UNE JOURNÉE À STRASBOURG

Lundi 13 janvier 2020, la Licence Professionnelle Communication Publique et Outils Numériques s’est rendue à Strasbourg afin de visiter le Parlement européen, où siègent actuellement 751 députés afin de représenter les 28 pays membres . Rappelons que leur rôle est d’adopter et de modifier les propositions législatives et d’arrêter le budget de l’Union Européenne. Nous vous proposons de suivre le programme de cette journée.


7h50

Rendez-vous devant l’IUT afin de monter dans le bus direction Strasbourg. Les étudiants de la licence professionnelle Management International – Gestion Import Export nous accompagnent pour visiter la capitale européenne.

10h00

À peine sortis du bus, nous nous dirigeons vers l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg où Madame Granier la responsable communication, marketing et développement des publics ainsi que Madame Augé, chargée de communication numérique et des relations médias, nous reçoivent. Elles nous expliquent les divers aspects de leur métier dont la création de différents supports et moyens de communication. Elles nous ont parlé des marchés financiers, nous ont expliqué quels aspects de la communication il était important de ne pas négliger, mais surtout elles nous ont présenter leur stratégie de communication. Ceci était vraiment intéressant puisque cela nous a permis d’avoir un exemple très concret d’une vraie stratégie de communication. En bonus, nous avons eu la chance de pouvoir visiter la salle de répétition de l’orchestre, c’était très impressionnant !

12h00

Notre rendez-vous s’achève et nous quittons Madame Granier et sa collègue pour nous diriger vers le centre-ville de Strasbourg afin de manger des plats typiquement alsaciens et de visiter la vieille-ville, notamment pour pouvoir observer de plus près la majestueuse cathédrale ainsi que les places emblématiques de la ville.

15h30

Nous arrivons devant le Parlement européen. Quel bâtiment imposant, illuminé par les derniers rayons de soleils de l’hiver. Dans un premier temps, nous apprenons plus en détails comment est né le parlement européen et son fonctionnement. Le responsable des séminaires et des visites pour la direction de la communication nous explique en effet, qu’au parlement aujourd’hui, c’est 24 langues différentes qui sont traduites en direct pendant les assemblées ! Par la suite, nous avons la chance d’assister à une partie de la séance plénière qui se déroule dans l’hémicycle. Nous sommes impressionnés et par l’envergure du bâtiment et par la rapidité des interprètes ! Nous avons également été surpris de voir que le nombre d’abstention lors des votes était assez élevé, de plus lors des séances plénières, nous pourrions nous attendre à ce que l’hémicycle soit plein. Or ce n’est pas le cas, au début de la séance, il est rempli à plus de la moitié mais il se vide très rapidement et c’est étrange de voir que peu de personnes restent pour parler de sujets pourtant très importants comme les feux de forêts en Australie.

20h00

Nous terminons la journée en reprenant le bus direction Nancy.

Grâce à cette sortie, nous aurons appris l’histoire du Parlement Européen ainsi que le fonctionnement d’une séance plénière. De plus, la rencontre avec le service communication de l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg nous a permis de découvrir plus en détails les différentes facettes du métier que nous serons amenés à rencontrer au cours de notre carrière.

Pour conclure cet article, voici une petite vidéo résumant notre journée réalisée par Agathe Boeuf : https://www.youtube.com/watch?v=Wnd3vRQDopM

Les espaces de coworking, nouveaux porteurs d’activités dans les territoires

Les espaces de coworking, nouveaux porteurs d’activités dans les territoires

Entre développement de l’attractivité d’un territoire et réduction de la fracture numérique, les espaces de travail collaboratif s’imposent de plus en plus comme un outil essentiel dans les politiques urbaines.

Un rapide état des lieux

Débutons par une définition du coworking, un terme apparu dans les années 2000 aux Etats-Unis que l’on traduit littéralement par le cotravail. Cette notion renvoie à des espaces de travail partagés également appelés télécentres ou tiers lieux qui sont à mi-chemin entre l’entreprise et le travail. Ils constituent une alternative au travail à domicile qui comportent un certain nombre de contraintes tels que le manque d’équipements techniques ou de contact avec des collègues.

©Fondation Travailler Autrement

Parmi les 1 800 tiers-lieux recensés en France en 2018 par le document « Mission coworking – Faire ensemble pour mieux vivre ensemble », un rapport présenté par la Fondation Travailler Autrement, un grand nombre d’espaces se concentrent encore en région parisienne bien que leur développement soit soutenu par une pluralité d’acteurs : des entreprises, des associations, des collectivités territoriales et des particuliers.

Chaque espace possède son propre mode de fonctionnement mais tous poursuivent les mêmes objectifs : permettre l’accès à des services, partager des connaissances, développer un réseau et aider au démarrage d’une activité.

« Nouveaux lieux, nouveaux liens »

Suite au diagnostic de la Mission Coworking, le Gouvernement a reconnu publiquement l’importance des tiers-lieux et donc du coworking dans la transformation et l’attractivité des territoires le 17 juin dernier, en lançant le programme interministériel « Nouveaux lieux, nouveaux liens ». L’Etat fixe ainsi quatre grands axes :

  • Favoriser une répartition égalitaire des Tiers-lieux
  • Développer des services adaptés aux besoins des territoires
  • Donner les moyens d’agir et de se professionnaliser aux espaces partagés
  • Impliquer l’ensemble des acteurs dans les projets

 Définis comme des lieux en adéquation avec les évolutions de notre société avec un fort potentiel économique, l’objectif de l’Etat est de développer aux côtés des porteurs de projet des espaces de travail partagés dans des espaces notamment ruraux ou éloignés des bassins économiques des grandes villes. Donner accès à de nouveaux lieux de travail pour les habitants et développer des services en fonction des besoins des sites permettent aux territoires de gagner en dynamisme (attractivité économique, mixité professionnelle, développement de commerces de proximité, incitation à la création d’entreprise, etc.).

« L’État s’intéresse aux tiers-lieux car c’est un mouvement spontané et réparti sur tout le territoire. Il correspond à des besoins locaux d’animation sociale, de développement du télétravail, etc. Les tiers-lieux sont utiles à la cohésion de nos territoires et à la cohésion sociale. Nous souhaitons les accompagner, tout en respectant la liberté de ce mouvement. »

Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales

Ce programme s’inscrit également dans le cadre de la stratégie nationale pour un numérique inclusif du gouvernement qui souhaite réduire la fracture du numérique en France. L’Etat propose une aide supplémentaire de 100 000 euros par projet pour le développement de 30 Fabriques numériques des territoires. Ces dernières devront proposer un accès à des services informatiques et un accompagnement spécifique aux personnes qui rencontrent des difficultés à utiliser des appareils numériques.

Un programme méthodique avec un accompagnement « sur mesure »

Pour développer un nouveau maillage de tiers-lieux, le programme a débuté par un appel à manifestation d’intérêt « Fabrique de territoire » afin de recenser les acteurs intéressés par la création de 300 espaces financés par l’Etat a hauteur de 45 millions d’euros. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 31 décembre 2019, les lauréats seront révélés progressivement de 2020 à 2022 après l’étude de chaque dossier.

Au-delà de la création de Tiers-Lieux, le gouvernement s’engage à accompagner les projets existants grâce à un financement de 50 millions d’euros, 30 millions en subventions et 20 millions en prêts, par Action Logement, une entreprise d’utilité publique spécialisée dans la problématique du lien emploi-logement. Les porteurs de projet publics ou privés qui souhaitent faire des travaux d’aménagement peuvent se faire connaitre depuis septembre 2019 auprès de l’organisation afin que leur dossier soit analysé.  « Le projet doit s’inscrire dans les territoires où l’éloignement entre le bassin d’emploi et les logements est un frein pour les entreprises et leurs salariés », précise le groupe.  

