Pollution et sobriété numérique

Du 16 au 24 novembre se déroulera la Semaine Européenne de la Réduction des déchets. Nous sommes de plus en plus sensibilisés à la question de la protection de l’environnement, néanmoins une notion dont on a peu conscience reste singulière : celle de la pollution numérique. En effet, les déchets ne sont pas seulement matériels, le numérique aussi constitue une grande source de pollution. Cependant, il est plus que jamais présent dans notre société et son impact environnemental ne fait que se multiplier au fil des années.

Qu’est-ce que la pollution numérique ?

La pollution numérique correspond à la pollution générée par les nouvelles technologies soit par leur fabrication soit par leur utilisation, c’est une pollution invisible. Il est donc difficile de concevoir son empreinte environnementale.

À la base de la chaîne on retrouve les outils numériques tels que les ordinateurs, les smartphones, les tablettes, qui en plus d’être extrêmement énergivores nécessitent à la fabrication des matériaux rares (cobalt, gallium, lanthane, tantale …). Les processus d’extraction de ces matières non renouvelables sont très polluants et responsables de l’épuisement des ressources abiotiques (minerais, énergies fossiles…) et d’écosystèmes. Viennent ensuite les services associés à ces outils rendus possibles notamment grâce aux serveurs, aux réseaux d’accès au web qui sont eux aussi très gourmands en énergie. En réalité, ces derniers nécessitent des systèmes de refroidissement et d’alimentation électrique actifs 7 jours sur 7, 24H sur 24. Par ailleurs, le cloud[1] entraine une multitude d’échanges réseaux donc une multiplication des équipements. Stocker des données en abondance dans ce « nuage » est donc loin d’être un choix écoresponsable. De plus, l’empreinte carbone des nouvelles technologies ne cesse de croître en raison de la multiplication considérable du nombre d’objets connectés, et des nombreuses innovations, parfois minimes qui gagnent les marchés.

Données clés

Selon une étude de GreenPeace réalisée le 10 janvier 2019, si Internet était un pays, il serait l’un des cinq plus grands pollueurs puisqu’il représente à lui tout seul 7% de la consommation électrique mondiale.

L’étude « Empreinte environnementale du numérique mondiale » de Frédéric Bordage nous apprend que d’ici 2025 le numérique représentera près de 6% de l’empreinte de l’humanité (contre 2,5% en 2010). En effet, selon les estimations du fondateur de GreenIT, on pourrait compter 48 milliards d’objets connectés en 2025. Ci-dessous, on peut observer les trois émetteurs de gaz à effet de serre liés au numérique

À savoir que le simple fait d’envoyer un e-mail émet environ 10g de CO2 dans l’atmosphère et que quelques milliards sont envoyés et reçus en une heure dans le monde. En outre, toujours d’après ce même rapport de GreenIT, l’empreinte annuelle moyenne d’un internaute équivaut à 350kWh d’énergie, 200kg de gaz à effet de serre et 3000 litres d’eau. Ces chiffres alarmants nous mènent à repenser notre utilisation des outils numériques et à prendre des mesures.

Quelques solutions

Bien qu’une industrie numérique entièrement écoresponsable soit peu probable, il existe des solutions pour réduire son impact environnemental. C’est ce qu’englobe le concept de « sobriété numérique ».

Voici quelques suggestions que chacun peut appliquer dans son quotidien : modérer sa consommation streaming qui très gourmand en énergie, réduire le nombres d’écrans plats, limiter l’ouverture d’onglets, l’envoi de mails et supprimer régulièrement ces derniers… Il est aussi recommandé d’optimiser ses impressions avec une typographie peu gourmande en encre comme Garamond, d’activer le mode « éco » de son imprimante, de privilégier le chemin le plus court lors d’une recherche internet. De plus, on préfèrera l’achat de produits d’occasion ou reconditionnés en boycottant les offres d’équipements numériques à prix cassés. Selon l’ADEME, passer la durée de vie de 2 à 4 ans d’un ordinateur ou d’une tablette améliore de 50% son bilan environnemental.

Du côté des grands groupes, certains ont mis en place des moyens comme la collecte des Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques (DEEE) à recycler, par exemple Ecologic, un service de gestion des DEEE financé par l’Etat. Par ailleurs, d’autres réutilisent la chaleur produite par les data centers, comme à Paris où une piscine est chauffée par un centre de données.

Des outils pour comprendre et réduire l’impact environnemental numérique

Des dispositifs sont à disposition de tous pour nous aider à être plus écoresponsables, comme Clickclean, mis en place par Greenpeace. Ce site indique la consommation d’énergie de plusieurs applications et les note de A à F selon leur utilisation d’énergies polluantes ou renouvelables. On y retrouve des géants du web tels que Facebook, Twitter, Spotify…

Source : Clickclean.org

De son côté, Cleanfox est un outil qui permet de se désabonner en un clic des newsletters qu’on ne lit pas en le connectant à sa boîte mail. Il se chargera d’identifier les messages concernés et de les supprimer.

Source : Cleanfox.io

EcoIndex est un site qui évalue à l’aide de plusieurs critères la performance, l’empreinte environnementale d’une page web. Il suffit de rentrer l’url de la page concernée dans l’espace dédié et l’analyse s’effectue en quelques secondes.

