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La Journée des droits de l’Homme célébrée ce 10 décembre 2020

Comme chaque année, la journée des droits de l’Homme est célébrée partout dans le monde le 10 décembre. Cette date n’est pas choisie au hasard, en effet, c’est l’anniversaire de l’adoption, par l’Assemblée générale des Nations Unies, de la Déclaration universelle des droits de l’Homme en 1948.

Un document fondateur

C’est un document international qui énumère les libertés essentielles de tous les êtres humains sans exception, approuvé par l’Organisation des Nation Unies (ONU).Le texte de la Déclaration universelle des droits de l’Homme énonce l’égalité en dignité et en valeur de tous les êtres humains sans aucune distinction, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. Comment est né ce document ? Les nations traumatisées par la Seconde Guerre Mondiale de 1939 à 1945, ont voulu rédiger les droits fondamentaux dans le but de protéger et garantir les droits de tous les individus partout dans le monde. Parmi les auteurs, originaires de huit pays, le français René Cassin est l’un des principaux artisans. Sa contribution amènera notamment le texte à être qualifié d’universel et non d’international. Cette déclaration a été inspirée de différents textes issus de plusieurs pays, comme la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen né en France en 1789.

Adoptée le 10 décembre 1948, trois ans après la guerre, par l’Assemblée générale de l’ONU, réunie à Paris au Palais de Chaillot, elle compte 30 articles qui définissent les droits auxquels toute personne peut prétendre : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en droits » Article 1.

Aujourd’hui, ce document fondateur est traduit dans plus de 500 langues différentes, et continue d’être une source d’inspiration pour chacun afin de promouvoir l’exercice universel des droits de l’homme.

Le thème de cette journée : « Reconstruire en mieux. Défendons les Droits de l’Homme »

Source : site du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme

Cette année, la journée des droits de l’Homme adapte son thème à la situation actuelle : la pandémie de la COVID-19, une pandémie qui a frappé les sociétés en plein cœur et a touché différents aspects de notre société : le médical, l’économie ou encore la politique. Le thème de cette journée porte plus particulièrement sur la nécessité d’avancer, en veillant à ce que les droits de l’homme soient au cœur des efforts menés afin de construire un avenir plus inclusif et durable, et de façonner le monde que nous voulons. Les Nations Unies restent optimistes : selon elles, la tragédie mondiale de la COVID-19 offre une chance, celle de redynamiser nos sociétés en plaçant bien évidemment les droits de l’homme au cœur de la relance.

Afin de poursuivre cette stratégie, il est question de remédier aux inégalités au sein des pays, de créer des systèmes universels de protection sociale et de santé, de lutter contre la dégradation de l’environnement. Enfin, le renforcement des institutions et le combat des violations structurelles des droits de l’homme ont leur importance car ces derniers ont participé à la propagation et à la gravité du virus. En déclarant « nous sommes tous concernés », l’Organisation des Nations Unies (ONU) place le monde entier au cœur de sa démarche, en impliquant la société civile, les communautés locales du secteur privé, ainsi que les gouvernements, qui ont tous un rôle primordial à jouer dans le futur des présentes générations et celles à venir, pour la création d’un monde meilleur. La solidarité est mise en valeur plus que jamais. Ces objectifs seront certainement atteints en accordant une place importante aux droits de l’homme face à la lutte contre la pandémie actuelle. Michelle Bachelet, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme affirme qu’en « travaillant ensemble, nous pouvons mieux nous relever. Grâce à une forte solidarité, nous pouvons bâtir un monde plus résilient, durable et juste. » (D’après l’article du 1er Décembre 2020 du Haut-Commissariat des Nations Unies).

Le défi lancé sur les médias sociaux

Autour de cette journée thématique, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) lance un défi mondial sur ses réseaux sociaux. L’objectif de ce défi, qui a commencé ce 1er décembre, est de faire connaître le besoin de « reconstruire en mieux » en plaçant les droits de l’homme au centre des efforts de relance.

Comment y participer ? Il suffit de publier une photo de vous sur les réseaux sociaux suivants : Instagram, Facebook et Twitter, tenant une pancarte avec le message du thème de cette année : « Reconstruire en mieux : défendons les droits de l’homme ». Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme incite ainsi les internautes à partager cette publication puis à encourager leurs abonnés à rejoindre la campagne en désignant trois autres personnes pour relever le défi.

