Études en France : focus sur les étudiantes Campus France de la LP CP&ON

Chaque année, la France accueille des milliers d’étudiants étrangers venant des quatre coins du monde à la quête de savoir. En 2022, la France affiche une augmentation record du nombre d’étudiants internationaux avec 400 026 étudiants pour la rentrée 2022 et devient ainsi le 5ème pays à accueillir le plus d’étudiants internationaux dans le monde après la Chine, l’Inde, le Vietnam et l’Allemagne. Le pays avait pourtant connu une légère baisse de ce nombre durant la période du Covid-19 mais les choses semblent revenir de plus en plus à la normale.

Campus France est une agence nationale française chargée de la promotion de l’enseignement supérieur français à l’étranger et de l’accueil des étudiants et des chercheurs étrangers en France. Placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation et du ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères, Campus France est représenté dans 124 pays à travers le monde. L’organisation est généralement située dans les ambassades ou les consulats de France et regroupe plus de 370 établissements d’enseignement supérieur français. Il est important de noter que pour pouvoir bénéficier des services de Campus France, il est nécessaire d’être un ressortissant étranger et de vouloir poursuivre ses études en France.

Les missions de Campus France

Campus France est l’intermédiaire entre les universités de la France et le reste du monde. L’agence offre des services tels que :

  • l’information sur les études supérieures et les programmes d’échange en France ;
  • l’aide à la préparation des candidatures ;
  • l’aide à la recherche de logements et de bourses ;
  • l’accompagnement des étudiants dans leur installation et leur intégration en France ;
  • les services de conseils pour les stages et les emplois.
Présentation des étudiantes Campus France de la LP CP&ON

Erica et Nayima sont nos deux étudiantes Campus France qui ont rejoint la licence pour l’année scolaire 2022-2023. Toutes les deux originaires d’Afrique, plus précisément d’Afrique centrale (Cameroun) pour Erica et d’Afrique de l’Ouest (Burkina Faso) pour Nayima, nos deux étudiantes nous partagent leur expérience.

Du commencement des démarches à l’arrivée en France

Les deux étudiantes ont commencé les démarches à la même période, à savoir au mois d’octobre 2021, date qui marque le début des procédures Campus France. La procédure se faisant en ligne, il fallait commencer par s’inscrire sur la plateforme Études en France, puis effectuer le choix des universités qui leur convenaient. Le choix des universités est l’une des étapes cruciales de la procédure car il faut tenir compte des prérequis des différentes universités et s’assurer qu’on les remplit sur tous les plans. S’ensuit alors des heures et des heures de recherches sur les sites officiels des universités françaises pour trouver celles qui convient le mieux aux projets respectifs des étudiantes. « On a droit à 7 universités dans notre panier de formation. » dit Erica.  Une fois cette étape validée, il faut se présenter aux agents de Campus France pour la vérification des pièces administratives. Les inscriptions prennent fin au mois de décembre, il faut donc s’activer pour soumettre son dossier à temps. La dernière étape est le passage d’un entretien pré-consulaire : une étape aussi importante que stressante car c’est à travers cet entretien que le dossier sera validé ou non par les autorités compétentes de l’ambassade ou du consulat.

« Pour réaliser tout cela, des réunions de préparation sont organisées par Campus France, l’occasion d’éclairer nos lanternes » confie Nayima qui avait assisté assidûment à toutes les réunions de son espace Campus France.

Après l’entretien vient la période des réponses des universités choisies. Certains s’en sortent avec plusieurs acceptations tandis que d’autres n’obtiennent que des refus. Bonne nouvelle pour Nayima et Erica, elles ont été acceptées à l’IUT Nancy Charlemagne de Nancy. Des réunions de préparation du départ en France sont rapidement organisées.

Le mois de juillet 2022 arrive et c’est désormais le moment de préparer les pièces administratives pour les démarches consulaires. Cette période étant également celle des vacances scolaires, les demandes de visas sont nombreuses et le personnel réduit : résultat, les demandes prennent du temps avant d’être traitées. Finalement, nos deux étudiantes arrivent début septembre en France et intègrent la LP CP&ON.

 Les cours et la vie en France

« Les cours se passent bien, j’essaye de m’adapter au système qui est un peu différent du système que j’ai connu auparavant, mais tout se passe bien et j’apprends de nouvelles choses que je trouve super intéressantes. Je m’adapte de plus en plus à la vie en France. Les débuts étaient certes difficiles parce que se retrouver dans un environnement qui diffère du nôtre n’est pas toujours facile, mais plus le temps passe, plus je m’y habitue et j’espère que les choses se passeront bien pour moi » confie Nayima. Quant à Erica : « Le système français est différent du système camerounais, mais je ne m’en sors pas mal. La vie en France se passe bien et je m’intègre de plus en plus. J’espère également que tout ira bien pour moi ».

