Les moteurs de recherche alternatifs

Deux outils numériques ont souvent tendance à être confondus : les navigateurs et les moteurs de recherche. Voici un petit rappel de définition avant de passer à la suite.
Le navigateur est le logiciel utilisé pour naviguer sur internet (Internet Explorer, Mozilla Firefox, Google Chrome, Safari…) alors que le moteur de recherche est le site web, ou logiciel web, qui permet de retrouver les informations sur le web (Google, Yahoo, Bing, mais bien d’autres, comme nous allons le voir).

Les dessous du plus gros moteur de recherche : Google et ses inconvénients

Créé en 1998, Google est de nos jours un acteur incontournable du web. Entre son moteur de recherche, le nombre de services disponibles et les nombreux outils collaboratifs disponibles, il est l’un des moteurs les plus utilisés dans le monde.

La part d’utilisateurs de Google en Europe représente plus de 90% des parts du marché.
Cependant, on peut relever différents problèmes à l’utilisation de ce moteur de recherche. En effet, le géant d’Internet est spécialiste dans la collecte des données personnelles, la vente de données aux annonceurs à des fins publicitaires ou encore l’analyse de nos goûts en fonction des recherches effectuées. C’est pourquoi de plus en plus d’utilisateurs se tournent vers d’autres moteurs de recherches.

Les moteurs de recherche alternatifs

Bing est un moteur de recherche géré par Microsoft, il prend le nom de Bing en 2009, mais existait auparavant en tant que Live Search, Windows Live Search et MSN Search. Ce dernier dispose d’un algorithme élaboré permettant d’apporter une meilleure qualité de recherche que sa précédente version. C’est le deuxième moteur de recherche le plus utilisé dans le monde.
Celui-ci a de nombreux points communs avec Google entre l’interface de recherche, la page d’actualités,  les photos, vidéos, une carte (Bing Maps), un outil de traduction (Bing Traduction) mais aussi un comparateur de prix. Un des points apprécié chez Bing est la présence de différents fonds d’écrans représentant des paysages du monde entier sur sa page d’accueil.
Bing encaisse les mêmes critiques que celles adressées à Google, la vie privée n’est effectivement pas protégée, notamment en ce qui concerne le suivi publicitaire, qui est similaire au géant Américain.

DuckDuckgo, lancé en 2008, est un méta-moteur* de recherche, en effet, ses résultats proviennent d’une cinquantaine de moteurs de recherche ou sites internet, comme Bing, Wikipédia, etc.

DuckDuckgo respecte la vie privée de ses utilisateurs puisqu’il n’enregistre ni l’adresse IP* ni les données personnelles de ses utilisateurs. L’unique source de revenus de ce moteur de recherche vient des annonces sponsorisées par mots-clés.

Ecosia est un moteur de recherche allemand créé en 2009 qui réinvestit au moins 80% de ses profits venant de la publicité dans un programme de protection des forêts humides mené par le WWF. Ecosia plante par exemple des arbres au Burkina Faso, au Pérou, en Tanzanie, à Madagascar et dans douze autres pays.
Il faut environ 45 recherches sur Ecosia pour planter un arbre. La page d’accueil, minimaliste, possède un compteur en direct montrant combien d’arbres ont été plantés par les utilisateurs.
Les résultats des recherches et les encarts publicitaires sont fournis par Bing. Ce moteur garantit également ne pas “vendre vos données aux annonceurs”, et n’utiliser aucun “outil de suivi externe”. Des données de recherche sont certes stockées, mais elles sont anonymisées après 7 jours, et sont conservées dans une base de données “hautement cryptée”. À noter que les adresses IP ne sont pas collectées.

Qwant est un moteur de recherche français, il a été créé en 2013.
Il se différencie de Google en proposant une interface avec une barre de recherche latérale incluant les options de tri d’une recherche (web, photos, vidéos, etc). Les résultats sont présentés sur 3 colonnes : web, actualités et social.
Pour proposer ses résultats, Qwant croise les résultats de plusieurs moteurs et réseaux sociaux.
Ce moteur de recherche insiste sur le respect de la vie privée de ses utilisateurs, en ne traçant pas leurs recherches internet.

De plus, le moteur de recherche dispose de plusieurs soutiens : la Banque européenne d’investissement, mais aussi de la fondation Mozilla qui annonce que le moteur sera intégré par défaut à la prochaine version du navigateur Firefox.
Afin de poursuivre son engagement éthique, Qwant a annoncé une collaboration avec AkuoCoop, premier producteur indépendant français d’énergie renouvelable.
À savoir qu’il existe également une déclinaison du moteur de recherche, nommée Qwant Junior, à destination des plus jeunes.

Lilo a été créé en 2015, grâce à un financement participatif. C’est également un méta-moteur de recherche, il se base notamment sur Bing pour récupérer ses informations.
Ce moteur permet à ses utilisateurs de cumuler des « gouttes d’eau » pour chaque recherche qu’ils réalisent. Ces « gouttes » sont une monnaie virtuelle. L’usager choisit le projet auquel il souhaite contribuer et plus de 50 % des revenus générés par la publicité lui reviennent. Cette cagnotte donne la possibilité à l’internaute de soutenir un projet social ou environnemental.
Ce moteur de recherche connaît un certain succès, car l’utilisateur peut choisir lui-même l’organisme auquel il donne, lui donnant ainsi un réel sentiment d’implication.

De plus, Lilo affirme ne pas tracer ses utilisateurs et ne pas récolter d’informations sur leurs recherches.


Alors quel moteur de recherche choisir ?

Chaque moteur de recherche possède des particularités différentes. Alors que certains se concentrent sur le respect de la vie privée pour contrebalancer le géant de l’industrie Google, d’autres privilégient de centrer leurs efforts sur des notions d’environnement. Au final, chacun y trouvera son compte en fonction de ses attentes.

Lexique :
*Adresse IP : Une adresse IP est un numéro unique permettant à un ordinateur de communiquer dans un réseau.
*Méta-moteur de recherche : Un méta-moteur est un logiciel qui puise ses informations à travers plusieurs moteurs de recherche.

Obsolescence programmée : la stratégie des organisations publiques

Obsolescence programmée : la stratégie des organisations publiques

L’obsolescence programmée vise à réduire la durée de vie d’un produit pour augmenter son taux de remplacement et provoquer un achat prématuré. Auparavant, seul le travail de quelques organisations non gouvernementales (ONG) soulevait les conséquences majoritairement environnementales de cette pratique. Bien qu’ancrée dans les habitudes de consommation, les controverses qu’elle a suscité contribuent à une distanciation du citoyen envers leurs industries. De nombreuses mesures s’établissent ainsi afin d’accompagner la prise de conscience des citoyens-consommateurs ne tolérant plus ces « durées de vie limitées ».

