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Lydia MANGIN

Ancienne étudiante de la promotion 2016-2017, Lydia MANGIN nous livre son témoignage sur son parcours après la licence CPON.

Lydia MANGIN, ancienne étudiante de la LP CPON, promotion 2016-2017
Promotion 2016-2017
Micro entrepreneuse en communication digitale

Après l’obtention de sa licence et après avoir enchaîné quelques CDD, Lydia a décidé de reprendre ses études. Elle aspirait à devenir Chef de projet en communication digitale. Après quelques mois, elle s’est rendue compte que cette formation ne répondait pas à ses attentes. Elle a donc pris la décision d’arrêter.

En 2019, elle s’est lancée dans un nouveau projet : celui de l’entreprenariat en communication digitale. Étant désormais micro entrepreneuse, elle réalise des travaux dans le domaine du graphisme, de l’audiovisuel et plus particulièrement dans le développement de sites web. Elle développe notamment le site Pachir’art, projet de galerie d’art en ligne porté par l’une de ses camarades de promotion, Angélica Talata Benivo. Elle accompagne également ses clients dans leur communication : réseaux sociaux, référencement web…  

Pour Lydia, la licence CPON lui a permis de gagner en expérience notamment grâce au stage ayant abouti à un CDD de plusieurs mois. Les cas concrets présentés par les intervenants professionnels lui ont été d’une aide précieuse : ceux-ci lui ont permis de mieux appréhender certaines situations et d’acquérir plus d’aisance. Pour finir, elle déclare que :

La découverte du fonctionnement du secteur public m’aide à comprendre les besoins des clients.

Lydia Mangin

Nous remercions Lydia pour son témoignage et lui souhaitons bonne continuation !

Propos recueillis par Noémie Cordier

14ème édition de la Journée européenne de la protection des données

Le mardi 28 janvier 2020, s’est tenu comme chaque année depuis 2006, la Journée européenne de la protection des données à caractère personnel, également appelée “Privacy Day”. Initié par le Conseil de l’Europe et relayée par la Commission européenne, cette journée a pour vocation de sensibiliser les citoyens européens aux bonnes pratiques en matière de protection des données et du respect de leurs libertés et droits fondamentaux, en particulier de leur vie privée. La date symbolique choisie à cette occasion fait référence à l’ouverture à la signature de la convention sur la protection des données, plus communément appelé STCE n°108.

Dans la vie quotidienne, nombreuses sont les informations personnelles qui sont enregistrées dans des fichiers, traitées, communiquées, utilisées… Un effet qui est multiplié par l’apparition de technologies nouvelles et nomades. Que ce soit des particuliers, des entreprises ou des organismes publics, ceux-ci sont tous, indépendamment de leurs tailles, confrontés au risque d’être les victimes d’incidents pouvant conduire à une perte, une fuite ou un piratage de leurs données. C’est pourquoi, à l’ère du numérique, la distinction entre vie privée et identité virtuelle est de plus en plus compliquée et amène à se questionner sur la diffusion des informations personnelles et leur protection. Un questionnement fondamental au coeur de notre monde contemporain où les technologies sont omniprésentes au quotidien.


Cette journée européenne est donc l’occasion pour de nombreux acteurs tels que les gouvernements, les parlements, les organismes nationaux de protection des données de mener des actions de sensibilisation destinées au grand public les droits à la protection des données. En effet, de nombreuses campagnes, des projets éducatifs pour les étudiants et les enseignants et des conférences sont organisés à l’occasion de cette initiative citoyenne ainsi que des opérations de portes ouvertes dans les agences de protection des données comme la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés)

A cette occasion on vous donne quelques conseils pour veiller à votre cybersécurité !

  • Choisir un bon mot de passe

TeamsID, la solution qui œuvre pour la protection des clefs d’accès, référence chaque année les plus mauvais mots de passe des utilisateurs.  Bien trop souvent, les mots de passe sont trop faibles et prévisibles (dates d’anniversaires, prénoms des membres de la famille). D’après la CNIL, un « bon » mot de passe doit contenir au minimum 12 caractères avec des minuscules, des majuscules, des chiffres et des caractères spéciaux.

