Rencontre avec Matthieu Burgaud, ancien étudiant en Licence Pro. Communication

Matthieu, 30 ans, étudiant de la licence professionnelle ATC TIC en 2012-2013 (équivalent de la LP CP&ON aujourd’hui) nous a raconté son parcours scolaire et professionnel. Il a travaillé dans des domaines et entreprises variées et a intégré récemment une association de développement de l’agriculture bio. Il a accepté de nous rencontrer à l’IUT.

 

 

Quel a été ton parcours avant la licence pro ?

Après mon bac, j’ai fait un DUT publicité à l’IUT Charlemagne. Après je suis parti en fac de lettre faire une licence en communication, puis j’ai travaillé 2 ans et je suis revenu faire une licence professionnelle en Communication option outils numériques (LP ATC TIC) à l’IUT Charlemagne en 2012-2013. [NB. A cette période il existait 2 options pour cette licence, la première communication des institutions et la deuxième outils numériques]

 

Pourquoi es-tu revenu faire une licence professionnelle après avoir travaillé 2 ans ?

J’ai travaillé dans une agence web au départ, j’étais au support technique, et je trouvais que le web c’était vraiment intéressant mais je n’avais pas un bagage suffisant, je n’avais pas assez de connaissances. L’année d’après, je me suis formé au CNAM, mais je voulais un vrai diplôme mieux reconnu.

 

As-tu trouvé facilement ton premier travail après la fac ?

J’avais un contact en licence professionnelle à l’IUT Charlemagne qui m’a informé d’une offre d’emploi dans l’entreprise où elle effectuait son stage. Cette personne ne souhaitait pas rester, du coup j’ai postulé, et c’est comme ça que j’ai trouvé mon premier job.

 

Et après la licence professionnelle ?

Juste après la licence professionnelle j’ai trouvé un premier CDD de 4 mois à Lunéville qui s’est prolongé un petit peu.

Tu as donc à chaque fois trouvé rapidement un emploi ?

Oui, j’avais de l’expérience, c’est ce qui m’a aidé, je n’ai pas du tout galéré a trouvé un emploi, parce que j’avais un profil très large, à la fois le web, la communication, la publicité, et la maitrise des logiciels Photoshop et Indesign.

 

Comment es-tu arrivé à travailler aujourd’hui dans la communication au sein d’une association ?

Après la licence professionnelle et mon CDD, j’ai travaillé 1 an à Nancy dans une start-up, puis je suis parti 1 an à l’étranger. En rentrant j’ai vu l’offre du CGA Bio* (Centre des Groupements des Agrobiologistes de Lorraine) pour un remplacement d’un an. J’ai postulé et j’ai été pris.

 

Ce n’était donc pas forcément une volonté au départ d’aller dans ce type de structure ?

Non, je n’avais jamais travaillé dans des structures associatives, mais cela me permet aujourd’hui d’avoir touché à beaucoup de secteurs de la communication.

J’ai travaillé pour une start up, une agence web, une entreprise qui avait plus de 100 ans et aujourd’hui dans la communication publique. (Secteur associatif et militant)

 

Quels sont tes missions principales ?

Je travaille en binôme avec un collègue en Champagne-Ardenne, une de nos missions principales est la co-redaction du magazine mensuel « les lettres AB » avec un collègue en Champagne Ardenne. Nous devons gérer la rédaction d’articles, la mise en page, récupérer les infos auprès d’autres collègues et la relation avec l’imprimerie. Ce magazine est à destination des professionnels, et aux personnes qui souhaitent de l’information sur le bio. Il parait tous les mois ce qui prend beaucoup de temps.

Nous nous occupons aussi de relayer des évènements ou des formations, de faire la communication sur les réseaux sociaux, concevoir des affiches, rédiger des communiqués de presse. En ce moment nous nous occupons de la réalisation du guide « Manger bio en Lorraine ».

Le CGA de Lorraine venant tout juste de fusionner avec ses homologues Champardennais et Alsaciens, (Bio en Grand Est) nous devons également établir le cahier des charges pour le futur site web.

 

Quel est ton point de vue sur la communication associative par rapport aux autres postes que tu as occupés ?

C’est plus ou moins les mêmes supports en terme technique, ça ne change pas forcément, par contre j’ai un circuit de validation beaucoup plus long…

 

Cela te donne-t-il envie de continuer dans ce domaine ?

Oui, il y a une différence de rythme, je me sens moins sous pression, même si il y en a toujours un peu.

 

Un conseil à nous donner ?

Pratiquer, et pratiquer encore les outils techniques, langage web (HTML, CSS), les logiciels de PAO et de retouche. Dès que l’on s’arrête un peu, cela est plus compliqué de se remettre dans le bain et on perd du temps.

 

 *Le CGA (Centre des Groupements Agrobiologistes de Lorraine) Bio est un syndicat professionnel de développement agricole créé en 1975. Ses objectifs sont l’accompagnement technique des agriculteurs Bio, l’accompagnement des conversions, la structuration de filières de production et de commercialisation Bio, la formation des agriculteurs et la défense syndicale des paysans Bio. En novembre 2018, le CGA Bio a fusionné avec ses homologues champardennais (FRAB) et alsacien (OPABA) pour créer l’association Bio en Grand Est.

 

  

Propos recueillis par Bertrand Spagnoli & Lyselle Saint-Paul