Les associations : actrices clé de la lutte

Les sites de recommandations de produits, services professionnels de réparation ou communautés de pratiques (sites Web, tutoriels, médias sociaux, etc.) pour réparer soi-même, contribuent à la transition vers une consommation durable. Forte de plus de 35 000 sympathisants, l’association Halte à l’Obsolescence Programmée (HOP), se donne trois champs d’action :

  • Informer et sensibiliser le grand public au phénomène de l’obsolescence programmée
  • Fédérer les citoyens, les experts et les associations pour faire entendre le souhait d’aller vers des produits plus durables et réparables
  • Influencer en accompagnant le changement des politiques publiques en faveur de la durabilité et de la réparabilité

Des campagnes de sensibilisation, journées fédératrices nommées HOP Day, et interventions pédagogiques dans les écoles sont régulièrement mises en place. Les membres de l’organisme investissent également des colloques, salons de professionnels et débats publics pour exposer une vision du monde sans obsolescence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Equiterre a pour mission de contribuer à bâtir un mouvement de société en incitant à faire des choix écologiques, équitables et solidaires. Dans un rapport de mai 2018, l’association recommande au Gouvernement les actions de sensibilisation suivantes :

  • Favoriser la réparation, le réemploi et promouvoir les offres de service
  • Assurer une veille des meilleurs outils législatifs en matière d’obsolescence
  • Poursuivre le développement des connaissances dans le domaine
  • Assurer l’exemplarité publique en ce qui concerne l’entretien, la réparation, le réemploi

La réponse du Gouvernement à l’obsolescence programmée

Thierry Libaert, conseiller au Comité Economique et Social Européen, a remis le 25 janvier 2019, son rapport sur la consommation durable à l’Etat français. Remis dans le cadre de la Feuille de Route pour une économie circulaire, ses conclusions convergent avec plusieurs propositions gouvernementales. L’obligation des distributeurs à informer les consommateurs sur la disponibilité des pièces détachées en est un exemple.

Le ministère de la Transition écologique et solidaire et l’ADEME travaillent également à la mise en place, dès 2020, d’un affichage de réparabilité des produits électriques. Avec un indice sur le modèle de l’étiquette énergie, il sera calculé selon 10 critères :

L’objectif de cet indice est d’apporter au consommateur une information “utile et pragmatique”, tout en étant incitatif pour les fabricants. Des sanctions et mesures contraignantes seront exigées en cas de non-respect. Par ailleurs, HOP estime qu’il faudrait “aller plus loin vers une transparence complète sur la fiabilité des produits”. En effet, cet étiquetage sur la réparabilité n’évoque ni le coût de la réparation, ni le temps qu’elle nécessite. Le modèle économique actuel, incitant au désir de nouveauté et de performance accrue, pose également un frein à l’instauration du code.

Pour sensibiliser le citoyen au développement durable, à la consommation responsable et au mieux vivre, il est donc nécessaire pour les organisations de modifier leur approche.

Les enjeux du RSE 

Les entreprises doivent dépasser le simple objectif de vente, et se donner pour rôle d’informer et de sensibiliser les citoyens aux enjeux RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) les concernant.  Selon le Centre de Recherche sur l’Investissement Responsable Novethic, ils impliquent entre autre de :

  • mesurer son impact environnemental
  • garantir de bonnes conditions de travail
  • favoriser l’emploi local
  • s’ouvrir au dialogue
  • être solide et pérenne

Véritable média, le RSE doit être facile à comprendre, facilement atteignable, le plus exhaustif possible et son contenu doit être régulier. En intégrant le développement durable à leur communication, les entreprises réduisent leur impact social et environnemental. Elles entraînent aussi avec elles l’ensemble de leur entourage (clients, fournisseurs, etc.). Au même titre qu’ institutions et associations, les campagnes de sensibilisation sont des opportunités à saisir afin de valoriser leurs engagements.

 

Sources :

https://www.halteobsolescence.org/

https://detours.canal.fr/obsolescence-programmee-asso-lance-site-acheter-produits-durent/

https://www.produitsdurables.fr/?fbclid=IwAR1Ri7Sqn_9BpKvgsIcHpQqBTfycdpnJUKGdprShJ9LmSa7KoH40wrjvtKc

https://www.cairn.info/revue-hermes-la-revue-2015-3-page-151.htm

https://e-rse.net/communication-rse-responsable/#gs.taqabvyk

Rencontre avec Matthieu Burgaud, ancien étudiant en Licence Pro. Communication

Matthieu, 30 ans, étudiant de la licence professionnelle ATC TIC en 2012-2013 (équivalent de la LP CP&ON aujourd’hui) nous a raconté son parcours scolaire et professionnel. Il a travaillé dans des domaines et entreprises variées et a intégré récemment une association de développement de l’agriculture bio. Il a accepté de nous rencontrer à l’IUT.

 

 

Quel a été ton parcours avant la licence pro ?

Après mon bac, j’ai fait un DUT publicité à l’IUT Charlemagne. Après je suis parti en fac de lettre faire une licence en communication, puis j’ai travaillé 2 ans et je suis revenu faire une licence professionnelle en Communication option outils numériques (LP ATC TIC) à l’IUT Charlemagne en 2012-2013. [NB. A cette période il existait 2 options pour cette licence, la première communication des institutions et la deuxième outils numériques]

 

Pourquoi es-tu revenu faire une licence professionnelle après avoir travaillé 2 ans ?

J’ai travaillé dans une agence web au départ, j’étais au support technique, et je trouvais que le web c’était vraiment intéressant mais je n’avais pas un bagage suffisant, je n’avais pas assez de connaissances. L’année d’après, je me suis formé au CNAM, mais je voulais un vrai diplôme mieux reconnu.

 

As-tu trouvé facilement ton premier travail après la fac ?

J’avais un contact en licence professionnelle à l’IUT Charlemagne qui m’a informé d’une offre d’emploi dans l’entreprise où elle effectuait son stage. Cette personne ne souhaitait pas rester, du coup j’ai postulé, et c’est comme ça que j’ai trouvé mon premier job.

 

Et après la licence professionnelle ?

Juste après la licence professionnelle j’ai trouvé un premier CDD de 4 mois à Lunéville qui s’est prolongé un petit peu.

Tu as donc à chaque fois trouvé rapidement un emploi ?

Oui, j’avais de l’expérience, c’est ce qui m’a aidé, je n’ai pas du tout galéré a trouvé un emploi, parce que j’avais un profil très large, à la fois le web, la communication, la publicité, et la maitrise des logiciels Photoshop et Indesign.