Nous souhaitons à ces jeunes étudiantes beaucoup de succès dans cette nouvelle aventure qui a débuté pour elles !

Site internet de Campus France

Article rédigé par Nayimatou Fatima TRAORE

Le Projet tutoré long dans sa dernière ligne droite

Pour rappel, les étudiants en formation initiale de la LP CPON collaborent avec l’association GESCOD, Grand Est Solidarités et coopérations pour le Développement pour organiser un séminaire. Par ailleurs, le pS-Eau, programme Solidarité-Eau est également de la partie pour appuyer GESCOD et les étudiants. Cet événement intitulé « Eau et changement climatique, la nécessité d’une coopération internationale » se déroulera à Metz sur deux jours, le 31 janvier et le 1er février 2023. Au programme, une multitude d’ateliers : exposition photos, débats entre associations autour d’une table-ronde, ciné-débat mais aussi un temps spécifique dédié aux étudiants créés de toutes pièces par les communicants de la LP CPON.

GESCOD, c’est quoi ?

Grand Est Solidarités et Coopérations pour le Développement est reconnu comme le Réseau Régional Multi Acteurs du Grand Est par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Il a pour vocation de fédérer et de renforcer les capacités d’agir à l’international des acteurs publics et privés du Grand Est. Il accompagne les associations de solidarité et de coopération internationale du Grand Est dont il contribue, par la formation, l’appui-conseil, la capitalisation et la mise en réseau, à développer les compétences et les missions. Par ailleurs, il est assistant à la maîtrise d’œuvre de plusieurs collectivités territoriales de la région Grand Est engagées dans des actions de coopération internationale dans de nombreux pays. Enfin, GESCOD a une mission de promotion de la mobilité internationale. Il est reconnu comme organisme d’envoi et de réception de volontaires de solidarité internationale et de volontaires de service civique.

Un événement sur l’eau ? Pourquoi ?

L’objectif de ce séminaire est de dresser un état des lieux des actions mises en œuvre dans le cadre de coopérations internationales pour répondre aux problématiques induites par le changement climatique sur la pérennité des services d’eau potable et d’assainissement tant en France qu’à l’international. Cet événement sera un moment fort de formation et de réflexion pour les acteurs de solidarité internationale du Grand Est travaillant sur les thématiques d’accès à l’eau potable, d’hygiène et d’assainissement. Au cours des deux journées, les échanges et les travaux avec un public varié viseront à mettre en évidence la nécessité de développer des partenariats multi-acteurs sur le territoire du Grand Est pour répondre à ces enjeux. Ce séminaire sera aussi l’occasion de sensibiliser la jeunesse étudiante à cette problématique. Enfin, ce séminaire permettra de renforcer les liens entre les acteurs de la région (élus et techniciens des collectivités territoriales, associations, entreprises, fonds privés et étudiants) et de donner de la visibilité aux actions de coopération internationale.

Le rôle de la LP CPON

Les étudiants de la licence professionnelle sont chargés de s’occuper de toute la communication du séminaire, du début à la fin et même après. Avec des échanges hebdomadaires entre étudiants et commanditaires, une stratégie de communication ainsi qu’un planning ont été élaborés. En résulte une seconde partie plus opérationnelle où des supports visuels comme des affiches ont été réalisés ainsi que la création d’un compte Instagram par GESCOD, notamment pour toucher une cible plus jeune. Le rôle des étudiants est alors de concevoir des publications Instagram pour promouvoir l’événement sur les réseaux sociaux.

Par ailleurs, un communiqué de presse a été adressé à une liste de contact presse ainsi qu’à différentes écoles pour cibler les étudiants. En effet, une autre tâche qui a été confiée aux étudiants de troisième année est d’organiser et de gérer un temps spécifique dédié aux étudiants pendant le séminaire. Après diverses propositions, l’option d’un quizz sur le thème du séminaire a été retenue : une manière ludique de sensibiliser et d’intéresser les jeunes à la cause écologique. Et qui dit quizz, dit vainqueurs ! Les personnes qui monteront sur le podium auront la chance de gagner des places pour des festivals. Ainsi, les premiers remporteront deux places pour Les Ardentes. De plus, les personnes étant dans l’impossibilité de se rendre sur place devraient avoir la possibilité de participer à ce séminaire à distance.

Publication Instagram

Enfin, après avoir réalisé et préparé tous ces supports en amont, ce mois de janvier va consister en la diffusion des moyens de communication pour espérer faire venir un maximum de personnes au séminaire. Les étudiants sont donc sur le qui-vive pour effectuer les derniers préparatifs et gérer les éventuels imprévus.