  • Sauvegarder les données

Afin de se prémunir contre les pertes, casses ou vols d’équipements, il est primordial d’effectuer des sauvegardes pour préserver les informations importantes sous un autre support, tel qu’une mémoire externe. On peut envisager l’utilisation d’un Cloud comme Google Drive, ICloud, OneDrive mais avec prudence car ils restent sujet à d’éventuelles fuites.

  • Sécuriser le réseau sans fil et ne pas utiliser les réseaux publics

Il est recommandé de masquer son réseau wifi en configurant le point d’accès sans fil. L’explosion des réseaux wifi gratuits et publics représente une véritable aubaine pour les professionnels. Étant donné que ces points d’accès sont disponibles dans les restaurants, les hôtels, les aéroports, les librairies voire auprès de certains détaillants, vous avez la possibilité d’accéder rapidement, sans grand détour, à votre réseau.

  • Bloquer les cookies

Les cookies, ces petits fichiers installés à l’insu de l’internaute lorsqu’on navigue sur le Web détectent et enregistrent les achats, les sites consultés afin de proposer de la publicité ciblée plus communément appelé retargeting. Il est possible de les déjouer, en les refusant à l’entrée des sites, en les bloquant, en configurant les paramètres ou en activant la navigation privée.

  • Utilisation de pare-feu

Il est essentiel de mettre en place des dispositifs qui seront en mesure de détecter les programmes malveillants. Le pare-feu permet de définir quels sont les types de communications autorisés sur le réseau informatique. Il surveille et contrôle les applications et les flux de données.

  • Check-up Confidentialité Google

Enfin, à l’occasion de cette journée particulière, Google a mis en place sur la page d’accueil, une fonctionnalité permettant aux utilisateurs de faire un « Check-up Confidentialité » permettant de vérifier les paramètres clés et les données utilisées par le moteur de recherche pour personnaliser leur expérience.

En somme, on comprend qu’il est aujourd’hui nécessaire de prendre conscience de nos responsabilités, de nos droits et devoirs en tant que citoyen dans le cyberespace et veiller à la protection de nos identités individuelles et virtuelles.

Micke ARANA MATOS

Promotions 2015-2016
Agent territorial service Population-élections et Mairies de Quartier

Micke a intégré le service « Population-Élections » et « Mairies de Quartier » de la Ville de Nancy en juin 2017, en tant qu’agent territorial contractuel. En juin 2018, devenu agent titulaire, il a été rattaché à la Mairie de quartier du Haut-du-Lièvre qui est une annexe à la Mairie de Nancy. Depuis juin dernier, il est devenu le référent de cette mairie de quartier et il dirige une équipe de quatre agents territoriaux.

Il fait parti d’un service qui travaille quotidiennement en collaboration avec le service communication de la mairie de Nancy au sein duquel il avait effectué son stage pour la validation de la licence CPON. Parmi ses missions principales, il met en oeuvre des consignes et projets du service, notamment informer les usagers de la ville des différentes démarches et procédures administratives et électorales au moyen des supports à sa disposition tels des affiches, le site internet ou les réseaux sociaux.

Selon Micke, la licence professionnelle lui a permis d’acquérir une multitude de compétences qui lui sont bénéfiques dans l’exercice de son travail aujourd’hui : la formation sur l’environnement des services publics, les relations presse, la gestion de projet, les relations publiques, les réseaux sociaux, les outils numériques, mais aussi la gestion du panneau d’affichage.

L’ancien étudiant qui a répondu à nos questions ne tarie pas d’éloges sur la formation LCPON et semble garder un souvenir joyeux de l’équipe pédagogie CPON !

Lisa HOUADEF

Promotions 2014-2015
Référente communication d’un réseau de médiathèques

Lisa a poursuivi ses études en Master « documentation, veille et bibliothèques » après la licence car elle souhaitait renouer avec son intérêt pour les métiers du livre et de la culture.

Elle travaille depuis deux ans à Choisy-le Roy dans un réseau de médiathèques dynamique et tourné vers le monde numérique en collaboration avec le service communication de la ville. Ses missions sont nombreuses, la direction de sa structure l’encourageant à être polyvalente : elle gère le site internet du réseau, ses événements et alimente sa page Facebook. Elle est également chargée d’organiser les événements de la médiathèque. En parallèle de ses fonctions, Lisa poursuit des projets bibliothéconomiques, ainsi que des projets autours de la médiation du livre.

