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Quand les fêtes de fin d’année prennent une part importante dans la communication digitale

Chaque année est faite d’événements récurrents, qui reviennent tous les ans, sur lesquels les communicants diffusent de l’information. C’est ce que nous appelons un marronnier. Un marronnier, dans le domaine du journalisme et de la communication, est un article ou une publication sur les réseaux sociaux présentant des informations dites de faible importance consacré à un événement récurrent et prévisible dans l’année. Il demande peu de travail en amont, mais il reste important d’y réfléchir car il ne faut pas passer à côté pour un communiquant.

Le terme de “marronnier” provient d’un marronnier rose qui, tous les ans aux premiers jours du printemps, fleurissait au-dessus de la tombe des Gardes Suisses, tués lors de l’invasion du Palais des Tuileries le 20 juin 1792 à Paris. Ainsi, chaque année, un article paraissait dans la presse.

Le mois de décembre concentre un des plus célèbres marronniers :  des plus riches ce qui inspire les entreprises et institutions publiques. Prêts pour un petit tour d’horizon des événements qui marquent chaque année le mois de décembre?

Le bonnet du Père Noël

Quoi de mieux pour être dans l’atmosphère des fêtes de fin d’année qu’une refonte du logo d’une organisation ! L’accessoiriser de son plus beau bonnet de Père Noël donne une image plus sympathique auprès de l’audience voire même une image humoristique comme le fait Netflix, qui a choisi l’autodérision.  

Le calendrier de l’Avent

Qui dit Noël, dit aussi calendrier de l’Avent ! Cette tradition, destinée à faire patienter les enfants jusqu’au 25 décembre, est réutilisée par les organisations dans le but de fidéliser leurs clients. Proposer chaque jour de remporter un lot de cadeaux de la marque ou en lien avec l’univers de l’organisme est un moyen stratégique pour créer de nouvelles interactions. Ci-contre, vous pouvez observer la façon très esthétique par laquelle la marque Printemps Paris de proposer un concours sur son compte Instagram. Chaque jour, le community manager produit un post avec le contenu du concours en jeu et le repartage via les stories en incitant les participants à mettre en avant leur action dans leurs stories personnelles. À défaut de ne pas proposer un concours, certaines organisations proposent des comptes à rebours afin de faire patienter leur audience jusqu’au jour J. 

La journée internationale du pull de Noël

Le lundi 16 décembre est célébré la journée internationale du pull de Noël. Une occasion qui permet de se rassembler autour d’un chocolat chaud avec son plus beau pull sur les épaules. Twitch, la plateforme de streaming de jeu vidéo, a utilisé cette journée pour faire rencontrer sa communauté, notamment à Portland où les personnes ont joué le jeu de porter leur magnifique pull de Noël.

Le Père-Noël

La communication durant les fêtes ne serait pas la même si on ne parlait pas du Père Noël ou de “Papa Noël” ! Les entreprises utilisent son image de façon humoristique : en effet, Orange a choisi de mener une chasse au Père Noël dans ses boutiques. Le hashtag #AttrapezNoël a été lancé dans le but d’engager l’audience autour de la recherche spectaculaire de cette chasse au Père Noël.

Un autre hashtag et un concours ont été lancés, cette fois-ci, par Interflora. La marque propose un concours à destination de la “twittosphère” avec le #PetitsPapasCM. Le but : dans un hotte, tous les community managers d’une quelconque marque ou organisation publique proposent un lot à remporter dans la hotte du Père Noël. Ce hashtag est monté en Top Tendance des hashtags en France ces dernières semaines, ce qui met en avant l’engagement des différentes communautés dans un seul et même concours. 

Par conséquent, on remarque qu’un marronnier connaît une réelle force dans la communication des organisations ainsi que dans les lignes éditoriales des community managers et des journalistes. Un conseil : intégrez-les au plus vite de façon originale ! 

La promotion de 2019 – 2020 de la licence professionnelle communication publique et outils numériques vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année !

La Saint-Nicolas

Logo Saint-Nicolas
Nancy.fr

Saint Nicolas, patron protecteur des enfants et de la Lorraine, est fêté tous les 6 décembre, surtout dans l’Est de la France et dans le Nord ainsi que dans quelques pays d’Europe. À Nancy, les fêtes de Saint Nicolas durent 40 jours : villages de Saint Nicolas, animations, manèges et grandes roues, illuminations et féeries commencent à la fin du mois de novembre dans une bonne odeur de vin chaud et de pain d’épices, pour s’achever début Janvier. Un grand défilé dans les rues du centre-ville est programmé le week-end le plus proche du 6 décembre. C’est une fête traditionnelle et populaire.

Une légende racontée aux enfants depuis des générations :

La légende de Saint-Nicolas qui prévaut en Lorraine est celle de trois petits enfants « qui s’en allaient glaner aux champs ».

Image Saint-Nicolas
Saint-Nicolas

Perdus et effrayés, ils cherchent refuge chez un boucher qui les accueille pour mieux les tuer et les mettre au saloir. Sept ans plus tard, Saint-Nicolas sur son âne vient à passer. Il s’arrête chez le boucher et refusant les mets proposés, demande ce qui se trouve dans le saloir. Le boucher effrayé s’enfuit tandis que Saint-Nicolas, dans un geste de bénédiction, ressuscite les trois enfants. Le premier dit : « j’ai bien dormi », le second dit : « moi aussi », le troisième : « je me croyais au paradis».

Un atout pour faire connaître Nancy et sa région !

La Ville de Nancy, la métropole et la Région Lorraine, en ont fait leur fer de lance pour leur communication culturelle et touristique. L’imagination et les moyens ne manquent pas pour attirer un public toujours plus nombreux chaque année.

Une offre événementielle sans égal !