L’instauration d’un Conseil national des Tiers-lieux

Le Conseil national des Tiers-lieux institué le 17 juin 2019 est une assemblée composée de 60 représentants des espaces de travail collaboratif dans toute leur diversité. Cette organisation contribue à la structuration de ces nouveaux sites de façon à professionnaliser le secteur et garantir sa pérennité. Instance de représentation et de dialogue avec le pouvoir publics, le conseil est animé par Patrick Lévy-Waitz, président de la Fondation Travailler Autrement.

Interview de Marie-Laure Cuvelier, directrice du développement de La Coopérative des tiers-lieux en Nouvelle Aquitaine, réalisée par le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET): https://youtu.be/OQ-6t6vGCGs

Interview de Marie-Laure Cuvelier, directrice du développement de La Coopérative des tiers-lieux en Nouvelle Aquitaine

Envie de changer de mode de travail ?

Encore au stade de projet, le développement de ces nouveaux espaces de travail a déjà trouvé écho dans la politique urbaine de la ville de Nancy qui propose déjà différents espaces de coworking. Une rubrique dans les services en ligne proposée sur le site de la mairie y est d’ailleurs dédiée et recense les sites existants.

Pour aller au bout de la démarche, l’Etat a dédié un site web dédié au télétravail comprenant notamment les démarches à suivre pour exercer hors de l’organisation en tant que salariés mais également pour promouvoir cette méthode auprès des employeurs. En effet, de plus en plus de conventions acceptent que les employés exercent dans un tiers-lieux et  certaines directions participent même à la prise en charge du coût de l’espace de coworking.

Cette impulsion donnée aux espaces de coworking ne se limite pas aux frontières de la France. En accord avec les besoins d’une entreprise et impulsé par les grands acteurs internationaux, le coworking connait un développement généralisé à l’échelle européenne. Londres, Varsovie et Paris seraient d’ailleurs les villes avec le marché le plus dense d’après une étude publiée cette année par BNP Paribas Real Estate.

La Saint-Nicolas

Logo Saint-Nicolas
Nancy.fr

Saint Nicolas, patron protecteur des enfants et de la Lorraine, est fêté tous les 6 décembre, surtout dans l’Est de la France et dans le Nord ainsi que dans quelques pays d’Europe. À Nancy, les fêtes de Saint Nicolas durent 40 jours : villages de Saint Nicolas, animations, manèges et grandes roues, illuminations et féeries commencent à la fin du mois de novembre dans une bonne odeur de vin chaud et de pain d’épices, pour s’achever début Janvier. Un grand défilé dans les rues du centre-ville est programmé le week-end le plus proche du 6 décembre. C’est une fête traditionnelle et populaire.

Une légende racontée aux enfants depuis des générations :

La légende de Saint-Nicolas qui prévaut en Lorraine est celle de trois petits enfants « qui s’en allaient glaner aux champs ».

Image Saint-Nicolas
Saint-Nicolas

Perdus et effrayés, ils cherchent refuge chez un boucher qui les accueille pour mieux les tuer et les mettre au saloir. Sept ans plus tard, Saint-Nicolas sur son âne vient à passer. Il s’arrête chez le boucher et refusant les mets proposés, demande ce qui se trouve dans le saloir. Le boucher effrayé s’enfuit tandis que Saint-Nicolas, dans un geste de bénédiction, ressuscite les trois enfants. Le premier dit : « j’ai bien dormi », le second dit : « moi aussi », le troisième : « je me croyais au paradis».

Un atout pour faire connaître Nancy et sa région !

La Ville de Nancy, la métropole et la Région Lorraine, en ont fait leur fer de lance pour leur communication culturelle et touristique. L’imagination et les moyens ne manquent pas pour attirer un public toujours plus nombreux chaque année.

Une offre événementielle sans égal !

Photo du Char de Saint Nicolas
Char de Saint Nicolas

Avec plus de 160 événements programmés durant cette période festive, la Ville de Nancy souhaite satisfaire la curiosité et l’émerveillement de tous. Des concerts, du théâtre, des visites, des animations, des spectacles, des contes et des ateliers animeront le quotidien des visiteurs.

D’abord, le concept de Village de Saint-Nicolas, avec son artisanat, ses expositions d’Arts, son commerce de bouche, sa patinoire, ses artistes, donne un sentiment de magie aux habitants de la ville et aux touristes pendant près de 6 semaines.

Autre événement incontournable: le spectacle “Les Rendez-vous de Saint-Nicolas” projeté sur les façades de la place Stanislas. L’histoire de ce conte en son et lumière tous les soirs est gratuit.

Un ouvrage, paru le 4 septembre 2019, »Une année avec Saint-Nicolas, les coulisses des Fêtes de Saint-Nicolas » nous raconte l’envers du décor

Couverture du Livre Saint Nicolas
Une année avec Saint Nicolas (photo de la couverture du livre)

Résumé: “Les Fêtes de Saint-Nicolas à Nancy ce sont un mois et demi de festivités, 300 000 participants dont plus de 100 000 pour le seul défilé, 20 communes impliquées, plus de 600 artistes et des centaines de personnes : commerçants, membres d’associations, porteurs de projets culturels, bénévoles et employés des villes alentour mobilisés pratiquement toute l’année. Peu connus, voire anonymes, qui sont ces passionnés qui travaillent, mangent et dorment Saint-Nicolas ? Pour le savoir, nous sommes allés les rencontrer. Et nous allons vous les présenter en reprenant simplement leurs mots, en montrant leurs visages et leurs réalisations”.

Une de ses auteures, Mme Lylette Lacôte-Gabrysiak, travaillant également à l’Université de Lorraine nous accorde un entretien:

– Pouvez-vous vous présenter? Votre métier, votre cursus universitaire. Quel est votre  attachement à Nancy ou à la Lorraine?

Lylette Lacôte-Gabrysiak: Je suis maître de conférences en Information et Communication à l’Université de Lorraine. Je suis née et ai toujours vécu à Nancy.

– Vous venez de publier un livre: « Une année avec Saint-Nicolas, les coulisses des Fêtes de Saint-Nicolas ». Pouvez-vous nous le décrire ? Pourquoi l’avoir écrit ? Des motivations particulières ou personnelles?

L.L-G: Cet ouvrage s’inscrit dans un contrat de recherche entre la ville de Nancy et le laboratoire de recherche auquel j’appartiens: le CREM (Centre de Recherche sur les Médiations). Nous travaillons sur ce projet avec 2 collègues du même laboratoire depuis 2016. Nous avons souhaité, en plus d’un rapport de recherche, produire un ouvrage grand public qui permette à tous de découvrir qui sont les acteurs de la SN.

– Les Fêtes de Saint-Nicolas à Nancy constituent, un patrimoine culturel et immatériel reconnu en France depuis le 23 novembre 2018.  Comment se déroule un dépôt de candidature pour l’obtention d’un label auprès de l’Unesco? Quelles sont les modalités d’inscription?

