Conférence : « En route pour la dimension numérique »

Conférence : « En route pour la dimension numérique »

Hier soir, Samuel Nowakowski nous a fait réfléchir sur l’impact du numérique lors de la dernière conférence organisée par la promotion 2015-2016.

Suite à son intervention, un débat a eu lieu dans la salle : quels sont les effets du numérique sur les rapports sociaux ? Une étude menée en 2006 par Simon Laflamme et Sylvie Lafortune démontre qu’il existe effectivement deux camps distincts : les pessimistes, d’un côté, maintiennent que son usage étendu contribue à détruire le tissu social, tandis que les optimistes, de l’autre, l’associent au progrès social et à un avenir meilleur. L’objet de cet article n’est pas de prendre position mais de présenter différentes théories permettant d’alimenter le débat.

Les arguments des pessimistes
Les arguments des optimistes
Il est difficile de ne pas être tenté par les injonctions des outils numériques qui peuplent nos vies. Ainsi, lorsque nous sommes à un rendez-vous, si notre téléphone sonne, il devient la priorité. Les fonctionnalités proposées par les outils numériques nous permettent tout à fait de rester libre et de décider de si l’on souhaite répondre ou non à leurs injonctions.
Sur Facebook, rien de plus facile que d’avoir 1000, 2000, voire 5000 « amis ». Cette facilité à étendre ses connexions entretient l’idée selon laquelle les réseaux permettent d’avoir beaucoup plus de relations que dans la vie réelle. Qu’en est-il vraiment ? Les réseaux sociaux sur Internet ont-ils bouleversé les relations sociales humaines ? Une étude portant sur Twitter montre que cette idée reste un mythe : en pratique, on maintient des contacts réguliers avec pas plus de 200 relations. Nos rapports humains fonctionnent de la même manière. Samuel Nowakowski donne comme exemple celui d’un élève dans un amphithéâtre : sur l’ensemble des étudiants, il y a à la fois ses amis proches mais également des personnes dont ne connaît que le nom.
Malgré une théorie selon laquelle le numérique permettrait à chacun de s’exprimer librement et de partager avec les autres, nous savons bien que certaines personnes sont exclues de ce système. Certes, si l’on ne produit pas sur la toile, nous n’existerons pas sur un plan virtuel. Cependant, ce sont souvent les mêmes personnes qui font le choix de vivre de façon solitaire. Nous pouvons néanmoins constater que certaines activités qui s’effectuent de façon isolée sont désormais des lieux d’échange. Ainsi, les plateformes de jeux en ligne ont permis la création de nombreuses communautés.