La transformation numérique, un défi pour les collectivités

La transformation numérique, un défi pour les collectivités

Depuis le milieu du XXe siècle, les villes ont connu des mutations dans leur gouvernance et leur planification urbaine liées à des problèmes environnementaux croissants. Ces mutations incitent les urbanistes à redoubler sans cesse d’effort pour promouvoir une ville plus respectueuse de l’environnement. Ainsi, les politiques publiques cherchent à mettre en place un écosystème dynamique et innovant au sein de leurs collectivités. Pour assurer son émergence, la transformation numérique, intégrée au quotidien des français pour leurs communications, leurs achats, leurs activités professionnelles, est centrale.

Impactant aujourd’hui la société dans son ensemble, et concernant de fait, les territoires, il apparaît nécessaire de placer cette transformation au cœur des politiques publiques, afin de développer leur durabilité, leur adaptation aux besoins de chaque territoire et surtout leur efficacité.

L’écoquartier : initiative face aux problèmes environnementaux

Dès 2009, l’État français lance les premiers appels à projets répondant aux enjeux du développement durable : les écoquartiers, qui seront nationalement reconnus dès 2012 par l’instauration du label EcoQuartier. Ce type d’urbanisme moderne est fondé sur un objectif de maîtrise, sur une zone urbaine donnée, des ressources nécessaires à la population et aux activités de production économiques ainsi que des déchets qu’ils produisent. Il prévoit une fourniture locale de l’énergie, une absorption des déchets sur leur aire de production, le tout compte tenu des techniques et des circuits courts de recyclage et de distribution connus.

En proposant des services simples, instantanés, optimisés et dont les habitants peuvent s’emparer largement grâce aux outils à leur disposition (smartphones, compétences numériques), un tel quartier vise à favoriser le confort des citoyens, et, a fortiori, la lutte contre la fracture territoriale et les difficultés pour certains français de saisir les opportunités du numérique.

A noter que la manière dont les nouveaux produits et services portés par le numérique sont conçus par les innovateurs, utilisés par les citoyens et régulés par les pouvoirs publics, est décisive pour faire de la transition numérique un facilitateur et non frein à la transition écologique.

L’IssyGrid : un projet abouti

Piloté par Bouygues Immobilier, le projet multidisciplinaire de l’IssyGrid, destiné à optimiser la gestion et les consommations d’énergie à l’échelle d’un quartier, constitue un des exemples les plus aboutis d’écoquartier. Dirigé par la ville d’Issy-les-Moulineaux en collaboration avec de grandes entreprises telles qu’EDF, Microsoft, Total, Alstom, les infrastructures publiques du quartier sont connectées les unes aux autres via un programme technologique qui les réglemente virtuellement, permettant la mesure de l’ensemble des consommations, et la mise en place d’une unité de production d’énergies renouvelables et de stockage.

Pour Godefroy de Bentzmann, président de Syntec Numérique, premier syndicat professionnel de l’écosystème numérique français, le développement d’entreprises du numérique est essentiel à l’amplification vers la transition numérique menée au sein des collectivités. Capables de s’affirmer sur la scène internationale, ces dernières sont selon lui « créatrices de valeurs et d’emplois ».

La Smart City

De façon générale, les villes, désireuses de performances toujours plus élevées et en quête de nouveauté, s’accaparent ainsi l’innovation pour développer, grâce au digital, de nombreux modèles urbains. Toujours selon Godefroy de Bentzmann: « la transformation numérique des territoires peut permettre à la France d’être à la pointe d’un nouveau modèle de qualité de vie, intégrant des technologies numériques à la fois intelligent, durable ou « smart ». » Pour le co-fondateur de Devoteam, entreprise de services du numérique française, il est essentiel de faire des territoires « des exemples de service public aux usagers » en encourageant les élus à s’emparer du numérique.

Alliant numérique et durabilité, le concept de Smart City, dans lequel s’inscrit l’écoquartier, permet aux collectivités locales de transformer leurs opérations urbaines et leurs prestations de services. Sa mise en place vise à créer des infrastructures (eau, électricité, gaz, transports, services d’urgence, services publics, bâtiments, etc.) communicantes et durables, permettant de renforcer le lien avec les citoyens, être plus efficaces, tout en se développant dans le respect de l’environnement.