Lisa déclare que sa formation en licence CPON lui a permis d’acquérir des compétences dans l’utilisation des outils numériques tels que les sites web ou les réseaux sociaux. Au-delà de l’apprentissage technique, elle nous confie que cette formation qu’elle qualifie de « dense », lui a permis de développer son goût pour le travail d’équipe grâce aux projets tuteurés, et une vision des spécificités du travail au sein d’une collectivité territoriale.

Ainsi, récemment promue « référente communication », Lisa a un nouvel objectif : obtenir le concours de la fonction publique correspondant au poste qu’elle occupe.

Angélica TALATA BENIVO


Promotion 2016-2017
Créatrice de Galerie d’art en ligne

Après la licence, Angélica a effectué un service civique dans un club de basket dont la mission était de développer le sport féminin. Elle s’est ensuite consacrée à la commercialisation des œuvres d’artiste plasticien avant de créer une galerie d’art en ligne avec la collaboration d’une amie de sa promotion de licence : www.pachir-art.com.

Aujourd’hui, notre ancienne étudiante conforte le rayonnement de son site en France qui a pour objectifs de rendre l’art accessible à tous, et promouvoir des artistes émergents ou inconnus.

Elle espère conquérir la scène internationale un jour et affirme avoir acquis ses compétences de webmaster grâces aux formations sur les outils numériques délivrés par la licence.

« Créer ne suffit pas, il faut transmettre » écrivait Claudie Gallay, alors nous souhaitons longue vie à Pachir-Art !

Google Arts & Culture : la culture accessible à tous

Sorti en 2016, Google Arts & Culture, anciennement Google Art Project, rend accessible gratuitement des millions d’œuvres et de lieux touristiques aux internautes. Disponible sur internet, via une application mobile ou grâce à une extension sur Google Chrome, ce service met la technologie et la puissance du géant américain au service du patrimoine mondial, de l’éducation et de l’accessibilité.

Une collection gigantesque :

Avec plus de 32 000 œuvres et 128 mouvements artistiques à sa sortie ce service propose la plus grande collection d’art en accès libre. Un large choix de critères de recherche vous permettront de trouver l’information que vous souhaitez le plus rapidement possible.

Si ce que vous recherchez sont des informations sur l’aquarelle, sur un évènement historique ou tout simplement de voir les œuvres de façon chronologique dans l’histoire la base de données pourra sans aucun doute répondre à vos interrogations. Vous pouvez aussi trouver toutes les œuvres répondant à un mot clés, naviguer par couleur et créez vos propres favoris.

Pour faire vivre cette collection Google met en avant chaque jour des œuvres, expositions, collections, monuments ou thématiques permettant aux utilisateurs de les découvrir ou les redécouvrir.

La technologie au service de la culture :

Plus qu’un musée sur internet, Google Arts & Culture constitue une archive du patrimoine mondial. Grâce à la technologie Street View de Google des centaines de lieux culturels comme le château de Versailles, Stonehenge ou le Taj Mahal sont visitables via son ordinateur ou un casque de réalité virtuelle.

Les tableaux ont été numérisés via un appareil photo robotisé. Ce système permet une très haute définition donnant la possibilité aux utilisateurs de zoomer pour admirer les moindres détails de l’œuvre.

Google Arts & Culture vous permet de trouver les musées les plus proches de vous ainsi que leurs horaires, leurs tarifs et leurs sites internet.

Vidéo de présentation de l’appareil photo robotisé.

L’application mobile dispose d’une reconnaissance d’œuvre d’art permettant aux utilisateurs de scanner une œuvre dans un musée pour en apprendre davantage sur celle-ci. Pour un aspect plus ludique l’application vous proposera, grâce à la reconnaissance faciale, de trouver votre « sosie » dans sa base de données et vous donnera un pourcentage de ressemblance ainsi que des informations sur l’œuvre en question.

La dernière technologie utilisée par Google sont les vidéos 360°. Vous pourrez, grâce à celle-ci, faire la rencontre d’un géant du jurassique, admirer la nébuleuse d’Orion ou bien découvrir l’intérieur de l’Opéra national de Paris. Accessibles via une simple vidéo Youtube, ces expériences nécessitent néanmoins un casque de réalité virtuelle pour en profiter au maximum.

