Les civic Tech, une nouvelle forme de participation citoyenne en ligne

Les Civic-Tech

Qui sont-elles?

Cet acronyme signifie en français technologie civile, comme son nom l’indique, il s’agit de l’ensemble des technologies et des moyens numériques mis en œuvre et créés dans le but de renforcer le lien entre les citoyens et le gouvernement dans le but d’améliorer le système politique. Par ailleurs, pour les définir simplement, le quotidien  « le monde » a défini ces Civic-Tech comme : « la démocratie en version Start-up »

Dans le cadre de notre cours « Démocratie et communication de proximité », notre professeur Mme Anne Piponnier nous a parlé des différentes formes de démocratie, et plus particulièrement de l’essoufflement progressif de la démocratie représentative qui cède place à la démocratie participative. Notre professeur nous a aussi parlé des différentes formes de participation et à quel point la participation et la proximité étaient liées.

En effet, à partir du moment où certaines prises de décisions politiques sont soumises à un vote, on rend le citoyen actif au sein de sa société en lui donnant du pouvoir, on appelle ça vivre en démocratie. A l’heure actuelle, pour aller plus loin, on parle donc de démocratie participative, c’est-à-dire le renforcement de la participation des citoyens à la vie politique. Ce renforcement est lié notamment à l’évolution des technologies et du numérique et à la transparence actuelle que les citoyens exigent au gouvernement. En effet, avec la démocratie participative on cherche à créer une citoyenneté active et informée. Cette démocratie participative s’est peu à peu développée à la fin des années 1960 pour casser le côté élitiste et expert/savant qu’on associait au pouvoir politique et à ses élus elle remplace donc petit à petit la démocratie représentative, des moyens ont donc été créés pour permettre aux citoyens de débattre et de peser dans les décisions politiques.

En 2018, on compte plusieurs formes de participation citoyenne, d’ailleurs depuis la loi de 2002, la création de conseils de quartiers est obligatoire pour les communes ayant plus de 80000 habitants, cette loi de 2002 permet entre autre l’approfondissement de la démocratie locale.

 

Parmi ces formes de participation citoyenne se trouvent :

  • Les conseils de quartier : d’ailleurs depuis la loi de 2002, d’ailleurs depuis la loi de 2002, pour les communes de plus de 80000 habitants il est obligatoire d’organiser des conseils de quartiers.
  • Le débat public
  • L’information, qui avertit le citoyen sur les projets à venir ou en cours au sein d’un territoire.
  • La consultation, la concertation, le référendum, la conférence de citoyen ou encore la conférence de consensus qui consiste à inviter des citoyens à débattre ou à échanger avec des experts.
  • Les cellules de planification citoyennes qui, pour sa part, permet de réunir un jury de citoyens concernés par un débat quelconque pour qu’ils puissent discuter.
  • Le sondage délibératif et l’enquête publique sont deux formes de participation citoyenne permettant de recueillir l’avis des citoyens pour étudier leurs réponses sur un sujet et pouvoir définir une opinion publique.
  • Plus récemment, plus innovant et en provenance du Danemark, l’atelier scénario a été créée pour que les citoyens et les experts forment des ateliers de travail autour de grands débats de société.

Grâce aux puissantes avancées technologiques de ces dernières années, ces formes de participations mises en œuvre pour les citoyens ont été adaptées sur internet, jusqu’à avoir leur propre nom : « Les Civic Tech ».

Ces Civic Tech ont donc plusieurs objectifs, la notion de transparence des données est importante au sein de ce processus, le citoyen a en effet le droit d’être informé sur les prises de décisions publiques et politiques qui ont lieu au sein de sa société et ce avec l’utilisation et l’exploitation des données publiques. Ces Civic Tech permettent donc la co-création des décisions/lois gouvernementales. Elles représentent 24% des dépenses institutionnelles dans les technologies de l’information et selon plusieurs sondages, elles ont permis à beaucoup de jeunes dépolitisés de renouer avec la politique et de se souvenir qu’être citoyen ce n’est pas seulement voter.

 

D’où viennent-elles ?