Les limites de la transition numérique

La transition numérique, matérialisée par la Smart City, impose aux collectivités de passer de l’ère informatique, celle des silos, de l’efficience dans chacun des secteurs, à une politique de transversalité. En effet, la Smart City correspond à la capacité à croiser d’une manière bien plus englobante, les expériences, les intelligences, les données. Or, la compréhension du monde numérique, l’acculturation à ce monde et la conscientisation de ces difficultés, reste une contrainte majeure. Il ne suffit pas d’avoir entendu parler d’Open Data pour les comprendre. De part leur formation initiale, les élus et cadres territoriaux assimilent de fait assez peu le monde dans lequel nous vivons.

Pour être le territoire intelligent qu’il prétend, un projet de Smart City doit s’inclure dans une compréhension globale, au lieu d’être confié à une cellule informatique ou un opérateur quelconque. Les acteurs privés ont en outre toujours collaborés  avec les pouvoirs publics. Or ces derniers rendent complexe la maîtrise totale des données, et posent un problème de gouvernance. Enfin, si elle est censée s’articuler autour du citoyen, la Smart City ne semble pas tenir compte des 16% de français éprouvant des difficultés à lire et écrire.

Le cas des écoquartiers, est perçu quant à lui, chez certains chercheurs tels que Jacques Theys, comme ne servant que de « vitrines écologiques » dans le cadre de stratégies plus générales de « marketing urbain ». Il y a selon lui incompatibilité entre « le désir de haut standard écologique et d’une quasi autosuffisance énergétique avec l’appel aux technologies environnementales sophistiquées que cela nécessite ». Cette incompatibilité entraînerait un surcoût de construction estimé à près de 20%.

Malgré cela : des constats encourageants

Même si les technologies ne sont pas encore stabilisées, une tendance est néanmoins observée auprès des collectivités. Les premières expériences tendent en effet à montrer des retours sur investissements, avec des investissements de départ compensés par des économies de fluides (eau, électricité, chauffage, etc.) et une baisse des coûts de maintenance.

A titre d’exemple, le retour sur investissement de l’installation d’un éclairage par LED associé à des détecteurs de présence à Rilleux-la-Pape, est estimé à 11 ans.  De plus, 75 % des collectivités disent actuellement investir dans l’éclairage public intelligent ou avoir l’intention de le faire. Bien entendu, ces chiffres dépendent de l’état initial des réseaux, qui peut se révéler très vétuste.

Quelles conditions de réussite ?

Une réhabilitation apparaît donc comme un préalable avant d’envisager de s’équiper de technologies « smart ».  La réussite de ce concept semble tenir à la capacité de la ville à devenir intelligente. Cette intelligence se traduit par la mise en place de nouvelles formes de gouvernance, en favorisant l’appropriation pour les usagers de ces nouveaux dispositifs, en identifiant des modèles économiques viables qui en soutiendront le développement et en étant agréable à vivre. Dans ce cadre, le dialogue entre les maires, leurs équipes et les spécialistes de la high tech est d’une nécessité inédite. Mais le dernier mot doit revenir à ceux qui ont la légitimité démocratique et sont les détenteurs de l’intérêt général.

 

 

Sources :

https://syntec-numerique.fr/sites/default/files/Documents/2017_03_Cahier_Villes_-_Syntec_Numerique.pdf

https://syntec-numerique.fr/sites/default/files/Documents/2017_10_18_Smartcity_DEF.pdf

https://rfcp.fr/un-ecoquartier-numerique-a-la-hauteur-de-la-cop21/

https://www.usine-digitale.fr/editorial/mairies-4-0-issy-les-moulineaux-montre-l-exemple-avec-son-ecoquartier-numerique.N359564

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89coquartier

http://jeandumonteil.blog.lemonde.fr/2013/04/23/villes-intelligentes-les-conditions-de-la-reussite/

https://www.lagazettedescommunes.com/581439/transition-numerique-ou-en-sont-les-collectivites-territoriales/

La Semaine du goût, une campagne de communication publique ?

La Semaine du goût, une campagne de communication publique ?

Du 8 au 14 octobre 2018 se déroule la 29ème édition de la Semaine du Goût® en France. Rendez-vous incontournable de l’automne, de nombreuses animations sont proposées aussi bien par des organisations publiques que des entreprises privées. Nous nous sommes penchés sur ce rendez-vous afin de comprendre le rôle joué dans l’espace public.

Petit point historique

La première Journée du Goût ® a eu lieu à Paris en 1990 grâce aux industriels français du secteur du sucre qui souhaitaient redorer l’image du sucre. Cette époque voit alors émerger les produits « light » et les édulcorants.