 

Les qualités des pages web, selon Google

Les qualités des pages web, selon Google

Le moteur de recherche « Google », créé par l’entreprise Google (lancée le 27 septembre 1998), est le moteur de recherche le plus utilisé au monde. Il est le premier moteur de recherche utilisé en France avec plus de 93% des recherches effectuées sur le moteur américain  (source : Wikipédia). Il est donc fondamental de bien réfléchir aux conditions d’un bon référencement sur Google. Voici quelques conseils afin de bien référencer votre site sur le moteur et ainsi avoir plus de visibilité !

Le fonctionnement de Google  

Pour ne pas être pénalisé face au référencement, il est important de relire régulièrement les critères de qualité de Google. En effet, Google corrige souvent ses algorithmes ; les « quality evaluators » de l’entreprise ont ainsi un guide leur permettant de réaliser les algorithmes qui noteront en deux notes un site internet : une note de qualité et une d’utilité. Ce guide est disponible sur Internet, malheureusement seulement en anglais pour le moment.

Depuis sa création, il y a eu plusieurs mises à jour Google qui changent la manière de gérer le référencement et ainsi qui changent les critères de qualité. À chacune des différentes mises à jour, Google répète « construisez du contenu de qualité ». Mais qu’est-ce que la qualité, selon Google ?

Les attentes de contenu du moteur de recherche 

Les « meilleurs résultats » selon Google n’ont rien à voir avec l’esthétisme du site internet, la question est : est-ce que le site comporte des résultats ? Le moteur de recherche cherche avant tout à fournir un service de qualité à ses utilisateurs en leur donnant les résultats les plus pertinents en fonction de leurs recherches. Il faut donc créer un contenu consistant, qui apporte des réponses supplémentaires comparé aux autres sites (par exemple apporter des précisions, mettre des informations en relations, etc.).

De plus, ces informations doivent être régulièrement mises à jour ; les pages sur les sites web qui sont obsolètes seront moins mis en avant lors du référencement Google. En plus du contenu textuel du site web, le titre, l’URL, les liens internes doivent être clairs.

Les algorithmes de qualité Google, des outils pour un bon référencement

 Les algorithmes de qualité créés par Google visent à expliquer aux « quality evaluators » comment positionner les pages dans les résultats de recherche du moteur. Ce sont en d’autres termes les critères de « qualité » qui serviront pour la notation des sites web, et ainsi, pour leurs référencements.

Le travail de référencement est élaboré en amont, il peut être naturel ou payant, on parle de :

SEO (Search Engine Optimization) : dispositif qui fonctionne avec des mots-clés, référencement naturel et gratuit ;

SEA (Search Engine Adverstising) : service payant, qui fonctionne au travers de l’achat de mots-clés et de publicités.

Le référencement naturel sera idéal si les sites web respectent au plus près les algorithmes conçus par Google. Ces algorithmes évoluent en permanence, il est important de toujours bien veiller à suivre les modifications, et les nouveaux créés pour effectuer les changements nécessaires. Il existe aujourd’hui une multitude d’algorithmes conçus par le moteur de recherche, mais il reste des algorithmes « majeurs ».

  • L’algorithme Google Panda :

Publié en août 2011, il dévalue et déclasse les sites dit de « mauvaise qualité », au contenu de faible valeur ajoutée :  notamment les sites qui surchargent leurs pages de publicités et qui empêchent le contenu d’être vu, les contenus cachés (non visibles par les internautes mais visibles par Google), les contenus dupliqués, etc.

Google porte désormais une grande importance à la qualité du contenu. La dernière mise à jour de cet algorithme date de 2015.

  • Google Pingouin :

Algorithme lancé en avril 2012, Pingouin a été conçu pour pénaliser les sites qui ont abusé de techniques de spam. Par exemple au niveau du texte, répéter volontairement à plusieurs reprises les mots-clés peut être sanctionné ; de même pour les titres comprenant trop de mots-clés, etc. Cet algorithme est régulièrement mis à jour, en continu.

  • Hummingbird (Colibri) :

Officialisé en septembre 2013, il s’intéresse aux requêtes composées de plusieurs mots-clés mais il change le mécanisme de recherche Google. En effet, il essaie de deviner la définition qui se cache derrière chaque requête et les traduits en contenus indexés (afin de donner les bons résultats, notamment avec les recherches orales, de plus en plus courantes avec la place du mobile et des assistants vocaux). Cet algorithme a été conçu également pour fonctionner avec les synonymes pour obtenir des résultats en commun.

Pour le site web, Google met en avant également avec cet algorithme l’importance du contenu de « qualité », que l’on peut faire correspondre aux requêtes orales et il ne faut pas hésiter à utiliser un champ lexical élargi et varié (utilisation de synonymes).

  • RankBrain :

Lié à Hummingbird et officialisé en 2013 également, cet algorithme « intelligent » doté de systèmes d’apprentissage automatique (deep learning) permet de mieux comprendre l’intention de la recherche des internautes. Mais les pages web ne peuvent pas être travaillées pour optimiser les résultats de cet algorithme.

À tous ceux-ci s’additionnent d’autres critères qui entrent en compte dans le référencement SEO, tel que la vitesse de chargement de la page et de navigation (depuis 2018 également sur le mobile) ; la e-réputation (nombre de recherches sur la page web, informations gênantes toujours visibles sur l’entreprise…) ; la priorité donnée aux pages qui utilisent le protocole HTTPS, actualité et mise à jour du contenu, compatibilité mobile, etc.

Ainsi,

Pour obtenir un bon référencement naturel sur le moteur de recherche : ne comptez pas sur vos propres critères de qualité, mais sur ceux de Google. Il faut s‘appuyer sur les différents algorithmes existants conçus par Google et dont les « quality evaluators » se servent pour noter les sites et les classer.

Il faut bien réfléchir à son contenu : qu’il soit bien lisible, avec des textes complets et surtout pas de parasites de type spams ou une surcharge de publicités, et régulièrement effectuer une veille sur ces algorithmes, bien se renseigner. Google met en effet régulièrement à jour ces algorithmes et en conçoit des nouveaux : il faut se tenir informé et adapter son site, sans oublier de le mettre régulièrement à jour.

Mais il ne faut oublier que le site web est à destination des internautes, il faut répondre à la requête. Il est bien de se classer sur le moteur de recherche Google mais il ne faut oublier que c’est les internautes qui jugeront de la qualité de la page : est-ce que la page web répond à leurs questions ? Sans oublier qu’il n’existe pas que Google comme moteur de recherche, il faut mettre les chances de son côté sur tous les moteurs.