Photo du Char de Saint Nicolas
Char de Saint Nicolas

Avec plus de 160 événements programmés durant cette période festive, la Ville de Nancy souhaite satisfaire la curiosité et l’émerveillement de tous. Des concerts, du théâtre, des visites, des animations, des spectacles, des contes et des ateliers animeront le quotidien des visiteurs.

D’abord, le concept de Village de Saint-Nicolas, avec son artisanat, ses expositions d’Arts, son commerce de bouche, sa patinoire, ses artistes, donne un sentiment de magie aux habitants de la ville et aux touristes pendant près de 6 semaines.

Autre événement incontournable: le spectacle “Les Rendez-vous de Saint-Nicolas” projeté sur les façades de la place Stanislas. L’histoire de ce conte en son et lumière tous les soirs est gratuit.

Un ouvrage, paru le 4 septembre 2019,”Une année avec Saint-Nicolas, les coulisses des Fêtes de Saint-Nicolas” nous raconte l’envers du décor

Couverture du Livre Saint Nicolas
Une année avec Saint Nicolas (photo de la couverture du livre)

Résumé: “Les Fêtes de Saint-Nicolas à Nancy ce sont un mois et demi de festivités, 300 000 participants dont plus de 100 000 pour le seul défilé, 20 communes impliquées, plus de 600 artistes et des centaines de personnes : commerçants, membres d’associations, porteurs de projets culturels, bénévoles et employés des villes alentour mobilisés pratiquement toute l’année. Peu connus, voire anonymes, qui sont ces passionnés qui travaillent, mangent et dorment Saint-Nicolas ? Pour le savoir, nous sommes allés les rencontrer. Et nous allons vous les présenter en reprenant simplement leurs mots, en montrant leurs visages et leurs réalisations”.

Une de ses auteures, Mme Lylette Lacôte-Gabrysiak, travaillant également à l’Université de Lorraine nous accorde un entretien:

– Pouvez-vous vous présenter? Votre métier, votre cursus universitaire. Quel est votre  attachement à Nancy ou à la Lorraine?

Lylette Lacôte-Gabrysiak: Je suis maître de conférences en Information et Communication à l’Université de Lorraine. Je suis née et ai toujours vécu à Nancy.

– Vous venez de publier un livre: “Une année avec Saint-Nicolas, les coulisses des Fêtes de Saint-Nicolas”. Pouvez-vous nous le décrire ? Pourquoi l’avoir écrit ? Des motivations particulières ou personnelles?

L.L-G: Cet ouvrage s’inscrit dans un contrat de recherche entre la ville de Nancy et le laboratoire de recherche auquel j’appartiens: le CREM (Centre de Recherche sur les Médiations). Nous travaillons sur ce projet avec 2 collègues du même laboratoire depuis 2016. Nous avons souhaité, en plus d’un rapport de recherche, produire un ouvrage grand public qui permette à tous de découvrir qui sont les acteurs de la SN.

– Les Fêtes de Saint-Nicolas à Nancy constituent, un patrimoine culturel et immatériel reconnu en France depuis le 23 novembre 2018.  Comment se déroule un dépôt de candidature pour l’obtention d’un label auprès de l’Unesco? Quelles sont les modalités d’inscription?

Logo Patrimoine Culturel Immatériel en France
Logo Patrimoine Culturel Immatériel en France

L.L-G: Objectif UNESCO ! La Ville de Nancy souhaite inscrire les Fêtes de Saint-Nicolas de Nancy au Patrimoine Culturel et Immatériel de l’Unesco. Première étape de reconnaissance des fêtes franchie : l’inscription à l’inventaire français du Patrimoine Culturel Immatériel est validée depuis le 23 novembre 2018. Pour une telle reconnaissance, les critères pris en compte sont nombreux. L’importance du patrimoine dans l’identité et la culture locale est requise, mais les aspects de transmission et d’inclusion sont également essentiels. Il est attendu des pratiques qu’elles émanent des populations et se réinventent pour mieux perdurer. Toutefois, moins visibles médiatiquement mais essentielles pour les populations concernées, ces classements nationaux et internationaux s’accompagnent de mesures de protection de l’esprit des pratiques festives et de leurs conditions de réalisation. Il s’agit ainsi pour les fêtes de Saint-Nicolas à Nancy de préserver ce qui a su les distinguer : une pluralité de pratiques, connaissances, représentations et savoir-faire, portée par des communautés variées (les communes et comités des fêtes de la métropole, les bénévoles, les services de la Ville de Nancy, les commerçants, les acteurs culturels…) réunies autour de la figure de Saint-Nicolas, réinventée chaque année.

– Qu’est ce que cette labellisation à l’Unesco apporterait à la ville de Nancy ? Pourquoi est-ce important de valoriser le patrimoine culturel et immatériel ?

Logo Unesco
Logo Unesco

L.L-G: Une reconnaissance et un fort impact touristique. Le dossier de candidature va être déposé à l’Unesco par la France en 2021. Ce label protégerait les fêtes de Saint-Nicolas. Avec ce label, il est en effet impossible de changer fondamentalement les choses. Cela permettrait de conserver précieusement le ressort de la labellisation: le défilé, l’esprit de cette grande fête des enfants et des familles, l’implication de tous les acteurs, à commencer par ses habitants.La reconnaissance de l’Unesco, sera un levier précieux pour le tourisme extra-européen. Une partie des festivités se déroule sur la place Stanislas, déjà inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1983.À Nancy, après la reconnaissance par le Ministère de la culture, une perspective internationale se dessine avec le projet d’une candidature internationale des fêtes de Saint-Nicolas à l’Unesco. Espoirs et interrogations entourent ce projet car si les labellisations patrimoniales œuvrent à la préservation, elles offrent aussi une visibilité accrue pouvant s’accompagner de dérives. Il n’y a en effet pas une, mais des Saint-Nicolas qui, toutes ensemble, contribuent à faire des Fêtes de Saint-Nicolas ce qu’elles sont aujourd’hui. La Saint-Nicolas religieuse, minoritaire à présent, la Saint-Nicolas familiale, celle des écoliers, la Saint-Nicolas qui se développe autour des nouvelles manifestations mises en place et auxquelles adhèrent les populations séduites par cette offre culturelle qui se déploie dans la ville. Enfin, la Saint-Nicolas touristique qui donne l’image d’une spécificité remarquable, capable d’attirer des visiteurs venus d’ailleurs, objet de fierté pour ceux qui la font et la vivent depuis toujours à la condition bien sûr que ce développement et cette mise en lumière ne nuisent pas à cette tradition à la fois séculaire et vivace.