Nous pouvons donc constater que grâce à ce service Google compte bien démocratiser et rendre accessible au plus grand nombre la culture. Mais le but est aussi de rassembler sur un même site un maximum d’œuvres pour permettre aux utilisateurs de trouver l’information qu’à un seul endroit. L’exemple le plus parlant date de 2018 lorsque la collection « Face of Frida » est mise en ligne, c’est la plus grande exposition entièrement consacrée à Frida Kahlo et compte pas moins de 800 œuvres.

Néanmoins le projet aura connu depuis son lancement des polémiques autour du droit d’auteur. En effet ces œuvres sont soumis au droit de reproduction et au droit de diffusion, deux droits appartenant au créateur de l’œuvre. Même si à son lancement Google mis en ligne seulement des œuvres tombées dans le domaine public, aujourd’hui nous pouvons retrouver des œuvres de Pablo Picasso dont les droits s’arrêteront en 2044, soit 70 ans après la mort de l’artiste.

Ces polémiques reviennent régulièrement dans les médias mais aucune condamnation n’a été, à ce jour, prononcé contre Google.

UNE JOURNÉE À STRASBOURG

Lundi 13 janvier 2020, la Licence Professionnelle Communication Publique et Outils Numériques s’est rendue à Strasbourg afin de visiter le Parlement européen, où siègent actuellement 751 députés afin de représenter les 28 pays membres . Rappelons que leur rôle est d’adopter et de modifier les propositions législatives et d’arrêter le budget de l’Union Européenne. Nous vous proposons de suivre le programme de cette journée.


7h50

Rendez-vous devant l’IUT afin de monter dans le bus direction Strasbourg. Les étudiants de la licence professionnelle Management International – Gestion Import Export nous accompagnent pour visiter la capitale européenne.

10h00

À peine sortis du bus, nous nous dirigeons vers l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg où Madame Granier la responsable communication, marketing et développement des publics ainsi que Madame Augé, chargée de communication numérique et des relations médias, nous reçoivent. Elles nous expliquent les divers aspects de leur métier dont la création de différents supports et moyens de communication. Elles nous ont parlé des marchés financiers, nous ont expliqué quels aspects de la communication il était important de ne pas négliger, mais surtout elles nous ont présenter leur stratégie de communication. Ceci était vraiment intéressant puisque cela nous a permis d’avoir un exemple très concret d’une vraie stratégie de communication. En bonus, nous avons eu la chance de pouvoir visiter la salle de répétition de l’orchestre, c’était très impressionnant !

12h00

Notre rendez-vous s’achève et nous quittons Madame Granier et sa collègue pour nous diriger vers le centre-ville de Strasbourg afin de manger des plats typiquement alsaciens et de visiter la vieille-ville, notamment pour pouvoir observer de plus près la majestueuse cathédrale ainsi que les places emblématiques de la ville.

15h30

Nous arrivons devant le Parlement européen. Quel bâtiment imposant, illuminé par les derniers rayons de soleils de l’hiver. Dans un premier temps, nous apprenons plus en détails comment est né le parlement européen et son fonctionnement. Le responsable des séminaires et des visites pour la direction de la communication nous explique en effet, qu’au parlement aujourd’hui, c’est 24 langues différentes qui sont traduites en direct pendant les assemblées ! Par la suite, nous avons la chance d’assister à une partie de la séance plénière qui se déroule dans l’hémicycle. Nous sommes impressionnés et par l’envergure du bâtiment et par la rapidité des interprètes ! Nous avons également été surpris de voir que le nombre d’abstention lors des votes était assez élevé, de plus lors des séances plénières, nous pourrions nous attendre à ce que l’hémicycle soit plein. Or ce n’est pas le cas, au début de la séance, il est rempli à plus de la moitié mais il se vide très rapidement et c’est étrange de voir que peu de personnes restent pour parler de sujets pourtant très importants comme les feux de forêts en Australie.

20h00

Nous terminons la journée en reprenant le bus direction Nancy.

Grâce à cette sortie, nous aurons appris l’histoire du Parlement Européen ainsi que le fonctionnement d’une séance plénière. De plus, la rencontre avec le service communication de l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg nous a permis de découvrir plus en détails les différentes facettes du métier que nous serons amenés à rencontrer au cours de notre carrière.