La communication des Parcs Naturels Régionaux

Institués en 1967, les Parcs Naturels Régionaux (PNR) sont nés suite à une réflexion engagée par la DATAR, délégation à l’aménagement du territoire. Si les Parcs Nationaux sont réservés à des espaces non habités, les territoires des PNR sont eux des territoires où l’on vit, où l’on travaille et où l’on se divertit. Établissement public de coopération intercommunale, les PNR sont des syndicats mixtes constitués sur la base du volontariat. Ils ont pour rôle le développement économique et social de leur territoire, tout en préservant et valorisant le patrimoine naturel, culturel et paysager. La communication tient une place importante au sein de ces structures. Informer, sensibiliser, faire connaître… Voilà les enjeux que cette communication multiforme doit relever.

 

Côté Parc est le magazine du PNR de Lorraine.

Informer sur les activités

Chaque PNR développe sa propre communication dans le respect de la charte graphique du réseau des PNR. De nombreux outils sont mobilisés afin d’informer le public sur ce qui se passe au sein des PNR et présenter leurs territoires. Il peut s’agir d’éditions, de dépliants de présentation, de calendriers des manifestations, de guides et topo-guides, de cartographies… Les sites internet ainsi que les réseaux sociaux sont mis à profit pour diffuser l’information. De plus, les PNR développent des liens avec les médias et des partenaires afin de relayer les actions du territoire, et de valoriser les savoir-faire. Une présence dans les fêtes et les manifestations locales permet également d’informer les habitants.

 Sensibiliser aux enjeux environnementaux et à la préservation de la nature

Le PNR de l’Avesnois est partenaire du Mois de la Bio qui vise à promouvoir l’agriculture biologique.

Les PNR travaillent sur de nombreuses thématiques : éducation au territoire, aménagement durable, environnement, culture… Au-delà d’une simple information, les PNR ont pour mission de sensibiliser les habitants de leurs territoires aux enjeux environnementaux et à la préservation de la nature. Cela passe par la création d’expositions, de parcours découverte, de brochures, d’animations… Des actions pédagogiques sont mises en œuvre par les PNR et leurs partenaires. Celles-ci s’adressent au grand public mais également à des cibles professionnelles. Nous pouvons ainsi citer les agriculteurs en direction desquels des projets agroécologiques sont développés pour encourager des changements de pratiques : réduction de l’utilisation des pesticides, implantation et entretien des haies et ripisylves[1], fauche tardive…

Faire connaître les territoires

Le PNR du Marais Poitevin a attribué la marque Valeurs Parc a des hébergements.

Les PNR, comme de nombreuses structures territoriales, s’inscrivent dans une démarche de marketing territorial. La Charte de chaque Parc est un outil stratégique comparable au projet de territoire mis en place par les collectivités territoriales. Elle fixe pour 10 ans les objectifs à atteindre, les orientations de protection, de mise en valeur et de développement du Parc, ainsi que les mesures à mettre en œuvre. De nombreux outils et actions sont développés au sein des PNR pour promouvoir leurs territoires. Ils ont d’ailleurs créé ensemble la marque VALEURS PARC NATUREL RÉGIONAL. Celle-ci met en avant des produits et services du territoire obéissant à des référentiels spécifiques. Il s’agit de faire connaître le territoire auprès de ses consommateurs, qu’ils soient implantés ou non sur le territoire.

 

Pour mener à bien les différentes missions de communication au sein d’un PNR, il faut des compétences nombreuses et variées en stratégie de communication, rédaction, PAO, relation presse, organisation d’évènement… Les services communication des PNR se composent généralement d’une à deux personnes. Il faut donc savoir être polyvalent et organisé.

 

[1] Formations végétales qui se développent sur les bords des cours d’eau ou des plans d’eau situés dans la zone frontière entre l’eau et la terre.

Comment bien utiliser les hashtags sur les réseaux sociaux ?

Comment bien utiliser les hashtags sur les réseaux sociaux ?

À l’ère du tout numérique, les réseaux sociaux ont pris une place importante dans nos vies et dans notre quotidien. Il n’est d’ailleurs pas rare de retrouver votre mairie, votre banque ou encore votre commune prête à communiquer avec vous via les réseaux sociaux comme Twitter. Cette stratégie numérique peut en effet être un atout de taille pour toucher un nouveau public. Mais pour un organisme public, une mauvaise utilisation de ces réseaux peut très vite nuire à sa réputation. 

Pourquoi utiliser les hashtags ?

Si le hashtag a été créé, c’est avant tout pour donner de la visibilité à un tweet (ou publication). En effet, c’est ce petit mot-clé précédé du signe # qui élargit ou non la portée d’une publication. Là est alors tout l’enjeu de choisir le bon mot-clé pour donner un maximum de visibilité à votre contenu. Et maîtriser les hashtags, cela s’apprend !

Une fois choisi le bon hashtag sur votre publication, le réseau social sur lequel vous vous trouvez va indexer votre hashtag dans sa base de données, ce qui va automatiquement le transformer en lien cliquable. Ainsi, toutes les personnes cliquant sur votre hashtag pourront visionner d’autres publications utilisant ce même mot-clé. Quand un mot-clé est beaucoup utilisé, il peut même apparaître dans les tendances nationales de Twitter, un très bon point pour la visibilité.

Sur quels réseaux ?

Les hashtags s’utilisent un peu partout. Bien qu’à la base, ils soient propres au réseau social Twitter et Instagram, ils se sont peu à peu invités sur Facebook, Pinterest ou encore Linkedin. Cependant, cette diversité des supports ne fait qu’insister sur le fait que les mots- clés peuvent être un puissant outil de visibilité numérique s’ils sont bien utilisés. En effet, ne pas mettre d’hashtag sur Twitter et Instagram, est une erreur. Un tweet avec hashtag a deux fois plus d’engagements que sans. Selon Christophe ASSELIN dans « le pouvoir du hashtag »,  il a aussi droit à plus de 50% de retweets supplémentaires. Sur Instagram, une photo sans hashtag a près de 13% d’engagement en moins qu’avec.

En revanche, si vous ajoutez un ou deux hashtags bien choisis à vos tweets, ce que vous annoncez ou partagez prend du relief et sort du lot, ne serait-ce que visuellement. Surtout, pourvus de hashtags, vos tweets se rattachent automatiquement à un corpus préexistant, et deviennent de ce fait immédiatement visibles pour tous ceux qui s’intéressent à votre sujet.

Depuis 2018, LinkedIn supporte les hashtags. Que ce soit sur les statuts ou sur les articles, il est conseillé de les inscrire à la fin, après avoir sauté une ligne.

Sur Youtube, les hashtags peuvent tout à fait être utilisés dans le descriptif. Mais, bizarrement, c’est surtout dans les commentaires qu’ils sont populaires.