Source : GreenIT.fr

Certains moteurs de recherche s’inscrivent également dans une démarche écologique. Par exemple Lilo qui reverse une partie de ses revenus publicitaires à des projets écologiques, durables ou Ecosia qui fait don d’une part de ses bénéfices à des programmes de reforestation. D’autre part, on distingue les extensions de navigateur. Parmi eux, Carbonalyser, une extension de navigateur Firefox créé par The Shift Project. Il permet de calculer en temps réel sa consommation électrique et son émission de gaz à effet de serre selon notre propre navigation internet. Ce programme est aussi disponible sur smartphone sous le nom de « Mobile Carbonalyser ». On trouve aussi GreenIT-Analysis, disponible sur le Chrome web store. Cet outil permet aux développeurs d’évaluer l’empreinte, la performance environnementale et les bonnes pratiques d’une page web. Enfin, la société FairPhone a développé un smartphone durable issu du commerce équitable et fabriqué avec des matériaux responsables. Cet appareil Android se présence comme une alternative aux grandes marques de smartphones.

En attendant un Internet plus écologique, vous avez toutes les clés en main pour réduire votre impact carbone lié au numérique et ainsi faire un geste pour l’environnement ! Alors si même l’empreinte écologique de cet article est loin d’être neutre, il est temps de prendre conscience de la pollution digitale et d’agir.


[1] Espace de stockage de données à distance

Stratégie de communication en Terranga

Une multitude d’associations à but humanitaire foisonnent dans le monde, avec un but commun : récolter des dons afin de défendre leurs causes.

Au sein de l’IUT Charlemagne, le tableau d’affichage du bâtiment consacré aux métiers numériques en témoigne : cette semaine, une affiche y représente les ONG présentes à Nancy.

Ces associations comme « Médecin du monde » ou « La croix rouge » sont des associations qui rayonnent sur l’ensemble du territoire français, et qui disposent d’antennes locales. Ainsi, les travailleurs sociaux présents dans les communes de France profitent des campagnes de publicité nationales et ont également la capacité d’assurer une communication de proximité afin d’encourager l’adhésion de leur public cible.

Il n’en est pas de même pour toutes les associations, notamment pour de plus petites structures implantées dans des pays émergents, qui ont besoin de fonds mais ne peuvent compter uniquement sur l’aide des habitants de leur région, qui vivent souvent eux même dans une extrême précarité.

Il est alors impératif pour ces dernières de communiquer au-delà des frontières, avec la difficulté de gagner la confiance des futurs donateurs en l’absence de proximité géographique.

« L’empire des enfants », une association Dakaroise en quête de visibilité 

L’association « L’empire des enfants », fondée à Dakar par Anda Mbow en 2003, est confrontée plus qu’une autre à cette problématique, car elle défend une cause très locale peu connue en Europe.

Cette fondation, créée il y a 20 ans, a pour but de recueillir des enfants livrés à la rue qui sont en grande majorité des « talibés », des enfants envoyés par leurs familles démunies dans des écoles coraniques appelées « daaras » avec un professeur coranique qui s’avère mal intentionné en contraignant ces petits garçons à la mendicité. Les enfants sont le plus souvent trouvés dans la rue et pris en charge par une équipe d’éducateurs, soignés, nourris, logés et écoutés.

La première année est consacrée à une initiation à l’alphabétisation des enfants, à une remise en confiance en la relation avec l’adulte en vue d’une scolarisation l’année suivante et d’une réintégration dans leur famille dès que possible. Lorsque ce retour auprès de leurs proches n’est pas possible, ils continuent à vivre au centre d’accueil de l’association et sont scolarisés dans des écoles privées grâce à un système de parrainage.

Afin de défendre cette cause, il était manifestement indispensable de sensibiliser des donateurs au-delà du continent africain. Alors comment Madame Mbow a-t-elle réussi à faire connaître « l’empire des enfants » à l’échelle Internationale ? Comment est-elle parvenue à sensibiliser les citoyens du monde pour obtenir les dons nécessaires, et gagner leur confiance ?


Familiarisation avec les outils de communication modernes

Si l’association dispose d’un site internet clair et complet bien que perfectible, ce dernier ne jouit pas d’un référencement Google suffisant pour attirer les donateurs.

Dans la majorité des cas, ces derniers ne cherchent pas spontanément une association caritative via leur navigateur internet, mais leur geste est souvent guidé par une campagne d’information qui les aura convaincus en amont. Ceci est d’autant plus vrai pour les associations non européennes sachant que les dons qui leurs sont offerts ne sont pas déductibles des impôts sur le revenu français, contrairement aux autres …

En outre, les personnes désireuses d’aider les fondations humanitaires sont souvent frileuses de le faire dans des établissements éloignés ou moins connus que des institutions comme la Croix rouge, non confiante de la manière sont sera utilisé leur argent par un ONG plus confidentielle.

Ainsi, dans le but de promouvoir sa mission, l’Empire des enfants n’a pas manqué l’explosion des réseaux sociaux et la fondation est présente sur Facebook, Twitter et Instagram.