Mais donc pourquoi ce nom Civic-Tech ? Nous le rappelons, il s’agit de l’abréviation de Civic Technology, nom anglais signifiant « Technologies civiles » Ces formes de participation citoyenne numérique provenant des pays anglo-saxons et grâce à la prédominance de ce monde anglo-saxon, le monde entier a donc réutilisé leur acronyme anglais.

 

Les atouts de ce concept ?

Plutôt que de se déplacer et de devoir organiser son temps en fonction des disponibilités d’autres personnes comme lors des conseils de quartiers par exemple, les Civic-Tech proposent de participer ou de s’intéresser aux décisions/débats de sa ville, de son département, de sa région ou même de son pays sans avoir à se déplacer, ce qui présente une certaine forme de confort comme bon nombres d’autres services ou démarches qui ont été dématérialisés (La caisse d’allocations familiales, les assurances, les mutuelles, les impôts sur le gouvernement…). D’autre part, il n’est également plus utile d’affronter d’autres personnes, puisque parfois les débats en face à face peuvent rebuter. Prendre la parole publiquement peut-être angoissant aussi, tandis que discuter virtuellement peut s’avérer être plus rassurant, l’interlocuteur n’est pas physiquement présent et nos réponses peuvent être formulées plus posément en prenant le temps de les écrire, de les formuler ou même de les modifier.

 

Les inconvénients de ce concept :

Si la dématérialisation satisfait bon nombre de personnes, elle provoque également l’effet inverse en créant des fractures sociales auprès de ceux qui n’ont pas la possibilité d’avoir accès à l’informatique. Si ces Civic Tech devaient substituer aux formes de participations classiques citées plus haut dans l’article, certaines personnes ne pourraient pas bénéficier de leurs usages et cela pourrait pousser à l’isolement d’une catégorie de citoyens.

 

Comment s’appellent-elles ?

Une recherche aiguisée de ces plateformes spécifiques s’imposait donc. Les critères pour les filtrer dans le cadre de cet article étaient simplement : Les plus pertinentes, populaires et surtout françaises.

En 2018 on en compte une trentaine en France mais nous nous sommes concentrés sur une dizaine d’entre elles revenant dans les résultats de recherches comme les plus populaires, pour cela nous avons lu plusieurs articles scientifiques sur les Civic-Tech et relevé les noms de celles citées le plus régulièrement. Enfin nous les avons divisées en plusieurs catégories car elles remplissaient différentes fonctions :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour résumer, ces sites internet associatifs existent sous plusieurs formes comme énoncé précédemment : réseau social, Chatbot, lobby… et tous ont pour souhait de révolutionner la démocratie en la modernisant et en la rendant plus accessible aux citoyens, et ce, avec l’aide du numérique. Ce concept existe aussi à l’étranger, par exemple aux Etats Unis nous avons le site internet Change.org, aux Royaume-Uni le site MySociety ou encore CitizenLab aux Pays-Bas qui propose les même services adaptés bien évidemment à la politique du pays correspondant.

Dans une société oscillant entre le progrès numérique constant et la dépolitisation de plus en plus forte, ces sites internet ont trouvé le moyen d’illustrer la démocratie participative en proposant plusieurs services en ligne. Il est vrai que faire entendre sa voix est une chance que tous les citoyens du monde n’ont pas et les Civic-Tech n’obligent pas le citoyen à s’exprimer forcément, elles proposent juste parfois de l’informer.  Mais pour le moment ces plateformes sont encore mal connues du grand public français et ne se sont pas encore totalement adaptées au gouvernement et à la politique française. L’avenir aidera t’il ces technologies civiles à substituer définitivement aux formes de participations citoyennes actuelles ? Vas t’on vers une dématérialisation totale de la société, y compris de la démocratie ?

 

La transformation numérique, un défi pour les collectivités

La transformation numérique, un défi pour les collectivités

Depuis le milieu du XXe siècle, les villes ont connu des mutations dans leur gouvernance et leur planification urbaine liées à des problèmes environnementaux croissants. Ces mutations incitent les urbanistes à redoubler sans cesse d’effort pour promouvoir une ville plus respectueuse de l’environnement. Ainsi, les politiques publiques cherchent à mettre en place un écosystème dynamique et innovant au sein de leurs collectivités. Pour assurer son émergence, la transformation numérique, intégrée au quotidien des français pour leurs communications, leurs achats, leurs activités professionnelles, est centrale.