Je tiens à remercier Mme Lylette Lacôte-Gabrysiak pour sa contribution à cet article ainsi que pour son travail de mise en valeur des Fêtes de Saint-Nicolas.

Photo Saint Nicolas
Photo Saint Nicolas
Photo Saint Nicolas
Photo Saint Nicolas


Table ronde : Accessibilité et numérique

Etudiants et intervenants durant la table ronde

Jeudi 12 décembre, la deuxième table ronde de l’année s’est tenue au sein de l’IUT Nancy-Charlemagne. Organisée par un groupe d’étudiants de la Licence Professionnelle Communication Publiques et Outils numériques, le sujet de cette table ronde était l’accessibilité et le numérique.

Deux intervenants étaient présents :

  • Jocelyne Crochet, non-voyante et utilisatrice d’outils numériques adaptés
  • Claude Stan, expert en ingénierie informatique, spécialisé dans les NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication)

Il existe plusieurs niveaux d’accessibilité (A, AA, AAA) qui vont du simple fait de rajouter un texte alternatif aux éléments visuels d’un site internet, jusqu’à proposer un contenu en langue des signes pour le niveau d’accessibilité le plus élevé.

Dans un premier temps, Mr Stan nous a expliqué en quoi rendre son site web accessible présente un double intérêt.
Le premier objectif est de pouvoir permettre l’accès à chaque internaute : personnes valides, seniors, personnes en situation de handicap (déficience visuelle, déficience auditive, mobilité réduite, troubles cognitifs).
Il s’avère également que les règles régissant cette accessibilité sont aussi des règles très proches de celles qui rendent possible une bonne optimisation du référencement des sites internet, permettant donc de mieux les classer dans les résultats des moteurs de recherche. 

Cependant, malgré la loi imposant à tout site d’un service public d’utiliser certaines normes favorisant l’accès à tous, nous pouvons constater aujourd’hui que ce n’est pas le cas pour grand nombre d’entre eux.
Notre intervenante, Jocelyne Crochet, a témoigné de la difficulté qu’elle peut rencontrer dans des situations de la vie quotidienne telles que changer de banque, réserver un billet de train ou encore lire un tableau sur un site. Ces actions deviennent vite compliquées, voir impossible lorsque les sites n’ont pas été suffisamment adaptés.

Nous avons ainsi pu voir certaines choses simples à mettre en place sur son site internet, mais aussi d’autres qui nécessitent un peu plus de travail :

  • proposer une alternative textuelle aux éléments visuels du site
  • la nécessité que l’ensemble du contenu du site soit accessible aussi bien au clavier qu’à la souris
  • choisir des couleurs assurant un bon contraste entre le fond et les textes, notamment pour les malvoyants.
  • permettre la personnalisation de l’affichage, en particulier la possibilité d’agrandir le texte.
  • proposer une description audio de chaque élément visuel

Pour retrouver l’ensemble des règles favorisant l’accessibilité des sites internet, vous pouvez vous rendre ici.

En tant que futurs communicants publics, cette table ronde nous a permis de réaliser l’importance de porter attention à la configuration de nos sites internet pour faciliter l’accès au plus grand nombre.

Projet tuteuré long 2019/2020

Par lpcpon

Thème : vulgarisation scientifique pour le LRGP

Source image : kjpargeter – freepik

Dans le cadre de notre licence CP&ON, nous devons réaliser un « projet tutoré long ». Chaque année, de septembre à mars, un sujet nous est confié, et, par petits groupes, nous devons répondre à la demande d’un commanditaire.

Le projet

Le laboratoire du LRGP (Laboratoire Réactions et Génie des Procédés) de Nancy nous a demandé de communiquer sur leur activité afin de pouvoir toucher le grand public.

Il nous est demandé de concevoir différents supports de communication :

  • une courte vidéo sur chacun des 5 axes du laboratoire ;
  • une affiche sur chacun des 5 axes du laboratoire ;
  • une plaquette regroupant l’ensemble des 5 axes.

Le LRGP

Le LRGP (Laboratoire Réactions et Génie des Procédés) est une unité du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) et de l’Université de Lorraine créé le 01 janvier 2010 à Nancy. Il résulte de la fusion de quatre unités de recherche et compte plus de 300 personnes dont 20 chercheurs CNRS, 80 enseignants-chercheurs, 45 personnels techniques et administratifs ainsi que 180 personnels non-permanents (doctorants, masters, post-doctorant…). Le laboratoire est représenté auprès de la licence par Madame Laetitia Canabady, chercheuse au CNRS. 

Le LRGP regroupe 5 axes de recherche : 

  • Environnemental (PErSeVAL) : procédés pour l’environnement, la sécurité et la valorisation des ressources ;
  • L’intensification des procédés (Primo) : Procédés, réacteurs, intensification, membranes et optimisation ; 
  • Biomolécules (BioProMO) : Bioprocédés, biomolécules ; 
  • Énergétique (CiTherE) : Cinétique, thermodynamique, énergie ; 
  • Génie des produits : Génie des procédés pour les produits et les matériaux.