Logo Patrimoine Culturel Immatériel en France
Logo Patrimoine Culturel Immatériel en France

L.L-G: Objectif UNESCO ! La Ville de Nancy souhaite inscrire les Fêtes de Saint-Nicolas de Nancy au Patrimoine Culturel et Immatériel de l’Unesco. Première étape de reconnaissance des fêtes franchie : l’inscription à l’inventaire français du Patrimoine Culturel Immatériel est validée depuis le 23 novembre 2018. Pour une telle reconnaissance, les critères pris en compte sont nombreux. L’importance du patrimoine dans l’identité et la culture locale est requise, mais les aspects de transmission et d’inclusion sont également essentiels. Il est attendu des pratiques qu’elles émanent des populations et se réinventent pour mieux perdurer. Toutefois, moins visibles médiatiquement mais essentielles pour les populations concernées, ces classements nationaux et internationaux s’accompagnent de mesures de protection de l’esprit des pratiques festives et de leurs conditions de réalisation. Il s’agit ainsi pour les fêtes de Saint-Nicolas à Nancy de préserver ce qui a su les distinguer : une pluralité de pratiques, connaissances, représentations et savoir-faire, portée par des communautés variées (les communes et comités des fêtes de la métropole, les bénévoles, les services de la Ville de Nancy, les commerçants, les acteurs culturels…) réunies autour de la figure de Saint-Nicolas, réinventée chaque année.

– Qu’est ce que cette labellisation à l’Unesco apporterait à la ville de Nancy ? Pourquoi est-ce important de valoriser le patrimoine culturel et immatériel ?

Logo Unesco
Logo Unesco

L.L-G: Une reconnaissance et un fort impact touristique. Le dossier de candidature va être déposé à l’Unesco par la France en 2021. Ce label protégerait les fêtes de Saint-Nicolas. Avec ce label, il est en effet impossible de changer fondamentalement les choses. Cela permettrait de conserver précieusement le ressort de la labellisation: le défilé, l’esprit de cette grande fête des enfants et des familles, l’implication de tous les acteurs, à commencer par ses habitants.La reconnaissance de l’Unesco, sera un levier précieux pour le tourisme extra-européen. Une partie des festivités se déroule sur la place Stanislas, déjà inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1983.À Nancy, après la reconnaissance par le Ministère de la culture, une perspective internationale se dessine avec le projet d’une candidature internationale des fêtes de Saint-Nicolas à l’Unesco. Espoirs et interrogations entourent ce projet car si les labellisations patrimoniales œuvrent à la préservation, elles offrent aussi une visibilité accrue pouvant s’accompagner de dérives. Il n’y a en effet pas une, mais des Saint-Nicolas qui, toutes ensemble, contribuent à faire des Fêtes de Saint-Nicolas ce qu’elles sont aujourd’hui. La Saint-Nicolas religieuse, minoritaire à présent, la Saint-Nicolas familiale, celle des écoliers, la Saint-Nicolas qui se développe autour des nouvelles manifestations mises en place et auxquelles adhèrent les populations séduites par cette offre culturelle qui se déploie dans la ville. Enfin, la Saint-Nicolas touristique qui donne l’image d’une spécificité remarquable, capable d’attirer des visiteurs venus d’ailleurs, objet de fierté pour ceux qui la font et la vivent depuis toujours à la condition bien sûr que ce développement et cette mise en lumière ne nuisent pas à cette tradition à la fois séculaire et vivace.

Je tiens à remercier Mme Lylette Lacôte-Gabrysiak pour sa contribution à cet article ainsi que pour son travail de mise en valeur des Fêtes de Saint-Nicolas.

Photo Saint Nicolas
Photo Saint Nicolas
Photo Saint Nicolas
Photo Saint Nicolas


2019 : l’État toujours en faveur des logiciels libres ?

Maîtrise des coûts, recherche d’efficacité, développement des nouvelles technologies, l’État français fait-il toujours preuve d’un grand enthousiasme vis-à-vis de l’utilisation de logiciels libres ?

Qu’est-ce qu’un logiciel libre ?

Un logiciel libre est un logiciel qui est soumis aux droits de son auteur, ce dernier définit les droits donnés à l’utilisateur. Aujourd’hui, on distingue trois types de licences libres qui sont réparties par famille selon le degré de liberté qui leur est accordé en terme de redistribution. Le degré le plus faible est celui du domaine public, dans ce cas, le logiciel appartient à tout le monde, donc les droits d’auteurs ont expiré. Ils existent d’autres types de licences : licences libres strictes, licences semi-libres. 

En résumé, un logiciel est considéré comme libre seulement s’il garantit quatre libertés fondamentales :

  • La liberté d’utiliser le logiciel ;
  • La liberté de copier le logiciel ;
  • La liberté d’étudier le logiciel ;
  • La liberté de modifier le logiciel et de redistribuer les versions modifiés.

Voici donc quelques exemples de logiciels libres : 

  • Lecteur média : VLC ;
  • Traitement de l’image : Gimp, Inkscape ;
  • Bureautique : OpenOffice.org ;
  • Traitement du son : Audacity ;
  • Éditeur de texte : Notepad ++ ;

Naissance 

Jusque dans les années 70, les logiciels offraient aux utilisateurs la possibilité de modifier les réglages permettant d’utiliser le matériel informatique puisque l’accès au code source était considéré comme normal. À cette époque, la notion de droit d’auteur s’appliquant aux logiciels n’était pas réellement définie. Cependant, dès le début des années 80, des licences d’utilisations apparaissent et les éditeurs de logiciels commencent à être reconnus. De cette façon, la vente de logiciels devient importante et l’accès, l’étude ou encore l’amélioration des codes sources est impossible, et même interdite. Richard Stallman qui est alors chercheur dans un institut de technologie au Massachusetts a l’idée de créer au cours des années 80 un projet nommé GNU ainsi qu’une fondation, la Free Software Foundation. Cette dernière définira avec précision le principe du logiciel libre ce qui donnera lieu à un cadre juridique précis concernant le développement du libre en toute légalité. 

L’État recommande la solution libre

Logo du SILL
Logo du SILL

Pendant de nombreuses années, les administrations françaises utilisaient de façon majoritaire des outils issus d’éditeurs de licence notamment la suite Microsoft. Toutefois, une dimension économique et un questionnement sur leur efficacité ont poussé l’État à inciter l’utilisation des logiciels libres au sein des administrations ou encore des collectivités. C’est ainsi que le 31 août 2011, François Fillon alors Premier ministre demande aux ministres de veiller à la généralisation de l’usage de format libre et ouvert par les administrations. En revanche, la plus grande implication de l’État dans ce domaine reste la publication le 9 septembre 2012 de la circulaire de Jean Marc Ayrault, Premier ministre qui par ce document définit les orientations pour l’usage du logiciel libre dans l’administration. 

 Les administrations qui ont opté pour le logiciel libre.
Les administrations qui ont opté pour le logiciel libre.

Aujourd’hui, on constate que les administrations et les collectivités ont encore pour une majorité d’entre elles des partenariats avec les géants américains. Pourtant, en 2018 près d’un tiers des collectivités se serait équipée de cette solution suite à des restrictions budgétaires. De plus, Pascal Kuczynski, délégué général de l’Association des développeurs et des utilisateurs de logiciels libres pour les administrations et les collectivités territoriales (Adullact), assure qu’il y aurait plus d’une dizaine de milliers de collectivités territoriales qui auraient opté pour le libre. Le logiciel libre est donc en constante progression, cela grâce à l’influence de l’État sur l’utilisation du libre par les collectivités et les administrations. Cette influence passe notamment par la diffusion chaque année du SILL (Socle Interministériel des logiciels libres) qui est une liste de logiciels libres recommandés par l’État. Instauré pour la première fois en mai 2013, le SILL 2019 a lui été communiqué en mai dernier, l’intérêt de l’État pour les logiciels libres est donc toujours d’actualité. 