Impactant aujourd’hui la société dans son ensemble, et concernant de fait, les territoires, il apparaît nécessaire de placer cette transformation au cœur des politiques publiques, afin de développer leur durabilité, leur adaptation aux besoins de chaque territoire et surtout leur efficacité.

L’écoquartier : initiative face aux problèmes environnementaux

Dès 2009, l’État français lance les premiers appels à projets répondant aux enjeux du développement durable : les écoquartiers, qui seront nationalement reconnus dès 2012 par l’instauration du label EcoQuartier. Ce type d’urbanisme moderne est fondé sur un objectif de maîtrise, sur une zone urbaine donnée, des ressources nécessaires à la population et aux activités de production économiques ainsi que des déchets qu’ils produisent. Il prévoit une fourniture locale de l’énergie, une absorption des déchets sur leur aire de production, le tout compte tenu des techniques et des circuits courts de recyclage et de distribution connus.

En proposant des services simples, instantanés, optimisés et dont les habitants peuvent s’emparer largement grâce aux outils à leur disposition (smartphones, compétences numériques), un tel quartier vise à favoriser le confort des citoyens, et, a fortiori, la lutte contre la fracture territoriale et les difficultés pour certains français de saisir les opportunités du numérique.

A noter que la manière dont les nouveaux produits et services portés par le numérique sont conçus par les innovateurs, utilisés par les citoyens et régulés par les pouvoirs publics, est décisive pour faire de la transition numérique un facilitateur et non frein à la transition écologique.

L’IssyGrid : un projet abouti

Piloté par Bouygues Immobilier, le projet multidisciplinaire de l’IssyGrid, destiné à optimiser la gestion et les consommations d’énergie à l’échelle d’un quartier, constitue un des exemples les plus aboutis d’écoquartier. Dirigé par la ville d’Issy-les-Moulineaux en collaboration avec de grandes entreprises telles qu’EDF, Microsoft, Total, Alstom, les infrastructures publiques du quartier sont connectées les unes aux autres via un programme technologique qui les réglemente virtuellement, permettant la mesure de l’ensemble des consommations, et la mise en place d’une unité de production d’énergies renouvelables et de stockage.

Pour Godefroy de Bentzmann, président de Syntec Numérique, premier syndicat professionnel de l’écosystème numérique français, le développement d’entreprises du numérique est essentiel à l’amplification vers la transition numérique menée au sein des collectivités. Capables de s’affirmer sur la scène internationale, ces dernières sont selon lui « créatrices de valeurs et d’emplois ».

La Smart City

De façon générale, les villes, désireuses de performances toujours plus élevées et en quête de nouveauté, s’accaparent ainsi l’innovation pour développer, grâce au digital, de nombreux modèles urbains. Toujours selon Godefroy de Bentzmann: « la transformation numérique des territoires peut permettre à la France d’être à la pointe d’un nouveau modèle de qualité de vie, intégrant des technologies numériques à la fois intelligent, durable ou « smart ». » Pour le co-fondateur de Devoteam, entreprise de services du numérique française, il est essentiel de faire des territoires « des exemples de service public aux usagers » en encourageant les élus à s’emparer du numérique.

Alliant numérique et durabilité, le concept de Smart City, dans lequel s’inscrit l’écoquartier, permet aux collectivités locales de transformer leurs opérations urbaines et leurs prestations de services. Sa mise en place vise à créer des infrastructures (eau, électricité, gaz, transports, services d’urgence, services publics, bâtiments, etc.) communicantes et durables, permettant de renforcer le lien avec les citoyens, être plus efficaces, tout en se développant dans le respect de l’environnement.