Les outils utilisés

L’IUT Nancy Charlemagne nous donne accès à de nombreuses ressources afin de réaliser notre projet. L’IUT dispose en effet d’un Pôle Ressources Images, Son et Multimédia (PRISM) ouvert aux étudiants avec du matériel de haute qualité (appareils photo, caméras) mais aussi un studio vidéo (avec fond vert). L’IUT nous met également à disposition tous les logiciels indispensables pour la création graphique (la suite Adobe) .

Nous vous donnons rendez-vous en Février-Mars pour vous présenter nos propositions et créations !

Pour plus d’infos sur le LRGP, dirigez-vous vers leur site internet.

Table ronde : Les nouveaux outils et stratégies de médiation scientifique et valorisation de la recherche

Par lpcpon
Etienne Haouy explique aux étudiants de la licence professionnelle l'importante de la médiation et de la vulgarisation scientifique.

La première table ronde de l’année 2019-2020 a eu lieu le jeudi 14 novembre 2019.

Celle-ci portait sur le thème « Les nouveaux outils et stratégies de médiation scientifique et valorisation de la recherche ». Ce sujet est en lien avec leur projet tuteuré commandité par le LRGP (Laboratoire des réactions et génies des procédés).

5 conseils pour améliorer le référencement de son site web

Le SEO Camp Day est revenu à Metz ce vendredi 6 décembre pour une cinquième édition. Comme chaque année, cet évènement donne l’opportunité d’assister à plusieurs conférences animées par des intervenants de renom dans le domaine du référencement et du digital marketing. L’occasion ici de revenir sur 5 bonnes pratiques pour référencer son site en 2019. 

Qu’est-ce que le SEO ?

Le SEO (Search Engine Optimization) est l’acronyme qui signifie « Optimisation pour les moteurs de recherche » en français. C’est un ensemble de techniques permettant de faire apparaître un site web sur les moteurs de recherche dans le but de le rendre visible auprès du public. L’objectif du SEO est d’améliorer la visibilité d’un site et de le propulser dans les premières pages de résultats de recherches (SERP) pour répondre aux besoins des utilisateurs. Le SEO est également appelé « référencement naturel », en opposition au SEA (Search Engine Advertising) qui tire ses résultats d’un référencement payant. 

Selon une étude, Google est le moteur de recherche le plus utilisé par les utilisateurs français puisqu’il représente à lui seul 94,2% des parts de marchés en France. Ainsi, utiliser Google pour orienter sa stratégie SEO semble être un choix pertinent. 

Part de marché des moteurs en France (infographie WebRankInfo)

Les bons réflexes à adopter pour optimiser au mieux son SEO sur Google

Proposer des contenus de qualité 

Optimiser le contenu d’un site web passe en premier lieu par la qualité du contenu qui sera proposé. Un contenu de qualité c’est un article bien écrit, clair et structuré. Il est important de penser à mettre à jour les articles ou de supprimer ceux qui sont obsolètes. C’est aussi des informations vérifiées et en lien avec le sujet. Concernant la longueur des articles, plus l’article est long et plus Google le jugera de qualité. Une longueur d’article de 1500 mots environ semble être une moyenne correcte pour être considéré comme un bon article par le moteur de recherche. 

Le titre joue lui aussi un rôle majeur dans la qualité du contenu puisqu’il incite les internautes à cliquer sur l’article lorsque celui-ci apparaît dans la barre de recherche. Il faut alors veiller à ce que le titre soit attractif et en cohérence avec le sujet. 

Avoir un contenu de qualité permettra de gagner en réputation, second critère à ne pas négliger dans l’optimisation du SEO.  

Backlinks et PageRank 

Les backlinks ou « liens entrants » en français, désignent les liens hypertextes à l’intérieur d’un contenu pointant vers un autre site. Ils renvoient, contrairement aux liens internes, exclusivement à un contenu disponible sur un même site. 

 Il est pertinent de placer les backlinks à l’intérieur d’un paragraphe de texte afin que ceux-ci soient visibles par les internautes. Les backlinks permettent d’indiquer à l’internaute l’emplacement externe d’une information et de transmettre la popularité du site web. 

L’algorithme PageRank, ou « Indice de popularité », est un algorithme du moteur de recherche Google. Le PageRank ne prend pas uniquement les liens entrants mais étudie également la qualité des sites qui parlent d’un autre site et qui utilisent des liens sortants. Ainsi, plus les gens parlent d’un site, plus le PageRank est élevé.

Comportement des internautes et mots clés stratégiques 

Les mots-clés en SEO ont un impact très important dans l’optimisation d’un site web. Ce sont les idées et les mots qui définissent le contenu d’une page web et font le lien entre les recherches des internautes et le contenu du site web. 

La définition des mots clés doit répondre à une question principale : « Qu’est-ce que souhaite savoir la cible, l’audience sur le site web ? » Il est donc important de bien déterminer sa cible en amont afin de viser du mieux possible les attentes des internautes. 

Il existe plusieurs critères permettant de trouver les mots clés qui référenceront au mieux un site web : 

  • Obtenir un maximum de requêtes mensuelles,
  • Être le moins concurrentiel possible,
  • Définir au mieux le thème du site,
  • Être déclencheur d’une intention de la part de l’internaute (prise de contacts, inscription à une newsletter…). 

Le chargement de la page et le taux de rebond

Le chargement de la page est lui aussi un critère à ne pas négliger dans l’optimisation du SEO. Selon Google, 70% des pages nécessitent 7 secondes pour que la partie haute du contenu soit chargée et 10 secondes pour qu’elle soit chargée totalement. Plus l’internaute attend le chargement de la page, plus il aura tendance à la quitter si celle-ci prend trop de temps à charger. 

