La Semaine du goût, une campagne de communication publique ?

La Semaine du goût, une campagne de communication publique ?

Du 8 au 14 octobre 2018 se déroule la 29ème édition de la Semaine du Goût® en France. Rendez-vous incontournable de l’automne, de nombreuses animations sont proposées aussi bien par des organisations publiques que des entreprises privées. Nous nous sommes penchés sur ce rendez-vous afin de comprendre le rôle joué dans l’espace public.

Petit point historique

La première Journée du Goût ® a eu lieu à Paris en 1990 grâce aux industriels français du secteur du sucre qui souhaitaient redorer l’image du sucre. Cette époque voit alors émerger les produits « light » et les édulcorants.

Au fil des années, la « journée » devient « semaine ». Après 1994, la Semaine du Goût® s’étend à  toute la France et couvre de multiples secteurs d’activité : hôtellerie, restauration commerciale, collective et universitaire, lycées hôteliers, artisans des métiers de bouche, grande consommation… la Semaine du Goût® s’invite partout.

En 2003, cet évènement est placé sous le haut patronage du Ministère de l’agriculture de l’époque. Le ministère de l’Éducation nationale devient partenaire de l’événement.

Des objectifs d’intérêt général

Initialement, l’objectif était d’initier les consommateurs et surtout les enfants aux goûts des aliments.

Aujourd’hui, cette campagne affiche des objectifs plus proches de l’intérêt général tels que l’éducation au goût et la promotion de la diversité des goûts et des saveurs en mettant en avant les produits locaux et les terroirs… La « Semaine du Goût® » vise également à promouvoir un mode de vie équilibré et durable grâce à des comportements plus raisonnables en matière d’alimentation. Elle vise également à informer les consommateurs pour plus de transparence sur ce qui se trouve dans leurs assiettes.

Rendez-vous de référence, la « Semaine du Goût® » œuvre pour préserver la culture des patrimoines culinaires et le « bien manger ».

Mais un événement qui fait l’objet d’une marque déposée privée

La marque « Semaine du Goût® » est déposée à INPI en 2002 par HOPSCOTCH GROUPE. Il s’agit d’un groupe de conseil en communication français, spécialisé dans les relations publiques, l’événementiel, le numérique et le Web social. La protection couvre de nombreux produits et services : produits de l’imprimerie, produits agricoles et alimentaires, services de restauration, service d’agriculture, d’horticulture et de sylviculture.

Associé à La Semaine du Goût®, un label « Approuvé par les enfants » est lancé en 2013. Celui-ci est apposé sur des produits agro-alimentaires de marques telles que Sodebo, Picard, Andros… Cette mention amène à s’interroger sur la dimension commerciale et marketing que peut représenter la Semaine du Goût®.

Cette interrogation est d’autant plus légitime quand on sait que parmi les partenaires de la Semaine du Goût figurent des interprofessions et des entreprises de l’agro-alimentaire ou de la grande distribution, parmi lesquels le CNIEL, Interfel, Auchan, Président Professionnel, Nestlé Waters, Nespresso…

Des intentions différentes ?

On peut donc se demander si malgré les intentions affichées, l’intérêt général prime réellement dans les rendez-vous organisés dans le cadre de la « Semaine du Goût® ». Festifs et ludiques, ceux-ci ont su séduire les Français. Il ne s’agit pas de remettre en cause la volonté des collectivités publiques s’impliquant dans la Semaine du Goût® à œuvrer dans l’intérêt de tous. Mais qu’en est-il des industries alimentaires ? Quelles sont leurs véritables intentions ? La question reste ouverte.

 

Sources :
http://www.legout.com
http://www.hopscotch.fr/
https://bases-marques.inpi.fr/
https://www.consoglobe.com/semaine-du-gout-marketing-cg/1
https://www.consoglobe.com/semaine-du-gout-marketing-cg/2

Séance du conseil métropolitain à la Métropole Grand Nancy

Vendredi 21 septembre, nous sommes allés assister à une séance du Conseil Métropolitain de la Métropole du Grand Nancy.

L’occasion pour nous de découvrir comment fonctionne cette structure qui prend les décisions concernant la ville de Nancy et les communes environnantes.