Elle a également profité de l’émergence des campagnes de dons sur ces réseaux et la démocratisation du crowdfunding.

Nous sommes allés à sa rencontre à Dakar le 29 octobre dernier et nous avons interrogé Alassane Winch Diagnesur, un collaborateur d’Anda qui est chargé, entre autres missions, de la communication de l’association. Ce dernier effectue un réel travail de « community manager » sans même en avoir conscience.

Grâce à Alassane, la page Facebook de l’Empire des enfants est désormais alimentée d’articles concernant l’association, sur son actualité, des évènements marquants dans la vie des enfants, ponctués de photos et vidéos de qualité. En mai dernier, une campagne de crowdfunding a permis l’acquisition de matériel audiovisuel. Cet équipement a également permis la production de vidéo visibles sur Youtube.


Une communication publique efficace au service du droit à la dignité des enfants sénégalais.

La force de communication de cette ONG qui la singularise des autres associations environnantes réside dans la personnalité même de sa fondatrice. Anda Mbow est devenue une personnalité médiatique et une ambassadrice de sa cause très médiatisée qui a su apprivoiser les journalistes de la presse écrite, et multiplie les interventions à la radio et à la télévision. Cette notoriété lui a permis de trouver des partenaires économiques et politiques puissants tels que LA POSTE, Air France ou l’Union Européenne. Mme MBOW a par ailleurs été élevé au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur Française le 13 juillet 2019.

Au gré de nos échanges sur place avec Anda et Allassane, ces derniers nous confirment que la stratégie de communication de l’organisation repose sur l´image de Mme Mbow, personnage charismatique, qui maîtrise l’art des « relations publiques ». Elle a également su convaincre de nombreux artistes de s’associer à son projet caritatif, qui constituent d’importants influenceurs, participant eux-mêmes à encourager différents acteurs économiques privés à investir des fonds dans sa cause humanitaire. L’association a également signé des conventions de partenariat avec des universités américaines et européennes afin d’accueillir des stagiaires de la profession sociale, ce qui contribue à développer le rayonnement de la fondation.

Mme Mbow nous a confié qu’elle ignorait les rouages de la communication médiatique sénégalaise lorsqu’elle a créé son association alors qu’elle était de retour dans son pays natal, après trente ans de vie en France : son discours de militante était incisif envers ses co-citoyens et le gouvernement qui niaient l’instrumentalisation des talibés par des marabouts peu scrupuleux. Il n’a pas été facile de dénoncer cette dérive dans un pays composé à 97 % de musulmans, qui cohabitent pourtant en toute sérénité avec une minorité chrétienne et qui ne semble pas souffrir du radicalisme islamiste présent dans beaucoup d’autres pays du continent.

Lors de l’inauguration des murs de l’association, le président de la RTF, première chaîne de télévision nationale, qui est un proche d’Anda, lui a fait la faveur de couvrir l’événement, puis lui a expliqué la nécessité d’une communication informative, éducative, prescriptive en évitant le piège de l’injonction.

Ainsi Mme Mbow, a continué à dénoncer ces abus, en ajustant le ton, en choisissant avec justesse ses médias, ses partenaires, ses ambassadeurs, et ses collaborateurs.

L’association peut aujourd’hui accueillir 60 enfants et projette d’ouvrir une unité pour les jeunes filles isolées. Un hôtel de « tourisme social » va bientôt ouvrir ses portes à Popengenine afin d’assurer une source de revenus stables à l’organisation. En effet, le littoral dakarois est une région du Sénégal très fréquentée, et Madame Mbow souhaite associé la « Terranga », qui signifie « terre d’accueil » au Sénégal à son projet humanitaire.

Octobre Rose : La communication de l’association Cancer du Sein, Parlons-en !

À l’occasion d’Octobre rose, mois de mobilisation contre le cancer du sein, l’association Le Cancer du Sein, Parlons-en ! créée en 1994 par le groupe Estée Lauder et le magazine Marie Claire, lance pour la 26ème année consécutive en France, une campagne destinée à sensibiliser l’opinion publique sur l’importance du dépistage précoce du cancer du sein et à réunir des fonds pour aider les chercheurs et le personnel soignant.

Si depuis 25 ans d’importants progrès ont été réalisés en faveur de la recherche médicale et l’amélioration de la qualité de vie des malades, il est essentiel de poursuivre ensemble le combat contre la maladie. En effet, selon l’Institut National Du Cancer, le cancer du sein reste le plus fréquent chez la femme avec près de 12 000 décès chaque année en France , mais il est également celui qui entraîne la plus grande mortalité. D’autre part, près de 59 000 nouveaux cas sont dépistés par an, ce qui fait du cancer du sein, un enjeu majeur de santé publique.

Toutefois, détecté précocement, le cancer du sein peut être guéri dans  9 cas sur 10, c’est pourquoi il est important de poursuivre le travail d’information sur le dépistage auprès de toutes les femmes et de faire prendre conscience qu’il existe des gestes simples et quotidiens qui permettent de diagnostiquer un cancer au plus tôt, notamment grâce à l’autopalpation mammaire

Un campagne de communication de grande ampleur

Portée par le slogan “Tous unis par une même couleur”, symbole de solidarité et de mobilisation globale, l’opération de sensibilisation nationale à l’initiative de l’association le Cancer du Sein, Parlons-en ! met un point d’honneur à mettre en lumière celles et ceux qui combattent cette maladie.