Au fil des années, la « journée » devient « semaine ». Après 1994, la Semaine du Goût® s’étend à  toute la France et couvre de multiples secteurs d’activité : hôtellerie, restauration commerciale, collective et universitaire, lycées hôteliers, artisans des métiers de bouche, grande consommation… la Semaine du Goût® s’invite partout.

En 2003, cet évènement est placé sous le haut patronage du Ministère de l’agriculture de l’époque. Le ministère de l’Éducation nationale devient partenaire de l’événement.

Des objectifs d’intérêt général

Initialement, l’objectif était d’initier les consommateurs et surtout les enfants aux goûts des aliments.

Aujourd’hui, cette campagne affiche des objectifs plus proches de l’intérêt général tels que l’éducation au goût et la promotion de la diversité des goûts et des saveurs en mettant en avant les produits locaux et les terroirs… La « Semaine du Goût® » vise également à promouvoir un mode de vie équilibré et durable grâce à des comportements plus raisonnables en matière d’alimentation. Elle vise également à informer les consommateurs pour plus de transparence sur ce qui se trouve dans leurs assiettes.

Rendez-vous de référence, la « Semaine du Goût® » œuvre pour préserver la culture des patrimoines culinaires et le « bien manger ».

Mais un événement qui fait l’objet d’une marque déposée privée

La marque « Semaine du Goût® » est déposée à INPI en 2002 par HOPSCOTCH GROUPE. Il s’agit d’un groupe de conseil en communication français, spécialisé dans les relations publiques, l’événementiel, le numérique et le Web social. La protection couvre de nombreux produits et services : produits de l’imprimerie, produits agricoles et alimentaires, services de restauration, service d’agriculture, d’horticulture et de sylviculture.

Associé à La Semaine du Goût®, un label « Approuvé par les enfants » est lancé en 2013. Celui-ci est apposé sur des produits agro-alimentaires de marques telles que Sodebo, Picard, Andros… Cette mention amène à s’interroger sur la dimension commerciale et marketing que peut représenter la Semaine du Goût®.

Cette interrogation est d’autant plus légitime quand on sait que parmi les partenaires de la Semaine du Goût figurent des interprofessions et des entreprises de l’agro-alimentaire ou de la grande distribution, parmi lesquels le CNIEL, Interfel, Auchan, Président Professionnel, Nestlé Waters, Nespresso…

Des intentions différentes ?

On peut donc se demander si malgré les intentions affichées, l’intérêt général prime réellement dans les rendez-vous organisés dans le cadre de la « Semaine du Goût® ». Festifs et ludiques, ceux-ci ont su séduire les Français. Il ne s’agit pas de remettre en cause la volonté des collectivités publiques s’impliquant dans la Semaine du Goût® à œuvrer dans l’intérêt de tous. Mais qu’en est-il des industries alimentaires ? Quelles sont leurs véritables intentions ? La question reste ouverte.

 

Sources :
http://www.legout.com
http://www.hopscotch.fr/
https://bases-marques.inpi.fr/
https://www.consoglobe.com/semaine-du-gout-marketing-cg/1
https://www.consoglobe.com/semaine-du-gout-marketing-cg/2

Séance du conseil métropolitain à la Métropole Grand Nancy

Vendredi 21 septembre, nous sommes allés assister à une séance du Conseil Métropolitain de la Métropole du Grand Nancy.

L’occasion pour nous de découvrir comment fonctionne cette structure qui prend les décisions concernant la ville de Nancy et les communes environnantes.

La Métropole du Grand Nancy et le Conseil Métropolitain

Depuis le 1er juillet 2016, la Communauté Urbaine de Nancy est devenue la Métropole du Grand Nancy et les décisions la concernant sont prises lors de ce Conseil.

Il réunit tous les mois 76 membres représentant les 20 communes composant la métropole. Pour chaque commune, le nombre de représentants varie en fonction de l’importance de la population communale.

Grand Nancy

Nous avons pris place dans la partie réservée au public de la salle du Conseil, car ces séances sont publiques et les citoyens peuvent y assister, à condition de rester discrets et de ne pas intervenir. L’ordre du jour des séances et le contenu des délibérations sont accessibles sur le site de la Métropole. Les projets sont préalablement étudiés par le Bureau Métropolitain pour être votés en séance.

La salle du Conseil est organisée en 2 parties : les représentant(e)s des communes sont installés d’un côté, et les élus, vice-présidents et conseillers délégués de la Métropole leur font face. La séance a commencé avec l’énumération des élus ne pouvant pas être présents ayant donné pouvoir pour être représentés.

Le président de la Métropole, André Rossinot,  a ensuite débuté le Conseil en évoquant longuement le projet métropolitain.