Les enjeux du libre au sein de l’État

Les logiciels libres deviennent de véritables enjeux pour l’État, car en premier lieu, on observe que ce dernier consomme les logiciels libres, d’un côté en les utilisant dans les Directions des Systèmes d’Information mais également par les agents publics dans leur quotidien. Ensuite, on se rend compte que certaines administrations développent et publient elles-mêmes des logiciels libres. Cela devient un véritable enjeu car ça permet de créer des solutions qui sont conçues pour répondre aux mieux aux besoins des utilisateurs mais en plus, lorsqu’ils sont partagés, ces logiciels contribuent aux biens communs numériques. Les logiciels libres offrent également à tous ceux qui les utilisent une sécurité supérieure à celle des autres logiciels grâce à notamment la rapidité du maintien du niveau de sécurité. Un des enjeux majeurs du passage au libre est également la dimension économique. En effet, le passage au libre n’est pas totalement gratuit, il engendre tout de même des coûts liés aux services car le logiciel doit correspondre aux besoins de l’entité qui l’utilise. Toutefois, les dépenses restent moindres par rapport à une dépense liée à l’acquisition d’une licence. 

Le Libre sur la place à Nancy : retours d’expériences et innovations publiques.

Les manifestations concernant le logiciel libre se multipliant, le mardi 26 novembre 2019 s’est déroulée la quatrième édition du Libre sur la place à l’hôtel de ville de Nancy. Cette journée à l’initiative de la Direction Nancy Ville Numérique s’adresse à tous les acteurs des collectivités territoriales, mais également à d’autres organismes publics ou citoyens lambda qui portent un intérêt à l’innovation publique. 

Nancy Ville Numérique est une association indépendante créée en 2009. Elle mobilise plusieurs entreprises de différentes tailles issues de divers secteurs d’activités réunies par l’exercice d’une activité sur le territoire métropolitain de Nancy. Ces entreprises se regroupent autour d’une vision commune : donner un élan d’initiatives pour permettre le rassemblement du meilleur de l’Homme et du Digital afin de contribuer à la construction de la société de demain. 

Affiche de la 4e édition du Libre sur la place
Affiche de la 4e édition du Libre sur la place.

Depuis maintenant quatre années, la ville de Nancy en partenariat avec la direction de Nancy Numérique, organise cet événement pour partager et échanger autour des logiciels libres. Cette année encore, des témoignages des administrations qui ont fait le pari du logiciel libre viennent agrémenter le programme de la journée. En effet, un des principaux objectifs du libre sur la place est de partager les expériences positives des administrations vis-à-vis de l’utilisation du libre. Au-delà de ça, la présentation de ces ressentis permet de créer un réseau, et même une communauté autour de l’utilisation des logiciels libres. 

Accessible à tous, le logiciel libre est sans conteste devenu une véritable alternative, appréciée pour la liberté de modification, de partage et d’utilisation qu’elle offre.

Stratégie de communication en Terranga

Une multitude d’associations à but humanitaire foisonnent dans le monde, avec un but commun : récolter des dons afin de défendre leurs causes.

Au sein de l’IUT Charlemagne, le tableau d’affichage du bâtiment consacré aux métiers numériques en témoigne : cette semaine, une affiche y représente les ONG présentes à Nancy.

Ces associations comme « Médecin du monde » ou « La croix rouge » sont des associations qui rayonnent sur l’ensemble du territoire français, et qui disposent d’antennes locales. Ainsi, les travailleurs sociaux présents dans les communes de France profitent des campagnes de publicité nationales et ont également la capacité d’assurer une communication de proximité afin d’encourager l’adhésion de leur public cible.

Il n’en est pas de même pour toutes les associations, notamment pour de plus petites structures implantées dans des pays émergents, qui ont besoin de fonds mais ne peuvent compter uniquement sur l’aide des habitants de leur région, qui vivent souvent eux même dans une extrême précarité.

Il est alors impératif pour ces dernières de communiquer au-delà des frontières, avec la difficulté de gagner la confiance des futurs donateurs en l’absence de proximité géographique.

« L’empire des enfants », une association Dakaroise en quête de visibilité 

L’association « L’empire des enfants », fondée à Dakar par Anda Mbow en 2003, est confrontée plus qu’une autre à cette problématique, car elle défend une cause très locale peu connue en Europe.

Cette fondation, créée il y a 20 ans, a pour but de recueillir des enfants livrés à la rue qui sont en grande majorité des « talibés », des enfants envoyés par leurs familles démunies dans des écoles coraniques appelées « daaras » avec un professeur coranique qui s’avère mal intentionné en contraignant ces petits garçons à la mendicité. Les enfants sont le plus souvent trouvés dans la rue et pris en charge par une équipe d’éducateurs, soignés, nourris, logés et écoutés.

La première année est consacrée à une initiation à l’alphabétisation des enfants, à une remise en confiance en la relation avec l’adulte en vue d’une scolarisation l’année suivante et d’une réintégration dans leur famille dès que possible. Lorsque ce retour auprès de leurs proches n’est pas possible, ils continuent à vivre au centre d’accueil de l’association et sont scolarisés dans des écoles privées grâce à un système de parrainage.

Afin de défendre cette cause, il était manifestement indispensable de sensibiliser des donateurs au-delà du continent africain. Alors comment Madame Mbow a-t-elle réussi à faire connaître « l’empire des enfants » à l’échelle Internationale ? Comment est-elle parvenue à sensibiliser les citoyens du monde pour obtenir les dons nécessaires, et gagner leur confiance ?


Familiarisation avec les outils de communication modernes

Si l’association dispose d’un site internet clair et complet bien que perfectible, ce dernier ne jouit pas d’un référencement Google suffisant pour attirer les donateurs.

Dans la majorité des cas, ces derniers ne cherchent pas spontanément une association caritative via leur navigateur internet, mais leur geste est souvent guidé par une campagne d’information qui les aura convaincus en amont. Ceci est d’autant plus vrai pour les associations non européennes sachant que les dons qui leurs sont offerts ne sont pas déductibles des impôts sur le revenu français, contrairement aux autres …

En outre, les personnes désireuses d’aider les fondations humanitaires sont souvent frileuses de le faire dans des établissements éloignés ou moins connus que des institutions comme la Croix rouge, non confiante de la manière sont sera utilisé leur argent par un ONG plus confidentielle.

Ainsi, dans le but de promouvoir sa mission, l’Empire des enfants n’a pas manqué l’explosion des réseaux sociaux et la fondation est présente sur Facebook, Twitter et Instagram.

Elle a également profité de l’émergence des campagnes de dons sur ces réseaux et la démocratisation du crowdfunding.

Nous sommes allés à sa rencontre à Dakar le 29 octobre dernier et nous avons interrogé Alassane Winch Diagnesur, un collaborateur d’Anda qui est chargé, entre autres missions, de la communication de l’association. Ce dernier effectue un réel travail de « community manager » sans même en avoir conscience.

Grâce à Alassane, la page Facebook de l’Empire des enfants est désormais alimentée d’articles concernant l’association, sur son actualité, des évènements marquants dans la vie des enfants, ponctués de photos et vidéos de qualité. En mai dernier, une campagne de crowdfunding a permis l’acquisition de matériel audiovisuel. Cet équipement a également permis la production de vidéo visibles sur Youtube.


Une communication publique efficace au service du droit à la dignité des enfants sénégalais.

La force de communication de cette ONG qui la singularise des autres associations environnantes réside dans la personnalité même de sa fondatrice. Anda Mbow est devenue une personnalité médiatique et une ambassadrice de sa cause très médiatisée qui a su apprivoiser les journalistes de la presse écrite, et multiplie les interventions à la radio et à la télévision. Cette notoriété lui a permis de trouver des partenaires économiques et politiques puissants tels que LA POSTE, Air France ou l’Union Européenne. Mme MBOW a par ailleurs été élevé au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur Française le 13 juillet 2019.