La campagne Octobre Rose, reconnaissable par son mythique ruban rose, déploie d’importants dispositifs de communication : événements de grande ampleur, campagnes d’affichage urbain, productions audiovisuelles, encarts presse, présence sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram Twitter et Youtube).

Le coup d’envoi du mois de sensibilisation a été lancé le 1er octobre avec un grand concert caritatif sur la place du Trocadéro, face à une Tour Eiffel illuminée en rose. Cette action s’est accompagnée cette année, de la mise en place de bornes de collectes mobiles, fournies par la société Heoh qui donneront la possibilité au public du concert d’effectuer des dons en live.

La Tour Eiffel illuminée de rose
Pour l’occasion, La Tour Eiffel s’illumine de rose

Au même moment, démarre l’exposition des photographes finalistes de la huitième édition du concours Estée Lauder Pink Ribbon Photo Award sur le pont d’Iéna autour du thème « HEROES » qui rend hommage à tous ceux qui luttent contre la maladie et ceux qui les accompagnent au quotidien. Créé en 2012, le concours est devenu un événement artistique et sociétal, qui s’inscrit dans la tradition de la photographie humaniste qui a pour objectif de mobiliser tous les photographes, amateurs et confirmés. À l’issue de chaque édition, un Jury composé de professionnels du monde de la photographie et de personnalités engagées dans la lutte contre le cancer du sein détermine les quarante finalistes du concours, dont les trois lauréats du Jury : le Grand Prix et les deux Prix Accessits. Dès l’annonce des finalistes, la chaîne TEVA met en place un module de votes en ligne sur un site dédié afin que spectateurs et internautes choisissent leur Prix du Public TEVA.


Affiche association Le Cancer du Sein, Parlons-en !

Cette année, l’affiche montre les mains de deux femmes, liées par le ruban rose symbolique très largement diffusée sur les réseaux sociaux, dans la presse et dans la rue. En accompagnement de ces affiches, deux clips de sensibilisation au dépistage sont partagés : la chorégraphie de Kaori Ito sur le titre « Battez-vous » du duo Brigitte, ainsi que la nouveauté de l’édition 2019, un clip avec les femmes humoristes de la chaîne TEVA diffusé sur son antenne. Afin d’accompagner ces différentes actions l’association met en place deux autres dispositifs sur son site internet ; un forum de discussion disponible à toutes les femmes et leur entourage tout au long de l’année ainsi qu’une rubrique « Écrivez à notre Médecin » qui permet aux internautes de poser des questions en privé à un spécialiste de la santé.

Clip Octobre rose 2019 & Brigitte
Déclinée au niveau régional…

Par ailleurs, un grand nombre d’actions sont également mises en œuvre sur l’ensemble du territoire français. Dans le Grand Est par exemple, l’atelier « Palpaction », mené dans les villes de Metz, Nancy, Saint-Avold ou Strasbourg aide les femmes à s’approprier les bons gestes de l’autopalpation sur Rosie, un buste de silicone dans lequel se dissimulent tumeurs et nodules révélatrices d’un cancer. Dans la ville de Charleville-Mézières, ce sont 1300 parapluies qui ont été déployés au-dessus de la rue du Moulin au centre-ville afin de sensibiliser les passants. À la fin du mois, ceux-ci seront mis en vente au profit des associations de lutte contre le cancer du sein.

Des dons toujours plus importants

Octobre Rose est également un moyen efficace pour l’appel aux dons. Depuis 2003, Les Prix Ruban Rose, financés grâce aux efforts des membres fondateurs de l’association, des partenaires qui rejoignent la campagne Octobre Rose chaque année mais aussi par les dons des particuliers via la plateforme officielle de crowdfunding en ligne ont permis de faire considérablement évoluer la recherche fondamentale et clinique, de faire des progrès en terme d’innovations, de techniques de dépistage et de chirurgie réparatrice. C’est ainsi qu’en 2019, l’association remettra 550 000 euros à travers ses Prix Ruban Rose, ainsi que 180 000 euros pour une nouvelle bourse de recherche.

En parallèle, de nombreuses marques solidaires comme Kusmi Tea, BirchBox ou encore Clinique proposent des éditions limitées aux packagings revisités dont une partie des bénéfices sont reversés à l’association.

Enfin, de nombreuses marches et courses sont organisées durant tout le mois d’octobre et dont les bénéfices seront adressés aux associations de Ligue contre le cancer.