Les limites de la transition numérique

La transition numérique, matérialisée par la Smart City, impose aux collectivités de passer de l’ère informatique, celle des silos, de l’efficience dans chacun des secteurs, à une politique de transversalité. En effet, la Smart City correspond à la capacité à croiser d’une manière bien plus englobante, les expériences, les intelligences, les données. Or, la compréhension du monde numérique, l’acculturation à ce monde et la conscientisation de ces difficultés, reste une contrainte majeure. Il ne suffit pas d’avoir entendu parler d’Open Data pour les comprendre. De part leur formation initiale, les élus et cadres territoriaux assimilent de fait assez peu le monde dans lequel nous vivons.

Pour être le territoire intelligent qu’il prétend, un projet de Smart City doit s’inclure dans une compréhension globale, au lieu d’être confié à une cellule informatique ou un opérateur quelconque. Les acteurs privés ont en outre toujours collaborés  avec les pouvoirs publics. Or ces derniers rendent complexe la maîtrise totale des données, et posent un problème de gouvernance. Enfin, si elle est censée s’articuler autour du citoyen, la Smart City ne semble pas tenir compte des 16% de français éprouvant des difficultés à lire et écrire.

Le cas des écoquartiers, est perçu quant à lui, chez certains chercheurs tels que Jacques Theys, comme ne servant que de « vitrines écologiques » dans le cadre de stratégies plus générales de « marketing urbain ». Il y a selon lui incompatibilité entre « le désir de haut standard écologique et d’une quasi autosuffisance énergétique avec l’appel aux technologies environnementales sophistiquées que cela nécessite ». Cette incompatibilité entraînerait un surcoût de construction estimé à près de 20%.

Malgré cela : des constats encourageants

Même si les technologies ne sont pas encore stabilisées, une tendance est néanmoins observée auprès des collectivités. Les premières expériences tendent en effet à montrer des retours sur investissements, avec des investissements de départ compensés par des économies de fluides (eau, électricité, chauffage, etc.) et une baisse des coûts de maintenance.

A titre d’exemple, le retour sur investissement de l’installation d’un éclairage par LED associé à des détecteurs de présence à Rilleux-la-Pape, est estimé à 11 ans.  De plus, 75 % des collectivités disent actuellement investir dans l’éclairage public intelligent ou avoir l’intention de le faire. Bien entendu, ces chiffres dépendent de l’état initial des réseaux, qui peut se révéler très vétuste.

Quelles conditions de réussite ?

Une réhabilitation apparaît donc comme un préalable avant d’envisager de s’équiper de technologies « smart ».  La réussite de ce concept semble tenir à la capacité de la ville à devenir intelligente. Cette intelligence se traduit par la mise en place de nouvelles formes de gouvernance, en favorisant l’appropriation pour les usagers de ces nouveaux dispositifs, en identifiant des modèles économiques viables qui en soutiendront le développement et en étant agréable à vivre. Dans ce cadre, le dialogue entre les maires, leurs équipes et les spécialistes de la high tech est d’une nécessité inédite. Mais le dernier mot doit revenir à ceux qui ont la légitimité démocratique et sont les détenteurs de l’intérêt général.

 

 

Sources :

https://syntec-numerique.fr/sites/default/files/Documents/2017_03_Cahier_Villes_-_Syntec_Numerique.pdf

https://syntec-numerique.fr/sites/default/files/Documents/2017_10_18_Smartcity_DEF.pdf

https://rfcp.fr/un-ecoquartier-numerique-a-la-hauteur-de-la-cop21/

https://www.usine-digitale.fr/editorial/mairies-4-0-issy-les-moulineaux-montre-l-exemple-avec-son-ecoquartier-numerique.N359564

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89coquartier

http://jeandumonteil.blog.lemonde.fr/2013/04/23/villes-intelligentes-les-conditions-de-la-reussite/

https://www.lagazettedescommunes.com/581439/transition-numerique-ou-en-sont-les-collectivites-territoriales/

Facebook : ce qui va changer pour les professionnels

Facebook : ce qui va changer pour les professionnels

Depuis l’année dernière, beaucoup de rumeurs et de bruits courent autour du premier réseau social du monde. Aujourd’hui, plusieurs sources émanant de la direction de Facebook et de son créateur lui-même confirment l’émergence d’une nouvelle orientation stratégique de celui-ci. Notamment à travers la mise en place de nouvelles méthodes de consultation et d’affichage des publications Facebook. Cela inquiète beaucoup les professionnels qui craignent de voire leur visibilité se réduire sur ce réseau social incontournable.

