Les 7 tendances en communication publique pour 2016

Les 7 tendances en communication publique pour 2016

Pour cette nouvelle année, Marc Thébault, directeur de communication publique de la mairie de Saint-Etienne et webéditorialiste de Cap’Com, nous propose sur son blog ce que pourraient être les tendances en 2016 concernant la communication publique. Regardons de plus près cette feuille de route qu’il nous détaille pour les douze mois à venir et que nous avons résumé pour vous :

1. Pédagogie civique et territoriale

Suite à la réforme territoriale qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2016, la France compte officiellement 13 régions métropolitaines. Nous avons donc une nouvelle carte des régions qui implique des nouvelles distributions de compétences entre les institutions publiques, le renforcement de l’intercommunalité, la création de nouvelles communes, entre autres.

En conséquence, il va falloir expliquer à nouveau les objectifs, l’organisation, ou encore les responsabilités liées à cette nouvelle réforme. Pour finir et comme il nous le précise, le préalable indispensable : « le comprendre déjà soi-même ! ».

2. Serrer encore les cordons de la bourse

Il faut encore une fois rappeler que les collectivités territoriales et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) ont fait des choix radicaux dans leur gestion. Bien évidemment, la communication, malheureusement comme souvent, ne fait pas partie des services préservés du fait de ces mesures draconiennes d’économies. « Nous allons tout droit vers le faire moins avec moins ».
Il va donc falloir être créatif, ingénieux, trouver de nouveaux médias afin de mettre en place de nouvelles actions. Le danger ? « croire que le numérique, reputé à tort sans coût, serait une panacée ».

3. Le numérique humaniste

 Le numérique n’est qu’un moyen d’entrer en liaison et, à ce titre, il est juste un intermédiaire pour développer de façon actuelle l’essentiel de notre travail : communiquer. Et dans « numérique », entendre : réseaux sociaux, web 3.0, objets connectés, etc.
Dans cette optique, on doit privilégier un travail de communication par les images (photos et vidéos), supports indispensables, au moins sur les réseaux sociaux.

4. La collaboration territoriale

Directement liée à la tendance n°1, celle-ci va concerner les coopérations territoriales. Le trio « sens de l’Histoire, loi NOTRe et pragmatisme » engage de nouvelles participations entre territoires, pas nécessairement voisins ni du même groupe politique, car le constat est évident et double : il est impossible d’exister seul et ce pourrait être une belle opportunité de mutualisation de réflexions, ressources et moyens.
Le moment venu, il faudra se montrer pédagogue et avoir de l’imagination afin d’expliquer ces nouvelles organisations (les pôles métropolitains notamment), ainsi que ces nouvelles alliances conjoncturelles.

5. La coproduction inévitable

Dorénavant une explication semble s’imposer : même si la collectivité veut tout faire seule, secteur privé et/ou population feront aussi plus vite et mieux.  « Ainsi, la com’publique ne sera peut-être plus, demain, entre les seules mains des directions de la Communication, mais aussi entre celles de startups un peu frondeuses et d’habitants avisés et organisés qui sauront, en se centrant mieux sur les vrais besoins et les vrais usages, proposer des alternatives de canaux d’informations et de participation plus en lien avec la vraie vie ».

6. Repartager les valeurs républicaines

« Il serait incontournable que la com’publique redonne à partager nos valeurs communes républicaines (dont : Liberté, Egalité, Fraternité), sans attendre de nouveaux attentats et sans surfer sur l’émotion à la manière des chaines d’infos en continu. Nos territoires sont des lieux de cohabitations de multiples groupes et ils ont l’immense chance de pouvoir compter sur la proximité, donc de rendre vite concrètes la connaissance et la reconnaissance de tous et de donner du corps à la notion, parfois virtuelle et floue, du vivre ensemble ».

7. Réhabiliter la parole publique

« La com’publique ne fait pas la Politique, elle ne fait que l’exprimer. Ainsi, elle porte cette responsabilité importante de redonner à la parole publique la crédibilité et la portée qu’elle se doit d’avoir. Elle est, certes, dépendante de choix et de décisions d’élu(e)s auxquels elle n’est pas forcément associée. Néanmoins, en bonne médiatrice, n’est-il pas temps qu’elle rappelle régulièrement aux élu(e)s leurs engagements et qu’elle repartage avec les citoyens le respect que mérite celles et ceux qui, au quotidien, s’engagent – par altruisme et pas seulement par opportunisme de carrière – agissent véritablement et peuvent, pourquoi pas, vraiment faire changer les choses ? ».