Le taux de rebond est un indicateur pertinent pour comprendre le comportement des internautes qui visitent un site web.  Il représente le taux de visiteurs quittant le site sans avoir parcouru d’autres pages. Ainsi, un taux de rebond élevé n’est pas un élément positif puisqu’il correspond au nombre de visiteurs venant sur un site en ressortant aussitôt, sans cliquer sur un lien ni ouvrir une autre page.  

L’analyse du SEO

Les recherches organiques (recherches effectuées via les moteurs de recherche) génèrent plus de la moitié du trafic web. C’est 95% des liens cliqués qui sont issus de la première page de résultats. Les 5% restants correspondent donc au nombre de clics pour tous les autres résultats.

Une perte de trafic s’observe lorsque le site n’atteint pas les premières positions dans les pages de résultats. Analyser régulièrement son site web permet de mettre en exergue les points négatifs qui empêchent cette baisse de trafic et le bon positionnement dans les pages de résultats des moteurs de recherche. 

Il existe plusieurs outils d’analyse SEO qui permettent de mettre en lumière les points à améliorer mais l’outil incontournable aujourd’hui reste Google Analytics. Outil gratuit d’analyse SEO proposé par Google, il permet l’analyse de l’audience d’un site web et permet de réunir diverses informations sur les utilisateurs et leur comportement. Il permet aussi de déterminer la qualité des mots clés utilisés et analyse les performances de vitesse du site web. 

Optimiser son référencement naturel, c’est donc apporter une meilleure visibilité au site web sur Google, mais aussi sur les autres moteurs de recherche. Sur le long terme, le SEO permet de multiplier son nombre de visiteurs.

Un site correctement optimisé sera qualifié de « SEO friendly » par Google, ce qui l’amènera à voir son positionnement augmenter dans les pages de résultats. Il est important de noter que 91% des clics sur Google sont réalisés sur la première page, et entre 70% – 77% des clics sont réalisés sur les cinq premiers résultats. D’où l’importance de bien optimiser son SEO pour avoir un maximum de visibilité sur les moteurs de recherche.  

Le château de Lunéville redéfinit sa stratégie de développement dans le respect du patrimoine et de son histoire

Le château de Lunéville est un monument historique ayant accueilli les ducs de Lorraine et des grandes figures du XVIIIe siècle comme Voltaire ou Montesquieu. Aujourd’hui propriété du Département de Meurthe-et-Moselle, le château fait l’objet d’une mise en valeur patrimoniale, d’un projet de développement et accueille une programmation culturelle intense. Nous en avons discuté avec Michaël Blasquiet, responsable administratif du château.

Entrée du château avec une statue équestre
Cour du château de Lunéville

N.P : Quel est le rôle, l’intérêt de communiquer au sens large pour un monument comme le château de Lunéville ?
Michaël Blasquiet : Le château est un site culturel et touristique. Notre première vocation est donc de partager avec les publics l’histoire de Lunéville, du duché de Lorraine et proposer notre programmation culturelle. Le château a une histoire forte. Communiquer, c’est avant tout valoriser ce patrimoine et nos activités culturelles. Et pour pouvoir se développer, il faut forcément faire venir des visiteurs, il faut donc aller le chercher et lui permettre de connaître notre monument et notre programmation.


N.P : Privilégiez-vous des pistes particulières de développement ?
M.B : Nous réalisons actuellement une étude de préfiguration. Elle a pour but de définir un nouveau projet de développement du château avec le souhait de repositionner et de conforter nos activités autour de l’histoire du site, du territoire et de la thématique des métiers d’art. Ce travail est réalisé en partenariat avec la Région Grand Est, la ville de Lunéville, la Communauté de communes du Territoire de Lunéville à Baccarat, l’État et la Banque des Territoires. Nos pistes d’évolution sont donc décidées et validées par l’ensemble de ces institutions. Nous écrivons aujourd’hui notre stratégie de développement sur le moyen et le long terme. L’idée, est de se développer dans le respect du patrimoine. Nous en sommes garants.

N.P : Les associations peuvent-elles échanger et proposer des idées ?
M.B : Nous avons eu un temps d’échange sous forme de tables rondes avec les associations mais aussi avec les acteurs économiques locaux durant la phase d’état des lieux de l’étude. Un site Internet a également été créé afin que toute personne intéressée puisse donner ses idées. L’ensemble des commentaires a fait l’objet d’une analyse et a permis d’alimenter le projet de développement qui doit être prochainement validé par les institutions partenaires et le Département. Mais ce n’est pas parce que nous sommes à une étape de définition d’un projet d’avenir pour le château que nous devons arrêter de le faire vivre au quotidien. Nous avons chaque année environ 100 000 visiteurs par an qui participent à toutes les activités proposées. C’est-à-dire à la programmation culturelle mise en œuvre par le Département avec des concerts, des expositions et des grands événements, mais aussi les manifestations des associations et structures « résidentes » ou partenaires. Les associations viennent ainsi alimenter la programmation événementielle et culturelle du château. Lorsque les événements des partenaires prennent leur sens avec le projet de développement, il est important de les accompagner et les soutenir.


N.P : Avec quels autres partenaires travaillez-vous et comment ?
M.B : Nous travaillons avec de nombreux partenaires. Par exemple, la mission métiers d’art de la Région Grand Est pour les Journées Européennes des Métiers d’Art ou encore “La Lorraine est formidable” (N.D.L.R : événement touristique grand public sur la Lorraine). Pour ce dernier, nous nous sommes dit qu’il serait intéressant pour eux et pour le projet de développement du château que cet événement s’y déroule. Nous les avons donc accueillis en 2019 et 35 000 visiteurs sont venus découvrir les richesses de la Lorraine durant tout un week-end à Lunéville. Il en sera de même en 2020. Il est évident que ce type de partenariat vient alimenter la dynamique touristique du château. Nous avons aussi des partenaires
institutionnels qui nous apportent un soutien financier pour l’entretien et la gestion du site : la ville de Lunéville, la région Grand Est, ou encore la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC).