PowToon : un outil de présentation dynamique !

PowToon : un outil de présentation dynamique !

Aujourd’hui, nous vous proposons de partir à la découverte PowToon, un outil de présentation, sous forme de vidéos d’animation qui n’a rien à envier à ses concurrents ! Lorsque l’on vous dit présentation : à quoi pensez-vous ? Powerpoint, évidemment ! Ce logiciel développé par Microsoft a vu le jour à la fin des années 80 et est resté, pendant longtemps, la seule référence sur le marché des solutions de présentations professionnelles. On comprend alors sa popularité auprès des utilisateurs. Cependant, avec le développement de l’open-source, Powerpoint a du souci à se faire. Depuis une dizaine d’années, l’univers de la présentation s’est diversifié pour proposer des solutions moins statiques, plus dynamiques, parfois gratuites… Et toujours plus originales ! Et ça, PowToon l’a bien compris !

Darktable, logiciel alternatif pour la retouche photo

Darktable, logiciel alternatif pour la retouche photo

Le logiciel Darktable, outil open-source disponible depuis quelques années sur macOS est désormais accessible sur windows. Depuis décembre 2017, les adeptes de retouches photographiques ont accès à une première version windows 2.40. Une version d’un logiciel qui se veut être une réelle alternative gratuite aux grands concurrents du secteur.
Test et présentation de Darktable, le logiciel qui n’a plus grand chose à envier aux plus grands.

Création d’un outil en plein essor : l’application mobile

Création d’un outil en plein essor : l’application mobile

Le contexte d’usage

Aujourd’hui, l’usage du Smartphone est de plus en plus important. En 2017, 73% de français possèdent un Smartphone et pour consulter internet, 42% le privilégient à un ordinateur ou une tablette. Évidemment, cela peut fluctuer selon le besoin de l’internaute : bien souvent, l’ordinateur sera privilégié pour le travail et les achats. Le Smartphone, lui, permettra de consulter les réseaux sociaux ou la messagerie plus rapidement.

Une application mobile peut prendre de multiples formes. Elle peut être l’adaptation d’un outil créé à la base sur ordinateur mais adapté au smartphone. Par exemple, en ce qui concerne Google Docs ou Gmail, l’interface est simplifiée pour s’adapter au terminal. Elle peut aussi se présenter sous la forme d’une interface dynamique ou même d’un jeu. L’ application mobile peut ainsi se révéler très utile pour une structure publique d’une part pour la faire connaître et d’autre part pour proposer des services à distance à l’instar de l’application de l’Université de Lorraine qui est une interface simplifiée du site internet où l’étudiant a accès à son emploi du temps, mails, dossier étudiant…

.Énormément d’applications sont téléchargées mais une faible part est utilisée régulièrement :  seulement un tiers environ (95% sont abandonnées dans les 30 jours qui suivent leur installation). Il faut donc veiller à créer des applications fonctionnelles, sans problème technique et qui seront utiles sur le long terme pour l’utilisateur.

L’aspect technique

Bien qu’il existe des solutions payantes afin de générer des applications mobiles sans avoir à coder comme « Good  Barber », il est possible d’en réaliser gratuitement avec le framework (ensemble d’outils/logiciels informatiques) « Cordova » (PhoneGap est également une alternative.) Pour télécharger et faire fonctionner Cordova, il faut au préalable avoir téléchargé « NodeJS » et inséré quelques instructions sur le terminal de commande de l’ordinateur. Avec Cordova, on peut créer des applications pour différents systèmes d’exploitation dont les plus connus sont Android et iOS (développé par Apple) mais d’autres plateformes sont envisageables comme Firefox OS ou même des plus exotiques (Windows 8, Blackberry OS…). Le tout est de connaître les principaux langages de programmation que sont HTLM5, CSS3 et Javascript. Une fois le projet Cordova terminé, il faut l’importer sur une plateforme de développement d’applications : « Android Studio » et « Xcode » ,respectivement pour Android et Apple, sont les deux principaux environnements de développement.