Pinterest permet également d’utiliser les hashtags. Ils sont cliquables dans le descriptif de l’épingle. La recherche de ces hashtags est intégrée et l’utilisation de ceux-ci est de plus en plus installée dans les habitudes.

Les erreurs à ne pas commettre

Bien qu’ils soient très populaires et présents un peu partout, beaucoup d’organismes ont encore du mal à utiliser le hashtag. Que vous soyez une collectivité ou un organisme public, construire votre stratégie grâce aux hashtags est tendance et nous allons vous donner quelques conseils-clés pour réussir à les apprivoiser :

Ne pas se servir d’hashtags populaires pour communiquer un contenu différent : pour un débutant qui cherche à donner de la visibilité à sa publication, il est parfois tentant d’insérer des hashtags populaires dans le contenu. Seulement, si un utilisateur tombe sur votre publication alors qu’il cherche un contenu spécifique au hashtag utilisé, il risque d’associer votre nom à cette mauvaise expérience et donc vous donner une mauvaise image.

Ne pas dépasser le nombre d’hashtags autorisés par réseau : comme nous l’avons vu précédemment, de plus en plus de réseaux sociaux utilisent les hashtags, mais attention, ils ne s’utilisent pas de la même façon ! Trop ou pas assez, voici quelques règles d’usage à observer selon Jeremy de Campos dans « 7 erreurs que vous devez éviter concernant les hashtags » :

  •  Sur Twitter, utiliser plus de 2 hashtags fera énormément chuter les interactions ;
  •  Sur Facebook, mieux vaut se limiter à un seul ou 2  grand maximum ;
  •  Sur Pinterest, limitez-vous à 2 hashtags maximum pour des questions de sérieux et de lisibilité ;
  •  Quant à Instagram, le nombre optimal d’hashtags est de 9. Au-dessus, l’engagement se délie doucement.

Ne pas être abusif (spam) : certains organismes continuent d’utiliser les hashtags dans tous les mots d’une phrase et c’est une technique à bannir ! Les hashtags sont faits pour mettre en valeur le sujet / le thème abordé. Il ne faut donc pas l’utiliser sur des mots faibles ou hors propos.

Réfléchir à la pertinence : avant chaque publication, il est important d’avoir en tête l’idée qu’on veut faire passer. C’est en partie ce sur quoi va reposer le hashtag principal. Il doit refléter en un mot la démarche d’une publication.

Quelques conseils et outils

Conseil n°1 : Éviter de créer vous-même des hashtags

Lorsque votre publication est prête et que vous vous apprêtez à passer à la phase « hashtag », vous pouvez simplement juger de la pertinence de celui-ci en fonction de ceux que vous propose la plateforme. En effet, évitez de créer vous-même des hashtags.  Lorsque vous commencez à écrire votre mot-clé, Twitter va vous proposer des hashtags populaires en fonction de l’orthographe de votre mot-clé. Prenez le plus pertinent (celui en haut de la
liste). Vous vous assurez ainsi qu’il va être pertinent, et qu’il a déjà été visible.

Attention : Ce système de suggestion est propre à chaque réseau. Instagram vous permet également d’obtenir des suggestions pertinentes lorsque vous remplissez le champ « description » de votre photographie. Tout comme LinkedIn, qui s’est récemment mis aux hashtags. Aujourd’hui, seul Facebook ne propose pas ce genre de service.

 

 

Conseil n°2 : Utiliser l’onglet « populaire » ou « récent »

En effet, sur Twitter, vous avez la possibilité grâce à l’onglet « récent » ou « populaire » de voir rapidement si un hashtag fonctionne bien ou non. Par exemple, vous tapez votre hashtag dans l’onglet « recherche » du réseau. Dirigez-vous ensuite dans l’onglet « populaire » afin de voir si celui-ci a tendance à engendrer beaucoup de réactions ou non. Vous pouvez aussi vous diriger vers l’onglet « récent » afin de voir si votre hashtag a fait parler de lui récemment. Si les publications que vous propose la plateforme datent de plus d’une semaine, oubliez !

L’outil indispensable : Hashtagify

Hashtagify est un outil en ligne et gratuit (dans sa version limitée) qui nous permet en direct de juger de la pertinence d’un hashtag. Pour cela, il vous suffit d’inscrire le mot-clé que vous comptiez utiliser comme hashtag dans la barre de recherche que propose l’outil. Attendez une fraction de seconde et Hashtagify vous donnera :

  • son pourcentage de popularité (en dessous de 10%, votre hashtag ne sera pas pertinent) ;
  • le pourcentage de popularité récente et son pourcentage de tendance dans le mois ou la semaine ;
  • en plus de toutes ces informations, l’outil est capable de détecter la meilleure orthographe possible pour votre hashtag. Il remplacera alors directement les mots composés qui ont besoin de majuscule par exemple.

Hashtagify est donc un excellent outil pour débuter avec les hashtags et il peut très bien vous accompagner longtemps afin de vous enlever tout doute lors de vos prochaines publications. Une chose est sûre, après l’avoir essayé vous l’adopterez !

Une marque territoriale pour la métropole Nancéienne

La métropole Nancéienne a à son tour décidé de lancer sa marque territoriale, après Nancy, Épinal et même la région Lorraine.

Un pari très osé pour la métropole, en effet, de plus en plus de territoires décident de créer leur marque territoriale. Le lancement de cette marque est la première étape de la démarche d’attractivité et de marketing territorial de la Métropole. Le 15 octobre, la campagne média « Nancy. Votre Place est ici » a été dévoilée lors du festival Nancy Jazz Pulsations. Depuis le 22 octobre, cette campagne est visible en version papier, mais aussi en version digitale sur les murs du métro de Paris. « Nancy, Votre Place est ici », un slogan qui fait à la fois référence à la place du citoyen dans la société, mais aussi à la place Stanislas de Nancy, lieu emblématique et dynamique de la ville.

Une communication publique qui a un but : renforcer la notoriété

Cette démarche de marketing territorial a un but précis, renforcer la notoriété de la destination « Nancy » afin de convaincre les familles, étudiant(e)s, dirigeant(e)s d’entreprises, touristes, de venir trouver leur place dans la Métropole, mais aussi inviter les Grands Nancéien(ne)s à devenir les ambassadeur(drice)s de leur propre territoire. Un véritable défi pour l’avenir. Un portail “Place à Nancy” a d’ailleurs été créé pour l’occasion et une stratégie de communication publique mise en place afin d’informer le citoyen sur la ville de façon dynamique, de présenter la métropole et la place que chacun pourrait y trouver. À travers cette démarche, c’est tout le territoire Nancéien qui s’est mis en mouvement.