Logo du château de Lunéville

N.P : Comment se distinguer face à la communication de tous les autres monuments ?
M.B : C’est une bonne question ! C’est au cœur de l’étude de préfiguration lancée en 2018. Il faut avant tout conforter l’identité et l’histoire du château. Nous avons déjà créé une nouvelle identité visuelle avec le logo. Mais attention, une communication sans contenu n’est pas pertinente. Il faut donc principalement se distinguer au niveau des choix culturels et événementiels. Prenons par exemple le son et lumière organisé l’été dernier au château. Nous avons souhaité nous différencier avec un spectacle plutôt pédagogique racontant l’histoire de Stanislas à Lunéville. Ceci permet également de compléter l’offre de son et lumière sur le territoire meurthe-et mosellan. Une dynamique touristique “Week end son et lumière en Lorraine” pourrait ainsi être créée pour des publics de régions voisines ou des parisiens.


N.P : Comment se déroule le choix d’événements culturels au sein du château ?
M.B : Comme on a pu le voir nous nous reposons beaucoup sur l’histoire du château et nous prenons évidemment en compte nos capacités d’accueil ou d’organisation. Par exemple, la chapelle, lieu de spectacle, ne se prête pas bien à une représentation théâtrale car cela demande des coûts humains et financiers importants. Nous avons donc laissé la thématique théâtrale de côté, tout au sachant que nous sommes voisins de la Méridienne, scène conventionnée à Lunéville. Nous nous sommes donc plus orientés sur une offre de concerts classique et contemporain. Des concerts classiques pouvant être en lien avec l’histoire des ducs de lorraine, et des concerts contemporains (musiques du monde, jazz…) afin d’offrir une pluralité et permettre à nos publics de découvrir des styles différents. Et pour faire le lien avec votre précédente question nous choisissons aussi des événements distinguants. L’événementiel d’envergure permet de mieux faire connaître le site. « La nuit des jardins de lumière » qui permet de redécouvrir le site en nocturne avec des installations artistiques atypiques en est le bon exemple. L’événement se prête bien au parc des Bosquets (N.D.L.R : il s’agit des jardins du parc du château d’une superficie de plus de 20 hectares), et la période de février est adéquate car l’offre événementielle sur le territoire est réduite. Résultat, plus de 10 000 visiteurs en une soirée en 2019. Et pour les expositions, nous nous appuyons principalement sur le savoir-faire des équipes du musée présentes sur le site. Le château de Lunéville est en effet un château musée, labellisé Musée de France.

N.P : Est-ce que vous travaillez avec les hôtels, les restaurants, les commerces autour du château ?
M.B : Actuellement, les activités du château bénéficient à la dynamique économique du lunévillois. Nous sollicitons les hôtels et les restaurants pour loger les artistes et les intervenants qui participent à la programmation culturelle. Le projet de développement intègre une dimension plus touristique afin de donner des moyens permettant de mieux travailler avec les hôteliers, les restaurateurs, les commerces et la Maison du Tourisme. Il permettra de mettre en œuvre des offres commerciales de type « week-end ou semaine château à Lunéville » intégrant des nuitées dans les hôtels, des déjeuners-dîners gastronomiques, des entrées pour les expositions, les événements ou les spectacles. Et il ne faudra pas se limiter au territoire du lunévillois car les touristes ne s’arrêtent pas à ce type de frontière. Il faut également développer les offres avec les opérateurs économiques de toute la région.

Propos recueillis par Nathanaël Pierret

2019 : l’État toujours en faveur des logiciels libres ?

Maîtrise des coûts, recherche d’efficacité, développement des nouvelles technologies, l’État français fait-il toujours preuve d’un grand enthousiasme vis-à-vis de l’utilisation de logiciels libres ?

Qu’est-ce qu’un logiciel libre ?

Un logiciel libre est un logiciel qui est soumis aux droits de son auteur, ce dernier définit les droits donnés à l’utilisateur. Aujourd’hui, on distingue trois types de licences libres qui sont réparties par famille selon le degré de liberté qui leur est accordé en terme de redistribution. Le degré le plus faible est celui du domaine public, dans ce cas, le logiciel appartient à tout le monde, donc les droits d’auteurs ont expiré. Ils existent d’autres types de licences : licences libres strictes, licences semi-libres. 

En résumé, un logiciel est considéré comme libre seulement s’il garantit quatre libertés fondamentales :

  • La liberté d’utiliser le logiciel ;
  • La liberté de copier le logiciel ;
  • La liberté d’étudier le logiciel ;
  • La liberté de modifier le logiciel et de redistribuer les versions modifiés.

Voici donc quelques exemples de logiciels libres : 

  • Lecteur média : VLC ;
  • Traitement de l’image : Gimp, Inkscape ;
  • Bureautique : OpenOffice.org ;
  • Traitement du son : Audacity ;
  • Éditeur de texte : Notepad ++ ;

Naissance 

Jusque dans les années 70, les logiciels offraient aux utilisateurs la possibilité de modifier les réglages permettant d’utiliser le matériel informatique puisque l’accès au code source était considéré comme normal. À cette époque, la notion de droit d’auteur s’appliquant aux logiciels n’était pas réellement définie. Cependant, dès le début des années 80, des licences d’utilisations apparaissent et les éditeurs de logiciels commencent à être reconnus. De cette façon, la vente de logiciels devient importante et l’accès, l’étude ou encore l’amélioration des codes sources est impossible, et même interdite. Richard Stallman qui est alors chercheur dans un institut de technologie au Massachusetts a l’idée de créer au cours des années 80 un projet nommé GNU ainsi qu’une fondation, la Free Software Foundation. Cette dernière définira avec précision le principe du logiciel libre ce qui donnera lieu à un cadre juridique précis concernant le développement du libre en toute légalité. 