Pour conclure cet article, voici une petite vidéo résumant notre journée réalisée par Agathe Boeuf : https://www.youtube.com/watch?v=Wnd3vRQDopM

Interview « Trou Story » avec Maxime Pisano

Par Agathe Boeuf
Interview « Trou Story » avec Maxime Pisano
Interview "Trou Story" avec Maxime Pisano

Les outils numériques prennent une part importante dans notre programme d’étude. C’est ainsi que nous avons choisi de vous présenter un de nos professeurs, Monsieur Maxime Pisano, coach à l’Atelier Numérique de Google à Nancy et professeur sur les réseaux sociaux.

Les espaces de coworking, nouveaux porteurs d’activités dans les territoires

Les espaces de coworking, nouveaux porteurs d’activités dans les territoires

Entre développement de l’attractivité d’un territoire et réduction de la fracture numérique, les espaces de travail collaboratif s’imposent de plus en plus comme un outil essentiel dans les politiques urbaines.

Un rapide état des lieux

Débutons par une définition du coworking, un terme apparu dans les années 2000 aux Etats-Unis que l’on traduit littéralement par le cotravail. Cette notion renvoie à des espaces de travail partagés également appelés télécentres ou tiers lieux qui sont à mi-chemin entre l’entreprise et le travail. Ils constituent une alternative au travail à domicile qui comportent un certain nombre de contraintes tels que le manque d’équipements techniques ou de contact avec des collègues.

©Fondation Travailler Autrement

Parmi les 1 800 tiers-lieux recensés en France en 2018 par le document « Mission coworking – Faire ensemble pour mieux vivre ensemble », un rapport présenté par la Fondation Travailler Autrement, un grand nombre d’espaces se concentrent encore en région parisienne bien que leur développement soit soutenu par une pluralité d’acteurs : des entreprises, des associations, des collectivités territoriales et des particuliers.

Chaque espace possède son propre mode de fonctionnement mais tous poursuivent les mêmes objectifs : permettre l’accès à des services, partager des connaissances, développer un réseau et aider au démarrage d’une activité.

« Nouveaux lieux, nouveaux liens »

Suite au diagnostic de la Mission Coworking, le Gouvernement a reconnu publiquement l’importance des tiers-lieux et donc du coworking dans la transformation et l’attractivité des territoires le 17 juin dernier, en lançant le programme interministériel « Nouveaux lieux, nouveaux liens ». L’Etat fixe ainsi quatre grands axes :

  • Favoriser une répartition égalitaire des Tiers-lieux
  • Développer des services adaptés aux besoins des territoires
  • Donner les moyens d’agir et de se professionnaliser aux espaces partagés
  • Impliquer l’ensemble des acteurs dans les projets

 Définis comme des lieux en adéquation avec les évolutions de notre société avec un fort potentiel économique, l’objectif de l’Etat est de développer aux côtés des porteurs de projet des espaces de travail partagés dans des espaces notamment ruraux ou éloignés des bassins économiques des grandes villes. Donner accès à de nouveaux lieux de travail pour les habitants et développer des services en fonction des besoins des sites permettent aux territoires de gagner en dynamisme (attractivité économique, mixité professionnelle, développement de commerces de proximité, incitation à la création d’entreprise, etc.).

« L’État s’intéresse aux tiers-lieux car c’est un mouvement spontané et réparti sur tout le territoire. Il correspond à des besoins locaux d’animation sociale, de développement du télétravail, etc. Les tiers-lieux sont utiles à la cohésion de nos territoires et à la cohésion sociale. Nous souhaitons les accompagner, tout en respectant la liberté de ce mouvement. »

Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales

Ce programme s’inscrit également dans le cadre de la stratégie nationale pour un numérique inclusif du gouvernement qui souhaite réduire la fracture du numérique en France. L’Etat propose une aide supplémentaire de 100 000 euros par projet pour le développement de 30 Fabriques numériques des territoires. Ces dernières devront proposer un accès à des services informatiques et un accompagnement spécifique aux personnes qui rencontrent des difficultés à utiliser des appareils numériques.

Un programme méthodique avec un accompagnement « sur mesure »

Pour développer un nouveau maillage de tiers-lieux, le programme a débuté par un appel à manifestation d’intérêt « Fabrique de territoire » afin de recenser les acteurs intéressés par la création de 300 espaces financés par l’Etat a hauteur de 45 millions d’euros. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 31 décembre 2019, les lauréats seront révélés progressivement de 2020 à 2022 après l’étude de chaque dossier.