Le post doit être accompagné du message suivant : « Nous devons tirer des leçons de cette pandémie et placer les droits de l’homme au cœur des efforts de relance suite à la COVID-19. Rejoignez-moi et défendez les droits de l’homme aux côtés de @unitednationshumanrights. Je demande à @exemple1, @exemple2 et @exemple3 de relever ce défi et je vous invite tous à participer. #RecoverBetter #StandUp4HumanRights », en mentionnant les profils de vos amis. Il est possible notamment de faire preuve de créativité pour exprimer tout autre opinion que vous souhaitez partager.

Enfin, dans le but de toucher le monde entier, ce défi peut être relevé en six langues officielles des Nations Unies, en faisant la traduction des slogans « reconstruire en mieux » et « défendons les droits de l’homme ».

Défi relevé par la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits droit de l’homme :

Source : compte Instagram @unitednationshumanrights

Les Organisations Non Gouvernementales Environnementales, entités indépendantes aux pouvoirs insuffisants ?

Dans un monde où la production agricole végétale a augmenté de 300% depuis 1970, où 50% de l’expansion des terres agricoles se fait aux dépens des forêts (Ouest France), et où 2700 espèces animales sont en voie d’extinction, il est plus que nécessaire de préserver la biodiversité qu’il reste sur Terre. Les ONGE peuvent-elles nous sauver ? 

Qu’est-ce qu’une Organisation Non Gouvernementale (ONG) ? 

Universelle, indépendante, spécialisée… Une ONG est une association de citoyens venant d’horizons divers. Etablie dans le temps de manière durable, elle a pour but la réalisation d’objectifs d’intérêt général. Les ONG sont indépendantes de tout gouvernement, ce qui leur permet en théorie d’œuvrer dans l’intérêt de toutes et tous sans qu’un état ne puisse intervenir. Par nature, ce sont des organismes communicants, puisqu’elles doivent informer les citoyens de leurs actions qui se font dans l’intérêt de la population mondiale. Mais l’importance de la communication des ONGE se joue également d’un point de vue financier étant donné qu’elles doivent continuellement promouvoir leurs actions afin de soulever des fonds, qui sont indispensables à l’exercice de leur activité. Leurs domaines d’intervention sont nombreux : la santé (Médecins Sans Frontières), les droits de l’Homme (Amnesty International), la protection des enfants (Fondation Terre des Hommes), la lutte contre la faim (Action contre la faim), et bien sûr, la protection de la nature et de l’environnement. 

Les ONG Environnementales (ONGE)

Déforestation, destruction des écosystèmes, extinction des espèces, multiplication des virus dangereux pour les humains… Nous traversons aujourd’hui une crise écologique, il ne s’agit pas d’un secret. Les ONGE ont pour missions de pousser les gouvernements à agir contre cette crise, de sensibiliser le public à ces divers phénomènes et de mettre en place des dispositifs pour protéger la planète. Prenons un exemple : le Fonds Mondial pour la Nature, ou World Wildlife Fund (WWF) est une des ONGE les plus connues au monde, elle est créée en 1961, avec pour devise “Alerter, protéger, transformer”. WWF travaille avec les gouvernements pour améliorer la législation afin de mieux protéger la faune et la flore naturelles ; elle produit tous les deux ans le Rapport Planète Vivante sur l’état de la biodiversité mondiale pour attirer l’attention sur la situation et faire des propositions concrètes pour changer les choses.

Source : Stocklib

De nombreux scientifiques et ONGE considèrent que la destruction des écosystèmes est en partie à l’origine de l’émergence de nouveaux virus tels que le Covid-19. Crise sanitaire et crise écologique sont alors étroitement liées et si nous voulons éradiquer les deux, nous devons changer nos habitudes. Le directeur des programmes du WWF France,  Arnaud Gauffier, a d’ailleurs déclaré : « La pandémie de Covid-19 doit être le signal d’alarme : changeons notre rapport au vivant et exigeons des décideurs une réelle protection de la biodiversité, maintenant ».