La Métropole du Grand Nancy et le Conseil Métropolitain

Depuis le 1er juillet 2016, la Communauté Urbaine de Nancy est devenue la Métropole du Grand Nancy et les décisions la concernant sont prises lors de ce Conseil.

Il réunit tous les mois 76 membres représentant les 20 communes composant la métropole. Pour chaque commune, le nombre de représentants varie en fonction de l’importance de la population communale.

Grand Nancy

Nous avons pris place dans la partie réservée au public de la salle du Conseil, car ces séances sont publiques et les citoyens peuvent y assister, à condition de rester discrets et de ne pas intervenir. L’ordre du jour des séances et le contenu des délibérations sont accessibles sur le site de la Métropole. Les projets sont préalablement étudiés par le Bureau Métropolitain pour être votés en séance.

La salle du Conseil est organisée en 2 parties : les représentant(e)s des communes sont installés d’un côté, et les élus, vice-présidents et conseillers délégués de la Métropole leur font face. La séance a commencé avec l’énumération des élus ne pouvant pas être présents ayant donné pouvoir pour être représentés.

Le président de la Métropole, André Rossinot,  a ensuite débuté le Conseil en évoquant longuement le projet métropolitain.

En quoi consiste le projet Métropolitain ?

Ce projet a pour but de donner les grandes lignes du développement de la Métropole pour les années à venir, avec une vision jusqu’à 2030.

Afin de mieux comprendre les échanges qui allaient se dérouler lors de ce Conseil, nous avions lu ce projet métropolitain. En plus d’établir la transition avec l’ancienne Communauté Urbaine, il établit qu’en devenant une Métropole, Nancy et sa région entrent dans une nouvelle dimension.

Les objectifs du projet sont répartis selon 4 thématiques : l’audace, le bien-être, les liens et la cohésion des acteurs publics. La lecture de ce document est une photographie de la métropole, des difficultés qu’elle rencontre et de ce que la majorité des élus du conseil identifie comme des atouts pour son développement. On y retrouve donc les thématiques qui « agitent » la vie à Nancy et aux alentours.

Dans les points négatifs identifiés à la lecture du projet :

  • une démographie et des emplois en baisse
  • une économie largement financée par des fonds publics
  • des difficultés liées aux transports freinant le développement économique (ligne de tram à renouveler, saturation de l’A31, ligne directe de TGV jusqu’à Lyon menacée)

Parmi les points positifs :

  • une large population étudiante (notamment des ingénieurs), même si elle ne reste pas forcément dans la région pour travailler ensuite.
  • la présence de laboratoires de recherche de pointe, notamment dans le domaine des matériaux

Les projets actuellement soutenus portent sur :

  • le développement de la SEM (Société d’Économie Mixte) Henri Poincaré, pôle scientifique
  • le développement de la marque Nancy et du tourisme, notamment dans les Vosges
  • la transformation de la piscine Nancy-Thermal en un centre de cure thermale, un sujet qui fait couler beaucoup…d’encre

Comment se déroule le Conseil ?

Toutes ces thématiques ont été largement mentionnées dans les interventions qui ont occupé le début du Conseil, avec différentes argumentations selon le bord politique des élus qui s’exprimaient. L’ensemble du projet métropolitain a cependant été adopté lors du vote, malgré l’abstention de 9 représentants de l’opposition, dont Hervé Féron, Maire de Tomblaine. Il n’y a pas eu de vote contre.

Les sujets constituants le reste de l’ordre du jour étaient nombreux. Certains étaient soumis au vote et d’autres non.  Parmi ceux ayant plus particulièrement attiré notre attention, le rapport annuel 2017 des services exploités en régie pour la Culture Scientifique et Technique.

Derrière ce terme se cachent tout simplement le Jardin botanique, le Museum Aquarium et le Musée de l’histoire du Fer. Pour chacun d’entre eux, les résultats de 2017 se sont révélés très positifs :

Des chiffres qui donnent envie d’en savoir plus, et pourquoi pas, de pousser leur porte pour un futur stage ?

Nos impressions

Notre visite au Conseil de la Métropole s’est conclue sur une impression d’avoir découvert les rouages de la politique, avec des codes que nous ne maîtrisons pas forcément. Mais en étant bien informés au préalable, nous avons pu suivre les discussions car elles ont porté sur des thèmes qui finalement font partie de notre quotidien.

Pour en savoir plus :

 

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