L’État recommande la solution libre

Logo du SILL
Logo du SILL

Pendant de nombreuses années, les administrations françaises utilisaient de façon majoritaire des outils issus d’éditeurs de licence notamment la suite Microsoft. Toutefois, une dimension économique et un questionnement sur leur efficacité ont poussé l’État à inciter l’utilisation des logiciels libres au sein des administrations ou encore des collectivités. C’est ainsi que le 31 août 2011, François Fillon alors Premier ministre demande aux ministres de veiller à la généralisation de l’usage de format libre et ouvert par les administrations. En revanche, la plus grande implication de l’État dans ce domaine reste la publication le 9 septembre 2012 de la circulaire de Jean Marc Ayrault, Premier ministre qui par ce document définit les orientations pour l’usage du logiciel libre dans l’administration. 

 Les administrations qui ont opté pour le logiciel libre.
Les administrations qui ont opté pour le logiciel libre.

Aujourd’hui, on constate que les administrations et les collectivités ont encore pour une majorité d’entre elles des partenariats avec les géants américains. Pourtant, en 2018 près d’un tiers des collectivités se serait équipée de cette solution suite à des restrictions budgétaires. De plus, Pascal Kuczynski, délégué général de l’Association des développeurs et des utilisateurs de logiciels libres pour les administrations et les collectivités territoriales (Adullact), assure qu’il y aurait plus d’une dizaine de milliers de collectivités territoriales qui auraient opté pour le libre. Le logiciel libre est donc en constante progression, cela grâce à l’influence de l’État sur l’utilisation du libre par les collectivités et les administrations. Cette influence passe notamment par la diffusion chaque année du SILL (Socle Interministériel des logiciels libres) qui est une liste de logiciels libres recommandés par l’État. Instauré pour la première fois en mai 2013, le SILL 2019 a lui été communiqué en mai dernier, l’intérêt de l’État pour les logiciels libres est donc toujours d’actualité. 

Les enjeux du libre au sein de l’État

Les logiciels libres deviennent de véritables enjeux pour l’État, car en premier lieu, on observe que ce dernier consomme les logiciels libres, d’un côté en les utilisant dans les Directions des Systèmes d’Information mais également par les agents publics dans leur quotidien. Ensuite, on se rend compte que certaines administrations développent et publient elles-mêmes des logiciels libres. Cela devient un véritable enjeu car ça permet de créer des solutions qui sont conçues pour répondre aux mieux aux besoins des utilisateurs mais en plus, lorsqu’ils sont partagés, ces logiciels contribuent aux biens communs numériques. Les logiciels libres offrent également à tous ceux qui les utilisent une sécurité supérieure à celle des autres logiciels grâce à notamment la rapidité du maintien du niveau de sécurité. Un des enjeux majeurs du passage au libre est également la dimension économique. En effet, le passage au libre n’est pas totalement gratuit, il engendre tout de même des coûts liés aux services car le logiciel doit correspondre aux besoins de l’entité qui l’utilise. Toutefois, les dépenses restent moindres par rapport à une dépense liée à l’acquisition d’une licence. 

Le Libre sur la place à Nancy : retours d’expériences et innovations publiques.

Les manifestations concernant le logiciel libre se multipliant, le mardi 26 novembre 2019 s’est déroulée la quatrième édition du Libre sur la place à l’hôtel de ville de Nancy. Cette journée à l’initiative de la Direction Nancy Ville Numérique s’adresse à tous les acteurs des collectivités territoriales, mais également à d’autres organismes publics ou citoyens lambda qui portent un intérêt à l’innovation publique. 

Nancy Ville Numérique est une association indépendante créée en 2009. Elle mobilise plusieurs entreprises de différentes tailles issues de divers secteurs d’activités réunies par l’exercice d’une activité sur le territoire métropolitain de Nancy. Ces entreprises se regroupent autour d’une vision commune : donner un élan d’initiatives pour permettre le rassemblement du meilleur de l’Homme et du Digital afin de contribuer à la construction de la société de demain. 

Affiche de la 4e édition du Libre sur la place
Affiche de la 4e édition du Libre sur la place.

Depuis maintenant quatre années, la ville de Nancy en partenariat avec la direction de Nancy Numérique, organise cet événement pour partager et échanger autour des logiciels libres. Cette année encore, des témoignages des administrations qui ont fait le pari du logiciel libre viennent agrémenter le programme de la journée. En effet, un des principaux objectifs du libre sur la place est de partager les expériences positives des administrations vis-à-vis de l’utilisation du libre. Au-delà de ça, la présentation de ces ressentis permet de créer un réseau, et même une communauté autour de l’utilisation des logiciels libres. 

Accessible à tous, le logiciel libre est sans conteste devenu une véritable alternative, appréciée pour la liberté de modification, de partage et d’utilisation qu’elle offre.

Pollution et sobriété numérique

Du 16 au 24 novembre se déroulera la Semaine Européenne de la Réduction des déchets. Nous sommes de plus en plus sensibilisés à la question de la protection de l’environnement, néanmoins une notion dont on a peu conscience reste singulière : celle de la pollution numérique. En effet, les déchets ne sont pas seulement matériels, le numérique aussi constitue une grande source de pollution. Cependant, il est plus que jamais présent dans notre société et son impact environnemental ne fait que se multiplier au fil des années.

Qu’est-ce que la pollution numérique ?

La pollution numérique correspond à la pollution générée par les nouvelles technologies soit par leur fabrication soit par leur utilisation, c’est une pollution invisible. Il est donc difficile de concevoir son empreinte environnementale.