Depuis plus d’un an, de nombreux acteurs des différents milieux économiques, culturels et associatifs réfléchissent ensemble à la meilleure façon de faire rayonner le Grand Nancy, chacun dans son domaine. Ce travail a abouti à la création d’un positionnement et d’une nouvelle signature commune.

 

Une stratégie en plusieurs axes

Le plan d’action, qui s’inscrit dans la durée, s’articule autour de six axes majeurs. Dans un 1er temps, la notoriété et l’image du territoire se sont renforcées via des campagnes média multi-supports récurrentes et impactantes. La première a débuté à Paris avec une campagne d’affichage sur les quais du métro et en digital dans les gares d’Ile-de-France, accompagnée d’une présence en replay géolocalisé à partir du 23 octobre, puis dans le Grand Nancy le 24 octobre en presse locale et en affichage sur le réseau métropolitain. De nombreux outils et contenus digitaux ont également été développés, tels que le portail d’attractivité. La Métropole sera également présente sur les salons incontournables à la conquête des porteurs de projets et en renforçant sa présence aux côtés des partenaires. En local, l’objectif est de mettre le citoyen au cœur du Grand Nancy, en lui réservant un accueil VIP, lors des événements liés aux domaines d’excellence du territoire. Un travail en étroite collaboration est mené avec la presse nationale, économique et touristique. On peut dès à présent observer dans les rues de Nancy des affiches avec le slogan « Nancy. Votre Place est ici ». Enfin, une campagne vidéo a été diffusée sur les réseaux sociaux, que l’on peut retrouver sur YouTube. Cette vidéo présente Nancy, ses monuments comme l’hôtel de ville, le taureau rouge de Gé Pellini devant le centre des congrès, les fêtes comme la Saint-Nicolas, les festivals de musique, les lieux d’étude avec la Faculté des Sciences et Technologie, les produits déposés avec le bonbon à la bergamote.
C’est aussi une occasion de découvrir et valoriser le patrimoine nancéien à travers cette vidéo qui présente les différents lieux emblématiques de Nancy, la place Stanislas, les lieux de culture et d’événements tels que le centre de congrès, Artem ou le jardin éphémère sur la place Stanislas.

Cette stratégie de communication constitue un bel exemple des enjeux du renouveau de communication publique territoriale. Un aspect de que la licence professionnelle essaie de faire découvrir à ses étudiants, en leur donnant l’envie de s’inspirer ou encore de développer leur créativité autour de ce modèle alliant à la fois communication publique et nouvelles technologies.

http://place-a-nancy.fr

https://www.youtube.com/watch?v=XAMKbNIlwyA

Les fêtes de Saint Nicolas en route pour le classement au patrimoine de l’UNESCO.

Les fêtes de Saint Nicolas viennent d’être classées à l’inventaire du patrimoine culturel français. Un premier pas vers l’inscription au patrimoine mondial de l’humanité ? Retour sur cet événement incontournable dans la vie des Nancéiens.

compte Instagram @fetes_de_saint_nicolas

Vendredi 30 novembre, la ville de Nancy a annoncé l’inscription des fêtes de la Saint Nicolas au patrimoine culturel et immatériel français. Une première étape obligatoire pour espérer,  comme le souhaite la ville, figurer au patrimoine culturel et immatériel de l’UNESCO.

Qu’entend-on par patrimoine culturel “immatériel” ?

Le patrimoine culturel, ce n’est pas une simple collection d’objets ou de monuments. Cela peut être un ensemble de traditions, de pratiques orales, de savoir-faire artisanaux et même de manifestations festives anciennes ou contemporaines. Selon un rapport de l’UNESCO, “sauvegarder le patrimoine culturel des différents pays du monde est “un facteur important du maintien de la diversité culturelle face à la mondialisation croissante”. Une convention ratifiée par 175 pays entre 2003 et 2017 pose les bases de cette sauvegarde du Patrimoine Culturel et Immatériel. La France l’a signée en 2006. C’est le département du Pilotage de la recherche et de la Politique scientifique (DPRPS) de la direction générale des Patrimoines (Ministère de la Culture) qui suit les dossiers de candidatures pour la France et les transmet à l’UNESCO. La ville a largement communiqué sur le sujet en indiquant sur les programmes des fêtes de Saint Nicolas “Objectif Unesco”, ainsi que sur le site dédié aux festivités.

La candidature de la ville de Nancy s’inscrit dans une démarche de positionnement touristique.  La ville a d’ailleurs déposé la marque “Saint Nicolas” et ses variantes à l’INPI dès 2009, ce qui annonçait son intention de devenir la capitale de cette fête. C’est l’opportunité  d’accroître sa notoriété et de lier son identité à la fête de Saint Nicolas dans l’esprit du public. Le marché de Noël a par exemple été rebaptisé “Village de Saint Nicolas”, une façon de se démarquer par rapport à la quantité de marchés de Noël réputés du Grand Est, à Metz et surtout en Alsace.

Une édition 2018 haute en couleurs

Le programme des fêtes de Saint Nicolas s’étend du 23 novembre au 6 janvier 2019, soit 45 jours de festivités ancrées dans le patrimoine lorrain. Le point d’orgue étant bien entendu le défilé du samedi 1er décembre. Ce défilé rassemblait comme chaque année les chars des communes du Grand Nancy ainsi que les enfants des MJC . Les animations les plus spectaculaires du défilé étant les immenses animaux et personnages mécaniques.

Au menu cette année, signalons notamment :

  • le Village Gourmand place Vaudémont
  • la patinoire place Simone Veil
  • la grande roue place Carrière
  • un spectacle son et lumière “Rendez vous de Saint-Nicolas” projeté en semaine et les weeks-ends
  • différentes manifestations dans la continuité du 45e anniversaire du jumelage avec la ville japonaise de Kanazawa, en présence de son maire.

Une communication locale et nationale

La volonté de faire les choses en grand se manifeste également par une stratégie de communication ambitieuse. Cette année, le budget général de l’événement est passé de 900 000 euros à 1,2 millions d’euros.

affiches-teasing

La ville a utilisé différents moyens de communication pour promouvoir l’événement : une campagne d’affichage dans toute la Lorraine, à Lyon, ainsi qu’en Belgique et en Allemagne. Elle se compose d’un teasing affiché dans les rues avec le début du slogan “A Nancy, on a de grandes”, puis le slogan en entier. Il est décliné trois fois : “À Nancy, on a de larges sourires, de longs chapeaux, de grandes oreilles.” Les visuels de la campagne ont été, comme depuis plusieurs années, créés par le collectif nancéien Schlep. Ce collectif a notamment réalisé les visuels d’autres structures et événements de la région comme l’Autre Canal ou le Festival JDM (Jardin du Michel).