ONGE et communication publique

En France, selon la loi de 1901 sur les associations, les ONG bénéficient d’un statut privé. Pourquoi alors pouvons-nous affirmer qu’elles font partie de la communication publique ? C’est dans le cadre de leurs missions d’intérêt général que l’on peut les désigner en tant que telles. En effet, lorsque Sea Shepherd, une ONGE internationale de défense et de protection des océans, alerte sur la dangerosité de la pêche intensive, elle œuvre pour le bien de toutes et tous puisqu’il est dans notre intérêt que les océans ne soient pas vidés de toutes leurs ressources. Et lorsque Greenpeace nous incite à réduire notre consommation de viande par le biais de diverses campagnes, c’est aussi dans notre intérêt puisque l’agriculture intensive dont la viande est issue est mauvaise tant pour l’environnement que pour notre santé.

Les limites des ONG environnementales

Par définition, les ONG bénéficient d’une indépendance vis-à-vis des états. Mais est-ce toujours réellement le cas ? Elles doivent travailler main dans la main avec les gouvernements pour espérer changer quelque chose au fonctionnement actuel de nos sociétés. Les gouvernements acceptent de collaborer avec les ONGE parce qu’elles ont une certaine expertise dans le domaine de l’environnement, mais aussi parce qu’elles ont une très bonne image aux yeux des citoyens. Mais le choix de collaborer avec ces structures privées est entièrement entre les mains des chefs d’états ; les actions menées par les ONGE sont alors limitées au bon vouloir des autorités. Cette limite n’est pas un obstacle insurmontable pour les grandes ONGE comme Greenpeace et WWF, bénéficiant de budgets conséquents. Mais la plupart des ONGE étant de petites organisations locales ou régionales, un manque de moyens financiers représente un réel handicap. Pour surmonter cela et ainsi augmenter sa visibilité et les dons qu’elle reçoit, l’ONGE Planète Mer informe ses potentiels financeurs de la réduction d’impôts dont bénéficient particuliers et entreprises qui la soutiennent financièrement.

Par ailleurs, les décisions prises pour lutter contre le réchauffement climatique, la déforestation, ou l’agriculture et la pêche intensives reviennent de toute manière aux gouvernements. Ces derniers pratiquent le greenwashing pour tenter de se donner une meilleure image et paraître plus respectueux de l’environnement, même quand ce n’est pas le cas. Le gouvernement français dit d’ailleurs que son projet de loi de finances 2021 est un budget vert, selon lequel les dépenses sont faites dans le respect de la planète. Et bien que l’Etat français dise reconnaitre l’expertise des ONGE, ces dernières ne sont absolument pas d’accord pour dire que ce projet est à l’heure de la transition écologique et considèrent plutôt que les efforts faits par le gouvernement sont clairement insuffisants. Greenpeace a notamment déclaré que ce projet renie “les recommandations de la Convention citoyenne pour le Climat, et est loin de tenir sa promesse de “verdir notre économie””. Mais les ONGE n’ont pas d’autre choix que de se plier aux décisions prises par les autorités tout en redoublant leurs efforts pour faire évoluer les lois et les comportements des uns et des autres.

Sauver l’économie ou sauver les citoyens ? Sauver l’économie ou sauver la planète ? Sauver l’économie ou œuvrer dans l’intérêt général ? Si les motivations des gouvernements ressemblaient davantage à celles des ONGE, peut-être pourrions-nous vivre dans un monde qui ne manque pas d’oxygène. 

Le Responsable du Service communication de la CAF de Meurthe-et-Moselle partage sa vision du métier avec les étudiants de la LP CP&ON

Le vendredi 20 novembre, Angel Del Rio, responsable du service Communication de la Caisse d’Allocation Familiale (CAF) de Meurthe-et-Moselle a échangé avec les étudiants de la LP CP&ON. Invité en visio-conférence sur Microsoft Teams, dans le cadre du cours Projet Personnel et Professionnel, contexte sanitaire oblige, il avait pour objectif de partager avec eux son parcours et son expérience professionnelle dans le métier de la communication publique. Malgré la situation compliquée, les étudiants étaient au rendez-vous. Pour certains, ce rendez-vous représente l’occasion de lever certaines zones d’ombre liées à l’exercice du métier et particulièrement sur leur choix d’exercer dans la communication publique.    

Angel Del Rio, Responsable du Service Communication de la CAF de Meurthe-et-Moselle.