Au gré de nos échanges sur place avec Anda et Allassane, ces derniers nous confirment que la stratégie de communication de l’organisation repose sur l´image de Mme Mbow, personnage charismatique, qui maîtrise l’art des « relations publiques ». Elle a également su convaincre de nombreux artistes de s’associer à son projet caritatif, qui constituent d’importants influenceurs, participant eux-mêmes à encourager différents acteurs économiques privés à investir des fonds dans sa cause humanitaire. L’association a également signé des conventions de partenariat avec des universités américaines et européennes afin d’accueillir des stagiaires de la profession sociale, ce qui contribue à développer le rayonnement de la fondation.

Mme Mbow nous a confié qu’elle ignorait les rouages de la communication médiatique sénégalaise lorsqu’elle a créé son association alors qu’elle était de retour dans son pays natal, après trente ans de vie en France : son discours de militante était incisif envers ses co-citoyens et le gouvernement qui niaient l’instrumentalisation des talibés par des marabouts peu scrupuleux. Il n’a pas été facile de dénoncer cette dérive dans un pays composé à 97 % de musulmans, qui cohabitent pourtant en toute sérénité avec une minorité chrétienne et qui ne semble pas souffrir du radicalisme islamiste présent dans beaucoup d’autres pays du continent.

Lors de l’inauguration des murs de l’association, le président de la RTF, première chaîne de télévision nationale, qui est un proche d’Anda, lui a fait la faveur de couvrir l’événement, puis lui a expliqué la nécessité d’une communication informative, éducative, prescriptive en évitant le piège de l’injonction.

Ainsi Mme Mbow, a continué à dénoncer ces abus, en ajustant le ton, en choisissant avec justesse ses médias, ses partenaires, ses ambassadeurs, et ses collaborateurs.

L’association peut aujourd’hui accueillir 60 enfants et projette d’ouvrir une unité pour les jeunes filles isolées. Un hôtel de « tourisme social » va bientôt ouvrir ses portes à Popengenine afin d’assurer une source de revenus stables à l’organisation. En effet, le littoral dakarois est une région du Sénégal très fréquentée, et Madame Mbow souhaite associé la « Terranga », qui signifie « terre d’accueil » au Sénégal à son projet humanitaire.

Octobre Rose : La communication de l’association Cancer du Sein, Parlons-en !

À l’occasion d’Octobre rose, mois de mobilisation contre le cancer du sein, l’association Le Cancer du Sein, Parlons-en ! créée en 1994 par le groupe Estée Lauder et le magazine Marie Claire, lance pour la 26ème année consécutive en France, une campagne destinée à sensibiliser l’opinion publique sur l’importance du dépistage précoce du cancer du sein et à réunir des fonds pour aider les chercheurs et le personnel soignant.

Si depuis 25 ans d’importants progrès ont été réalisés en faveur de la recherche médicale et l’amélioration de la qualité de vie des malades, il est essentiel de poursuivre ensemble le combat contre la maladie. En effet, selon l’Institut National Du Cancer, le cancer du sein reste le plus fréquent chez la femme avec près de 12 000 décès chaque année en France , mais il est également celui qui entraîne la plus grande mortalité. D’autre part, près de 59 000 nouveaux cas sont dépistés par an, ce qui fait du cancer du sein, un enjeu majeur de santé publique.

Toutefois, détecté précocement, le cancer du sein peut être guéri dans  9 cas sur 10, c’est pourquoi il est important de poursuivre le travail d’information sur le dépistage auprès de toutes les femmes et de faire prendre conscience qu’il existe des gestes simples et quotidiens qui permettent de diagnostiquer un cancer au plus tôt, notamment grâce à l’autopalpation mammaire

Un campagne de communication de grande ampleur

Portée par le slogan “Tous unis par une même couleur”, symbole de solidarité et de mobilisation globale, l’opération de sensibilisation nationale à l’initiative de l’association le Cancer du Sein, Parlons-en ! met un point d’honneur à mettre en lumière celles et ceux qui combattent cette maladie.

La campagne Octobre Rose, reconnaissable par son mythique ruban rose, déploie d’importants dispositifs de communication : événements de grande ampleur, campagnes d’affichage urbain, productions audiovisuelles, encarts presse, présence sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram Twitter et Youtube).

Le coup d’envoi du mois de sensibilisation a été lancé le 1er octobre avec un grand concert caritatif sur la place du Trocadéro, face à une Tour Eiffel illuminée en rose. Cette action s’est accompagnée cette année, de la mise en place de bornes de collectes mobiles, fournies par la société Heoh qui donneront la possibilité au public du concert d’effectuer des dons en live.

La Tour Eiffel illuminée de rose
Pour l’occasion, La Tour Eiffel s’illumine de rose

Au même moment, démarre l’exposition des photographes finalistes de la huitième édition du concours Estée Lauder Pink Ribbon Photo Award sur le pont d’Iéna autour du thème « HEROES » qui rend hommage à tous ceux qui luttent contre la maladie et ceux qui les accompagnent au quotidien. Créé en 2012, le concours est devenu un événement artistique et sociétal, qui s’inscrit dans la tradition de la photographie humaniste qui a pour objectif de mobiliser tous les photographes, amateurs et confirmés. À l’issue de chaque édition, un Jury composé de professionnels du monde de la photographie et de personnalités engagées dans la lutte contre le cancer du sein détermine les quarante finalistes du concours, dont les trois lauréats du Jury : le Grand Prix et les deux Prix Accessits. Dès l’annonce des finalistes, la chaîne TEVA met en place un module de votes en ligne sur un site dédié afin que spectateurs et internautes choisissent leur Prix du Public TEVA.


Affiche association Le Cancer du Sein, Parlons-en !

Cette année, l’affiche montre les mains de deux femmes, liées par le ruban rose symbolique très largement diffusée sur les réseaux sociaux, dans la presse et dans la rue. En accompagnement de ces affiches, deux clips de sensibilisation au dépistage sont partagés : la chorégraphie de Kaori Ito sur le titre « Battez-vous » du duo Brigitte, ainsi que la nouveauté de l’édition 2019, un clip avec les femmes humoristes de la chaîne TEVA diffusé sur son antenne. Afin d’accompagner ces différentes actions l’association met en place deux autres dispositifs sur son site internet ; un forum de discussion disponible à toutes les femmes et leur entourage tout au long de l’année ainsi qu’une rubrique « Écrivez à notre Médecin » qui permet aux internautes de poser des questions en privé à un spécialiste de la santé.

Clip Octobre rose 2019 & Brigitte
Déclinée au niveau régional…

Par ailleurs, un grand nombre d’actions sont également mises en œuvre sur l’ensemble du territoire français. Dans le Grand Est par exemple, l’atelier « Palpaction », mené dans les villes de Metz, Nancy, Saint-Avold ou Strasbourg aide les femmes à s’approprier les bons gestes de l’autopalpation sur Rosie, un buste de silicone dans lequel se dissimulent tumeurs et nodules révélatrices d’un cancer. Dans la ville de Charleville-Mézières, ce sont 1300 parapluies qui ont été déployés au-dessus de la rue du Moulin au centre-ville afin de sensibiliser les passants. À la fin du mois, ceux-ci seront mis en vente au profit des associations de lutte contre le cancer du sein.