En somme, l’association Le Cancer du Sein, Parlons-en ! déploie une très large palette de stratégies de communication, de la plus traditionnelle à la plus innovante, afin d’obtenir la plus grande exposition. Celles-ci sont toutefois complémentaires et favorisent la multiplication des interactions auprès des différents publics. Une présence en ligne via un site internet et les réseaux sociaux est un moyen pour les associations de mieux connaître leurs adhérents et d’en solliciter de nouveaux tout en créant une relation de proximité tout au long de l’année et plus simplement au moment de l’appel aux dons. Les actions dans l’espace public permettent quant à elles de fédérer autour d’une cause commune, d’asseoir l’image citoyenne auprès des cibles et marquer les esprits. Prospecter, fidéliser, entretenir le lien, rien n’est donc laissé au hasard par les associations pour sensibiliser à la cause et faire appel au fonds privés.

L’utilisation des réseaux sociaux dans la récolte de don, bonne ou mauvaise idée ?

Du 20 au 23 septembre dernier, 54 streamers1 étaient rassemblés à Montpellier afin de récolter des dons pour l’Institut Pasteur lors du Z Event. Comment ? Chaque streamer a présenté un live sur la plateforme Twitch pendant plus de 50H00 en jouant à différents jeux tels que League Of Legends, World Of Warcraft, Fortnite etc. Résultat ? 3,5 millions d’euros de dons ont été recueillis. Une question se pose : pourquoi un tel succès ?

Les campagnes publicitaires classiques à l’usage des plateformes digitales

Source : Les Restos du Coeur, données de la campagne 2017-2018.

On connaît tous ces grandes associations françaises : Les Restos du Coeur, le Téléthon, la Fondation Abbé Pierre etc.  Ces dernières organisent chaque année des campagnes de donations sur des périodes données. Leur communication passe par l’achat d’espaces publicitaires avec les moyens médias, dits “traditionnels” : l’affichage, la télévision, la radio ou encore la presse écrite. De plus, des numéros de téléphone ou des agences physiques sont instaurés afin de récolter des dons. Les Restos du Coeur récoltent des dons alimentaires, pécuniers, de jouets, de vêtements etc. dans des agences présentes dans toutes la France.

Depuis quelques années, la communication et les moyens de récolte des dons se démocratisent par le biais des réseaux sociaux. L’emplois des campagnes de  crowdfunding2 ou des dons sur Facebook sont d‘excellents exemples d’outils participant aux campagnes de dons. 

Une histoire de cible

En 2018, l’influenceur français Jérôme Jarre créé la Love Army, accompagnée d’une campagne de crowdfunding, en vue de récolter des fonds pour les Rohingyas, chassés de Birmanie. 2 milliards de dons ont été récoltés en quelques jours. Tout comme le Z Event, ces mouvements mettent en avant des influenceurs connus de tous. Les grandes associations françaises comme les Restos du Coeur mettent elles aussi en avant des personnalités publiques notamment lors du concert des Enfoirés, rendez-vous annuels pour le public français. 

Cependant, la cible n’est pas la même. Il est donc normal qu’il y ait des différences de dons ou même des records dépassés. En effet, pour le Z Event, la cible correspondait aux personnes passionnées par le monde du gaming. L’effet de groupe des donneurs durant le live

Des moyens de financement controversés ?

Ces outils de récoltes de dons posent problème. Par exemple, Facebook propose des rassembler des dons pour des anniversaires depuis 2017. Lorsque que la date approche, Facebook nous propose de faire un don pour une association à but non lucratif répertoriée dans leur liste. Tout est fait pour que nous soyons rassuré : Facebook assure, dans les pages d’aide, le transfert pécunier est direct avec l’association. Cependant un doute lié à la confiance avec les utilisateurs subsiste quant à ce transfert.

Par ailleurs, cette plateforme pose aussi problème dans le choix des associations. Facebook assure que le choix des associations est étudié au cas par cas dans le but de ne pas avoir à faire face à des problèmes tels que Paypal a pu connaître. En effet, en 2017, un groupuscule d’extrême droite a lancé une campagne de don qui avait pour but de contrarier le travail des ONG en méditerranée.

Promouvoir une cause et inciter aux dons est le but des associations caritatives. Cette démarche altruiste est une démarche parfaite pour les réseaux sociaux, qui propulsent les campagnes de donations. Mais on peut émettre des doutes sur la confiance que l’on doit avoir en eux. Finalement l’utilisation caritative de ces plateformes nous poussent à nous poser une autre question : à qui cela profite-t-il le plus ?

Qwant est un moteur de recherche français, il a été créé en 2013.
Il se différencie de Google en proposant une interface avec une barre de recherche latérale incluant les options de tri d’une recherche (web, photos, vidéos, etc). Les résultats sont présentés sur 3 colonnes : web, actualités et social.
Pour proposer ses résultats, Qwant croise les résultats de plusieurs moteurs et réseaux sociaux.
Ce moteur de recherche insiste sur le respect de la vie privée de ses utilisateurs, en ne traçant pas leurs recherches internet.

De plus, le moteur de recherche dispose de plusieurs soutiens : la Banque européenne d’investissement, mais aussi de la fondation Mozilla qui annonce que le moteur sera intégré par défaut à la prochaine version du navigateur Firefox.
Afin de poursuivre son engagement éthique, Qwant a annoncé une collaboration avec AkuoCoop, premier producteur indépendant français d’énergie renouvelable.
À savoir qu’il existe également une déclinaison du moteur de recherche, nommée Qwant Junior, à destination des plus jeunes.