À la base de la chaîne on retrouve les outils numériques tels que les ordinateurs, les smartphones, les tablettes, qui en plus d’être extrêmement énergivores nécessitent à la fabrication des matériaux rares (cobalt, gallium, lanthane, tantale …). Les processus d’extraction de ces matières non renouvelables sont très polluants et responsables de l’épuisement des ressources abiotiques (minerais, énergies fossiles…) et d’écosystèmes. Viennent ensuite les services associés à ces outils rendus possibles notamment grâce aux serveurs, aux réseaux d’accès au web qui sont eux aussi très gourmands en énergie. En réalité, ces derniers nécessitent des systèmes de refroidissement et d’alimentation électrique actifs 7 jours sur 7, 24H sur 24. Par ailleurs, le cloud[1] entraine une multitude d’échanges réseaux donc une multiplication des équipements. Stocker des données en abondance dans ce « nuage » est donc loin d’être un choix écoresponsable. De plus, l’empreinte carbone des nouvelles technologies ne cesse de croître en raison de la multiplication considérable du nombre d’objets connectés, et des nombreuses innovations, parfois minimes qui gagnent les marchés.

Données clés

Selon une étude de GreenPeace réalisée le 10 janvier 2019, si Internet était un pays, il serait l’un des cinq plus grands pollueurs puisqu’il représente à lui tout seul 7% de la consommation électrique mondiale.

L’étude « Empreinte environnementale du numérique mondiale » de Frédéric Bordage nous apprend que d’ici 2025 le numérique représentera près de 6% de l’empreinte de l’humanité (contre 2,5% en 2010). En effet, selon les estimations du fondateur de GreenIT, on pourrait compter 48 milliards d’objets connectés en 2025. Ci-dessous, on peut observer les trois émetteurs de gaz à effet de serre liés au numérique

À savoir que le simple fait d’envoyer un e-mail émet environ 10g de CO2 dans l’atmosphère et que quelques milliards sont envoyés et reçus en une heure dans le monde. En outre, toujours d’après ce même rapport de GreenIT, l’empreinte annuelle moyenne d’un internaute équivaut à 350kWh d’énergie, 200kg de gaz à effet de serre et 3000 litres d’eau. Ces chiffres alarmants nous mènent à repenser notre utilisation des outils numériques et à prendre des mesures.

Quelques solutions

Bien qu’une industrie numérique entièrement écoresponsable soit peu probable, il existe des solutions pour réduire son impact environnemental. C’est ce qu’englobe le concept de « sobriété numérique ».

Voici quelques suggestions que chacun peut appliquer dans son quotidien : modérer sa consommation streaming qui très gourmand en énergie, réduire le nombres d’écrans plats, limiter l’ouverture d’onglets, l’envoi de mails et supprimer régulièrement ces derniers… Il est aussi recommandé d’optimiser ses impressions avec une typographie peu gourmande en encre comme Garamond, d’activer le mode « éco » de son imprimante, de privilégier le chemin le plus court lors d’une recherche internet. De plus, on préfèrera l’achat de produits d’occasion ou reconditionnés en boycottant les offres d’équipements numériques à prix cassés. Selon l’ADEME, passer la durée de vie de 2 à 4 ans d’un ordinateur ou d’une tablette améliore de 50% son bilan environnemental.

Du côté des grands groupes, certains ont mis en place des moyens comme la collecte des Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques (DEEE) à recycler, par exemple Ecologic, un service de gestion des DEEE financé par l’Etat. Par ailleurs, d’autres réutilisent la chaleur produite par les data centers, comme à Paris où une piscine est chauffée par un centre de données.

Des outils pour comprendre et réduire l’impact environnemental numérique

Des dispositifs sont à disposition de tous pour nous aider à être plus écoresponsables, comme Clickclean, mis en place par Greenpeace. Ce site indique la consommation d’énergie de plusieurs applications et les note de A à F selon leur utilisation d’énergies polluantes ou renouvelables. On y retrouve des géants du web tels que Facebook, Twitter, Spotify…

Source : Clickclean.org

De son côté, Cleanfox est un outil qui permet de se désabonner en un clic des newsletters qu’on ne lit pas en le connectant à sa boîte mail. Il se chargera d’identifier les messages concernés et de les supprimer.

Source : Cleanfox.io

EcoIndex est un site qui évalue à l’aide de plusieurs critères la performance, l’empreinte environnementale d’une page web. Il suffit de rentrer l’url de la page concernée dans l’espace dédié et l’analyse s’effectue en quelques secondes.

Source : GreenIT.fr

Certains moteurs de recherche s’inscrivent également dans une démarche écologique. Par exemple Lilo qui reverse une partie de ses revenus publicitaires à des projets écologiques, durables ou Ecosia qui fait don d’une part de ses bénéfices à des programmes de reforestation. D’autre part, on distingue les extensions de navigateur. Parmi eux, Carbonalyser, une extension de navigateur Firefox créé par The Shift Project. Il permet de calculer en temps réel sa consommation électrique et son émission de gaz à effet de serre selon notre propre navigation internet. Ce programme est aussi disponible sur smartphone sous le nom de « Mobile Carbonalyser ». On trouve aussi GreenIT-Analysis, disponible sur le Chrome web store. Cet outil permet aux développeurs d’évaluer l’empreinte, la performance environnementale et les bonnes pratiques d’une page web. Enfin, la société FairPhone a développé un smartphone durable issu du commerce équitable et fabriqué avec des matériaux responsables. Cet appareil Android se présence comme une alternative aux grandes marques de smartphones.

En attendant un Internet plus écologique, vous avez toutes les clés en main pour réduire votre impact carbone lié au numérique et ainsi faire un geste pour l’environnement ! Alors si même l’empreinte écologique de cet article est loin d’être neutre, il est temps de prendre conscience de la pollution digitale et d’agir.


[1] Espace de stockage de données à distance