 Pour la première fois, un spot tv a été diffusé sur les chaînes nationales France 2, France 3 et France 5. Il reprend les visuels de la campagne d’affichage avec une musique signée par le rappeur nancéien Kikesa.

La stratégie digitale a été renforcée avec la création d’une page Facebook et de comptes Twitter et Instagram aux couleurs des fêtes de Saint Nicolas avec le hashtag #fsn2018. L’événement est aussi relayé sur les réseaux sociaux de la ville de Nancy, qui a proposé un live pour l’illumination du sapin et l’inauguration des animations vendredi 23 novembre.

passe-tête

Toute la ville affiche les couleurs de Saint Nicolas.  Par exemple, dès l’arrivée en gare, les touristes peuvent se photographier dans des panneaux passe-tête à l’effigie à l’effigie de Saint Nicolas. Et comme chaque année, l’office du tourisme propose des goodies à l’effigie du patron des Lorrains : mugs, porte-clés, carte postales, tote bag, etc.

L’édition 2018 de la Saint Nicolas repose sur un dispositif global et monte clairement en puissance par rapport aux éditions précédentes : augmentation du budget, diversification des canaux de diffusion. L’inscription au patrimoine culturel et immatériel français est un signe encourageant pour la communication de la ville de Nancy. Reste à savoir si ce succès se poursuivra avec la validation de sa candidature au patrimoine de l’UNESCO.

Article écrit par Laura Bertin et Virginie Blavier

Les réseaux sociaux dédiés “Fêtes de Saint Nicolas” :

Page Facebook  https://www.facebook.com/pg/fetesdesaintnicolas

Compte Twitter https://twitter.com/fetes_stnicolas

Instagram : https://www.instagram.com/fetes_de_saint_nicolas/

Programme des fêtes de Saint Nicolas sur le site de la ville : https://saint-nicolas.nancy.fr/accueil-2250.html

L’article sur l’identité de la Saint-Nicolas par la promo 2017-2018

La réduction des déchets

 

Plus de 325 Millions de tonnes de déchets sont produits chaque année en France. Ce chiffre astronomique nous fait nous rendre compte d’un fait très simple : les français produisent beaucoup trop de déchets. À l’occasion de la fin de la SERD (= Semaine européenne de la réduction des déchets) les étudiants de la LP CPON s’engagent à sensibiliser le public à cette action citoyenne simple, mais qui pourrait avoir un véritable impact positif sur l’environnement.

La semaine européenne de la réduction des déchets est une initiative relativement récente car la première édition de cette semaine a eu lieu en 2009.  Elle s’inspire de la semaine Canadienne de réduction des déchets qui elle, a été mise en place dans les années 80. Cette semaine a pour but de sensibiliser les Européens à la question de la gestion des ordures ainsi que d’encourager les citoyens à agir concrètement pour réduire leurs productions de détritus. Au total, lors de cette semaine, ce n’est pas moins de 12 000 actions qui sont mise en place dans les 28 pays qui composent l’Union européenne.
Vous pouvez d’ailleurs retrouver toutes les informations concernant la SERD sur leur site officiel

« Réduire ses déchets, c’est bon pour l’environnement, la santé et l’économie. Il faut toujours avoir en tête que le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas »  – ADEME*

La production de déchets est en constante évolution chaque année en France. Les causes de cette évolution sont simples : l’évolution de notre mode de vie ainsi que l’évolution de notre mode de consommation. Un français produit en moyenne pas moins de 390 Kg de déchets par an, cela veut dire qu’en moyenne on produit plus d’un kilo de déchets par jour. Ce chiffre peut drastiquement diminuer si on adopte un comportement « Écocitoyen » par des actions simples effectuées quotidiennement. Il est alors vraiment possible de réduire sa production de déchets. Pour vous aider voici quelques conseils qui pourraient vous aider à démarrer.

Pour réduire votre production d’ordures ménagères, penser à faire du compost avec les restes de vos déchets alimentaires et vos déchets végétaux, la production de compost permettrait de réduire ses déchets de 40 kg par personne et par an.

Préférez les grands formats afin de réduire les emballages (prendre un pot de 1Kg plutôt que 8 de 125g), soyez malin lors de l’achat de vos produits, préférez un produit avec moins d’emballage (par exemple : prendre un simple tube de dentifrice plutôt que celui qui est dans un étui en carton). Pour réduire les emballages pensez également à utiliser des eco-recharges pour votre gel douche/shampoing et votre lessive.

De plus, de nombreux magasins proposent d’acheter des produits « en vrac », c’est-à-dire sans emballage comme du thé, du café, ou des céréales. Toutes ses actions contre le suremballage permettraient de réduire de 26 kilos les déchets de chacun chaque année.

Bannissez également les piles jetables, les sacs plastique ainsi que tous les produits à usages uniques (cotons-tiges, pailles, couverts-jetables). Enfin avant de jeter vos vieux vêtements, objets ou livres, ayez le réflexe de leur donner une nouvelle vie et de les redistribuer à ceux qui en ont besoin.

*’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie

Une prise de conscience collective est nécessaire pour réduire durablement notre production de déchets, les quelques conseils que nous vous avons dispensés ne sont pas les seules actions que vous pouvez effectuer. Il y a une infinité de possibilités pour agir contre la prolifération des déchets. Si chacun fait un effort pour diminuer sa production, les effets positifs sur notre environnement se feront rapidement sentir. Il faut que la pensée collective rejoigne celle du développement durable afin de répondre au mieux aux besoins des générations futures.

Pour aller plus loin dans votre démarche :

Associations qui militent pour la réduction des déchets :

Plus d’astuces :

Les civic Tech, une nouvelle forme de participation citoyenne en ligne

Les Civic-Tech

Qui sont-elles?

Cet acronyme signifie en français technologie civile, comme son nom l’indique, il s’agit de l’ensemble des technologies et des moyens numériques mis en œuvre et créés dans le but de renforcer le lien entre les citoyens et le gouvernement dans le but d’améliorer le système politique. Par ailleurs, pour les définir simplement, le quotidien  « le monde » a défini ces Civic-Tech comme : « la démocratie en version Start-up »

Dans le cadre de notre cours « Démocratie et communication de proximité », notre professeur Mme Anne Piponnier nous a parlé des différentes formes de démocratie, et plus particulièrement de l’essoufflement progressif de la démocratie représentative qui cède place à la démocratie participative. Notre professeur nous a aussi parlé des différentes formes de participation et à quel point la participation et la proximité étaient liées.