Thibaud MARIN

LA COMMUNAUTÉ D’AGGLOMÉRATION DE SAINT-DIÉ-DES-VOSGES : une structure essentielle au bon fonctionnement des communes

On en compte aujourd’hui 222 en France : les Communautés d’Agglomération (CA), également appelées EPCI (Établissement Public de Coopération Intercommunale) représentent un pilier essentiel au bon fonctionnement des communes qu’elles regroupent. Ces communes s’associent au sein d’un espace de solidarité, en vue d’élaborer et conduire ensemble un projet commun de développement urbain et d’aménagement de leur territoire.
Dans le Grand Est, il en existe 20, dont la Communauté d’Agglomération de Saint-Dié-des-Vosges (CASDDV). Cette dernière comprend 77 communes, et un peu plus de 76 000 habitants. Elle est issue de la fusion en 2017 de six communautés de communes.
Elle est aujourd’hui présidée par Claude George, qui succède à David Valence, récemment élu député.

Photo d’un conseil communautaire de la CASDDV datant de novembre 2020.

Les missions de la CASDDV sont nombreuses, celle-ci exerçant plusieurs compétences : obligatoires (le développement économique, la politique de la ville, l’aménagement de l’espace…), optionnelles (la construction, l’entretien et le fonctionnement des équipements culturels, sportifs et scolaires ; la protection et la mise en valeur de l’environnement…) et facultatives (l’entretien des voiries, les actions sociales…).

UN SERVICE COMMUNICATION BIEN RODÉ

Pour exercer ces compétences, une bonne stratégie de communication est alors indispensable à l’organisation et au fonctionnement intercommunal. Le service communication de la CASDDV est commun à celui de la ville de Saint-Dié-des-Vosges, et représente une part très importante du budget de la ville. Il compte entre ses murs une dizaine de personnes dont une directrice de la communication, un responsable des relations presse, des graphistes, des webdesigners, plusieurs photographes…

En charge de la communication interne et externe, ces derniers s’occupent :

  • du site web de la CASDDV, créé récemment et régulièrement mis à jour. Il regroupe des informations générales sur l’intercommunalité mais aussi spécifiques selon les vallées (ex: les horaires des 8 sites du Conservatoire Olivier Douchain diffèrent selon les communes)
  • de la page Facebook : (environ une publication par jour), qui recense les actualités des dernières actions de l’agglomération, les comptes rendus des conseils communautaires, les évènements à venir…
  • de la chaîne Youtube : DéodaTV, qui compte plus de 5 000 abonnés. On y retrouve de courts reportages sont réalisés lors d’importants évènements : le dernier conseil municipal, la fête de la musique, le passage du Tour de France féminin… 
  • de la publication de L’Agglo le Mag : chaque trimestre, un magazine est publié pour faire le récapitulatif de toutes les actions menées depuis le dernier numéro, il met en avant une commune et/ou un élu, dresse le portrait d’un habitant de l’agglomération… Il comporte aussi l’édito du président et annonce les évènements et/ou changement à venir sur le territoire
  • des dossiers de presse, à destination des élus des communes 
  • de la newsletter 
  • de la communication de tous les organismes publics de l’agglomération, répartis sur plusieurs communes : les Maisons France Services, les crèches, le réseau de médiathèques, des offices du tourisme…

Questionnés dans le cadre de cette présentation sur ce qui fait que leur service communication est unique, les élus et agents ont répondu que la présence de graphistes au sein du service était un véritable atout Les logos et chartes graphiques de chaque structure (crèches, médiathèques, offices du tourisme etc…) sont « faites-maison » et conçues spécifiquement pour l’établissement, il n’y a donc pas besoin de faire appel à des prestataires externes/privés.

Aussi, La forte présence de la CASDDV sur les réseaux, relayées par les pages des communes, amplifie l’impact des publications. Sous la houlette du cabinet, une forte communication des élus actifs sur les réseaux et qui connaissent le fonctionnement augmentent le nombre de personnes touchées.

Ils ont également souligné l’aspect pratique : le service communication est indispensable à l’agglomération afin de permettre une bonne entente entre les communes et une communication à la fois généralisée (ex : pour les communes qui possèdent une médiathèque faisant partie du réseau Escale, la communication sera la même peu importe la commune) et spécifique (ex : le jour des ramassages des ordures ménagères varie selon les vallées). Enfin, Les évènements sont mis en valeur toute l’année, sur les réseaux comme par le biais de la presse écrite

Le service communication centralisé de l’agglomération et de la ville de Saint-Dié constitue donc un pilier fondamental au fonctionnement intercommunal, mais aussi à la promotion du territoire au-delà même des frontières de l’agglomération, attirant ainsi de nombreux touristes à s’installer au sein de la Communauté d’Agglomération de Saint-Dié-des-Vosges.

Alice Perrotey