Table ronde : La vulgarisation scientifique

Table ronde : La vulgarisation scientifique

C’est au cours de notre seconde table ronde, mardi 15 novembre 2017, que nous avons eu la chance de nous pencher, d’échanger et de dialoguer avec Nicolas Beck et Catherine Flauder sur la question de la vulgarisation scientifique.

Intervenants

  • Nicolas Beck, responsable du service de Culture Scientifique et Technique à l’Université de Lorraine
  • Catherine Flauder, chargée de communication de la Culture Scientifique et Technique à l’Université de Lorraine

 

Deux acteurs opérant au sein du service de Culture Scientifique et Technique à l’Université de Lorraine dont l’ambition est d’amener l’ensemble de la communauté universitaire à penser et à vivre Culture. Ils y mènent des missions liées étroitement à la vie universitaire et citoyenne des étudiants et du personnel mais aussi à la formation et à la recherche.

Bien qu’un concept ancien, la vulgarisation scientifique n’a connu un véritable essor que depuis les années 1980 avec une explosion du nombre d’initiatives et de structures consacrées à la culture scientifique. Leurs vocations ? Accueillir du public, proposer des outils innovants afin de démocratiser l’accès à la science et mettre en place des événements en partenariat avec des acteurs culturels ou des collectivités.

La vulgarisation, un concept multi-objectifs

Si le terme de vulgarisation renvoie à une multitude de mots et de concepts, aujourd’hui le concept, décrié par certains, est, selon notre interlocuteur, davantage tourné vers l’échange et le dialogue. Eveiller l’esprit critique du grand public, voilà l’une des missions principales de cette démarche. Elle permet également aux chercheurs de se positionner en tant que véritables acteurs de la vulgarisation, à même de contextualiser et de problématiser leurs recherches. Un postulat se pose alors : si ce n’est pas le public qui vient à la science, c’est la science qui doit aller vers le public.

Les risques des nouveaux modes de médiation

Dans le cadre de cette démarche, certains chercheurs prennent le parti de communiquer par le biais d’émissions télévisées, de blogs ou encore des réseaux sociaux. Ces outils de communication souvent efficaces pour amorcer la vulgarisation scientifique, peuvent parfois se montrer risqués voire dangereux. En effet, il n’est pas rare de voir certains médias tomber dans le marketing, le sensationnalisme ou encore le catastrophisme.

L’exposition, canal de vulgarisation scientifique

Ouverte à tous, l’exposition est un outil de médiation dont le but est d’éveiller les sens et l’esprit critique. Dans cette optique, aller à la rencontre des scientifiques est indispensable afin de découvrir, comprendre et cerner les recherches en cours. Un scénario est ensuite créé afin de répondre aux objectifs de l’exposition préalablement fixés. « Se mettre à la place de », se montrer bienveillant et trouver le bon angle d’attaque, voici les clés d’une exposition efficace destinée à vulgariser la science.

Un site web destiné à vulgariser la science ?

C’est possible ! En effet, de nombreux sites Internet ont vu le jour ces dernières années. Leur format, particulièrement adapté au monde moderne, permet aux internautes d’accéder à des contenus compréhensibles de tous. Ce support est également un lieu de partage d’informations scientifiques interactif permettant aux visiteurs d’exprimer leur opinion et de susciter un échange avec d’autres internautes. Le site web, adressé à un large public, procède à une sensibilisation par petites touches et amorce ou complète d’autres actions de médiation.

Pour suivre toute l’actualité du Service Culture Scientifique et Technique, rendez-vous sur http://www.univ-lorraine.fr/CultureSci

 

Maëlle Ramassamy-ionas