Lilo a été créé en 2015, grâce à un financement participatif. C’est également un méta-moteur de recherche, il se base notamment sur Bing pour récupérer ses informations.
Ce moteur permet à ses utilisateurs de cumuler des « gouttes d’eau » pour chaque recherche qu’ils réalisent. Ces « gouttes » sont une monnaie virtuelle. L’usager choisit le projet auquel il souhaite contribuer et plus de 50 % des revenus générés par la publicité lui reviennent. Cette cagnotte donne la possibilité à l’internaute de soutenir un projet social ou environnemental.
Ce moteur de recherche connaît un certain succès, car l’utilisateur peut choisir lui-même l’organisme auquel il donne, lui donnant ainsi un réel sentiment d’implication.

De plus, Lilo affirme ne pas tracer ses utilisateurs et ne pas récolter d’informations sur leurs recherches.


Alors quel moteur de recherche choisir ?

Chaque moteur de recherche possède des particularités différentes. Alors que certains se concentrent sur le respect de la vie privée pour contrebalancer le géant de l’industrie Google, d’autres privilégient de centrer leurs efforts sur des notions d’environnement. Au final, chacun y trouvera son compte en fonction de ses attentes.

Lexique :
*Adresse IP : Une adresse IP est un numéro unique permettant à un ordinateur de communiquer dans un réseau.
*Méta-moteur de recherche : Un méta-moteur est un logiciel qui puise ses informations à travers plusieurs moteurs de recherche.

Obsolescence programmée : la stratégie des organisations publiques

Obsolescence programmée : la stratégie des organisations publiques

L’obsolescence programmée vise à réduire la durée de vie d’un produit pour augmenter son taux de remplacement et provoquer un achat prématuré. Auparavant, seul le travail de quelques organisations non gouvernementales (ONG) soulevait les conséquences majoritairement environnementales de cette pratique. Bien qu’ancrée dans les habitudes de consommation, les controverses qu’elle a suscité contribuent à une distanciation du citoyen envers leurs industries. De nombreuses mesures s’établissent ainsi afin d’accompagner la prise de conscience des citoyens-consommateurs ne tolérant plus ces « durées de vie limitées ».

Les associations : actrices clé de la lutte

Les sites de recommandations de produits, services professionnels de réparation ou communautés de pratiques (sites Web, tutoriels, médias sociaux, etc.) pour réparer soi-même, contribuent à la transition vers une consommation durable. Forte de plus de 35 000 sympathisants, l’association Halte à l’Obsolescence Programmée (HOP), se donne trois champs d’action :

  • Informer et sensibiliser le grand public au phénomène de l’obsolescence programmée
  • Fédérer les citoyens, les experts et les associations pour faire entendre le souhait d’aller vers des produits plus durables et réparables
  • Influencer en accompagnant le changement des politiques publiques en faveur de la durabilité et de la réparabilité

Des campagnes de sensibilisation, journées fédératrices nommées HOP Day, et interventions pédagogiques dans les écoles sont régulièrement mises en place. Les membres de l’organisme investissent également des colloques, salons de professionnels et débats publics pour exposer une vision du monde sans obsolescence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Equiterre a pour mission de contribuer à bâtir un mouvement de société en incitant à faire des choix écologiques, équitables et solidaires. Dans un rapport de mai 2018, l’association recommande au Gouvernement les actions de sensibilisation suivantes :

  • Favoriser la réparation, le réemploi et promouvoir les offres de service
  • Assurer une veille des meilleurs outils législatifs en matière d’obsolescence
  • Poursuivre le développement des connaissances dans le domaine
  • Assurer l’exemplarité publique en ce qui concerne l’entretien, la réparation, le réemploi

La réponse du Gouvernement à l’obsolescence programmée

Thierry Libaert, conseiller au Comité Economique et Social Européen, a remis le 25 janvier 2019, son rapport sur la consommation durable à l’Etat français. Remis dans le cadre de la Feuille de Route pour une économie circulaire, ses conclusions convergent avec plusieurs propositions gouvernementales. L’obligation des distributeurs à informer les consommateurs sur la disponibilité des pièces détachées en est un exemple.

Le ministère de la Transition écologique et solidaire et l’ADEME travaillent également à la mise en place, dès 2020, d’un affichage de réparabilité des produits électriques. Avec un indice sur le modèle de l’étiquette énergie, il sera calculé selon 10 critères :

L’objectif de cet indice est d’apporter au consommateur une information « utile et pragmatique », tout en étant incitatif pour les fabricants. Des sanctions et mesures contraignantes seront exigées en cas de non-respect. Par ailleurs, HOP estime qu’il faudrait « aller plus loin vers une transparence complète sur la fiabilité des produits ». En effet, cet étiquetage sur la réparabilité n’évoque ni le coût de la réparation, ni le temps qu’elle nécessite. Le modèle économique actuel, incitant au désir de nouveauté et de performance accrue, pose également un frein à l’instauration du code.

Pour sensibiliser le citoyen au développement durable, à la consommation responsable et au mieux vivre, il est donc nécessaire pour les organisations de modifier leur approche.