Il faut savoir que Cordova est hybride, de fait, les applications qui y sont créées ne sont pas « natives ». En effet, elles se présentent à la base sous la même forme qu’un site internet que l’on va transformer  en application (le but étant que le futur utilisateur ait l’impression de toucher à une vraie application et non un site internet.)

Afin de faciliter la création du design de l’application, un autre framework comme « Bootstrap » (« J Query Mobile » et « Materialize », par exemple,  peuvent être des alternatives) s’avère intéressant et fera gagner du temps : celui-ci propose des modèles prédéfinis à base de CSS, HTML et JavaScript.

Comment tester et publier mon application ?

 Une fois le développement des applications terminé sur Android Studio ou Xcode, on va pouvoir y importer le projet Cordova mais également tester l’application via un émulateur (ou en branchant son téléphone à son ordinateur, il est possible de visualiser et interagir avec celle-ci directement sur le Smartphone) et l’exporter, une fois terminée, sur la boutique d’applications correspondant à la plateforme de développement (« Play Store » pour Android Studio par exemple.)

Une fois l’application créée, le coût et la durée nécessaires à sa mise en place sur le Store dépend directement de ce dernier. Le coût sera ainsi nettement plus élevé pour « l’Appstore » (magasin d’applications de Apple) que le Play Store. (boutique d’applications d’Android.)

Il est néanmoins important de faire régulièrement de la veille technologique. En effet, le monde du numérique évolue très vite. Ce qui peut fonctionner aujourd’hui dans la création d’une application peut ne plus l’être prochainement. (par exemple il peut y avoir à l’avenir de nouvelles versions de Cordova ou un nouveau moyen de création d’applications plus efficace.)

Le projet d’application en LP CPON

Dans le cadre du cours de Samuel Cruz-Lara, directeur adjoint de l’IUT, maître de conférences et docteur en informatique, les étudiants doivent créer une application fonctionnelle et l’installer sur Smartphone (au choix Android ou Apple) avec le sujet de leur choix. À noter que l’application mobile peut constituer une belle carte de visite dans le cadre d’une recherche de stage/d’emploi. Par exemple, en créant son CV via une application mobile, l’étudiant peut prouver sa compétence dans ce domaine.

Tom Kientzy

Étoffez votre trousse à outils

Étoffez votre trousse à outils

Suite à notre précédent article vous conseillant des outils SEO pour cette nouvelle année, nous trouvions judicieux de vous proposer une nouvelle liste d’instruments gratuits qui vous aideront dans divers domaines de la communication digitale comme la création de site web ou encore le graphisme. Cette liste est, encore une fois, bien évidemment non exhaustive. L’idée ici est que vous puissiez piocher et étoffer votre trousse à outils.

Commençons avec l’extension « Whatruns » pour Chrome. Cet outil est un vrai bijou puisqu’il vous permet en un clic de savoir de quoi est composé n’importe quel site que vous visitez. Plus ou moins détaillé selon les sites, vous pouvez voir par exemple le CMS utilisé, éventuellement le thème, les frameworks utilisés, les outils de publicités… Parfait pour réaliser une veille technologique opérationnelle et pour découvrir en permanence ce qui peut se faire sur les sites que vous consultez.

Extension WhatRuns pour Chrome

Extension WhatRuns pour Chrome

Le site « Fontsinuse » vous permet de trouver des noms de typographies utilisées dans de célèbres campagnes publicitaires, sur des produits réputés ou encore sur des affiches de propagande. Si vous êtes en quête d’inspiration pour trouver la police parfaite, ce site vous facilitera grandement la tâche.

Capture d'écran du site FontsInUse

Capture d’écran du site FontsInUse

Toujours dans le domaine du graphisme, l’outil « Feedbag » vous permet de télécharger vos photos et projets sur lesquels vous êtes en train de travailler. Vous n’avez plus qu’à partager l’URL à vos collègues ou collaborateurs pour qu’ils puissent les télécharger directement. Le site web est gratuit et il vous suffit d’une simple inscription pour y accéder. Attention toutefois à ne pas y stocker des choses trop confidentielles : les outils qui fonctionnent en cloud ne sont pas forcément les plus fiables qui puissent exister sur le long terme.

