Séance du conseil métropolitain à la Métropole Grand Nancy

Vendredi 21 septembre, nous sommes allés assister à une séance du Conseil Métropolitain de la Métropole du Grand Nancy.

L’occasion pour nous de découvrir comment fonctionne cette structure qui prend les décisions concernant la ville de Nancy et les communes environnantes.

La Métropole du Grand Nancy et le Conseil Métropolitain

Depuis le 1er juillet 2016, la Communauté Urbaine de Nancy est devenue la Métropole du Grand Nancy et les décisions la concernant sont prises lors de ce Conseil.

Il réunit tous les mois 76 membres représentant les 20 communes composant la métropole. Pour chaque commune, le nombre de représentants varie en fonction de l’importance de la population communale.

Grand Nancy

Nous avons pris place dans la partie réservée au public de la salle du Conseil, car ces séances sont publiques et les citoyens peuvent y assister, à condition de rester discrets et de ne pas intervenir. L’ordre du jour des séances et le contenu des délibérations sont accessibles sur le site de la Métropole. Les projets sont préalablement étudiés par le Bureau Métropolitain pour être votés en séance.

La salle du Conseil est organisée en 2 parties : les représentant(e)s des communes sont installés d’un côté, et les élus, vice-présidents et conseillers délégués de la Métropole leur font face. La séance a commencé avec l’énumération des élus ne pouvant pas être présents ayant donné pouvoir pour être représentés.

Le président de la Métropole, André Rossinot,  a ensuite débuté le Conseil en évoquant longuement le projet métropolitain.

En quoi consiste le projet Métropolitain ?

Ce projet a pour but de donner les grandes lignes du développement de la Métropole pour les années à venir, avec une vision jusqu’à 2030.

Afin de mieux comprendre les échanges qui allaient se dérouler lors de ce Conseil, nous avions lu ce projet métropolitain. En plus d’établir la transition avec l’ancienne Communauté Urbaine, il établit qu’en devenant une Métropole, Nancy et sa région entrent dans une nouvelle dimension.

Les objectifs du projet sont répartis selon 4 thématiques : l’audace, le bien-être, les liens et la cohésion des acteurs publics. La lecture de ce document est une photographie de la métropole, des difficultés qu’elle rencontre et de ce que la majorité des élus du conseil identifie comme des atouts pour son développement. On y retrouve donc les thématiques qui « agitent » la vie à Nancy et aux alentours.

Dans les points négatifs identifiés à la lecture du projet :

  • une démographie et des emplois en baisse
  • une économie largement financée par des fonds publics
  • des difficultés liées aux transports freinant le développement économique (ligne de tram à renouveler, saturation de l’A31, ligne directe de TGV jusqu’à Lyon menacée)

Parmi les points positifs :

  • une large population étudiante (notamment des ingénieurs), même si elle ne reste pas forcément dans la région pour travailler ensuite.
  • la présence de laboratoires de recherche de pointe, notamment dans le domaine des matériaux

Les projets actuellement soutenus portent sur :

  • le développement de la SEM (Société d’Économie Mixte) Henri Poincaré, pôle scientifique
  • le développement de la marque Nancy et du tourisme, notamment dans les Vosges
  • la transformation de la piscine Nancy-Thermal en un centre de cure thermale, un sujet qui fait couler beaucoup…d’encre

Comment se déroule le Conseil ?

Toutes ces thématiques ont été largement mentionnées dans les interventions qui ont occupé le début du Conseil, avec différentes argumentations selon le bord politique des élus qui s’exprimaient. L’ensemble du projet métropolitain a cependant été adopté lors du vote, malgré l’abstention de 9 représentants de l’opposition, dont Hervé Féron, Maire de Tomblaine. Il n’y a pas eu de vote contre.

Les sujets constituants le reste de l’ordre du jour étaient nombreux. Certains étaient soumis au vote et d’autres non.  Parmi ceux ayant plus particulièrement attiré notre attention, le rapport annuel 2017 des services exploités en régie pour la Culture Scientifique et Technique.

Derrière ce terme se cachent tout simplement le Jardin botanique, le Museum Aquarium et le Musée de l’histoire du Fer. Pour chacun d’entre eux, les résultats de 2017 se sont révélés très positifs :

Des chiffres qui donnent envie d’en savoir plus, et pourquoi pas, de pousser leur porte pour un futur stage ?

Nos impressions

Notre visite au Conseil de la Métropole s’est conclue sur une impression d’avoir découvert les rouages de la politique, avec des codes que nous ne maîtrisons pas forcément. Mais en étant bien informés au préalable, nous avons pu suivre les discussions car elles ont porté sur des thèmes qui finalement font partie de notre quotidien.

Pour en savoir plus :

 

Visite nocturne pour la licence LP CPON.

Visite nocturne pour la licence LP CPON.

L’Est Républicain de Heillecourt a ouvert les portes de son journal ce Mardi 29 Novembre aux étudiants.

C’est avec un accueil chaleureux qu’une poignée d’élèves a été accueillie par Laurence Geffrey, responsable des ressources humaines de L’Est Républicain. L’atmosphère est calme voire intime à notre grand étonnement lorsque nous arrivons au premier étage, celui de la rédaction. Pas un bruit de clavier, ni de coup de téléphone, mais quelques journalistes qui travaillent et que nous apercevons à travers de grandes baies vitrées. Les derniers articles du lendemain se peaufinent en attendant les dernières informations de la journée. En face, c’est ‘La Tour de Contrôle’ dans le jargon journalistique. C’est l’étape de la vérification du travail et de la correction éventuelle de petites erreurs.

Le cheminement de la visite continue, direction le CTP (computer to plate). Partie également indispensable dans la chaîne de fabrication, il s‘agit là d’envoyer un fichier numérique du journal vers des plaques offset de 150G. A noter que chaque jour, ce sont 1800 plaques qui sont imprimées et entièrement recyclées. Au cours de la soirée, les étudiants sont partis quelques années en arrière. Vous l’aurez compris, direction le coin musée. L’occasion d’observer des machines imposantes et rustiques datant de la fin du 19e siècle sous le regard bienveillant des ouvriers de l’époque.

Retour à la réalité et les élèves se dirigent vers le hangar hygrométrique où sont stockés des tonnes de rouleaux de papiers. La durée de stockage est de 15 jours à 1 mois sachant qu’en une journée, 40 tonnes de papier s’écouleront et serviront à l’impression du journal. Quelques mètres plus loin,  les étudiants rejoignent l’équipe de nuit pour observer les rotatives de 580 tonnes chacune et qui donnent du fil à retordre malgré une mécanique bien rodée datant des années 80. Les rotatives atteignent une vitesse de 35km/h ! Le temps ici est précieux à ce stade de fabrication sachant que 60 000 exemplaires doivent être imprimés par heure.

Un étage plus haut, la couverture du journal se dévoile enfin. Il suffit juste de lever la tête pour l’apercevoir. L’odeur des machines est presque ancrée dans les murs et les élèves peuvent à ce moment découvrir l’ampleur du travail et les nombreuses mains qui ont travaillées.

La visite touche à sa fin et le chemin se poursuit sur le quai d’expédition et de chargement où les étudiants retrouvent des employés qui livreront les premiers journaux, prêts à être expédiés en temps et en heure aux lecteurs. Bien évidemment, les visiteurs ont pu repartir avec le journal du lendemain entre les mains.

Merci aux organisateurs de la visite.





Rendez-vous dès maintenant sur le site : http://www.estrepublicain.fr/

Lorraine Buchel