Cette intervention du responsable de la CAF n’est pas anodine, elle a été rendue possible dans le cadre du cours Projet Personnel et Professionnel dont l’objectif est de permettre aux étudiants d’avoir un aperçu de métier de la communication et aussi de construire leur projet professionnel. Comme chaque année, Tatiana Del Rio, professeur du cours Projet Personnel et Professionnel, n’a ménagé aucun effort pour inviter un professionnel de la communication à s’entretenir avec les étudiants. Cette année, l’invité de cette activité pédagogique est le Responsable du service communication de la CAF, Angel Del Rio.

Angel Del Rio, recruté en 2009 au poste de chargé de communication et nommé responsable du Service Communication de la CAF de Meurthe-et-Moselle depuis 2017, est un ancien étudiant de l’IUT Nancy-Charlemagne où il a fait deux ans de formation en communication de 1989 à 1991. Responsable d’une équipe composée de quatre personnes dont une assistante communication, une documentaliste et deux infographistes, Angel Del Rio a exposé ses missions de communication à la CAF aux étudiants en mettant en exergue l’importance de la communication interne et externe : « nous communiquons à l’endroit des allocataires et des partenaires. L’un de nos objectifs de communication à destination des allocataires, c’est l’autonomisation : nous voulons que les gens gèrent leur aide en ligne depuis les outils numériques tels que l’application mobile et le site caf.fr. Mais en amont, on s’occupe de la communication interne qui est très importante en aidant à la circulation de l’information et communiquer autour du projet et la culture d’entreprise, les valeurs, la cohésion… ». Il a également abordé les outils de communication digitaux utilisés par la CAF dans le cadre de son service public. Parmi ces outils digitaux utilisés on peut citer, le site web, www.caf.fr qui est le pilier de la communication numérique de la CAF, suivi de l’application mobile, le compte Twitter, les campagnes e-mailing, le SMS… En rappel, dans la formation des étudiants de la Licence Professionnelle, l’apprentissage et la conception de ces outils numériques sont aux premières loges.

Caisse d’Allocations familiales de Meurthe et Moselle

Le professionnel de la communication habitué aux rouages du métier n’a pas hésité à formuler des conseils à l’intention des jeunes communicants en formation. Ces conseils s’articulent autour des points tels que la qualité, les talents et les compétences pour exercer et réussir dans le métier : « si j’ai un conseil à donner aux étudiants ou aux futurs communicants, c’est d’être le plus polyvalent et le plus autonome possible ». Pour lui, le chargé de communication doit être en capacité de pouvoir tout faire. Il ne faut pas s’arrêter à une seule discipline de la communication. Il faut poursuivre dans la mesure du possible sa formation tout au long de sa carrière aux nouveaux outils et développer ses compétences sur toutes les activités de la communication.  

Angel Del Rio n’a pas peur d’afficher sa frustration quant à la vision des gens par rapport au métier de communicant « Une des choses qu’on constate quand on bosse dans la communication, c’est que tout monde pense être en capacité d’exercer le métier de communicant. Ce n’est pas parce que je sais faire de jolies photos de mes enfants que je peux faire une photo pour insérer dans un journal interne ou un site web ou encore ce n’est pas parce que je sais animer ma page Facebook personnelle que je peux être Community Manager. Non, le métier de la communication que l’on soit chargé de communication, attaché de presse ou assistant communication, c’est un job et ça s’apprend ! »

Pour les étudiants, ces échanges ont été un moment riche en matière de développement professionnel. Un moment clef qui a permis aux étudiants de réaffirmer leur engouement de l’activité et également leur détermination dans la réussite de leur formation. « Je voulais vous remercier Monsieur, pour ce partage d’expérience professionnelle qui nous permis sans doute d’avoir une idée sur le fonctionnement et la communication de la CAF » exprime un étudiant.  

Pour accompagner les étudiants de la LP CP&ON dans leur formation, les interventions de professionnels de la communication sont inclues dans le programme pédagogique de l’IUT Nancy-Charlemagne. Des professionnels de la communication publique interviennent régulièrement afin de partager avec les étudiants leur expérience. Cela leur permet d’avoir un aperçu de leur quotidien futur et contribue à l’amélioration de la qualité de la formation.