 

Pour réaliser une veille efficace, il vous sera nécessaire de choisir minutieusement vos sites préférés. Plusieurs sites anglophones peuvent être intégrées à vos références puisqu’ils sont bien souvent alimentés plus fréquemment et plus rapidement que certains sites francophones. Dans le domaine de la technologie nous retrouvons par exemple « The Verge », « The Next Web » ou encore « Wired ». Destinés initialement à un public large ou pour des entreprises, ces pureplayers peuvent être utiles pour vous documenter d’une manière un peu plus poussée sur les dernières tendances technologiques et sociétales. Les outils de curations permettent également de réaliser une veille efficace. Scoop.it permet de faire ça très simplement.

Si vous souhaitez être au courant des dernières tendances UX, le site « reallgoodux.io » permet chaque semaine d’avoir une brève analyse de sites web populaires. Vous pourrez donc voir ce qu’il se fait de mieux en matière d’expérience utilisateur pour améliorer votre site web et œuvrer en ce sens.

 

Pour ceux qui travaillent avec WordPress, nous vous conseillons également d’installer ces plugins qui amélioreront les conditions de navigation et vous permettront de gérer plus en profondeur certains paramètres. Pour l’optimisation de vitesse de chargement, WP Super Cache fera parfaitement l’affaire. Simple d’utilisation, il permet en un clic d’installer un cache sur votre site pour que les internautes n’aient pas à recharger l’intégralité des pages à chaque fois qu’ils visitent votre site web. Pensez à le désactiver pendant que vous êtes en production pour pouvoir voir les évolutions.

Le plugin « User Role Editor » vous permettra d’obtenir une gestion plus poussée des utilisateurs. Vous pouvez, en quelques clics, définir les rôles et les attributs de chaque personne. Un incontournable si vous souhaitez autoriser ou refuser certaines choses.

Pour la sécurité, optez pour « WordFence » qui est l’incontournable en matière d’antivirus WordPress. Il est très efficace et est mis à jour très souvent.

Le plugin « WP Live Chat Support » servira quant à lui à créer une petite fenêtre de chat sur votre site. Les internautes pourront alors venir poser une question et vous aurez la possibilité de rentrer en contact directement avec ces derniers pour répondre à leurs interrogations. Cela peut être une bonne alternative aux commentaires pour certaines situations, si vous désirez être en lien direct avec votre cible. Si vous souhaitez au contraire créer un formulaire de contact pour une communication asynchrone, l’extension « Contact Form 7 » fera le travail à la perfection. Très complet et très intuitif, vous pouvez créer différents types de formulaires aisément insérables dans vos pages.

Capture d'écran de l'extension Instagram Feed

Capture d’écran de l’extension Instagram Feed

Enfin, plusieurs outils vous permettent d’intégrer vos flux de réseaux sociaux sur votre site web. C’est le cas notamment de « Social Count Plus » ou encore « Instagram Feed ». Cela peut valoir le coup de jeter un coup d’œil à ces instruments pour compléter votre site internet.

N’oubliez pas, le web évolue sans cesse. Seule une veille efficace permet de trouver les outils du moment les plus utiles !

Les outils incontournables pour le SEO en 2018

Les beaux sites c’est bien, les sites visibles c’est mieux !  

Quand on veut indexer son site dans les moteurs de recherche, il est important de prendre en compte une multitude de leviers (techniques ou rédactionnels) pour essayer d’apparaître dans les premiers résultats de Google pour les différentes requêtes possibles. Que vous soyez novices ou professionnels dans le domaine du SEO, nous vous guiderons pas à pas sur cet article vers des outils qui pourront vous aider au quotidien dans cette nouvelle année 2018. Le ranking à la main, c’est (quasiment) fini !

Google Analytics, l’outil de base indispensable.