Des dons toujours plus importants

Octobre Rose est également un moyen efficace pour l’appel aux dons. Depuis 2003, Les Prix Ruban Rose, financés grâce aux efforts des membres fondateurs de l’association, des partenaires qui rejoignent la campagne Octobre Rose chaque année mais aussi par les dons des particuliers via la plateforme officielle de crowdfunding en ligne ont permis de faire considérablement évoluer la recherche fondamentale et clinique, de faire des progrès en terme d’innovations, de techniques de dépistage et de chirurgie réparatrice. C’est ainsi qu’en 2019, l’association remettra 550 000 euros à travers ses Prix Ruban Rose, ainsi que 180 000 euros pour une nouvelle bourse de recherche.

En parallèle, de nombreuses marques solidaires comme Kusmi Tea, BirchBox ou encore Clinique proposent des éditions limitées aux packagings revisités dont une partie des bénéfices sont reversés à l’association.

Enfin, de nombreuses marches et courses sont organisées durant tout le mois d’octobre et dont les bénéfices seront adressés aux associations de Ligue contre le cancer.

En somme, l’association Le Cancer du Sein, Parlons-en ! déploie une très large palette de stratégies de communication, de la plus traditionnelle à la plus innovante, afin d’obtenir la plus grande exposition. Celles-ci sont toutefois complémentaires et favorisent la multiplication des interactions auprès des différents publics. Une présence en ligne via un site internet et les réseaux sociaux est un moyen pour les associations de mieux connaître leurs adhérents et d’en solliciter de nouveaux tout en créant une relation de proximité tout au long de l’année et plus simplement au moment de l’appel aux dons. Les actions dans l’espace public permettent quant à elles de fédérer autour d’une cause commune, d’asseoir l’image citoyenne auprès des cibles et marquer les esprits. Prospecter, fidéliser, entretenir le lien, rien n’est donc laissé au hasard par les associations pour sensibiliser à la cause et faire appel au fonds privés.

La communication d’un festival

Nancy Jazz Pulsations vous donne rendez-vous du 9 au 19 octobre 2019 à Nancy et dans toute la région Grand Est pour célébrer les 46 ans du festival !

Affiche officielle

Une durée de 10 jours pour un simple festival, le souci d’étendre les concerts à toute la région et le maintien de tarifs accessibles lui permet de bénéficier rapidement du statut de manifestation populaire et de se voir honorer de la venue, chaque automne, de quelques 100 000 festivaliers. Cette année, des têtes d’affiches comme Metronomy, Kyle Eastwood, Catherine Ringer (Rita Mitsouko) ou encore Lou Doillon seront présents et bien d’autres…

Un exemple de communication événementielle !

Ce festival mise avant tout sur la complémentarité des supports : un site internet, une forte présence sur les réseaux sociaux et des partenariats institutionnels. Pour commencer, son site Web au responsive design. Très clair et interactif, on peut naviguer facilement d’une rubrique à une autre. Un menu indiquant la programmation, la billetterie en ligne, les lieux, les projets, les liens pour les réseaux sociaux. On peut également télécharger une version papier du livret de présentation du festival mais attention à respecter notre planète, il y a plus de 60 pages…

Site Internet

Une forte présence sur les réseaux sociaux est évidemment incontournable pour atteindre un public initié ou non à la musique. Sur Facebook et Instagram, on peut constater que les publications sont plutôt similaires, le “NJP” est très actif pour les publications et réactif en répondant aux commentaires. On peut le contacter via les onglets, il interagit avec le public en proposant de gagner des places de concert, diffuse les événements, annonce ses différentes actions en région Grand Est… Sur Twitter, on a plutôt une communication relationnelle avec les médias locaux, des chaînes de radio spécialisés et ses partenaires comme la Ville de Nancy. La chaîne YouTube est moins visible, il y des Teasers de Musiques et une émission créée pour l’occasion: “Tremplin jazz” qui met en lumière de jeunes artistes.

Profil Instagram
Page Facebook

Des partenariats à l’unisson pour faire vivre la musique !

Les médias du Grand Est comme la radio France Bleu et la chaîne de télévision France 3 Région diffusent l’actualité du festival et en font la promotion. Un partenariat exclusif est mis en place avec l’application mobile du journal L’Est Républicain. La Métropole du Grand Nancy et le Crous relaient les informations aux habitants et aux étudiants. La Ville de Nancy, également, dont le NJP est devenu un Ambassadeur pour renforcer la notoriété de la destination “Nancy” auprès du public avec le slogan “Nancy, Votre place est ici”.

Nancy, Votre place est ici
Application L’Est Républicain

Des actions pour l’accès à la culture

Jazz de Cœur

Afin de permettre à chacun de profiter du festival, de nombreux concerts seront gratuits dans les bars de Nancy, dans les campus.Des expositions et des cinés puls’ (documentaires) seront organisés. Pour les enfants il y aura une introduction à la musique avec Magic Kids à la Pépinière. Enfin, l’opération “Jazz de cœur” interviendra musicalement en milieu hospitalier pour ceux qui ne peuvent se déplacer. Un concert à Emmaüs sera également donné.

Développement durable

Enfin le NJP s’investit dans le développement durable et affiche sa transition écologique en adhérant à la charte d’engagement des “Eco-Manifestations”. Diverses sensibilisations sur le gaspillage, le réutilisable, le commerce équitable, le recyclage…

D’une manière générale, les outils de communication sont très bien maîtrisés, le résultat d’une coopération entre les salariés et les bénévoles qui y travaillent ! A travers les publications, annonces, et la programmation on ressent beaucoup de passion pour la musique et de proximité avec le public.

Marketing urbain

Comment nos villes peuvent s’inspirer du marketing publicitaire pour la communication publique.

Les équipements urbains se métamorphosent en supports au service de certains messages qui sont le plus souvent publicitaires. Ce sont les agences de marketing qui ont décelé le potentiel de ces ossatures dans une recherche de l’inédit.

La communication des collectivités peut aussi utiliser ces aménagements urbains, d’autant plus qu’elles sont propriétaires de ses poteaux d’éclairage, de ses bancs, de son sol, de ses bâtiments et de ses moyens de transport urbain. Des prémices se concrétisent, mais il est possible de développer encore plus ces opportunités.

L’origine des premiers supports d’affichage.

Dans les années 1868, pour éviter les affichages sauvages, la ville de Paris a lancé un concours sur mobilier urbain afin de permettre un affichage ordonné et autorisé. Les imprimeurs Richard et Gabriel Morris ont remporté le concours avec leurs «colonnes-affiches » baptisées alors “colonnes Moris”.

Bien plus tard, c’est la régie spécialisée dans la communication publicitaire du métro, qui a eu pour objectif d’exploiter ce nouveau lieu comme promotion publicitaire.

Au travers de ces deux exemples, nous constatons que ces axes ont tout d’abord servi à l’information de spectacle, de manifestation et surtout de publicité marchande. Ce qui nous intéresse, c’est la possibilité pour les services publics d’utiliser ces supports pour leur communication.

Les utilisations relativement courantes

La communication publique commence doucement à s’inspirer de ce type d’utilisation pour certaines campagnes de sensibilisation. Les éléments connus et employés régulièrement sont les bus, les tramways, les métros. Mais on constate le développement sur de nouveaux moyens de locomotion.

Les insolites

D’autres éléments plus insolites, qui sont souvent une action ponctuelle, pourraient s’inscrire dans des campagnes visant au changement de comportement individuel. Ces formats d’un nouveau genre pourraient permettre d’augmenter l’impact auprès du public visé

Ces photos permettent d’illustrer, au travers d’exemples curieux, le potentiel de ce nouveau genre.

Les collectivités pourraient s’inspirer de ces exemples ponctuels afin de mener des campagnes à plus grande échelle :

  • Une campagne sur les passages piétons et les emplacements devant les écoles.
  • Une campagne sur l’aspect ludique de mettre ses papiers à la poubelle ou le tri des déchets.
  • Une campagne sur la lecture ou la création d’une nouvelle bibliothèque en ville.


