2019 : l’État toujours en faveur des logiciels libres ?

Maîtrise des coûts, recherche d’efficacité, développement des nouvelles technologies, l’État français fait-il toujours preuve d’un grand enthousiasme vis-à-vis de l’utilisation de logiciels libres ?

Qu’est-ce qu’un logiciel libre ?

Un logiciel libre est un logiciel qui est soumis aux droits de son auteur, ce dernier définit les droits donnés à l’utilisateur. Aujourd’hui, on distingue trois types de licences libres qui sont réparties par famille selon le degré de liberté qui leur est accordé en terme de redistribution. Le degré le plus faible est celui du domaine public, dans ce cas, le logiciel appartient à tout le monde, donc les droits d’auteurs ont expiré. Ils existent d’autres types de licences : licences libres strictes, licences semi-libres. 

En résumé, un logiciel est considéré comme libre seulement s’il garantit quatre libertés fondamentales :

  • La liberté d’utiliser le logiciel ;
  • La liberté de copier le logiciel ;
  • La liberté d’étudier le logiciel ;
  • La liberté de modifier le logiciel et de redistribuer les versions modifiés.

Voici donc quelques exemples de logiciels libres : 

  • Lecteur média : VLC ;
  • Traitement de l’image : Gimp, Inkscape ;
  • Bureautique : OpenOffice.org ;
  • Traitement du son : Audacity ;
  • Éditeur de texte : Notepad ++ ;

Naissance 

Jusque dans les années 70, les logiciels offraient aux utilisateurs la possibilité de modifier les réglages permettant d’utiliser le matériel informatique puisque l’accès au code source était considéré comme normal. À cette époque, la notion de droit d’auteur s’appliquant aux logiciels n’était pas réellement définie. Cependant, dès le début des années 80, des licences d’utilisations apparaissent et les éditeurs de logiciels commencent à être reconnus. De cette façon, la vente de logiciels devient importante et l’accès, l’étude ou encore l’amélioration des codes sources est impossible, et même interdite. Richard Stallman qui est alors chercheur dans un institut de technologie au Massachusetts a l’idée de créer au cours des années 80 un projet nommé GNU ainsi qu’une fondation, la Free Software Foundation. Cette dernière définira avec précision le principe du logiciel libre ce qui donnera lieu à un cadre juridique précis concernant le développement du libre en toute légalité. 

L’État recommande la solution libre

Logo du SILL
Logo du SILL

Pendant de nombreuses années, les administrations françaises utilisaient de façon majoritaire des outils issus d’éditeurs de licence notamment la suite Microsoft. Toutefois, une dimension économique et un questionnement sur leur efficacité ont poussé l’État à inciter l’utilisation des logiciels libres au sein des administrations ou encore des collectivités. C’est ainsi que le 31 août 2011, François Fillon alors Premier ministre demande aux ministres de veiller à la généralisation de l’usage de format libre et ouvert par les administrations. En revanche, la plus grande implication de l’État dans ce domaine reste la publication le 9 septembre 2012 de la circulaire de Jean Marc Ayrault, Premier ministre qui par ce document définit les orientations pour l’usage du logiciel libre dans l’administration. 

 Les administrations qui ont opté pour le logiciel libre.
Les administrations qui ont opté pour le logiciel libre.

Aujourd’hui, on constate que les administrations et les collectivités ont encore pour une majorité d’entre elles des partenariats avec les géants américains. Pourtant, en 2018 près d’un tiers des collectivités se serait équipée de cette solution suite à des restrictions budgétaires. De plus, Pascal Kuczynski, délégué général de l’Association des développeurs et des utilisateurs de logiciels libres pour les administrations et les collectivités territoriales (Adullact), assure qu’il y aurait plus d’une dizaine de milliers de collectivités territoriales qui auraient opté pour le libre. Le logiciel libre est donc en constante progression, cela grâce à l’influence de l’État sur l’utilisation du libre par les collectivités et les administrations. Cette influence passe notamment par la diffusion chaque année du SILL (Socle Interministériel des logiciels libres) qui est une liste de logiciels libres recommandés par l’État. Instauré pour la première fois en mai 2013, le SILL 2019 a lui été communiqué en mai dernier, l’intérêt de l’État pour les logiciels libres est donc toujours d’actualité. 

Les enjeux du libre au sein de l’État

Les logiciels libres deviennent de véritables enjeux pour l’État, car en premier lieu, on observe que ce dernier consomme les logiciels libres, d’un côté en les utilisant dans les Directions des Systèmes d’Information mais également par les agents publics dans leur quotidien. Ensuite, on se rend compte que certaines administrations développent et publient elles-mêmes des logiciels libres. Cela devient un véritable enjeu car ça permet de créer des solutions qui sont conçues pour répondre aux mieux aux besoins des utilisateurs mais en plus, lorsqu’ils sont partagés, ces logiciels contribuent aux biens communs numériques. Les logiciels libres offrent également à tous ceux qui les utilisent une sécurité supérieure à celle des autres logiciels grâce à notamment la rapidité du maintien du niveau de sécurité. Un des enjeux majeurs du passage au libre est également la dimension économique. En effet, le passage au libre n’est pas totalement gratuit, il engendre tout de même des coûts liés aux services car le logiciel doit correspondre aux besoins de l’entité qui l’utilise. Toutefois, les dépenses restent moindres par rapport à une dépense liée à l’acquisition d’une licence. 

Le Libre sur la place à Nancy : retours d’expériences et innovations publiques.