On le sait, Google gère et régule la quasi-totalité du web. Du moins pour les moteurs de recherche. Il propose pléthore d’outils et il est vrai que nous devons reconnaître que Google Analytics est de ceux qui deviennent rapidement indispensables quand nous devons gérer les critères « off page » de notre site web. Vous aurez accès à une multitude de données chiffrées concernant votre site afin de pouvoir travailler et d’améliorer votre stratégie de positionnement.

Google Search Console, deuxième incontournable.

Tout comme l’outil précédent, cet outil vous propose tout un tas d’informations sur les critères « on site » de votre site. L’indexation des pages, les métadonnées, éventuels problèmes de sécurité, etc… À posséder absolument.

NameMesh, le générateur d’idées.

Si vous en avez marre de devoir réfléchir à différents noms de domaines pour trouver le nom de votre projet, cet outil sera parfait et correspondra à vos attentes. Gratuit, il permet de générer des dizaines de noms de domaines disponibles à l’achat en lien avec les mots clés que vous comptez rentrer.

Ubersuggest, rapide et efficace.

Trouvez rapidement des mots clés de longue traîne en lien avec votre mot principal. Il vous suffit de rentrer ce dernier dans le champ prévu à cet effet sur le site, de sélectionner « France » et la liste apparaîtra. Cet outil s’utilise en complémentarité avec Google Keyword Planner.

iPullRank, testez votre sitemap.

Pour que les crawls de Google soient efficaces, vous devez vérifier que le fichier sitemap de votre site est bien mis à jour en permanence. Si vous ne voulez pas le faire manuellement, cet outil vous permettra en quelques clics d’afficher toutes les URLs invalides. Pratique et rapide.

SeoToolsForExcel, le SEO sur votre machine.

Plus besoin de travailler en ligne pour améliorer votre référencement naturel. Cet outil payant dispose d’une version d’essai de 14 jours. Il permettra de mettre en un seul lieu, un fichier excel, l’ensemble des données de votre site web. Plusieurs outils internes sont disponibles pour générer des fichiers Excel et travailler à tête reposée…

KWFinder, analysez votre concurrent.

Cet outil payant dispose d’une version gratuite (limitée à 5 requêtes quotidiennes) mais qui reste quand même pratique et fiable quant aux données publiées. Vous pourrez très rapidement analysez la compétitivité de vos mots clés et trouvez sur lesquels vous devez vous positionner. Outil complet et efficace.

PageSpeed Insights, la rapidité plus que jamais importante.

On vous en parlait durant notre visite au SEO Camp 2017, la vitesse de chargement des pages reste un des critères majeurs pour améliorer sa stratégie SEO et son positionnement dans les moteurs de recherche. Plus une page se charge vite, plus elle sera indexée dans le top des résultats. Cet outil, proposé encore une fois par Google, analysera chaque page que vous soumettrez pour vous donner les points forts et les points à améliorer. Un outil de plus à mettre précieusement dans sa trousse.

Namech_k, trouvez un nom disponible.

Que ce soit pour un événement, un lancement de produit ou encore un service temporaire, vous aurez besoin de penser à des noms à un moment où à un autre. Cet outil est parfait puisqu’il permet en quelques clics de vous montrer si votre nom est disponible à l’enregistrement sur tout un tas de plateformes : réseaux sociaux, nom de domaine libre avec différents TLD, sites de blogging… Idéal pour vérifier qu’il n’existe aucun concurrent avec le même nom !

Audit SEO de Zadroweb, une revue du site complète.

Le dernier point de cette liste est consacré à ce petit outil simple et efficace qui scannera l’URL de votre site ainsi que votre contenu et vous affichera l’intégralité des points à améliorer. Il n’a rien à envier aux concurrents payants.

Nous espérons que vous trouverez votre bonheur parmi ces dix outils, plus ou moins connus, pour améliorer le référencement naturel de votre site web. Il est bien évident que cette liste est non exhaustive et que nous pourrions rajouter d’autres outils. Certains outils payants proposent des dizaines de paramètres comme par exemple SEMRush. Gardez en tête que le SEO change et évolue quasiment au jour le jour et que ces outils seront peut-être obsolètes d’ici quelques années. En attendant, ils vous permettront de travailler efficacement et d’arriver en top des positions sur Google.