Les enjeux du RSE 

Les entreprises doivent dépasser le simple objectif de vente, et se donner pour rôle d’informer et de sensibiliser les citoyens aux enjeux RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) les concernant.  Selon le Centre de Recherche sur l’Investissement Responsable Novethic, ils impliquent entre autre de :

  • mesurer son impact environnemental
  • garantir de bonnes conditions de travail
  • favoriser l’emploi local
  • s’ouvrir au dialogue
  • être solide et pérenne

Véritable média, le RSE doit être facile à comprendre, facilement atteignable, le plus exhaustif possible et son contenu doit être régulier. En intégrant le développement durable à leur communication, les entreprises réduisent leur impact social et environnemental. Elles entraînent aussi avec elles l’ensemble de leur entourage (clients, fournisseurs, etc.). Au même titre qu’ institutions et associations, les campagnes de sensibilisation sont des opportunités à saisir afin de valoriser leurs engagements.

 

Sources :

https://www.halteobsolescence.org/

https://detours.canal.fr/obsolescence-programmee-asso-lance-site-acheter-produits-durent/

https://www.produitsdurables.fr/?fbclid=IwAR1Ri7Sqn_9BpKvgsIcHpQqBTfycdpnJUKGdprShJ9LmSa7KoH40wrjvtKc

https://www.cairn.info/revue-hermes-la-revue-2015-3-page-151.htm

https://e-rse.net/communication-rse-responsable/#gs.taqabvyk

Rencontre avec Matthieu Burgaud, ancien étudiant en Licence Pro. Communication

Matthieu, 30 ans, étudiant de la licence professionnelle ATC TIC en 2012-2013 (équivalent de la LP CP&ON aujourd’hui) nous a raconté son parcours scolaire et professionnel. Il a travaillé dans des domaines et entreprises variées et a intégré récemment une association de développement de l’agriculture bio. Il a accepté de nous rencontrer à l’IUT.

 

 

Quel a été ton parcours avant la licence pro ?

Après mon bac, j’ai fait un DUT publicité à l’IUT Charlemagne. Après je suis parti en fac de lettre faire une licence en communication, puis j’ai travaillé 2 ans et je suis revenu faire une licence professionnelle en Communication option outils numériques (LP ATC TIC) à l’IUT Charlemagne en 2012-2013. [NB. A cette période il existait 2 options pour cette licence, la première communication des institutions et la deuxième outils numériques]

 

Pourquoi es-tu revenu faire une licence professionnelle après avoir travaillé 2 ans ?

J’ai travaillé dans une agence web au départ, j’étais au support technique, et je trouvais que le web c’était vraiment intéressant mais je n’avais pas un bagage suffisant, je n’avais pas assez de connaissances. L’année d’après, je me suis formé au CNAM, mais je voulais un vrai diplôme mieux reconnu.

 

As-tu trouvé facilement ton premier travail après la fac ?

J’avais un contact en licence professionnelle à l’IUT Charlemagne qui m’a informé d’une offre d’emploi dans l’entreprise où elle effectuait son stage. Cette personne ne souhaitait pas rester, du coup j’ai postulé, et c’est comme ça que j’ai trouvé mon premier job.

 

Et après la licence professionnelle ?

Juste après la licence professionnelle j’ai trouvé un premier CDD de 4 mois à Lunéville qui s’est prolongé un petit peu.

Tu as donc à chaque fois trouvé rapidement un emploi ?

Oui, j’avais de l’expérience, c’est ce qui m’a aidé, je n’ai pas du tout galéré a trouvé un emploi, parce que j’avais un profil très large, à la fois le web, la communication, la publicité, et la maitrise des logiciels Photoshop et Indesign.

 

Les qualités des pages web, selon Google

Les qualités des pages web, selon Google

Le moteur de recherche « Google », créé par l’entreprise Google (lancée le 27 septembre 1998), est le moteur de recherche le plus utilisé au monde. Il est le premier moteur de recherche utilisé en France avec plus de 93% des recherches effectuées sur le moteur américain  (source : Wikipédia). Il est donc fondamental de bien réfléchir aux conditions d’un bon référencement sur Google. Voici quelques conseils afin de bien référencer votre site sur le moteur et ainsi avoir plus de visibilité !

Le fonctionnement de Google  

Pour ne pas être pénalisé face au référencement, il est important de relire régulièrement les critères de qualité de Google. En effet, Google corrige souvent ses algorithmes ; les « quality evaluators » de l’entreprise ont ainsi un guide leur permettant de réaliser les algorithmes qui noteront en deux notes un site internet : une note de qualité et une d’utilité. Ce guide est disponible sur Internet, malheureusement seulement en anglais pour le moment.

Depuis sa création, il y a eu plusieurs mises à jour Google qui changent la manière de gérer le référencement et ainsi qui changent les critères de qualité. À chacune des différentes mises à jour, Google répète « construisez du contenu de qualité ». Mais qu’est-ce que la qualité, selon Google ?