En quoi consiste le projet Métropolitain ?

Ce projet a pour but de donner les grandes lignes du développement de la Métropole pour les années à venir, avec une vision jusqu’à 2030.

Afin de mieux comprendre les échanges qui allaient se dérouler lors de ce Conseil, nous avions lu ce projet métropolitain. En plus d’établir la transition avec l’ancienne Communauté Urbaine, il établit qu’en devenant une Métropole, Nancy et sa région entrent dans une nouvelle dimension.

Les objectifs du projet sont répartis selon 4 thématiques : l’audace, le bien-être, les liens et la cohésion des acteurs publics. La lecture de ce document est une photographie de la métropole, des difficultés qu’elle rencontre et de ce que la majorité des élus du conseil identifie comme des atouts pour son développement. On y retrouve donc les thématiques qui « agitent » la vie à Nancy et aux alentours.

Dans les points négatifs identifiés à la lecture du projet :

  • une démographie et des emplois en baisse
  • une économie largement financée par des fonds publics
  • des difficultés liées aux transports freinant le développement économique (ligne de tram à renouveler, saturation de l’A31, ligne directe de TGV jusqu’à Lyon menacée)

Parmi les points positifs :

  • une large population étudiante (notamment des ingénieurs), même si elle ne reste pas forcément dans la région pour travailler ensuite.
  • la présence de laboratoires de recherche de pointe, notamment dans le domaine des matériaux

Les projets actuellement soutenus portent sur :

  • le développement de la SEM (Société d’Économie Mixte) Henri Poincaré, pôle scientifique
  • le développement de la marque Nancy et du tourisme, notamment dans les Vosges
  • la transformation de la piscine Nancy-Thermal en un centre de cure thermale, un sujet qui fait couler beaucoup…d’encre

Comment se déroule le Conseil ?

Toutes ces thématiques ont été largement mentionnées dans les interventions qui ont occupé le début du Conseil, avec différentes argumentations selon le bord politique des élus qui s’exprimaient. L’ensemble du projet métropolitain a cependant été adopté lors du vote, malgré l’abstention de 9 représentants de l’opposition, dont Hervé Féron, Maire de Tomblaine. Il n’y a pas eu de vote contre.

Les sujets constituants le reste de l’ordre du jour étaient nombreux. Certains étaient soumis au vote et d’autres non.  Parmi ceux ayant plus particulièrement attiré notre attention, le rapport annuel 2017 des services exploités en régie pour la Culture Scientifique et Technique.

Derrière ce terme se cachent tout simplement le Jardin botanique, le Museum Aquarium et le Musée de l’histoire du Fer. Pour chacun d’entre eux, les résultats de 2017 se sont révélés très positifs :

Des chiffres qui donnent envie d’en savoir plus, et pourquoi pas, de pousser leur porte pour un futur stage ?

Nos impressions

Notre visite au Conseil de la Métropole s’est conclue sur une impression d’avoir découvert les rouages de la politique, avec des codes que nous ne maîtrisons pas forcément. Mais en étant bien informés au préalable, nous avons pu suivre les discussions car elles ont porté sur des thèmes qui finalement font partie de notre quotidien.

Pour en savoir plus :

 

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Rappelons que le marketing territorial est une démarche de valorisation qui met en avant les qualités d’un territoire et l’efficacité de ses services. C’est aussi une ambition de promotion afin d’accroître l’attractivité du territoire. Le marketing territorial se fonde sur un ensemble de représentations et de valeurs qui constituent un territoire. Ainsi le territoire se vend comme un produit de consommation.

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Aujourd’hui, pour la collectivité territoriale du département de la Meuse, le tourisme de mémoire est un facteur d’attractivité touristique primordiale. Depuis la fin de la Première Guerre Mondiale, l’apparition de cette forme de tourisme présente de nombreux enjeux pour le territoire.

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Rappelons que la licence professionnelle est destinée à l’insertion professionnelle. De ce fait, elle conduit ses étudiants à réaliser un stage de 15 semaines d’immersion dans un établissement public.

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La nouvelle plateforme qui révolutionne l’approche digitale des collectivités.

Publidata Plateforme

« Chaque habitant est en moyenne usager de 11 territoires administratifs éditant 24 sites Internet, soit environ 18 000 pages de contenus. Interopérabilité entre tous ces sites, ces données, ces contenus ? Quasi nulle. Personnalisation pour l’habitant ? Proche de zéro.  » C’est pour cette raison que Publidata a été créée.