Formation continue : portrait de Céline, secrétaire de rédaction

Étudiante de la promotion 2017/2018 de la licence, Céline Barthelemy est secrétaire de rédaction dans un journal d’information agricole, Le Paysan Lorrain. Après 30 ans d’activité, et quelques évolutions au cours de sa carrière, Céline a ressenti une certaine stagnation professionnelle et intellectuelle qui l’a poussée à se remettre en question. C’est pourquoi, elle a souhaité reprendre ses études et intégrer la licence en formation continue, afin d’enrichir et développer ses connaissances en matière de communication publique et d’outils numériques. 

Quelle a été la réaction de votre employeur lorsque vous lui avez annoncé l’envie de reprendre des études ?

Céline Barthelemy: “L’incompréhension. Mon employeur a tout de suite pensé que je souhaitais partir. Il n’avait pas compris que je faisais cette démarche afin d’améliorer mes compétences pour moi-même, mais aussi pour mon entreprise. L’idée est d’apporter des nouveaux outils, leur montrer que cela peut être bénéfique au développement de notre service.

Concernant mon entourage, ça a été très bien perçu. J’ai été encouragée et je le suis toujours.”

Vous souhaitez améliorer votre service.  Comment imaginez-vous pouvoir réutiliser les connaissances acquises cette année, pour entreprise ?

C.B: “Pour l’aspect rédactionnel, il s’agit surtout de parfaire mes connaissances. En revanche, tous les outils numériques sont nouveaux pour moi. À chaque fois que l’on étudie un nouvel outil, je le projette déjà dans mon contexte professionnel, et j’arrive à voir ce que nous pourrions améliorer. À l’issue de la formation, j’aimerais extraire du programme, les choses utiles pour l’avancée de mon poste. Il faudra être convaincante pour apporter des solutions, bien sûr, mais l’entreprise a conscience de la nécessité d’évoluer. Nous sommes dans la presse écrite, il y a danger.

Les démarches d’inscription à la formation continue ont-elles été simples ?

C.B: “Au départ, j’ai dû faire un bilan de compétences auprès de la Chambre de Commerce et d’Industrie. À l’issue d’un bilan de compétences, un psychologue du travail m’a orientée vers la licence professionnelle communication publique et outils numériques. La partie la plus difficile, ça a été la prise en charge. L’organisme financeur était d’accord pour prendre en charge la partie théorique, mais pas la partie pratique (c’est-à-dire le stage). Il a fallu trouver une solution avec l’IUT, avec l’aide de Thierry Jeandel, le responsable de la Licence  et d’Astrid Marchal du service de la formation continue. Ils m’ont soutenue et ont notifié à l’organisme que le stage était nécessaire à l’obtention de la licence. Après un passage en commission, l’organisme a finalement accepté de prendre en charge l’intégralité de la formation continue. Il me faut simplement justifier de ma présence chaque mois afin de pouvoir toucher mon salaire.

“Le conseil, c’est vraiment : y aller, mais y aller à fond !”

Qu’est-ce qui vous plaît le plus au sujet de la licence ?

C.B: “Les cours, les rencontres, mais surtout le fait d’apprendre plein de choses nouvelles. Les outils numériques, ça paraît peu pour certains, mais tout était nouveau pour moi. C’est une expérience extraordinaire. Le fait de voir que je peux recevoir et apporter. Et le fait de savoir qu’il y a des gens pour m’épauler à ce niveau-là, ça fait plaisir de voir qu’on n’est pas tout seul.

je voudrais souligner un autre aspect : la plupart des étudiants qui viennent d’une formation initiale ont un regard critique sur la formation. Ils comparent avec ce qu’ils ont pu voir l’année précédente, tandis que moi, je ne peux qu’aborder d’un œil nouveau tout ce qu’on me dit. 

À dire vrai, j’appréhende même un petit peu l’après-licence. L’année est tellement intense, et valorisante d’un point de vue personnel. C’est gratifiant de savoir qu’on est capable de fournir un effort intense sur une longue période. Je me dis que je vais avoir un moment où je vais me retrouver le soir, après le travail, sans tout ce que l’on a à produire en ce moment. Il faudra combler le vide ! Reprendre le sport et la batterie ! (rires).”

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaiterait reprendre ses études comme vous l’avez fait ?

C.B: “Il faut y aller ! Mais en étant sûr d’être disponible. Il faut vouloir se consacrer à ce que l’on fait. Parce que reprendre ses études, ça demande de l’énergie, de l’investissement et de l’organisation. On a toujours un risque d’être déçu, notamment avec les notes ; même si elles sont relatives.

 

Propos recueillis par Vanessa James.