne et qui ne semble pas souffrir du radicalisme islamiste présent dans beaucoup d’autres pays du continent.

Lors de l’inauguration des murs de l’association, le président de la RTF, première chaîne de télévision nationale, qui est un proche d’Anda, lui a fait la faveur de couvrir l’événement, puis lui a expliqué la nécessité d’une communication informative, éducative, prescriptive en évitant le piège de l’injonction.

Ainsi Mme Mbow, a continué à dénoncer ces abus, en ajustant le ton, en choisissant avec justesse ses médias, ses partenaires, ses ambassadeurs, et ses collaborateurs.

L’association peut aujourd’hui accueillir 60 enfants et projette d’ouvrir une unité pour les jeunes filles isolées. Un hôtel de « tourisme social » va bientôt ouvrir ses portes à Popengenine afin d’assurer une source de revenus stables à l’organisation. En effet, le littoral dakarois est une région du Sénégal très fréquentée, et Madame Mbow souhaite associé la « Terranga », qui signifie « terre d’accueil » au Sénégal à son projet humanitaire.