Ces objets peuvent s’emboîter sur des potelets, ils peuvent être utilisés dans différents sites de la ville, et donc à différents moments de l’année.


Pour être efficace, cette approche fait obligatoirement appel à la créativité architecturale autant sur les bâtiments que sur les équipements publics. L’enveloppe s’adapte au support existant pour renforcer une certaine originalité favorisant ainsi son impact auprès des citoyens ciblés.

Légende des photos et source :Un marché de producteurs à Portland a été à la base du marketing de la créativité en transformant des arbres urbains en carottes; Une campagne sur un zoo; Des inconnus https://www.danstapub.com/200-exemples-brillants-et-creatifs-de-street-marketing/

D’autres exemples d’utilisations qui démontrent le potentiel de ce nouveau genre :

  • Une campagne qui aurait pu accompagner celle du ministère de la santé sur “5 fruits et légumes par jour” ou bien l‘ouverture de potager solidaire.
  • Une campagne de la journée mondiale des animaux du 4 octobre 2019.
  • Une campagne sur la journée internationale des forêts le 21 mars 2020.  
  • Une campagne de sensibilisation aux dangers du vélo sur les voies de bus.

Des exemples comme ceux-ci sont peu nombreux dans le monde. L’insolite est toujours au rendez-vous. Oser l’originalité pour marquer les esprits est un vecteur de réussite, cette utilisation est aussi un jeu d’équilibre entre l’humour et la dérision.

Le clean-tag

Un autre système moins spectaculaire dans sa forme, mais très écologique est néanmoins à remarquer. Ces marquages de sol, réalisés avec un nettoyeur haute pression qui utilise de l‘eau non-potable et un pochoir permettant de marquer la différence entre le propre et le moins propre. Un message temporaire disparaissant avec le temps et réutilisable à souhait. Rennes a fait l’expérience de ce type de marquage dénommé ”clean-tag”

Le snow stamp

C‘est un autre système de marquage écologique utilisé par des collectivités de montagne. C’est un tampon en relief à frapper sur la neige qui donne une forme, cela crée un relief temporaire qui disparaît avec la fonte des neiges ou le balayage tout simplement.

Le graff

Il peut devenir un moyen de communiquer durablement à fort impact est pourtant peu utilisé par les collectivités. Souvent, c’est un traitement de façade. Mais il pourrait devenir un outil de communication évènementiel temporaire, tout comme cette clôture de chantier qui communique sur ce futur aménagement. Les peintures utilisées peuvent être écologiques. C’est de nouveau un atout pour ce type de support.

Les  banderoles

Aujourd’hui, la plupart des banderoles sont fabriquées avec des bâches 100% recyclables et avec moins d’empreinte carbone. L’encre utilisée pour les impressions de banderoles peut également être écologique. De nos jours, il est tout à fait possible de communiquer de manière éco-citoyenne, c’est-à-dire tout en respectant l’écosystème.

Nous ne sommes plus dans l’utilisation, mais dans l’innovation.

Les publicitaires ont décidé d’intégrer le digital directement sur leurs panneaux publicitaires extérieurs. C’est ce qu’on appelle le DOOH (Digital Out Of Home). Plus attrayants et plus dynamiques, ces affichages nouvelle génération se développent.

Les fabricants de mobilier urbain répondent au besoin des collectivités. C’est une nouvelle demande qui s’oriente vers des technologies de l’information et de la communication. Ainsi naît une nouvelle génération de mobilier urbain intelligent.

Les applications

Très souvent à vocation culturelle et touristique, les applications mobiles se développent à grande échelle. Elles permettent alors d’être au plus proche des besoins des habitants. Elles doivent rester utiles et non-futiles pour assurer l’optimisation des investissements importants qu’elles représentent. Ses avantages sont la mise à jour très facile et peu coûteuse, car l’utilisateur évolue avec son matériel.

Néanmoins

Nous pouvons dire que l’utilisation des supports existants participe à petite échelle au respect des chartes du développement durable de la COP 21. Ces supports originaux de communication pourraient faire l’objet de “prêts” entre villes. Ces partages de matériel permettrait de rationaliser l’investissement des collectivités dans leur action de communication et de donner “plusieurs vies” à ces supports et ainsi s’inscrire dans la transition écologique.

La métamorphose de ces supports provient aussi d’une volonté  d’économie budgétaire. Malgré tout, ils ont une très bonne efficacité grâce à leur impact visuel.

Attention à éviter les abus et à respecter les lois en vigueur. Une réflexion s’est déjà construite afin de réduire  les pollutions visuelles publicitaires dans certaines de nos villes. C’est la loi  n° 2010-788 du 12 juillet 2010 qui porte un engagement national pour l’environnement.Dans son Chapitre III publicité extérieure,enseigne et pré-enseigne la loi précise déjà l’interdiction dans  certaines conditions, des affichages publicitaires dans les communes de moins de 10 000 habitants.

Des  Maires prennent des décisions radicales. Par exemple le Maire de Grenoble, qui a fait de la pollution visuelle son premier combat depuis sa campagne municipale. Il a décidé de ne pas renouveler son contrat avec la société d’affichage.

La communication publique peut utiliser avec parcimonie les outils du marketing publicitaire pour augmenter l’impact auprès de ses citoyens. La mise en forme des supports de manière humoristique peut être un vecteur de réussite. Pour cela, la créativité doit être à son meilleur niveau.

Ressources

http://www.mediatransports.com
https://www.rtbf.be/info/regions/detail_a-charleroi-la-crasse-urbaine-devient-un-support-publicitaire?id=9519211
 https://fr.slideshare.net
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.docidTexte=JORFTEXT000022470434&categorieLien=id
https://cycle-urbain.com/les-services/affichage-publicitaire.html
http://regie.ecovelo.com/street-marketing-integrez-le-velo-dans-vos-operations-de-rue/
https://www.google.fr/search?q=support+communication+urbain&rlz=1C1GGRV_enFR792FR792&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjgc_jk7faAhXGVBQKHSirAEcQ_AUICigB&biw=1280&bih=918#imgrc=3QSTmPpbdx7C2M:https://www.marieclaire.fr/,une-ville-sans-pub-ca-existe-la-preuve,726410.asp
https://espub.org/metro-publicite/
http://regie.ecovelo.com
http://www.blocparc.com

Obsolescence programmée : la stratégie des organisations publiques

Obsolescence programmée : la stratégie des organisations publiques

L’obsolescence programmée vise à réduire la durée de vie d’un produit pour augmenter son taux de remplacement et provoquer un achat prématuré. Auparavant, seul le travail de quelques organisations non gouvernementales (ONG) soulevait les conséquences majoritairement environnementales de cette pratique. Bien qu’ancrée dans les habitudes de consommation, les controverses qu’elle a suscité contribuent à une distanciation du citoyen envers leurs industries. De nombreuses mesures s’établissent ainsi afin d’accompagner la prise de conscience des citoyens-consommateurs ne tolérant plus ces « durées de vie limitées ».