Au-delà de la création de Tiers-Lieux, le gouvernement s’engage à accompagner les projets existants grâce à un financement de 50 millions d’euros, 30 millions en subventions et 20 millions en prêts, par Action Logement, une entreprise d’utilité publique spécialisée dans la problématique du lien emploi-logement. Les porteurs de projet publics ou privés qui souhaitent faire des travaux d’aménagement peuvent se faire connaitre depuis septembre 2019 auprès de l’organisation afin que leur dossier soit analysé.  “Le projet doit s’inscrire dans les territoires où l’éloignement entre le bassin d’emploi et les logements est un frein pour les entreprises et leurs salariés”, précise le groupe.  

L’instauration d’un Conseil national des Tiers-lieux

Le Conseil national des Tiers-lieux institué le 17 juin 2019 est une assemblée composée de 60 représentants des espaces de travail collaboratif dans toute leur diversité. Cette organisation contribue à la structuration de ces nouveaux sites de façon à professionnaliser le secteur et garantir sa pérennité. Instance de représentation et de dialogue avec le pouvoir publics, le conseil est animé par Patrick Lévy-Waitz, président de la Fondation Travailler Autrement.

Interview de Marie-Laure Cuvelier, directrice du développement de La Coopérative des tiers-lieux en Nouvelle Aquitaine, réalisée par le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET): https://youtu.be/OQ-6t6vGCGs

Interview de Marie-Laure Cuvelier, directrice du développement de La Coopérative des tiers-lieux en Nouvelle Aquitaine

Envie de changer de mode de travail ?

Encore au stade de projet, le développement de ces nouveaux espaces de travail a déjà trouvé écho dans la politique urbaine de la ville de Nancy qui propose déjà différents espaces de coworking. Une rubrique dans les services en ligne proposée sur le site de la mairie y est d’ailleurs dédiée et recense les sites existants.

Pour aller au bout de la démarche, l’Etat a dédié un site web dédié au télétravail comprenant notamment les démarches à suivre pour exercer hors de l’organisation en tant que salariés mais également pour promouvoir cette méthode auprès des employeurs. En effet, de plus en plus de conventions acceptent que les employés exercent dans un tiers-lieux et  certaines directions participent même à la prise en charge du coût de l’espace de coworking.

Cette impulsion donnée aux espaces de coworking ne se limite pas aux frontières de la France. En accord avec les besoins d’une entreprise et impulsé par les grands acteurs internationaux, le coworking connait un développement généralisé à l’échelle européenne. Londres, Varsovie et Paris seraient d’ailleurs les villes avec le marché le plus dense d’après une étude publiée cette année par BNP Paribas Real Estate.

LES OUTILS NUMÉRIQUES COLLABORATIFS

Des travaux de classe en groupe aux projets collaboratifs avec des collègues, tout le monde utilise des outils numériques collaboratifs.  Ils sont en effet devenus de plus en plus présents dans nos vies avec l’ascension du numérique depuis quelques années. Cet article a pour but de vous en présenter quelques-uns.

La suite Google

La G Suite a été créée en août 2006 par Google et lui appartient. Par conséquent, elle appartient à Alphabet, la maison-mère de Google. Grâce à leur adresse Gmail, les utilisateurs peuvent avoir accès à plusieurs outils et peuvent collaborer avec d’autres personnes. La G Suite étant gratuite, elle est par conséquent accessible à tous et permet de fidéliser les utilisateurs.

La G suite se compose de 19 outils différents répartis en 4 catégories (Communiquer, créer, accéder, contrôler). Les outils phares de Google restent sa boite mail (Gmail), les outils de traitement de texte (Google Doc, Google Slide, Google Forms et Google Sheets) ainsi que l’agenda Google.

