Les projets anti-fake-news

Les deux géants américains Google et Facebook lancent leur programme « anti-fake-news ».

Face à la question de la désinformation et des « fake-news » et en vue des élections présidentielles en France, Google et Facebook se doivent de répondre rapidement. En effet, pas question que ces deux géants d’internet se voient accusés d’avoir perturbé le système électoral français comme ce fut le cas lors des élections américaines.

 

Devant ces accusations, Google a déclaré qu’ils allaient commencer à interdire les publicités de Google sur les contenus trompeurs, de la même manière qu’ils interdisent les publicités mensongères. De plus, lors d’une interview à la BBC, le président de Google, Sundar Pichai a lui-même reconnu qu’il y avait « eu plusieurs incidents » dans lesquels de fausses informations avaient été signalées « et nous n’avons pas pris les bonnes décisions ». « C’est donc un moment d’apprentissage pour nous et nous allons vraiment travailler pour régler ça. De notre point de vue, les fausses informations ne devraient pas être distribuées, donc nous sommes tous d’accord qu’il faut que les choses s’améliorent », a-t-il ajouté.

Mark Zuckerberg a déclaré que même si ces accusations contre Facebook lui paraissaient « assez dingues », il promet que le réseau social fera des efforts pour filtrer davantage les « fake-news ».

Les deux entreprises américaines ont donc mis en place deux projets distincts afin de réduire l’impact de la désinformation sur les Français.

 

 

CROSSCHECK : L’outil qui permet de vérifier la fiabilité et la véracité de l’information.

Google, le leader des moteurs de recherche, via son Google News Lab, s’est associé au réseau de médias First Draft pour lancer CrossCheck.  Créé en partenariat avec plusieurs rédactions et entreprises différentes dont Facebook, ce dispositif va entrer en fonctions fin février. Il sera effectif durant toute la durée des élections présidentielles françaises.

L’objectif du projet CrossCheck est de donner la possibilité aux Français de pouvoir vérifier les rumeurs et autres informations sur les différents candidats. Ils pourront également signaler un contenu douteux vu sur internet, et poser des questions via une plateforme spécialisée. Les partenaires de CrossCheck pourront donc mener leur enquête et vérifier l’information signalée.

 

Facebook accusé d’avoir perturbé les élections présidentielles américaines en laissant circuler de fausses informations.

 

FACEBOOK : pictogramme et articles correctifs

 

En vue du projet CrossCheck, Facebook va s’associer avec Google afin de limiter la prolifération de fausses informations sur sa plateforme. Le géant des réseaux sociaux  va également ouvrir l’accès à CrowdTangle. Cet outil permet de détecter les informations ou articles ayant le plus de résonance médiatique et de les analyser. En parallèle à ce projet, Facebook a également développer son propre outil de fact-checking. En effet,  les internautes pourront signaler un contenu suspect à une plateforme. Celle-ci sera accessible à plusieurs médias. Ces derniers pourront alors vérifier la fiabilité de l’information suspecte. Si celle-ci s’avère fausse, elle sera signalée d’un pictogramme et d’un lien vers un article correctif.

Les sites diffusant de fausses informations auront moins de visibilité sur les réseaux. Enfin, leur article ne pourront bénéficier d’aucune publicité.

Ces deux projets sont en cours d’exécution. Ils reposent donc sur la volonté des internautes et des médias partenaires.

Julie KAISER