Les associations : actrices clé de la lutte

Les sites de recommandations de produits, services professionnels de réparation ou communautés de pratiques (sites Web, tutoriels, médias sociaux, etc.) pour réparer soi-même, contribuent à la transition vers une consommation durable. Forte de plus de 35 000 sympathisants, l’association Halte à l’Obsolescence Programmée (HOP), se donne trois champs d’action :

  • Informer et sensibiliser le grand public au phénomène de l’obsolescence programmée
  • Fédérer les citoyens, les experts et les associations pour faire entendre le souhait d’aller vers des produits plus durables et réparables
  • Influencer en accompagnant le changement des politiques publiques en faveur de la durabilité et de la réparabilité

Des campagnes de sensibilisation, journées fédératrices nommées HOP Day, et interventions pédagogiques dans les écoles sont régulièrement mises en place. Les membres de l’organisme investissent également des colloques, salons de professionnels et débats publics pour exposer une vision du monde sans obsolescence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Equiterre a pour mission de contribuer à bâtir un mouvement de société en incitant à faire des choix écologiques, équitables et solidaires. Dans un rapport de mai 2018, l’association recommande au Gouvernement les actions de sensibilisation suivantes :

  • Favoriser la réparation, le réemploi et promouvoir les offres de service
  • Assurer une veille des meilleurs outils législatifs en matière d’obsolescence
  • Poursuivre le développement des connaissances dans le domaine
  • Assurer l’exemplarité publique en ce qui concerne l’entretien, la réparation, le réemploi

La réponse du Gouvernement à l’obsolescence programmée

Thierry Libaert, conseiller au Comité Economique et Social Européen, a remis le 25 janvier 2019, son rapport sur la consommation durable à l’Etat français. Remis dans le cadre de la Feuille de Route pour une économie circulaire, ses conclusions convergent avec plusieurs propositions gouvernementales. L’obligation des distributeurs à informer les consommateurs sur la disponibilité des pièces détachées en est un exemple.

Le ministère de la Transition écologique et solidaire et l’ADEME travaillent également à la mise en place, dès 2020, d’un affichage de réparabilité des produits électriques. Avec un indice sur le modèle de l’étiquette énergie, il sera calculé selon 10 critères :

L’objectif de cet indice est d’apporter au consommateur une information « utile et pragmatique », tout en étant incitatif pour les fabricants. Des sanctions et mesures contraignantes seront exigées en cas de non-respect. Par ailleurs, HOP estime qu’il faudrait « aller plus loin vers une transparence complète sur la fiabilité des produits ». En effet, cet étiquetage sur la réparabilité n’évoque ni le coût de la réparation, ni le temps qu’elle nécessite. Le modèle économique actuel, incitant au désir de nouveauté et de performance accrue, pose également un frein à l’instauration du code.

Pour sensibiliser le citoyen au développement durable, à la consommation responsable et au mieux vivre, il est donc nécessaire pour les organisations de modifier leur approche.

Les enjeux du RSE 

Les entreprises doivent dépasser le simple objectif de vente, et se donner pour rôle d’informer et de sensibiliser les citoyens aux enjeux RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) les concernant.  Selon le Centre de Recherche sur l’Investissement Responsable Novethic, ils impliquent entre autre de :

  • mesurer son impact environnemental
  • garantir de bonnes conditions de travail
  • favoriser l’emploi local
  • s’ouvrir au dialogue
  • être solide et pérenne

Véritable média, le RSE doit être facile à comprendre, facilement atteignable, le plus exhaustif possible et son contenu doit être régulier. En intégrant le développement durable à leur communication, les entreprises réduisent leur impact social et environnemental. Elles entraînent aussi avec elles l’ensemble de leur entourage (clients, fournisseurs, etc.). Au même titre qu’ institutions et associations, les campagnes de sensibilisation sont des opportunités à saisir afin de valoriser leurs engagements.

 

Sources :

https://www.halteobsolescence.org/

https://detours.canal.fr/obsolescence-programmee-asso-lance-site-acheter-produits-durent/

https://www.produitsdurables.fr/?fbclid=IwAR1Ri7Sqn_9BpKvgsIcHpQqBTfycdpnJUKGdprShJ9LmSa7KoH40wrjvtKc

https://www.cairn.info/revue-hermes-la-revue-2015-3-page-151.htm

https://e-rse.net/communication-rse-responsable/#gs.taqabvyk

La communication des Parcs Naturels Régionaux

Institués en 1967, les Parcs Naturels Régionaux (PNR) sont nés suite à une réflexion engagée par la DATAR, délégation à l’aménagement du territoire. Si les Parcs Nationaux sont réservés à des espaces non habités, les territoires des PNR sont eux des territoires où l’on vit, où l’on travaille et où l’on se divertit. Établissement public de coopération intercommunale, les PNR sont des syndicats mixtes constitués sur la base du volontariat. Ils ont pour rôle le développement économique et social de leur territoire, tout en préservant et valorisant le patrimoine naturel, culturel et paysager. La communication tient une place importante au sein de ces structures. Informer, sensibiliser, faire connaître… Voilà les enjeux que cette communication multiforme doit relever.

 

Côté Parc est le magazine du PNR de Lorraine.

Informer sur les activités

Chaque PNR développe sa propre communication dans le respect de la charte graphique du réseau des PNR. De nombreux outils sont mobilisés afin d’informer le public sur ce qui se passe au sein des PNR et présenter leurs territoires. Il peut s’agir d’éditions, de dépliants de présentation, de calendriers des manifestations, de guides et topo-guides, de cartographies… Les sites internet ainsi que les réseaux sociaux sont mis à profit pour diffuser l’information. De plus, les PNR développent des liens avec les médias et des partenaires afin de relayer les actions du territoire, et de valoriser les savoir-faire. Une présence dans les fêtes et les manifestations locales permet également d’informer les habitants.

 Sensibiliser aux enjeux environnementaux et à la préservation de la nature

Le PNR de l’Avesnois est partenaire du Mois de la Bio qui vise à promouvoir l’agriculture biologique.

Les PNR travaillent sur de nombreuses thématiques : éducation au territoire, aménagement durable, environnement, culture… Au-delà d’une simple information, les PNR ont pour mission de sensibiliser les habitants de leurs territoires aux enjeux environnementaux et à la préservation de la nature. Cela passe par la création d’expositions, de parcours découverte, de brochures, d’animations… Des actions pédagogiques sont mises en œuvre par les PNR et leurs partenaires. Celles-ci s’adressent au grand public mais également à des cibles professionnelles. Nous pouvons ainsi citer les agriculteurs en direction desquels des projets agroécologiques sont développés pour encourager des changements de pratiques : réduction de l’utilisation des pesticides, implantation et entretien des haies et ripisylves[1], fauche tardive…

Faire connaître les territoires

Le PNR du Marais Poitevin a attribué la marque Valeurs Parc a des hébergements.

Les PNR, comme de nombreuses structures territoriales, s’inscrivent dans une démarche de marketing territorial. La Charte de chaque Parc est un outil stratégique comparable au projet de territoire mis en place par les collectivités territoriales. Elle fixe pour 10 ans les objectifs à atteindre, les orientations de protection, de mise en valeur et de développement du Parc, ainsi que les mesures à mettre en œuvre. De nombreux outils et actions sont développés au sein des PNR pour promouvoir leurs territoires. Ils ont d’ailleurs créé ensemble la marque VALEURS PARC NATUREL RÉGIONAL. Celle-ci met en avant des produits et services du territoire obéissant à des référentiels spécifiques. Il s’agit de faire connaître le territoire auprès de ses consommateurs, qu’ils soient implantés ou non sur le territoire.

 

Pour mener à bien les différentes missions de communication au sein d’un PNR, il faut des compétences nombreuses et variées en stratégie de communication, rédaction, PAO, relation presse, organisation d’évènement… Les services communication des PNR se composent généralement d’une à deux personnes. Il faut donc savoir être polyvalent et organisé.

 

[1] Formations végétales qui se développent sur les bords des cours d’eau ou des plans d’eau situés dans la zone frontière entre l’eau et la terre.