Les manifestations concernant le logiciel libre se multipliant, le mardi 26 novembre 2019 s’est déroulée la quatrième édition du Libre sur la place à l’hôtel de ville de Nancy. Cette journée à l’initiative de la Direction Nancy Ville Numérique s’adresse à tous les acteurs des collectivités territoriales, mais également à d’autres organismes publics ou citoyens lambda qui portent un intérêt à l’innovation publique. 

Nancy Ville Numérique est une association indépendante créée en 2009. Elle mobilise plusieurs entreprises de différentes tailles issues de divers secteurs d’activités réunies par l’exercice d’une activité sur le territoire métropolitain de Nancy. Ces entreprises se regroupent autour d’une vision commune : donner un élan d’initiatives pour permettre le rassemblement du meilleur de l’Homme et du Digital afin de contribuer à la construction de la société de demain. 

Affiche de la 4e édition du Libre sur la place
Affiche de la 4e édition du Libre sur la place.

Depuis maintenant quatre années, la ville de Nancy en partenariat avec la direction de Nancy Numérique, organise cet événement pour partager et échanger autour des logiciels libres. Cette année encore, des témoignages des administrations qui ont fait le pari du logiciel libre viennent agrémenter le programme de la journée. En effet, un des principaux objectifs du libre sur la place est de partager les expériences positives des administrations vis-à-vis de l’utilisation du libre. Au-delà de ça, la présentation de ces ressentis permet de créer un réseau, et même une communauté autour de l’utilisation des logiciels libres. 

Accessible à tous, le logiciel libre est sans conteste devenu une véritable alternative, appréciée pour la liberté de modification, de partage et d’utilisation qu’elle offre.

La communication d’un festival

Nancy Jazz Pulsations vous donne rendez-vous du 9 au 19 octobre 2019 à Nancy et dans toute la région Grand Est pour célébrer les 46 ans du festival !

Affiche officielle

Une durée de 10 jours pour un simple festival, le souci d’étendre les concerts à toute la région et le maintien de tarifs accessibles lui permet de bénéficier rapidement du statut de manifestation populaire et de se voir honorer de la venue, chaque automne, de quelques 100 000 festivaliers. Cette année, des têtes d’affiches comme Metronomy, Kyle Eastwood, Catherine Ringer (Rita Mitsouko) ou encore Lou Doillon seront présents et bien d’autres…

Un exemple de communication événementielle !

Ce festival mise avant tout sur la complémentarité des supports : un site internet, une forte présence sur les réseaux sociaux et des partenariats institutionnels. Pour commencer, son site Web au responsive design. Très clair et interactif, on peut naviguer facilement d’une rubrique à une autre. Un menu indiquant la programmation, la billetterie en ligne, les lieux, les projets, les liens pour les réseaux sociaux. On peut également télécharger une version papier du livret de présentation du festival mais attention à respecter notre planète, il y a plus de 60 pages…

Site Internet

Une forte présence sur les réseaux sociaux est évidemment incontournable pour atteindre un public initié ou non à la musique. Sur Facebook et Instagram, on peut constater que les publications sont plutôt similaires, le “NJP” est très actif pour les publications et réactif en répondant aux commentaires. On peut le contacter via les onglets, il interagit avec le public en proposant de gagner des places de concert, diffuse les événements, annonce ses différentes actions en région Grand Est… Sur Twitter, on a plutôt une communication relationnelle avec les médias locaux, des chaînes de radio spécialisés et ses partenaires comme la Ville de Nancy. La chaîne YouTube est moins visible, il y des Teasers de Musiques et une émission créée pour l’occasion: “Tremplin jazz” qui met en lumière de jeunes artistes.

Profil Instagram
Page Facebook

Des partenariats à l’unisson pour faire vivre la musique !

Les médias du Grand Est comme la radio France Bleu et la chaîne de télévision France 3 Région diffusent l’actualité du festival et en font la promotion. Un partenariat exclusif est mis en place avec l’application mobile du journal L’Est Républicain. La Métropole du Grand Nancy et le Crous relaient les informations aux habitants et aux étudiants. La Ville de Nancy, également, dont le NJP est devenu un Ambassadeur pour renforcer la notoriété de la destination “Nancy” auprès du public avec le slogan “Nancy, Votre place est ici”.

Nancy, Votre place est ici
Application L’Est Républicain

Des actions pour l’accès à la culture

Jazz de Cœur

Afin de permettre à chacun de profiter du festival, de nombreux concerts seront gratuits dans les bars de Nancy, dans les campus.Des expositions et des cinés puls’ (documentaires) seront organisés. Pour les enfants il y aura une introduction à la musique avec Magic Kids à la Pépinière. Enfin, l’opération “Jazz de cœur” interviendra musicalement en milieu hospitalier pour ceux qui ne peuvent se déplacer. Un concert à Emmaüs sera également donné.

Développement durable

Enfin le NJP s’investit dans le développement durable et affiche sa transition écologique en adhérant à la charte d’engagement des “Eco-Manifestations”. Diverses sensibilisations sur le gaspillage, le réutilisable, le commerce équitable, le recyclage…

D’une manière générale, les outils de communication sont très bien maîtrisés, le résultat d’une coopération entre les salariés et les bénévoles qui y travaillent ! A travers les publications, annonces, et la programmation on ressent beaucoup de passion pour la musique et de proximité avec le public.

La licence pro pour les nuls

La licence pro pour les nuls

En 2017, la licence professionnelle communication publique et outils numériques accueille 25 étudiants dont 14 femmes et 11 hommes. Elle est disponible en formation continue et initiale, ainsi qu’en alternance depuis cette année sous forme de contrat de professionnalisation.
Rappelons que la licence professionnelle est destinée à l’insertion professionnelle. De ce fait, elle conduit ses étudiants à réaliser un stage de 15 semaines d’immersion dans un établissement public.