Les avantages de la G suite :

  • Facilité d’utilisation
  • Compatibilité avec les appareils mobiles
  • Pas d’arrêt pour la réalisation de maintenance
  • La collaboration en temps réelle
  • Possibilité de faire des modifications en mode hors ligne
  • Possibilité d’accéder aux documents en mode hors-ligne
  • Les mises-à-jours se font automatiquement pour que l’utilisateur travaille toujours sur la dernière version

Les contraintes de la Gsuite :

  • Googles Docs, Slide et Sheets sont moins développés que leurs concurrents chez Microsoft
  •  Il faut payer pour accéder à un espace de stockage illimité
  • Efficacité limité lorsque le document est trop long
  • Efficacité limité lorsqu’il y a trop d’utilisateurs connectés sur le même document

Présentation des divers composants de la suite Google (Google sheets, doc, slide, contact, drive, gmail, agenda)

La suite Microsoft

La Suite Microsoft date des années 1990. Elle appartient à l’entreprise du même nom qui fut créée une quinzaine d’années auparavant par Bill Gates et Paul Allen. Le but de la suite est de permettre à tous les utilisateurs qui font tourner le programme Microsoft d’avoir accès à des logiciels de traitement de texte, présentation et feuilles de calculs adaptés. À cette époque cependant, ce n’est pas encore collaboratif. Il le deviendra seulement beaucoup plus tard avec l’arrivée de Microsoft Teams en 2017 qui permet aux utilisateurs ayant un compte Microsoft de travailler ensemble sur des documents, de se partager des documents et de pouvoir chater sur la même interface de travaille.

La suite Microsoft ou Microsoft Office se compose de 7 logiciels : Word, Excel, PowerPoint, OneNote, Outlook, Access, Publisher et depuis peu de Microsoft Teams.

Les avantages sont :

  • Facilité d’utilisation
  • Existe une version pour les appareils mobiles
  • Les logiciels sont très développés et proposent beaucoup de fonctionnalités
  • Mises-à-jours gratuites
  • Les étudiants y ont accès gratuitement

Les contraintes sont :

  • Il faut payer pour y avoir accès
Présentation des divers composants de la suite Microsoft Office (Word, Excel, PowerPoint, Outlook, Access, ...)

Des outils utiles dans les métiers de la communication

Une personne travaillant dans le domaine de la communication a besoin d’être organisée afin de tenir les deadlines et être efficace. Ainsi, il est conseillé de connaître quelques outils de gestion de projet. Il existe par exemple Trello qui permet à chacun de pouvoir émettre des propositions sur le sujet dont il est question au moyen de « cartes ». Il est également possible d’ajouter des dates limites, rappels et d’indiquer quelle personne doit réaliser quelle tâche. Discord, Messenger, WhatsApp et toutes autres applications permettant les discussions de groupes peuvent être considérés comme des outils de gestions de projets puisqu’elles permettent aux différents membres d’une équipe de communiquer ensemble et d’échanger des documents au besoin. Cependant Messenger a une fonctionnalité en plus que les autres applications de discussions : il permet de créer des événements, sondages et des rappels.

Dans le milieu de la com’, et en particulier du community management, il est essentiel de maîtriser le rythme de publication des différents posts sur tous les réseaux sociaux de la société. Pour cela, il est recommandé de se rendre sur l’outil Facebook Creator Studio, qui est gratuit et permet de synchroniser les comptes Facebook et Instagram ensemble tout en préparant les futures publications. Il est également possible d’utiliser des outils de programmation efficace et peu chers tels que Hootsuite et Buffer (qui deviennent collaboratifs uniquement à partir du moment où l’on prend le forfait payant). Très simples d’utilisations et assez intuitifs, ils permettront à tout à chacun de s’y retrouver dans le planning des publications.

Le graphisme, bête noire de certains et terrain d’amusement et d’expression pour d’autres. En effet, il est possible de collaborer avec d’autres personnes et gratuitement sur Canva. Un outil très simple d’utilisation qui permet de produire des designs assez facilement. C’est l’outil magique pour tous ceux qui ne maîtrisent pas Indesign. Il existe d’autres outils, semblables à Canva tels que Desygner et Crello, qui ont pour avantage de permettre le redimensionnement gratuit. Ces outils sont semblables du point de vue de l’interface et des possibilités de création. Ils sont le moyen le plus simple de créer des visuels pour toutes les occasions.

Nous pouvons donc conclure que les outils numériques collaboratifs sont devenus indispensables dans le travail des communicants. De plus, il est possible d’en trouver des gratuits, ce qui permet aux étudiants ou aux jeunes entrepreneurs de pouvoir travailler en équipe sans pour autant devoir dépenser des sommes astronomiques pour obtenir des logiciels payants.