En effet, à partir du moment où certaines prises de décisions politiques sont soumises à un vote, on rend le citoyen actif au sein de sa société en lui donnant du pouvoir, on appelle ça vivre en démocratie. A l’heure actuelle, pour aller plus loin, on parle donc de démocratie participative, c’est-à-dire le renforcement de la participation des citoyens à la vie politique. Ce renforcement est lié notamment à l’évolution des technologies et du numérique et à la transparence actuelle que les citoyens exigent au gouvernement. En effet, avec la démocratie participative on cherche à créer une citoyenneté active et informée. Cette démocratie participative s’est peu à peu développée à la fin des années 1960 pour casser le côté élitiste et expert/savant qu’on associait au pouvoir politique et à ses élus elle remplace donc petit à petit la démocratie représentative, des moyens ont donc été créés pour permettre aux citoyens de débattre et de peser dans les décisions politiques.

En 2018, on compte plusieurs formes de participation citoyenne, d’ailleurs depuis la loi de 2002, la création de conseils de quartiers est obligatoire pour les communes ayant plus de 80000 habitants, cette loi de 2002 permet entre autre l’approfondissement de la démocratie locale.

 

Parmi ces formes de participation citoyenne se trouvent :

  • Les conseils de quartier : d’ailleurs depuis la loi de 2002, d’ailleurs depuis la loi de 2002, pour les communes de plus de 80000 habitants il est obligatoire d’organiser des conseils de quartiers.
  • Le débat public
  • L’information, qui avertit le citoyen sur les projets à venir ou en cours au sein d’un territoire.
  • La consultation, la concertation, le référendum, la conférence de citoyen ou encore la conférence de consensus qui consiste à inviter des citoyens à débattre ou à échanger avec des experts.
  • Les cellules de planification citoyennes qui, pour sa part, permet de réunir un jury de citoyens concernés par un débat quelconque pour qu’ils puissent discuter.
  • Le sondage délibératif et l’enquête publique sont deux formes de participation citoyenne permettant de recueillir l’avis des citoyens pour étudier leurs réponses sur un sujet et pouvoir définir une opinion publique.
  • Plus récemment, plus innovant et en provenance du Danemark, l’atelier scénario a été créée pour que les citoyens et les experts forment des ateliers de travail autour de grands débats de société.

Grâce aux puissantes avancées technologiques de ces dernières années, ces formes de participations mises en œuvre pour les citoyens ont été adaptées sur internet, jusqu’à avoir leur propre nom : « Les Civic Tech ».

Ces Civic Tech ont donc plusieurs objectifs, la notion de transparence des données est importante au sein de ce processus, le citoyen a en effet le droit d’être informé sur les prises de décisions publiques et politiques qui ont lieu au sein de sa société et ce avec l’utilisation et l’exploitation des données publiques. Ces Civic Tech permettent donc la co-création des décisions/lois gouvernementales. Elles représentent 24% des dépenses institutionnelles dans les technologies de l’information et selon plusieurs sondages, elles ont permis à beaucoup de jeunes dépolitisés de renouer avec la politique et de se souvenir qu’être citoyen ce n’est pas seulement voter.

 

D’où viennent-elles ?

Mais donc pourquoi ce nom Civic-Tech ? Nous le rappelons, il s’agit de l’abréviation de Civic Technology, nom anglais signifiant « Technologies civiles » Ces formes de participation citoyenne numérique provenant des pays anglo-saxons et grâce à la prédominance de ce monde anglo-saxon, le monde entier a donc réutilisé leur acronyme anglais.

 

Les atouts de ce concept ?

Plutôt que de se déplacer et de devoir organiser son temps en fonction des disponibilités d’autres personnes comme lors des conseils de quartiers par exemple, les Civic-Tech proposent de participer ou de s’intéresser aux décisions/débats de sa ville, de son département, de sa région ou même de son pays sans avoir à se déplacer, ce qui présente une certaine forme de confort comme bon nombres d’autres services ou démarches qui ont été dématérialisés (La caisse d’allocations familiales, les assurances, les mutuelles, les impôts sur le gouvernement…). D’autre part, il n’est également plus utile d’affronter d’autres personnes, puisque parfois les débats en face à face peuvent rebuter. Prendre la parole publiquement peut-être angoissant aussi, tandis que discuter virtuellement peut s’avérer être plus rassurant, l’interlocuteur n’est pas physiquement présent et nos réponses peuvent être formulées plus posément en prenant le temps de les écrire, de les formuler ou même de les modifier.

 

Les inconvénients de ce concept :

Si la dématérialisation satisfait bon nombre de personnes, elle provoque également l’effet inverse en créant des fractures sociales auprès de ceux qui n’ont pas la possibilité d’avoir accès à l’informatique. Si ces Civic Tech devaient substituer aux formes de participations classiques citées plus haut dans l’article, certaines personnes ne pourraient pas bénéficier de leurs usages et cela pourrait pousser à l’isolement d’une catégorie de citoyens.

 

Comment s’appellent-elles ?

Une recherche aiguisée de ces plateformes spécifiques s’imposait donc. Les critères pour les filtrer dans le cadre de cet article étaient simplement : Les plus pertinentes, populaires et surtout françaises.

En 2018 on en compte une trentaine en France mais nous nous sommes concentrés sur une dizaine d’entre elles revenant dans les résultats de recherches comme les plus populaires, pour cela nous avons lu plusieurs articles scientifiques sur les Civic-Tech et relevé les noms de celles citées le plus régulièrement. Enfin nous les avons divisées en plusieurs catégories car elles remplissaient différentes fonctions :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour résumer, ces sites internet associatifs existent sous plusieurs formes comme énoncé précédemment : réseau social, Chatbot, lobby… et tous ont pour souhait de révolutionner la démocratie en la modernisant et en la rendant plus accessible aux citoyens, et ce, avec l’aide du numérique. Ce concept existe aussi à l’étranger, par exemple aux Etats Unis nous avons le site internet Change.org, aux Royaume-Uni le site MySociety ou encore CitizenLab aux Pays-Bas qui propose les même services adaptés bien évidemment à la politique du pays correspondant.

Dans une société oscillant entre le progrès numérique constant et la dépolitisation de plus en plus forte, ces sites internet ont trouvé le moyen d’illustrer la démocratie participative en proposant plusieurs services en ligne. Il est vrai que faire entendre sa voix est une chance que tous les citoyens du monde n’ont pas et les Civic-Tech n’obligent pas le citoyen à s’exprimer forcément, elles proposent juste parfois de l’informer.  Mais pour le moment ces plateformes sont encore mal connues du grand public français et ne se sont pas encore totalement adaptées au gouvernement et à la politique française. L’avenir aidera t’il ces technologies civiles à substituer définitivement aux formes de participations citoyennes actuelles ? Vas t’on vers une dématérialisation totale de la société, y compris de la démocratie ?