Les attentes de contenu du moteur de recherche 

Les « meilleurs résultats » selon Google n’ont rien à voir avec l’esthétisme du site internet, la question est : est-ce que le site comporte des résultats ? Le moteur de recherche cherche avant tout à fournir un service de qualité à ses utilisateurs en leur donnant les résultats les plus pertinents en fonction de leurs recherches. Il faut donc créer un contenu consistant, qui apporte des réponses supplémentaires comparé aux autres sites (par exemple apporter des précisions, mettre des informations en relations, etc.).

De plus, ces informations doivent être régulièrement mises à jour ; les pages sur les sites web qui sont obsolètes seront moins mis en avant lors du référencement Google. En plus du contenu textuel du site web, le titre, l’URL, les liens internes doivent être clairs.

Les algorithmes de qualité Google, des outils pour un bon référencement

 Les algorithmes de qualité créés par Google visent à expliquer aux « quality evaluators » comment positionner les pages dans les résultats de recherche du moteur. Ce sont en d’autres termes les critères de « qualité » qui serviront pour la notation des sites web, et ainsi, pour leurs référencements.

Le travail de référencement est élaboré en amont, il peut être naturel ou payant, on parle de :

SEO (Search Engine Optimization) : dispositif qui fonctionne avec des mots-clés, référencement naturel et gratuit ;

SEA (Search Engine Adverstising) : service payant, qui fonctionne au travers de l’achat de mots-clés et de publicités.

Le référencement naturel sera idéal si les sites web respectent au plus près les algorithmes conçus par Google. Ces algorithmes évoluent en permanence, il est important de toujours bien veiller à suivre les modifications, et les nouveaux créés pour effectuer les changements nécessaires. Il existe aujourd’hui une multitude d’algorithmes conçus par le moteur de recherche, mais il reste des algorithmes « majeurs ».

  • L’algorithme Google Panda :

Publié en août 2011, il dévalue et déclasse les sites dit de « mauvaise qualité », au contenu de faible valeur ajoutée :  notamment les sites qui surchargent leurs pages de publicités et qui empêchent le contenu d’être vu, les contenus cachés (non visibles par les internautes mais visibles par Google), les contenus dupliqués, etc.

Google porte désormais une grande importance à la qualité du contenu. La dernière mise à jour de cet algorithme date de 2015.

  • Google Pingouin :

Algorithme lancé en avril 2012, Pingouin a été conçu pour pénaliser les sites qui ont abusé de techniques de spam. Par exemple au niveau du texte, répéter volontairement à plusieurs reprises les mots-clés peut être sanctionné ; de même pour les titres comprenant trop de mots-clés, etc. Cet algorithme est régulièrement mis à jour, en continu.

  • Hummingbird (Colibri) :

Officialisé en septembre 2013, il s’intéresse aux requêtes composées de plusieurs mots-clés mais il change le mécanisme de recherche Google. En effet, il essaie de deviner la définition qui se cache derrière chaque requête et les traduits en contenus indexés (afin de donner les bons résultats, notamment avec les recherches orales, de plus en plus courantes avec la place du mobile et des assistants vocaux). Cet algorithme a été conçu également pour fonctionner avec les synonymes pour obtenir des résultats en commun.

Pour le site web, Google met en avant également avec cet algorithme l’importance du contenu de « qualité », que l’on peut faire correspondre aux requêtes orales et il ne faut pas hésiter à utiliser un champ lexical élargi et varié (utilisation de synonymes).

  • RankBrain :

Lié à Hummingbird et officialisé en 2013 également, cet algorithme « intelligent » doté de systèmes d’apprentissage automatique (deep learning) permet de mieux comprendre l’intention de la recherche des internautes. Mais les pages web ne peuvent pas être travaillées pour optimiser les résultats de cet algorithme.

À tous ceux-ci s’additionnent d’autres critères qui entrent en compte dans le référencement SEO, tel que la vitesse de chargement de la page et de navigation (depuis 2018 également sur le mobile) ; la e-réputation (nombre de recherches sur la page web, informations gênantes toujours visibles sur l’entreprise…) ; la priorité donnée aux pages qui utilisent le protocole HTTPS, actualité et mise à jour du contenu, compatibilité mobile, etc.

Ainsi,

Pour obtenir un bon référencement naturel sur le moteur de recherche : ne comptez pas sur vos propres critères de qualité, mais sur ceux de Google. Il faut s‘appuyer sur les différents algorithmes existants conçus par Google et dont les « quality evaluators » se servent pour noter les sites et les classer.

Il faut bien réfléchir à son contenu : qu’il soit bien lisible, avec des textes complets et surtout pas de parasites de type spams ou une surcharge de publicités, et régulièrement effectuer une veille sur ces algorithmes, bien se renseigner. Google met en effet régulièrement à jour ces algorithmes et en conçoit des nouveaux : il faut se tenir informé et adapter son site, sans oublier de le mettre régulièrement à jour.

Mais il ne faut oublier que le site web est à destination des internautes, il faut répondre à la requête. Il est bien de se classer sur le moteur de recherche Google mais il ne faut oublier que c’est les internautes qui jugeront de la qualité de la page : est-ce que la page web répond à leurs questions ? Sans oublier qu’il n’existe pas que Google comme moteur de recherche, il faut mettre les chances de son côté sur tous les moteurs.